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etc etc | 25 novembre 2005

Où nos deux mais, partis trouver Lulu rencontrent, l'inspecteur Tronglofouille

 

Ils se trouvèrent ainsi tous deux sur la chaussée. LJ gratta furieusement son entrecuisse puis ouvrit ses bras au ciel

« Diantre, ventrebleu. Cet air frais vous fouette le sang et vous revigore. Ah mon ami, voici l'heure d'une bonne blonde. Ma pituite me tracasse affreusement. On ne saurait ainsi souffrir à la fois des deux extrémités du tube digestif. N'est ce pas ?».

J'étais quant à moi bien malheureux, bien préoccupé. L'amour d'une vie ne disparaît pas ainsi. On ne saurait y survivre. Cette cruelle séparation que le sort nous imposait ne convenait en rien à mon moral. Par ailleurs, je n'envisageais pas fréquenter lieu commun en si léger équipage : ces ignobles suceuses m'avaient dépouillé de mes vêtements.

«Mon estomac se réjouirait d'une bière mais mon cul ne saurait supporter pesants regards.

« Mon ami, ces scrupules vous honorent. Allons, venez en ma demeure qui n'est qu'à quelques pas : je saurai vous trouver quelque habit d'apparat..... »

Bien sûr, tout lecteur subtil ne pourra qu'applaudir rime riche et bel ouvrage.

Je me contentais de suivre, trop souffrant et manquant de l'amour de ma belle.

LJ résidait en une belle demeure. Il lui fut aisé de dénicher quelque short, chaussettes de foot ball et veste écossaise. Il dut insister pour que je porte une casquette de velours côtelé. Il craignait pour mes oreilles.
Nous allâmes ensuite jusques au Bon coin, où une patronne de ses amies nous régala d'un litre de bière, pour débuter la matinée. Nous philosophions lorsque entra dans l'établissement un être à la singulière démarche : il portait un sur vêtement bleu rayé de blanc, une casquette jaune vif et traînait avec lui un chien courant saintongeois, manifestement coupé de levrette. Un fort bel animal qui occupait son temps à se lécher le cul.

Et les testicules.

Un animal racé, au final, mais véhiculant sans conteste une odeur puissamment nauséabonde. Tout être vivant possède ses limites.

L'homme vint s'attabler à nos cotés, commanda trois autres litres de bière et nous pûmes lui conter nos aventures : il était figurez vous officier de police, en arrêt maladie pour surcharge hépatocytaire, un mal étrange qui accablait en ces temps les forces de l'ordre. Ces malheureux, ces pauvres bougres, avaient le foie qui gonflait au contact de l'alcool. Une épouvantable tare, un mal insupportable, une souffrance de chaque instant.

La conversation nous mena jusqu'à l'heure du repas. L'homme s'appelait Tronglefouille. Il jura de nous aider en cette quête. Rassuré par tant de chopines et de promesses, je songeais que l'espoir ne devait que renaître

 

Avais je raison ou eussai je du des lors me brûler la cervelle ?

 

J'en sais rien moi : pourquoi ??

Publié par drddupuy à 20:23:07 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

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