Accueil | Créer un blog |

Qui sont les auteurs ?

Patrice CASSAGNARD
Maître de Conférences
cassagna@u-bordeaux4.fr


Denis GOUAUX
Enseignant


denisgouaux@yahoo.fr

Compteur

Depuis le 08-08-2009 :
715780 visiteurs
Depuis le début du mois :
7496 visiteurs
Billets :
137 billets

Avril

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930   

Tags

   35 heures   Agnese   Alain Supiot   Alfred Marshall   Amartya Sen   André Orléan   Angela Merkel   Anton Brender   Ben Bernanke   Boeing Airbus   Cecily Defoort   Crise grecque   Dani Rodrik   Daniel Trefler   David Todd   Dilemme du prisonnier   Emmanuel todd   FMI   Florence Pisani   Francisco Requena Silvente   François Quesnay   Hasard moral   Jean Rouaud   Keynes   Krugman   La crise de la finance globalisée   Lehman Brothers   Molex   Nathan Nunn   OFCE   Olivier Blanchard   Patrick Weil   Protectionnisme   Rexecode   Ricart   Taux de change   Théorie des sentiments moraux   Turgot   adam smith   antidumping   après la démocratie   avantages comparatifs   bien-être   capitalisme   chine   chômage   colonisation   commerce international   compétitivité   coûts d'échange   coûts de transport   crise financière   croissance   dette publique   discrimination   dollar   droit social   dumping environnemental   dutch disease   délocalisations   démocratie   emploi   espagne   euro   exception culturelle   fiscalité   flat tax   frédéric Docquier   fuite des cerveaux   globalisation   immigration   immigration choisie   immigrés   inflation   innovation   inégalités   karl marx   kyoto   libre-échange   malaise hollandais   modèle de gravité   mondialisation   nicolas sarkozy   offshoring   politiques commerciales   protectionnisme éducateur   rentiers   ricardo   roms   sarkozy   spéculation   subvention   taxe carbone   taxe carbone aux frontières   tocqueville   traffic aérien   âge de la retraite   économie   éducation  

N'habite plus à l'adresse indiquée | 01 octobre 2010

 

Ce blog a déménagé à l'adresse suivante:http://ecointerview.wordpress.com

 

Publié par Ecointerviews à 22:44:50 dans Actu des papiers | Commentaires (0) |

Le Brésil de Lula | 27 septembre 2010

Billet accessible ici.

Publié par Ecointerviews à 12:48:18 dans Actu des papiers | Commentaires (0) |

La semaine de Paul Krugman | 11 septembre 2010

Chaque samedi, nous vous proposons un résumé de la semaine du blog de l'économiste américain Paul Krugman.

Cette semaine, Paul Krugman aura été un bon petit soldat keynésien, doublé d'un démocrate de choc.

Tout d'abord, il n'a pas manqué de se réjouir à l'annonce d'un nouveau plan de relance de 50 milliards de dollars centré sur les infrastructures publiques.

Outre l'effet macroéconomique de ces dépenses (le multiplicateur keynésien d'investissement), Krugman met en avant un bénéfice microéconomique: il vaut mieux que l'Etat dépense de l'argent pour produire les biens publics  (routes, ponts etc...) dont l'économie manque cruellement, et que le marché ne fournirait pas en quantité suffisante,  plutôt que de distribuer du pouvoir d'achat sous forme de baisses d'impôts. 

Au passage, en ce jour anniversaire du 11 septembre 2001, il rappelle que les Républicains avaient cyniquement profité de l'évènement pour voter de nouveaux allègements de charges en faveur des entreprises (Nine eleven:" a day of infamy followed by years of infamy").

Cela fait des mois que le Prix Nobel réclame une plan de relance supplémentaire (voir ici). Car contrairement à ce que les républicains prétendent, Krugman affirme que l'Etat américain s'est montré moins dépensier que celui de "la sage Allemagne" (cf le graphique ci-dessus, à compléter avec l'évolution de la part des dépenses publiques dans le PIB potentiel des Etats-Unis).

Selon Krugman, la timidité avec laquelle on a combattu la crise dans son pays se paie très cher en termes de chômage. 

Dans le même ordre d'idée, il moque l'OCDE qui recommande à la FED de relever ses taux d'intérêts pour maîtriser les anticipations d'inflation alors que les marchés ne demandent rien du tout (la prime de risque sur les bons d'Etat a été divisée par deux). 

N'écoutons pas  les marchés uniquement lorsque cela nous arrange, ironise Krugman...

L'économiste se penche sur le pays qui symboliserait l'echec de la relance keynésienne: le Japon.

En réalité, dit-il, rien n'aurait pu contrebalancer les retombées négatives de la démographie de ce pays: depuis 1992,  la richesse relative du Japon (PIB Japon/PIB Etats-Unis) a chuté dans une proportion identique à celle de son potentiel relatif de main d'oeuvre (64% de la population est en âge de travailler contre 67% aux Etats-Unis).

Dans ce contexte, les relances volontaristes mises en oeuvre ont tout juste permis d'éviter le pire

A cela, on objectera la causalité inverse: et si le marasme économique japonais avait accéléré le vieillissement démographique?.

 

Terminons sur une chanson.

Il y a de plus en plus de musique sur le blog de Paul.

Un brin nostalgique (les Who*, Fred Astaire, Marylin Monroe, Eric Clapton), Krugman met en ligne une ancienne chanson (totalement loufoque) à la gloire des femmes qui remplacèrent les hommes dans les usines au cours de la seconde guerre mondiale ("Rosie the riveter")

C'est supposé remonter le moral, mais Krugman suggère-t-il qu'il faudrait une "bonne guerre" pour sortir de la crise?

 A moins qu'il s'agisse d'un subliminal bras d'honneur adressé par un démocrate aux anti-Obama (oui oui, regardez bien le début de la vidéo).

DG

*La chanson des Who ("Its not enough") permet à Krugman d'illustrer l'engrenage endettement-déflation au cours duquel on ne finit jamais de rembourser ses dettes pour la simple raison que l'effort d'épargne et de restriction des dépenses, parce qu'elle entraine la baisse des prix, accroit le coût réel de la dette.

 

Publié par Ecointerviews à 19:11:36 dans Chroniques Krugmaniennes | Commentaires (0) |

La guerre tarifaire écologique aura-t-elle lieu? | 10 septembre 2010

  

 Source: Atkinson, Hamilton, Ruta et Van der Mensbrugghe (2010). Estimations pour 2004.

L'idée d'un protectionnisme écologique, ou plus modérement, le projet d'instituer une taxe carbone aux frontières pour préserver la compétitivité des pays  les plus soucieux de l'environnement,  fait des émules.

Quelles en seraient les conséquences sur les pays visés? Pourquoi l'Europe parait-elle beaucoup plus réticente que les Etats-Unis

Une étude récente montre que les effets d'une telle représaille sont à prendre au sérieux et invite à nuancer les responsabilités.

Qui émet le plus de carbone?

Pour évaluer qui fait quoi en matière d'émission de gaz carbonique dans l'atmosphère, une première étape consiste à  comparer ce que chaque pays (ou groupe de pays) rejette lorsqu'il produit des biens et services.

Si vous vous reportez à la figure ci-dessus, vous constatez que c'est aux Etats-Unis et en Chine que la production s'avère la plus polluante (les traits noirs indiquent respectivement 5 et 4,2 millions de tonnes de CO2). Par comparaison, l'Europe des quinze émet moitié moins de carbone que la Chine*.

Une analyse plus fine consiste à mesurer l'intensité de la production en CO2: trois principaux pollueurs se détachent: la Chine (0,9 tonnes par 1000 dollars de PIB), la Russie (0,85) et l'Afrique du Sud (0,79), loin devant l'Europe (0,19) et les Etats-Unis (0,42).

Du CO2 dans la mondialisation

Intéressons nous maintenant au CO2 qui circule à travers le monde via le commerce international.  A l'image des soldes extérieurs de biens et services, on peut calculer des "balances carbone" (par exemple,  un pays qui produit plus de carbone qu'il n'en consomme est exportateur net de CO2).

On peut faire trois constats:

-La Chine exporte une quantité considérable de CO2: un million de tonnes, soit l'équivalent des émissions totales de l'Inde.

-L'Europe et le Canada sont très dépendants du carbone importé. L'ensemble des importations européennes de carbone représentent la moitié des besoins (alors que c'est une vaste zone économique). L'internationalisation des échanges permet donc à l'Europe d'importer l'équivalent d'un million de tonnes de CO2 sous forme de biens et services à caractère final.

 -Le CO2 importé est souvent incorporé dans la production locale. La mondialisation actuelle se traduit par un "partage de production" qui stimule les flux inter-entreprises en biens intermédiaires (on visualise les émissions de CO2 induites par ces flux par la fraction des rectangles grisés situé dans la surface délimitée par les traits noirs ). Aux Etats-Unis et au Japon,  le volume CO2 incorporé dans la production locale fait jeu égal avec celui que l'on importe via des produits finis.

Taxer ou ne pas taxer?

Les auteurs de l'étude ont calculé qu'une taxe carbone à la frontière aurait des effets importants sur les pays visés.

Par exemple, une taxe de 50 dollars par tonne de CO2 équivaut à un droit ad valorem respectivement de 10,3 et 8,9% à l'encontre de la Chine et de l'Afrique du Sud.

Est-ce justifié et surtout crédible?

Puisque le CO2 contenu dans les exportations chinoises correspond à du "carbone délocalisé" par les pays les plus avancés, qui faut-il incriminer? le consommateur occidental, "l'atelier du monde" ou bien les multinationales qui appliquent là bas des techniques de production plus économes en CO2 que les entreprises locales?*** 

Ajoutons que la part élevée de CO2 étranger incluse dans la consommation et la production européennes devrait dissuader pour un certain temps de se se livrer à une guerre tarifaire "écologique". C'est beaucoup moins le cas aux Etats-Unis.

DG

*eit=ex pays socialistes européens (en transition), liy=pays à bas revenus, xhy=pays exportateurs de pétrole, xmy=autres pays à revenu moyen, xx1=autres pays signataires de l'Annexe 1 du protocole de Kyoto (s'engageant à réduire leurs émissions de CO2).

**La consommation correspond à une demande indirecte de CO2 incluse dans la production qui satisfait ce besoin.

***Au risque de m'avancer un peu, je propose le rapprochement suivant: la Chine exporte environ 40% de son PIB, or d'après la figure 1, ses exportations ne sont à l'origine que d'un quart du CO2 qu'elle produit, ce qui tend à démontrer que le secteur exportateur (largement sous contrôle étranger) applique des techniques de production relativement écologiques. 

G. Atkinson, K. Hamilton, G. Ruta, D. Van der Mensbrugghe, Trade in "virtual carbon", Empirical results and implications for policy, Policy research working paper, janvier 2010.

Publié par Ecointerviews à 16:55:35 dans Actu des papiers | Commentaires (0) |

Les pépites du jour | 09 septembre 2010

-"Les dix meilleures raisons de ne pas augmenter l'âge de départ à la retraite", Ross Einsenbrey, Economic Policy Institute, 24 août 2010. Même si le contexte est américain, à faire lire à Michel Godet.

- "Transport costs and international trade", A. Behar et A. Venables. ESWP n°488, Oxford, juin 2010. Une revue de la littérature très efficace qui démontre que le monde n'est pas un village et dont on reparlera dans ce blog.

-Une nouvelle bio d'Adam Smith que devraient parcourir les économistes, si l'on en croit J. Buchan du journal The Guardian: "Adam Smith, an enlighted life by Nicholas Phillipson".

-"L'objet de la science économique", par le blog Rationalité limitée. Un petit bijou de post.

-S'il n'en reste que quelques uns, et bien ce seront ceux-là: "Manifeste d'économistes aterrés", publié par l'Association française d'économie politique.

-Un livre: "Géographie économique: l'intégration des régions et des nations", P. Combes, T. Mayer, J-F Thisse, 2008. Le premier chapitre est en ligne sur le site Princeton University (en anglais).

-La chanson du jour (choix arbitrairement générationnel) : "La crise" (1981) par le groupe "Les Civils".

 

Publié par Ecointerviews à 18:15:40 dans Les pépites du jour | Commentaires (0) |

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... 27 | 28 | >>