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Hétérodoxie

Ici un foutoir stylistique, parfois photographique, tout le temps psychotique.

12 | 16 novembre 2009

Passer des textes au gré du vent et de la connexion wireless dans un endroit suintant la sauce chinoise et le cornichon entre le pain et le steak, brûlé. C'est ça être rock'n'roll.

Publié par Bérange à 22:52:12 dans Leçons de blogging | Commentaires (0) |

11 | 16 novembre 2009

Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup part un vent étrange et fort, précurseur de la tempête. La grue la plus vieille et qui forme à elle seule l’avant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi qu’elle fait claquer, et n’est pas contente (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent l’orage qui s’approche de plus en plus. Après avoir de sang-froid regardé plusieurs fois de tous les côtés avec des yeux qui renferment l’expérience, prudemment, la première (car, c’est elle qui a le privilége de montrer les plumes de sa queue aux autres grues inférieures en intelligence), avec son cri vigilant de mélancolique sentinelle, pour repousser l’ennemi commun, elle vire avec flexibilité la pointe de la figure géométrique (c’est peut-être un triangle, mais on ne voit pas le troisième côté que forment dans l’espace ces curieux oiseaux de passage), soit à bâbord, soit à tribord, comme un habile capitaine ; et, manœuvrant avec des ailes qui ne paraissent pas plus grandes que celles d’un moineau, parce qu’elle n’est pas bête, elle prend ainsi un autre chemin philosophique et plus sûr.

Lautréamont.

Publié par Bérange à 22:49:57 dans Poétique | Commentaires (0) |

10 | 16 novembre 2009


La rue sexuelle s’anime
le long de faces mal venues,
les cafés pepiant de crimes
deracinent les avenues.

Des mains de sexe brûlent les poches
et les ventres bouent par-dessous;
toutes les pensees s’entrechoquent,
et les tetes moins que les trous.

Antonin Artaud

Publié par Bérange à 22:47:02 dans Bla.bla.beurk.bla.bla | Commentaires (0) |

09 | 11 novembre 2009

321 Octrai

Et je blogue encore.

On m'a dit, demandé même ce que devient mon addiction aux produits périmés jamais entrés en moi, que ce soit par mes oreilles, mes pupilles et même mes narines, je veux dire par là que je l'ai jamais vécu et ça m'énerve un tantinet.

J'écoute toujours, et même pire qu'avant. Le matin mon rituel du play sur PSP trois heures avant les cours. Toute la spirale en premier pour m'éveiller, me rappeler cette putain de vie. L'album finit, je sélectionne au pif et je crois que cela détermine ma journée. Elle revient assez souvent. Parce qu’il n’y a pas plus triste, et j’ai découvert le bout de clip qui nous est parvenu grâce à l’intervention divine de youtube dot com.

L’heure avant de partir est cruciale: elle contient l’étape salle de bain, l’étape manger, c’est pas dur, mais l’étape salle de bain, si. Il faut trouver des trucs qui bougent. Dead Souls et la petite danse piquée au vrai compositeur ou encore Burn pour casser la vitre de la baignoire, souvent ce choix m'embarrasse. On me dit, mais t'en as pas marre, non vraiment non, je trouve des sens. J'y connais rien au solfège mais quand même on est nul, on trouve toujours avec de l'imagination. Donc, l'heure du partir je reprends c'est cool aussi, bien que maintenant dès que je me trouve dans une voiture, c'est la même bande*, peut-être que j'essaye de le vivre, là aussi, à fond, et ça dérange les passagers. Je refais le fil les bandes la ligne continue et ça me rend extatique et parfaitement éméchée pour la physique chimie.

*Chers amis, réjouissez vous: j'ai enfin compris la route, et ses carrefours où je m'arrêtais, lassée de ne pas; et ce film est chouette. Franchement.

Publié par Bérange à 19:08:20 dans Leçons de blogging | Commentaires (0) |

08 | 10 novembre 2009

59 aours.

Peut-être aussi, le manque d'écriture s'explique par la foule de projets qui se bouscule dans les rares instants que j'ai. Des sons, des images. Le son c'est encore brouillon, mais les images, c'est fait:

 

 

Et d'autres encore, bientôt.

Publié par Bérange à 21:21:43 dans Photographique | Commentaires (0) |

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