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Onirisme

Ébauche nonchalante du contenu cérébral. Murmures viscérales.

Dépravée. | 25 novembre 2009

Finalement, le week-end s'est plutôt bien déroulé (avec un peu d'aide, il faut l'avouer). Samedi soir, arrivée totalement Xanaxée chez l'Amant Parisien. Apparemment j'en avais un peu abuser (ça, plus le fait que je n'aie pas dormi depuis trois jours), puisqu'il a eu peur que je ne sois pas très bavarde parce que trop défoncée (depuis quand je viens pour la conversation ? Non, je plaisante). C'est un peu confu dans ma tête. Vodka Pomme, avachie sur le canapé, je m'endors. On va sur le lit, mais non, je suis encore trop consciente pour baiser (ou alors, c'est lui qui est trop brusque ?). Il me propose un peu de coke. J'ai pas dit non (contrairement à la première fois). On se regarde 37°2 le Matin et on baise. Quand j'y repense, ça n'a pas l'air transcendant. On va mettre ça sur le compte de mes moments d'absence. J'ai l'impression de déjà me lasser. Le premier week-end était super, le deuxième, un tout petit peu moins bien, et celui-là... Sur le moment ça me paraissait génial, mais finalement... ? Sexe, Alcool, Drogue. J'ai besoin de me sentir possédée, qu'un homme est un certain ascendent sur moi. Je me sens détachée de tous.
Au réveil, il avait apparemment la gueule de bois, moi ça allait. J'avais juste envie de me faire troncher une dernière fois avant de partir, mais il était trop "Fatigué". Ça m'a juste un peu énervée. Et après, ça voudrait que je ne vois personne d'autre de mon côté ?! Je me suis dit que j'appellerais F. une fois rentrée. J'arrive sur Rennes à minuit et demie, toujours pas de nouvelles de F. Je vais pour prendre le métro, et finalement, reçoit un message de sa part. On va chez lui, parce que finalement, le xanax m'a fait dormir deux heures dans le train et que je n'ai plus sommeil. Il m'embrasse. Je sens que j'ai besoin de boire pour pouvoir aller plus loin. Vodka Caramel. On discute. J'aime bien parler avec lui, parce qu'il a tendance à ne pas vouloir se dévoiler, alors dès qu'il me confie quelque chose, je prends ça comme une marque de faiblesse de sa part. J'aime les confidences. Lui préfère baiser. J'ai une robe de princesse et de jolis bas noirs. Il n'a qu'à la soulever. Moi je veux pas de préliminaire, juste quelque chose de froid et d'efficace . Parce que je ne l'aime pas. Je ne ressens pas le moindre sentiment (amoureux) à son égard, ni tendresse, ni posséssivité. On boit à nouveau, on discute, les confidences vont bon train. Il me parle de sentiments (des siens général, il est bien compris qu'entre nous, ce n'est que sexuel.) De ses ex. Moi je parle de ma recherche inconsciente de relations malsaines. C'est le modèle parental. Je parle de ma chère génitrice  et de ses déboires que je tendais à imiter. Il me révèle des trucs, finalement, il a aussi son côté malsain. Je bois trop, je suis incapable de marcher, il m'amène sur son lit, je n'y comprends plus grand chose. Il me baise, j'ai pas l'air d'aimer ça. Moment d'absence, j'ai mal. Je me fais violence. Je commence à sangloter, comprends pas pourquoi. Envie de trancher la chair. Malade.
Réveil deux heures plus tard, 9h. Il me ramène chez moi. Je prends une douche brûlante. Traces de morsures et ecchymoses.

Publié par Elea à 07:54:00 dans Limbes | Commentaires (0) |

Caprice & Céphalée | 19 novembre 2009

  Paganini - 24th Caprice.

Je dors une nuit sur trois. Je recommence doucement les médicaments. Pour le moment un petit bout de Stilnox pour dormir. Au réveil, peut-être un peu de Xanax. J'hésite à prendre le stock d'Antidépresseur qui me reste. Pas tout de suite, la situation est encore largement gérable. J'ai rendez-vous avec l'Amant Parisien samedi soir, je crois que ça m'angoisse un peu aussi. Je suis dans une période où le sexe me lasse, je risque donc de lui paraître ennuyeuse... D'autant plus que je ne l'ai pas habitué à ça jusqu'à maintenant.
Mon humeur est définitivement changeante, ils m'en veulent de faire Silence... « Et tout cela provient, je suppose, de ce que les hommes s'imaginent que le cerveau se trouve dans la tête. Pas du tout : c'est le vent qui souffle de la mer Caspienne qui nous l'apporte. » (Gogol)

Publié par Elea à 06:18:25 dans Limbes | Commentaires (0) |

Amertume. | 16 novembre 2009

Les insomnies creusent mes cernes. Le noir coule dans leur sillage, les doigts étalent avidement la crasse. Les yeux brûlent, capricieux, ils se font moites, presque suintants. Dès lors, là-haut dans la tête, ça s'affolle, ça cogne. Curieuse et lancinante ritournelle. Si seulement on pouvait m'accabler d'autres maux que je puisse renouveler mes prétendus billets élégiaques.

Depuis la rentrée, je semblais pourtant être sortie de ma torpeur : ma douce compagne apathique depuis un moment déjà. J'ai quitté, je ne sais par quel procédé, mon masque de froideur et d'austérité. Le hasard a fait que j'ai rencontré quelques personnes des plus intéressantes. Elles ont toutes quelque chose qui éveille en moi la curiosité. Intérets artistiques communs; découvertes littéraires, musicales, cinématographiques, architecturalles. Ma misanthropie s'est vraiment atténuée, et mes angoisses se sont enfouies dans quelque endroit.

Dans un élan euphorique , j'ai voulu mettre fin à toutes - si peu en vérité- mes précédentes relations. Des personnes que j'ai connues ces cinq dernières années, période de malaise profond, de trouble continu, devenu insupportable sur la fin. Je les ai abandonnés parce qu'ils n'ont jamais su ne serait-ce qu'être attentifs à mes états d'âme. Alors que l'un prétendait être l'Amant, l'Amoureux, il n'en a fait qu'à sa tête, profitant de mon esprit tordu et malsain pour justifier ses écarts de conduites. J'étais malade, mais ça l'arrangeait bien de considérer que j'étais seulement très indulgente et ouverte d'esprit, de croire que mes actions ne visaient nullement l'autodestuction, mais uniquement l'épanouissement charnel.

L'Autre a longtemps joué le rôle de confident. Relation platonique et idyllique. Le Réel a finalement pris le pas sur l'Illusion, égrénant les bribes en même temps que les mois de Silence. Même si avant c'était un jeu - "Faire Silence" était habituel, voire nécessaire - mes appels nocturnes demeurant sans réponse n'en écorchaient pas moins l'âme nauséeuse.  Même si mon intention n'était pas de les faire souffrir, je me dis - bassement - que ce n'est finalement que justice.

La culpabilité  - idiote - et l'ennui me rongent, sabotant mon sommeil. J'accumule les nuits blanches et les migraines, retrouve ma morosité habituelle. La misanthropie me gagne, et avec l'envie d'être éxécrable.

Publié par Elea à 07:42:36 dans Lucidité | Commentaires (0) |

Elea-Lullaby | 09 novembre 2009

Théâtre de l'Instant... Seulement pour les fous.

Suite de mes déboires. J'essaierais de moins me vautrer dans la débauche, d'être moins amère et moins vulgaire. Je cesserais de me croire névrosée et n'ingurgiterais plus de médicaments à outrance.
On y croit...

Publié par Elea à 04:18:20 dans Limbes | Commentaires (0) |

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