moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Le monde est parfois obscur aux naïfs de mon espèce.
J'avais voici quelques jours rendez vous avec une amie. Elle avait fixé le lieu de notre rencontre : le Pink Gayteur, établissement des siens ami. J'étais avachi au bar, éreinté après une journée de pénible labeur. Je serrais le périnée, ayant eu vent de rumeurs selon lesquelles les plus belles femmes de cet établissement possédaient d'énormes verges. Morbleu..
Je songeais aux vers ( J) du poète :
« You need one more drop of poison
And you'll dream of foreign lands. *
Ayant engouffré avec grande délicatesse mon breuvage, je constatais étonné que le couvercle qui couvrait jusqu'alors le récipient avait disparu. Un premier signe d'intervention extra terrestre, cela me semble aujourd'hui évident.
Mon voisin de droite, un type hirsute à l'œil glauque, m'offrit alors une autre consommation. J'acceptais sans enthousiasme, par pure politesse. Je le bus, m'apprêtais à régaler à mon tour le chevelu quand tournant le visage vers lui, je constatais d'effrayantes transformations en sa physionomie : ses lèvres avaient enflé épouvantablement. Elles ressemblaient en tous points à celles d'un cheval boulonnais voire d'un chameau méhara. Je restais sidéré par cette observation, ne sachant que penser. Une intervention démoniaque ou quelque force magnétique issue d'une planète qu'aucun scientifique ne décrivit encore avaient transformé ce pauvre ère en hybride grotesque à la lippe chevaline. Une tète vaguement humaine, d'énormes lèvres. Et des dents alors : noires, démesurées, bien écartées. Un animal de 20 ans sans discussion.
Je tentais de le repousser d'une main timide mais il la lécha sans retenue. J'apprécie le contact soyeux de la bouche du cheval qui vient chercher le sucre au fond de la paume de la main. Je jouais un instant avec la bête mais elle prit des manières insistantes et peu convenables. Cela finit par me lasser
Je lui chopais l'encolure et frappais bien fort entre l'auge et la ganache. Il en roula au sol, hurlant de manière suraiguë :
« Ah, la petite salope... »,
pas même fichu de déterminer mon sexe.
Je profitais alors de la confusion pour quitter l'établissement, encore sous le choc de mes constatations. Je regagnais mon véhicule et ayant réfléchi quelque instant, décidais de ne pas quitter le trottoir. Je crois cela moins dangereux, surtout lorsque l'on circule en marche arrière et que le ciel est comme cela très vert. Ayant dans mon trajet heurté plusieurs obstacles non annoncés, je stoppais devant un bar ami.
Je fus dès mon entrée sidéré de constater que l'établissement était fréquenté de lépreux affreusement infectés. Tous se grattaient sans retenue et le sol était jonché de croûtes purulentes. Je commandais un verre, pour ne pas les vexer mais je ne pus m'empêcher de sourire en constatant que la serveuse avait les fesses sous le ventre. De très jolies fesses au demeurant. J'aperçus derrière moi, sur une table, un urinal. Je commençais de me soulager discrètement quand mon amie entra dans l'établissement. Je la reconnus malgré sa couleur jaune vif. Elle avait du copuler songeais je avec un stabylo boss.
Elle se rua sur moi avec fureur.
.........
Je n'ai pas le souvenir exact de la suite. J'ai perdu le sens de la perpective......
Je m'éveillais, au matin, fort courbatu, avec une affreuse mine. A moi droite, mon amie avait retrouvé de normales couleurs. J'espérais un instant l'amadouer, la guider vers quelque acte libidineux mais elle se montra fâchée et fort mal disposée :
« Qu'est ce que t'as branlé ? Cette pauvre folle que tu frappes. Et puis ta voiture, les passants... »
Je lui exposais ma théorie sur les extra terrestres ou je ne sais quelle force infernale. Je lui parlais du bouchon de mon verre et elle sembla comprendre quelque chose.
« Tu penses, lui demandais je, que mon gin tonic s'est éventé en si peu de temps ?
« Tu es trop con, fit elle. Tu as été drogué.. »
Ah, l'affreux mot. J'en défaillais.
« Tu ne serais pas parti, on t'aurait agrandi le fondement avec la bite. Et encore, pour commencer.. »
« Ma doué.
« Finalement, bien fait pour sa gueule...
« L
« En tous cas, ne retourne pas au restau de ma copine Marilyn. Qu'un mec la lorgne avec le fou rire et des yeux de fou, ça la gène pas. Mais t'aurais pas du pisser dans l'assiette à soupe. »
Je ne comprends rien à cette histoire. Désolé pour la fille avec les fesses sous l'ombilic mais par contre, si je retrouve ce type à la lippe chevaline, je compte objectivement lui en toucher deux mots. Naïf, sûrement. Idiot, certes pas. J'aimerais tout de même savoir d'où venaient ces extra terrestres. Les enculés..
*Shane Mac Gohan, 1985
Publié par drddupuy à 17:24:25 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
Avez vous dignement fêté les 60 ans de l'ENA ? Non ? AH, les malpropres, les goujats plus glaireux que 100 000 morves.
Une école comme celle là, je le déclame, ça se fête. Prosternation, génuflexion, acclamation et fellation.
Bon peuple, salue tes chefs.
Quand même, le bon sens ayant encore une place en ce monde, la célébration fut elle discrète. Le chef des anciens de l'ENA y est tout de même allé d'un laïus dont Le Point me semble t il a assuré la retranscription. En gros, le propos était le suivant : ça n'est pas la faute des hauts fonctionnaires si l'administration publique française est aussi pitoyable dans ses résultats mais à cause des politiques qui la commandent.
Instructif, tout à fait ce que j'en pensais. Que cela sous entend il ?
D'abord, il suffit de demander et les énarques exécutent. Voilà leur honneur, à ces déplumés. Le Pen, Laguillier ou Chirac, peu importe semble t il. Ils sont au service de l'état et non du pays ou des citoyens qui assurent leurs émoluments. Les nazis devaient s'en douter, eux qui n'ont limogé que 5% des juges français après l'occupation. Lesquels juges n'ont pas été plus largement limogés à la libération. Celui qui condamnait le résistant en janvier condamnait le collabo en septembre. Pas de problème.
L'énarque est un collabo dans l'âme et le déclare sans même se rendre compte de l'horreur de ses propos.
Un jour, si l'on demande à ces gens une usine à décapiter le chrétien ou à gazer le musulman, auront ils le sens moral minimum pour refuser ? Pas sûr, si l'on considère les propos de leur représentant. Ainsi, ruinent ils depuis plusieurs dizaines d'années un état (et une population) au bord du gouffre et de la faillite, tuent des entreprises et donc créent du chômage sans sourciller, quel que soit le parti au pouvoir. De la misère humaine bien administrée. Ils dorment pour autant à merveille.
Après la libération des camps nazis ou ceux de pol pot, les bourreaux s'exprimaient de la même manière : « on nous a demandé et en bons fonctionnaires, nous avons exécuté... ». En gros, le méchant c'est celui qui dit, pas celui qui fait.
Libéragneugneu ne proposera donc pas, sous peine de condamnation d'organiser la journée : allons gerber à l'ena ou tous à l'ena à la prochaine gastro-entérite. Libéragneugneu sait que la pente humaine est carnassière et que rien ne change jamais vraiment. Mais des fois, Libéragneugneu ressent de la lassitude..
Publié par drddupuy à 13:38:01 dans liberagneugneu | Commentaires (6) | Permaliens