moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Notre héros s'éveille après un affreux évanouissement et une homérique bataille.
Je m'éveillais au petit gris, fort contrit, penaud et marri... Sous mon crane, un pauvre crétin avait installé un système de marteau piqueur miniaturisé, dont chaque tremblement m'amenait à l'agonie. Je ne sais quelle boisson ...
Un cauchemar épouvantable m'avait tiré du sommeil : un chien berger aux yeux rougis de haine me dévorait le gland, les babines sanglantes et baveuses. Je hurlais. J'étais couché à même le sol, fort courbatu, la verge affreusement douloureuse. Ouvrant les yeux, je vis qu'elle était ceinte d'une petite culotte, qu'un pervers avait noué avec une force peu commune autour du viril membre. Je me défis malgré tout du linge manifestement souillé d'indignes sécrétions. Ah Dieu, où était donc l'amour courtois et surtout mon aimée. Je palpais les murs dans la pénombre d'une main, l'autre n'ayant pu quitter mon organe endolori. Je trouvais une poignée et tirais autant que je le pu. Elle finit par me rester dans les mains. J'étais enfermé, à jamais peut être. De désespoir, j'allais me précipiter contre un mur lorsque mon pied heurta un corps mou.
« Mmmmmmmmmm... » fit une voix caverneuse.
Un être lové au sol s'étira, émit un gaz sonore et se leva, nu comme la vérité.
« Mille excuses, monsieur, mais nous sommes prisonniers de ce lieu infâme et sombre. Je ne vous avais point vu.. Il s'agit je le crois de m'éloigner de Lulu, ma tendre, et de me faire mourir d'étranglement balano prépucial. Mais pardon, monsieur, je ne me suis pas présenté. »
Ce que je fis : je ne puis que vous cacher mon identité, vous le comprendrez.
« Enchanté, fit il, Laurent Jack, citoyen belge libre d'entraves. »
Sur quoi il bondit, grattant ses testicules :
« Ah maroufle, vérole et pinenbois : mon caleçon fétiche a disparu
« Certainement la cause de votre enfermement.
« Un superbe slip vert, de grande valeur, dont je fis l'acquisition, figurez vous, en 1977. En pleine période punk Ah les enculés. Tenez vous bien, il avait appartenu à ...
Je l'interrompis, ou du moins le tentais je.
« Monsieur,
« Ah mais taisez vous donc, l'ami. Vous ne savez la valeur.
« Monsieur, permettez : vous avez sur la tête un sous vêtement qui correspond à la description que vous me fîtes de votre cher objet.»
Il se palpa, se saisit du vêtement qu'il enfila. Après quoi il alluma une cigarette et s'aidant de la lumière du briquet, ouvrit la porte.
« Si cela ne marche pas en tirant, essayez une autre fois en poussant, l'ami, me dit il. »
Je retiendrai le conseil , à l'avenir, ainsi que vous le prouvera la suite de ce roman d'action et d'amour. Cependant, icéans, j'avais bien d'autres chattes à fouetter. Ce belge semblait homme de confiance et je lui fis part de mes malheurs. Je lui parlais de notre soirée, de la belle Lulu et de son étrange disparition. Je vis qu'il s'oignait le fondement, dont il semblait bien souffrir.
« Comment dites vous ? Lulu ? S'il s'agit d'elle, figurez vous qu'elle m'a traité le fion avec autant d'ardeur qu'aussi peu de délicatesse. Ah, mon ami, j'ai l'anus positivement déchiré, déplissé, dépilé. L'explosion atomique, le cataclysme définitif, le tsunami de la marge bien faite. Elle m'en a fait un doigt de gant qu'elle a du retourner à plaisir. Ah, la dévergondée, je ne suis pas prêt de retrouver mon cher cheval pour un galop furieux, non plus que ce rocking chair que j'affectionne tant.
