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liberagneugneu

raleur liberal

FIN FIN FIN | 28 novembre 2005

Où vient la conclusion

 

Nous nous trémoussions mollement, espérant échapper au regard des gardes armés lorsqu'enfin je la vis. Lulu. J'en trébafouillais.

« LLLJJ, c'est.

« Ah oui, mon dieu oui, la dévergondée, j'en ai le souvenir au plus profond de moi-même. »

Il s'apprêtait à se présenter à elle lorsque je l'arrêtais.

« Hola, ami, je dois savoir si la belle est loyale. »

Je m'avançais  :

« Mademoiselle, cela vous dirait il de vous faire François Mitterand et la fée Carabosse ?

« Oui, et aussi les sept nains et le général de Gaule.

« N'eussiez vous point préféré.. »

Elle me coupa, me saisit par le bras :

« Marylin Monroe ou Jacques Martin ? Le prince de Monté Carlo ou Denis Dupuy ? Aucun problème.. Je travaille ici : c'est mon métier, madame la sorcière.

« Mais alors, vous vous moquez donc bien de votre ami Gneugneu ?

« Diantre non, il est mon seul ami, mon amant définitif, mon mec, mon mac, mon Richard. Lui, madame la fée, je l'aime, et pas qu'un peu. Tiens monsieur Mitterand, nous nous connaissons bien,  n'est ce pas ? Est ce que je n'aime pas lorsqu'ainsi je me morfonds et pleure ? »

Ce qu'elle fit, à chaudes larmes. Je pleurais à mon tour. Puis je relevais mon masque. Lulu tomba à genou.  Eperdue, offerte, rigide du périnée, étroite à souhait, parfaitement excitante.

Je défouraillais icéans mon épée mais avant même que j'eusse pu approcher sa bouche, un hispanique rieur me grilla la politesse. Puis ce furent LJ, le chien de Tonglofouille, le prince de Monaco ainsi que ses deux sœurs. Le cauchemar allait reprendre. J'apercevais déjà la reine mère d'Angleterre en train d'enlever sa culotte.
J'étais proche de l'agacement, même si je comprenais qu'il s'agissait pour ma belle d'une profession, d'un travail comme un autre.

Quand Lulu se dégagea, se releva et m'embrassa délicatement dans le cou, je fus enfin comblé. J'empruntais le micro du DJ et hurlais :

« Mes amis, il y a du mariage dans l'air..

« Ouuuuais hurla la foule. »

Lulu s'avança fièrement, le visage plein de sperme et annonça :

« Tout est bien qui finit bien. Mes amis, faisons la fête à l'amour. »

Tout les monde alors se jeta sur la belle, qui fut comblée de joie et d'aise.

Après quoi tout le monde se marièrent et nous eurent beaucoup d'enfants, dont la petite Cosette qui fait des ménages chez madame et monsieur Tenardier, mais c'est une autre histoire

 

Ouf c'est fini. Putain, j'ai eu du mal.

Publié par drddupuy à 19:53:52 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (1) |

maman, j'ai bientôt fini | 28 novembre 2005

Où nos amis prennent la place, moult coups et moult culs

 

A 21 heures précises, nous nous retrouvâmes devant l'entrée du club. Un néon rose clignotait dans la bruine, surprenant parfois quelque gros rat sur une poubelle éventrée. Tronglofouille avait choisi de revêtir un chasuble ornementé d'un galon doré ayant appartenu à son oncle, homme de grande foi, dont on raconte qu'il fut béni à l'autre siècle par Saint Gudule, patron des saintes particules.

Moi même, j'avais du renoncer au perfecto, qui m'avait été échangé quelques temps plus tôt contre un coup de canif. J'avais opté pour un autre parement, un escoffle en cuir de veau tanné, dont la couleur verdâtre m'allait bien au teint. Je portais des chaussures de danse de marque Doc Martin, avec lesquelles j'avais effectué maints pogos. Seul LJ avait respecté les consignes, ce qui nous sembla normal puisqu'il les avait lui même édictées.

Cela fut tout de même l'objet d'une âpre discussion au pied de l'escalier du club. Durant cette joute verbale virile mais dans les règles de l'art, nous épuisâmes les trois quart de nos ressources liquides. Cette année là, s'il vous en souvient, l'hiver fut un peu chaud. Enfin, vint le moment de débuter notre escalade. Il était onze heures et demie. Tronglofouille se jeta dans l'arène, suivi de son chien. Après 12 marches, il fut pris de quelque malaise des hauteurs. Nous le vîmes chanceler. Nous hurlâmes en cœur, pris d'effroi. Il se retourna, nous fit face, le regard perdu, le visage pétrifié d'horreur puis ses genoux ployèrent et il roula dans l'escalier, disloqué comme un pantin. Il atterrit à nos pied, sans connaissance. Couché à même la chaussée, sur le coté gauche, il offrait une vue bien singulière. Le chasuble était remonté à hauteur de poitrine et nous apercevions son gros derrière ainsi qu'une paire de testicules gonflés d'hydrocèle, pendants et ridicules. Nous fumes un instant désemparés. Deux faits essentiels ne tardèrent pas à nous rassurer : tout d'abord, un monstrueux ronflement. Cet homme avait la glotte d'un triceratops en rut. Ensuite, nous vîmes le brave chien s'approcher de son maître et faire glisser sa langue en un lieu que la bienséance interdit de nommer : le trou du cul. Tronglofouille se mit à roucouler d'aise. Nous jugeâmes notre heures venue.

« Allons, ami, laissons les blessés. Nos ambulances suivront. En garde, feu. »

Ce disant, LJ s'attaqua à la terrible ascension. 22 marches précisément. Une torture, un calvaire, un golgotha. Ayant opté en toute fin pour une voie sud parallèle, nous arrivâmes au contact de la porte d'entrée atrocement épuisés.

Un gueux nous reçut sans façon :

« Les pédés, c'est le mardi soir, mesdemoiselles. »

Sur quoi il tenta de fermer le pont-levis. LJ, homme de ressource, utilisa la manœuvre de Strasky et Hutch , glissant habilement une botte pour gêner la complète fermeture de la porte :

« Ah le couard, le pleutre, fit il. Rejoins l'enfer, sale engeance, vermine, choléra, gastro entérite. »

Ce disant, il éclata sur le scalp du mécréant une bouteille de whiskey pure malt, dont le contenu vint se mêler au sang impur de notre agresseur. Nous en fumes désolés : ce whiskey était une rareté en soi.

Ne perdant pas un instant, nous courûmes jusqu'à la piste de danse, non sans avoir revêtu deux masques anonymes, l'un de la fée carabosse, l'autre de François Mitterand 1981.

A deux mètres de nous, se trouvait la porte derrière laquelle j'allais peut être retrouver mon aimée.

 

Désolé : un besoin prégnant me taraude et m'oblige à vous quitter toutes affaires cessantes. Quel dommage, si proche de la fin... mais bon, j'ai un immense respect pour ma vessie

Publié par drddupuy à 13:32:03 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |