S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
Toile: Carl Spitzweg
Source:reprotableaux.com
Citation tirée de La Sagesse du bibliothécaire de Michel Melot
Montage: © Sue2009
Publié par Suzan à 20:30:10 dans Balades en mots et images | Commentaires (0) | Permaliens
Lu il y a un bout
Le Paradis un peu plus loin : Mario Vargas Llosa Mon avis Flora Tristan, Paul Gauguin deux êtres de la même famille mais inconnus l’un de l’autre n’étant pas de la même époque. Deux êtres différents mais ô combien semblables dans leur façon d’être. Elle, féministe très engagée sous une époque où la femme se devait de rester au foyer. L’époque du tout début de la révolution industrielle où injustices, pauvreté et misère faisaient bon ménage. Une des premières femmes a désirer s’affirmer et combattre tout ce qui était antiféminisme.
Folio, 2005.
Quatrième de couverture :
Le 7 avril 1803 naît à Paris la militante féministe et ouvriériste Flora Tristan. Un siècle plus tard, le 8 mai 1903, son petit-fils, Paul Gauguin, meurt seul et presque aveugle dans son faré des îles Marquises. Sous la plume de Mario Vargas Llosa, Flora Tristan et Paul Gauguin deviennent Florita l'Andalouse et Koké le Maori, deux êtres libertaires, passionnés, profondément humains, hantés par une quête de l'absolu qui donne à leur vie une dimension tragique, et qui vécurent l'enfer pour avoir désespérément voulu bâtir le Paradis. A travers les destins croisés d'une militante et d'un artiste, Mario Vargas Llosa évoque, dans un roman à la construction magistrale, les grandes utopies politiques et artistiques des temps modernes.
Lui, Gauguin, peintre impressionniste, quitte femme et enfants pour un monde qu’il espère, vrai, simple et encore sous le signe de la beauté. Il se réfugie en Polynésie et se fait, tout en peignant, complice des colons polynésiens combattant l’injustice.
Ces deux êtres se rejoignent en quelque sorte par les mêmes idéaux et sous la magnifique plume de Mario Vargas Llosa j’ai appris beaucoup autant sur la vie de Flora Tristan et de ses luttes ouvrières , politiques et féministes que sur Paul Gauguin, ses œuvres, sa vie, son combat et sa solitude. Deux êtres, une quête celle d’une certaine liberté pour Flora (celle des femmes et ouvriers) et la liberté d’expression de son art et liberté sexuelle pour le peintre.
Enfin, certaines parties m’ont parues longues surtout celles où les œuvres de Gauguin sont décrites. (Faut dire que je ne suis pas bien connaisseuse). Outre ce petit bémol, j’ai beaucoup aimé cette lecture car écrite d’une main de maître, un talent incroyable. Un nouvel auteur pour moi mais une plume que je vais parcourir à nouveau avec plaisir.
Source pour jaquette et résumé Éditions Galimard Folio
Publié par Suzan à 20:48:46 dans Témoignages et faits vécus | Commentaires (0) | Permaliens
Mario Vargas Llosa
Mario Vargas Llosa (de son nom complet Jorge Mario Pedro Vargas Llosa) est un écrivain péruvien naturalisé espagnol né le 28 mars 1936 à Arequipa (Région d'Arequipa, Pérou) et auteur de romans, de poésie et d'essais politiques.
Mario Vargas Llosa est élevé par sa mère et ses grands-parents maternels, à Cochabamba (Bolivie), puis au Pérou. Après des études à l'Académie militaire, il épouse sa tante, Julia Urquidi. Il tirera de ce mariage la matière de 'La tante Julia et le scribouillard'. Étudiant de lettres et de droit à l'université de San Marcos, puis de littérature à l'université de Madrid, il publie son premier recueil de nouvelles, 'Les caïds', en 1959. Il s'installe ensuite à Paris, où il exerce diverses professions : traducteur, professeur d'espagnol, journaliste pour l'agence France-Presse. En 1963 paraît 'La ville et les chiens', son premier succès littéraire, qui sera traduit en une vingtaine de langues. Séduit par Fidel Castro et la révolution cubaine, il se rend à la Havane. Il rentre en Europe avec une nouvelle épouse, Patricia. Au début des années 70, l'auteur exprime pourtant ouvertement sa rupture avec la révolution castriste et les mouvements d'extrême-gauche. De retour au Pérou, il est candidat du Front démocratique à l'élection présidentielle péruvienne. Battu, il abandonne le Pérou, reprend ses activités littéraires et regagne Londres. La nationalité espagnole lui est accordée en 1993. Citoyen du monde, il vit entre Lima, Madrid, Londres et Paris.