« Monsieur, lui fis je, il m'étonne et me blesse qu'ainsi vous parliez de ma belle. Je lui sais évidemment quelqu'amour pour cette zone sombre de l'anatomie humaine. Mais ezlle ne saurait faire de mal à un homme d'honneur
« Amour ? Amour ? Je parlerais plutôt de haine, de furie, d'anéantissement... Vous l'aimez, cela se voit, cher ami. J'aimerais quant à moi la revoir un instant, lui exposer mon point de vue, et lui montrer combien il me sera pénible durant plusieurs semaines, de me bien déplisser l'anus... Je ne suis pas sûr au demeurant, d'avoir retenu son prénom.
« Monsieur je comprends votre point de vue. Votre franchise me rassure. Quittons ce lieu infâme où le gentilhomme n'est pas à sa place. »
Nous traversâmes quelque couloir obscur. Il faisait bien froid au petit matin. Il faut dire qu'un slip vert, pour deux personnes, cela semblait notablement insuffisant. »
Stop : cher Laurent Jack, t'es tu reconnu, cher belge truculent ? non ??????
Publié par drddupuy à 18:13:19 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) | Permaliens
Nos amants se sont tout dit. Il ne leur reste qu'à faire.
Nous décidâmes Lulu et moi même d'aller célébrer sans retenue dans quelque établissement païen, les serments que nous avions échangés.
Lulu nous conduisit et je m'abandonnais. Main dans la main, nous sautions au long des trottoirs dessus les excréments canins, nous laissions nos godasses tremper dans les caniveaux, nous nous enlacions tendrement à chaque instant, humant la douce brise des diesels et de l'ozone.
L'amour nous transportait. Il avait changé définitivement la face du monde à nos yeux. Je remerciais le ciel pour sa bonté, Dieu pour sa clémence, dame nature pour les érections.
Nous arrivâmes légers et allègres au troquet la Gaule Toulousaine, prisé du pêcheur et de la gueuse frivole, et dont maître Kanter parle si bien dans ses mémoires :
« L'Emile Verge », Toulouse, 1664
L'endroit me parut d'emblée bien original. Une porte noire dans ruelle puante. Un demi jour, une moiteur. Et cette odeur un peu écœurante... Lulu m'émerveillait par ses goûts peu communs. Elle me guida jusques au bar. La serveuse était entièrement nue, le corps artistiquement peint de voyants maquillages. C'était un chat, ou plutôt une chatte. On eut aimé lui caresser le poil.
Nous bûmes du lait, quelques soda, un peu d'eau et un litre et demi de vodka bien fraîche. Lulu engouffrait sans retenue. Ah quelle friponne songeais je. Elle cache de grandes dispositions derrière ses airs d'écolière. Comme j'ai hâte de l'étreindre, de la chérir, la choyer, de pétrir son rable ferme et de lui défriser les poils du cul avec la bite. Comme si elle lisait en mes pensées, elle saisit mon bras et m'attira avec force vers le fond de la piste de danse, où j'observais un drôle de manège depuis mon arrivée. Que de couples, que de jolies filles. Et des tenues, alors... Plus légères que cerveau d'énarque..
Nous pénétrâmes dans une pièce bien obscure, où je distinguais après un moment d'accommodation, une scène bien crue. Ici, deux femmes et trois hommes copulaient en couronne. Là, un couple de vieillards s'échangeaient des urines. Plus loin, deux filles se dévoraient le dindon, pendant que leurs maris (ou quelques connaissances), se tiraient vigoureusement sur l'élastique. Dieu de Dieu miséricordieux. Je n'avais encore jamais observé tel spectacle. Lulu, elle, évoluait gracieusement entre tous ces sportifs passionnés. Elle serrait là une main, là un scrotum, flattait quelque croupe et baisait quelque lèvre. Elle savait les secrets de l'endroit.
Elle semait tout en marchant ses vêtement et fut bientôt fatalement nue. Je m'apprêtais à me défaire, pressé de la combler enfin quand un pauvre type à la verge ridicule me devança. Puis une fille rousse, aux yeux vert amande. Puis un Africain à l'air réjoui, un helvète vigoureux, un Azerbaïdjanais un peu fatigué. Allais je donc attendre qu'elle ait visité la planète en son entier pour goûter aux joies de son corps ? M'aimait elle vraiment ? Aurai je véritablement l'exclusivité dans notre couple ?
Autant de questions auxquelles je ne pu répondre. Un berger allemand s'était épris de mon train arrière, et bien qu'ami des bêtes, je du batailler pour m'en défaire. Après quoi ce fut un homme en soutane, puis une caissière transpirante à l'hypertrophie pondérale évidente pour tout bon clinicien. Elle manqua de m'étouffer. Je m'en dégageais par miracle. Je vis Lulu partir vers une autre pièce, plus au fond et je luttais pour la rejoindre. Je fus happé par un flot humain, nu visqueux et haletant... Je protégeais au mieux mon anus de doigts inquisiteurs. Ne pouvant plus me défendre, les mains sur le croupion, je fus véritablement avalé, engouffré, aspiré par l'incroyable puissance de succion d'une institutrice au crane rasé.
C'en était trop. Je hurlais
« Lulu, Lulu... »
et perdis connaissance.
Qu'adviendra t il de ce pauvre ère et de sa verge tuméfiée ? Lulu n'aurait elle pas le feu au cul ?
La suite quand l'auteur se sentira moins mal.
Jamais peut être...Publié par drddupuy à 13:54:54 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (1) | Permaliens
oh, un blog...
avant qu'il ne soit atteint par les vertes moisissures, comme je le suis moi même, un petit coup de clavier s'impose.
alors quoi ?
la sncf ? trop facile... bientôt raides, les traminots. pour bien les soutenir, je prends l'avion à chaque fois que je le peux.
chirac et ses lunettes ? les lentilles le faisaient péter...
la santé ? ah, oui, là je m'étrangle. le ministère et une ribambelle de journalistes zélotes se félicitent de la baisse du nombre de consultations. vont ils se congratuler de la chute des ventes d'automobiles ou de l'explosion de cancers dépistés trop tard. Ah les immondes, les anencéphales, les irrémédiables cons, les technocrates (c'est en soi une insulte). Dans un pays où l'assurance santé a le monopole, il convient d'aller bien, de chier tous les jours de la bonne couleur. Le jour où l'on commence à glaviotter bien jaune, adieu cotisations. L'assurance et le ministère font des ECONOMIES. Déjà, ils ne remboursent pas les soins dentaires et lunettes soit 80% des dépenses chez les 20-60 ans. Et puis ils rognent de plus en plus, un peu comme si chez AXA où vous cotisâtes depuis toujours, on vous annonçait que les frais de carrosserie, et de moteur et de vol ne sont plus pris en charge, bien que la prime soit des plus élevées au monde. Facile le monopole, les gens n'ont qu'à se coucher. Pas de recours possible.
Et puis le ministère de la santé, ses plans quinquennaux à la Staline, ses usines à gaz à la française, ses plans cancer destructeurs.
Oh et puis j'en ai marre. Pour le peu d'histoire que je sache, les politiques et administratifs français sont largement aussi cons et dangereux depuis bien longtemps. Pas d'espoir. Pas grave, la vie n'est qu'une parenthèse pénible dans l'infini qui nous happera bientôt. Tout le monde le sait.
Surtout le pauvre Bruno Bonhuil, qui a laissé sa vie sur les trottoirs de Macau. Je l'admirais, moi, ce grand motard.
Hommages au motard...
Quant à la sécu et aux ministères, aux enarques et autres médiocres malfaisants, et bien qu'ils aillent se faire arracher les poils du cul avec une bite. Peu importePublié par drddupuy à 13:51:09 dans liberagneugneu | Commentaires (2) | Permaliens