moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
finalement, la victoire du non, quelle importance ? frustrations, mauvais prétextes, inconscience, connerie... et alors ? chirac agit selon ces mêmes principes. comme moi. perso, je refuse de voter pour une constitution soviétisante, faite de charte de l'environnement, droit social et autres merdes constructivistes. vive la liberté. ouverture des frontières grand marché ok. état européen, impôts européens, droit européen, technocratie européenne. je sais, ça viendra, mais puisqu'on me demande, je dis : plantez vous ça dans l'oigne. j'en veux pas.
le non va l'emporter ? pas grave du tout, ils nous feront voter dans deux ans. jusqu'à ce qu'on dise oui. c'est la démocratie...
et puis de plus en plus, mais ça doit être la vieillerie, je m'en badigeonne, des marquis et de la politique, de la médiocrité effarante du discours, de sa triste monotonie, de sa précaire correction, de sa fumeuse morale.
autrefois, dans mon bain, je sursautais à chaque nouvelle, l'œil rivé sur le poste de radio. eh oui. moi aussi, je regarde la radio. je la regardais en tous cas. aujourd'hui, elle me sert de réveil. les trucs, entre les pubs mma, zéro tracacas, m'aident à savoir quand happer la savonnette et m'en oindre le fondement. rubrique économique ? brosse à dent... football ? les esgourdes, place au coton tige (qu'il est autorisé de sucer ou non selon l'usage, mais, quoi qu'il en soit, avant de se l'enfoncer dans le conduit, toujours en surveillant la porte de la salle de bain. vous n'imaginez pas le nombre de tympans perforés lors de l'irruption brutale et intempestive d'un enfant ou conjoint en plein débouchage)
le reste du temps ? je regarde le lent mouvement de mes testicules, flottant entre deux eaux.... vous savez peut être déjà.
"éloge de la singularité", bonheur de la solitude, silence apaisant, profondeur sans contradiction hauteur de la pensée. Bien pénard entre le taf à venir et la pageot que l'on a quitté.
mais détrompez vous... pas zinzin du tout, le gneugneu.
"la démence, chez l'individu, est quelque chose de rare- dans les groupes, les partis, les peuples, les époques, c'est la règle"
merci fried (ah les maniaco-dépressifs)... je suis d'accord. plus je les observe, fasciné et hagard au lever, plus je trouve mes parties démentes.
je vais en enlever une...
Publié par drddupuy à 13:41:01 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens