moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
<< jean némard | roman courtois : suite mais pas fin | où le belge apparait enfin >>
Nos amants se sont tout dit. Il ne leur reste qu'à faire.
Nous décidâmes Lulu et moi même d'aller célébrer sans retenue dans quelque établissement païen, les serments que nous avions échangés.
Lulu nous conduisit et je m'abandonnais. Main dans la main, nous sautions au long des trottoirs dessus les excréments canins, nous laissions nos godasses tremper dans les caniveaux, nous nous enlacions tendrement à chaque instant, humant la douce brise des diesels et de l'ozone.
L'amour nous transportait. Il avait changé définitivement la face du monde à nos yeux. Je remerciais le ciel pour sa bonté, Dieu pour sa clémence, dame nature pour les érections.
Nous arrivâmes légers et allègres au troquet la Gaule Toulousaine, prisé du pêcheur et de la gueuse frivole, et dont maître Kanter parle si bien dans ses mémoires :
« L'Emile Verge », Toulouse, 1664
L'endroit me parut d'emblée bien original. Une porte noire dans ruelle puante. Un demi jour, une moiteur. Et cette odeur un peu écœurante... Lulu m'émerveillait par ses goûts peu communs. Elle me guida jusques au bar. La serveuse était entièrement nue, le corps artistiquement peint de voyants maquillages. C'était un chat, ou plutôt une chatte. On eut aimé lui caresser le poil.
Nous bûmes du lait, quelques soda, un peu d'eau et un litre et demi de vodka bien fraîche. Lulu engouffrait sans retenue. Ah quelle friponne songeais je. Elle cache de grandes dispositions derrière ses airs d'écolière. Comme j'ai hâte de l'étreindre, de la chérir, la choyer, de pétrir son rable ferme et de lui défriser les poils du cul avec la bite. Comme si elle lisait en mes pensées, elle saisit mon bras et m'attira avec force vers le fond de la piste de danse, où j'observais un drôle de manège depuis mon arrivée. Que de couples, que de jolies filles. Et des tenues, alors... Plus légères que cerveau d'énarque..
Nous pénétrâmes dans une pièce bien obscure, où je distinguais après un moment d'accommodation, une scène bien crue. Ici, deux femmes et trois hommes copulaient en couronne. Là, un couple de vieillards s'échangeaient des urines. Plus loin, deux filles se dévoraient le dindon, pendant que leurs maris (ou quelques connaissances), se tiraient vigoureusement sur l'élastique. Dieu de Dieu miséricordieux. Je n'avais encore jamais observé tel spectacle. Lulu, elle, évoluait gracieusement entre tous ces sportifs passionnés. Elle serrait là une main, là un scrotum, flattait quelque croupe et baisait quelque lèvre. Elle savait les secrets de l'endroit.
Elle semait tout en marchant ses vêtement et fut bientôt fatalement nue. Je m'apprêtais à me défaire, pressé de la combler enfin quand un pauvre type à la verge ridicule me devança. Puis une fille rousse, aux yeux vert amande. Puis un Africain à l'air réjoui, un helvète vigoureux, un Azerbaïdjanais un peu fatigué. Allais je donc attendre qu'elle ait visité la planète en son entier pour goûter aux joies de son corps ? M'aimait elle vraiment ? Aurai je véritablement l'exclusivité dans notre couple ?
Autant de questions auxquelles je ne pu répondre. Un berger allemand s'était épris de mon train arrière, et bien qu'ami des bêtes, je du batailler pour m'en défaire. Après quoi ce fut un homme en soutane, puis une caissière transpirante à l'hypertrophie pondérale évidente pour tout bon clinicien. Elle manqua de m'étouffer. Je m'en dégageais par miracle. Je vis Lulu partir vers une autre pièce, plus au fond et je luttais pour la rejoindre. Je fus happé par un flot humain, nu visqueux et haletant... Je protégeais au mieux mon anus de doigts inquisiteurs. Ne pouvant plus me défendre, les mains sur le croupion, je fus véritablement avalé, engouffré, aspiré par l'incroyable puissance de succion d'une institutrice au crane rasé.
C'en était trop. Je hurlais
« Lulu, Lulu... »
et perdis connaissance.
Qu'adviendra t il de ce pauvre ère et de sa verge tuméfiée ? Lulu n'aurait elle pas le feu au cul ?
La suite quand l'auteur se sentira moins mal.
Jamais peut être...Publié par drddupuy à 13:54:54 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (1) | Permaliens
27-03-2006 16:40
De zitouni dahmane Sujet:
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