<< Quand les employeurs du Lagon 2 se font justiciers et delinquants | Compte rendu de la séance du tribunal des flagrants délits de ce 3 juillet | Compte rendu du délibéré du tribunal des flagrants délits de ce 8 juillet >>
Affaire bizarre, ambiance bizarre, d’un côté une partie civile, ils sont deux, complètement seuls, mari et femme, lui parle seul et raconte les faits clairement, calmement avec une pointe d’indignation.
De l’autre l’accusée, entourée de sa famille et de l’ensemble des employés du lagon 1 et 2, la salle en est pleine, elle reconnait les faits sans paraitre même se rendre compte de la gravité de l’accusation, Elle reste évasive et imprécise aux questions du Président, j’ai même pensé au début qu’elle ne comprenait pas que le président s’adressait à elle.
J’ai l’habitude de la tension, je suis journaliste, mais cela n’a pas dû être facile pour la partie civile, c’est même pesant, aucun des employés n’a osé saluer l’ancien Directeur, sans doute par peur de représailles. On sent bien que la majeure partie n’a pas eu d’autres choix que de venir.
L’avocat de la partie civile Maître Sow, dit Lenine, pèse ses mots brillamment, sans s’éparpiller pour arrivée à la conclusion limpide du délit caractéristique et incontestable. Etrangement, il n’y a que lui qui interroge les trois témoins des Calendini, des gardiens, qui ne racontent rien et n’apporte rien de concret à l’affaire. Il conclu en demandant 15 millions pour les affaires volés et les dommages.
Etrangement aussi, les 3 avocats de Carine, ne posent aucune question au directeur, sans doute pour rester dans le vague et ne pas apporter de précisions qui démoliraient leur maigre défense.
Etrangement encore, Guedel ne s’est même pas déplacé pour défendre ses soi-disant amis. Ce sont trois avocats peu surs, ayant l’air de stagiaires, qui se relayent en bégayant et s’éparpillant sur des sujets irréels comme : trafic d’électricité, matelas et assiettes manquantes ou un port d’arme inexistant pour une arme achetée au Sénégal, bref, on sent bien qu’ils sont dépassés et ne savent pas quoi trouver pour tirer Mme Calendini de ce mauvais pas.
Etrangement finalement, le procureur ne fait aucun réquisitoire, normal dans un sens pour ce cas de figure mais cela semble terriblement significatif, d’une affaire claire ou tout coule de source.
Finalement, en bon restaurateur, l’équipe du lagon se retire à la bonne franquette en rigolant comme des joueurs buvant un pastis autour d’une partie de pétantes.
Pourtant l’affaire est loin d’être gagnée pour Carine, s’en rend-elle compte ? Je ne pense pas. On lui fait la fête comme si elle arrivait au Bar du lagon pour boire une coupe.
Le couple s’éloigne moins tendu et rassuré avec Lenine, la femme, joviale, remercie même les avocats de la partie adverse de leur pathétique plaidoirie.
Jugement mis en délibéré pour le 8 juillet.
Publié par news-senegal à 23:45:54 dans Faire justice soit même et fouiller la vie privée des gens | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires