moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
<< Georges Cloneygneugneu | extasis | 8 16 17 liberagneugneu : des filles comme s'il en pleuvait >>
J'aimerais passer un peu de temps, une trentaine d'années tout au plus, chez les moines. Les trappistes. Si possible impliqués dans la culture brassicole. Exercer un repli sur moi même. Bien évidemment, ma démarche spirituelle n'intéresse personne mais peu importe.
Clodo, ç'est terrible comme sorte de repli : j'en ai soigné des gens de la cloche... ils ne sont pas du tout à la fête. Picoler, ronfler sur le trottoir, ne pas se laver pendant 10 ans : ça tente tout le monde, moi le premier, bien entendu. Se pisser dessus de temps en temps, bouffer du melon bien pourri au dessus d'une poubelle, dormir entre trois mollards et deux excréments canins, je suis partant pour les plaisirs d'une existence rustique. Mais derrière ce bon coté, la face noire est tapie : les bastons, le froid, le chaud, le bruit assourdissant des villes et leur puanteur, le manque d'alcool, la pourriture qui vous happe de façon bien plus ostensible que chez le commun des mortels, chez qui le pourrissement est lent et parfois difficile à discerner. Alors par manque de courage, je choisis le petit confort de ma morne vie. La misère morale n'en est pas exclue pour autant.
Chez le moine, surtout celui de la Trappe, on ferme sa gueule, on médite dans la paix, l'ascétisme et le recueillement. Un jour, on doit je l'imagine s'éveiller tel bouddha : plus d'angoisse, plus de questionnement stérile. L'apaisement...La vie n'est qu'un bref instant au sein de l'éternité. Le bonheur est un concept humain positivement stupide, que je soupçonne d'être féminin à l'origine.
L'amour, par exemple, vous l'avez certainement lu, ça dure un à trois ans, pour de chimiques et biologiques raisons : concevoir un nouvel être et l'élever. Trois ans , c'est à la fois peu et beaucoup. Reste ensuite à entretenir cette petite entreprise qu'est le couple. Une vie de bonheur résumée...
Alors quid ? Que retenir de ces lieux communs et de ces truismes prétentieux ?
Rien qu'un ennui infini, manifestement inscrit dans l'ordre des choses pour ce qui est de mon existence. Une petite voix me susurre que la solution à cet ennui est au fond d'un flacon, ou plutôt d'une petite culotte mais la raison et l'expérience m'indiquent clairement que jai tord.
Savoir de surcroît que l'abbé pierre a tringlé comme un dément ne m'aide en rien.
Trop compliqué..
Je vous livrerai mes réflexions après 30 ans chez les trappistes. Bière à gogo, silence quand je dors. Il ne reste plus qu'à piquer le carnet d'adresse de l'abbé pierre et je sens que j'aurai atteint l'extase. Enfin j'imagine.Publié par drddupuy à 15:36:45 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens