Une fille, son passé, son avenir, tout un chemin sombre et étroit.
Jeune fille, cheveux sombres et courts, le teint clair, froid et ces yeux, bleux, qui regardaient, vide, le ciel assombrit. Jarrivais d'une fusillade, le simple calme de la scène me pesait bien plus que les balles dans mon gilet. Derriere moi, les lumieres des voitures, la ligne jaune marquaient le commencement d'un nouveau drame, au décor biblique, à la distribution unique. Pres de cet arbre noir, ces habits tout comme ces cheveux, se fondaient dans l'écorce, une simple ligne rouge les séparait, cette ligne déssinée par le seul des deux à pouvoir saigner. Je m'assis sur un banc, devant la scène, en levant la tete vers les nuages, de plus en plus epais malgré toute la pluie tombée. Son visage n'était plus que le sourire figé de lèvres teintées couleur pourpre, au gout délicat de plasma, délice secondaire de quelques corbeaux. Tandis que la Mort opérait, je regardait son bras au bout duquel une petite main serrait une racine, un bras qui laissait entrevoir quelques petites entailles, trops nettes pour etre causer par les corbeaux et des marques de liens, des liens serrés à sang. Je n'imaginais pas autant de violence pour tout ce silence, la pauvre avait jusqu'à la derniere goutte, tentée de survivre. Finir ici, dans ce parc desert de tout etre, de toute lumiere sans aucune oreille pour une derniere confession, une vie durement payée, pour en savoir plus qu'il n'était permis. L'arbre noir en fleur, seul témoin du drame, pleurait quelques pétales sur le corps meurtri de cet enfant perdu. Dernier requiem pour le vent, prochaine affaire pour moi.
Publié par Charloo à 19:13:14 dans La Parole à ... | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Charloo à 17:08:40 dans La Parole à ... | Commentaires (0) | Permaliens
Sentiments passés, vous qui preniez tant de place, dans cette tête tourmentée, il n'y a que vous qui ayez la cruauté de m'enchainée maintenant, à cette vie d'ésseulé, où le fou ne voit sa redemption, que dans les kelkes regards furtifs de passantes, mais chaque oeil qui se referme, est autant de souffrance, qu'un éclair venu du ciel. Jadis vous peignez en mon âme, le visage de celle, qui fut non pas tout à moi mais tout, pour moi.Elle avait ces lignes gracieuses, que les poètes rêvent en vers, que je chérissais de mes yeux sans perçer le mystere de cette grace comme le fidele priant son Saint.
Trahis par la chere, ses yeux ne cherchèrent aucun recoin où se cacher, ils regardaient fixe cette tristesse, qui laissait peu à peu aparaitre une haine. La traitresse cachait son jeu dans une arme, derriere les plis dune robe froide.Le pistolet lever devant moi, je ne voyais plus ke le trou noir du canon, ce dernier long couloir vers la mort.
Sortant enfin de son arme, la balle mit un terme à toutes ces larmes. La pluie me réveilla doucement, dans cette rue d'un autre enfer.
Publié par Charloo à 18:31:03 dans La Parole à ... | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par Charloo à 19:22:17 dans La Parole à ... | Commentaires (0) | Permaliens
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