Bibliographie
Le Paradis un peu plus loin
Les Chiots suivi de Les Caïds
Les Caïds
La Ville et les chiens
La Maison verte
Conversation à la cathédrale
Pantaléon et les visiteuses
La tante Julia et le scribouillard
La Guerre de la fin du monde
Histoire de Mayta
Qui a tué Palomino Molero?
L'Homme qui parle
Éloge de la marâtre
Lituma dans les Andes
Les Cahiers de Don Rigoberto
La fête au bouc
Tours et détours de la vilaine fille
Sources: wikipedia.org et even.fr
Publié par Suzan à 20:45:41 dans Portraits d'auteur(e)s | Commentaires (0) | Permaliens
Lu il y a un bout
La Diapora des Desrosiers : Michel Tremblay
La Traversée du continent : Tome 1
Leméac 2007 (Actes Sud)
Résumé
En 1913, à Sainte-Maria-de-Saskatchewan, Rhéauna apprend de sa grand-mère que sa mère souhaite l’avoir près d’elle à Montréal. Il lui faudra quitter cette famille d’adoption où, en compagnie de ses sœurs Béa et Alice, elle grandit entourée d’amour, au milieu d’infinis champs de maïs.
En trois jours et trois rêves, elle va traverser le continent et rencontrer des personnages aux ailes felliniennes. À son arrivée à Montréal, une des pages les plus importantes de sa jeune vie aura été tournée: Nana n’ira plus entendre pousser le maïs dans la nuit en craignant l’œil du Grand Manitou. Ce qui l’attend, au-delà du bonheur fragile de retrouver sa mère, n’a pas encore de nom en elle.
Inspiré par l’affection qu’il porte à la personne et au personnage de sa mère, Michel Tremblay renoue avec la veine centrale qui alimente le cœur de son œuvre. Voilà un roman d’une immense tendresse, qui nous fait remonter aux origines mêmes de son projet littéraire, bien avant que Nana ne devienne l’universelle Grosse femme d’à côté.
Mon avis
Ah Nana (Rhéauna) cette bonne grosse femme que l’auteur a décidé de ressusciter afin que l’on apprenne plus de ce personnage extraordinaire qu’on a connu dans les merveilleuses Chroniques du Plateau Mont-Royal. Nana, enfant avant d’être mère et grosse femme, Nana dans sa ville natale qu’elle doit quitter pour retrouver sa mère qui l’a abandonnée. Rhéauna en fillette de 10 ans avec qui, sous la plume de Tremblay j’ai voyagé de la Saskatchewan à Montréal et plongé avec elle dans un monde inconnu pour elle. Pas facile pour Nana de quitter son petit monde et devoir traverser tout le continent . À travers cette traversée cette enfant fera plusieurs rencontres qui l’a bouleversera dont Lou la cousine prostituée, la meneuse et sévère tante Bebette, l’incompréhensible et sévère Régina, l’énigmatique Jacques, bref autant de belles et bizarres rencontres qui feront découvrir à Nana la complexité de sa famille éparpillée aux quatre coins du Canada.
Bien sûr ce roman tourne autour de la famille comme dans Les Chroniques mais cette fois on quitte Montréal pour d’autres horizons et j’avoue que c’est très bien de voir autre chose de l’univers de cet excellent écrivain. Bien sûr on y retrouve certains personnages si chers à l’auteur mais présentés ainsi, d’un autre monde, dans d’autres décors, c’est un autre régal que ce roman. Décidément, le charme persiste entre moi et les écrits de Tremblay. Pas difficile avec une si belle et talentueuse plume.
La Traversée de la ville : tome 2
Lémeac 2008
Résumé
Octobre 1912, à peine arrivée à Montréal depuis le Rhode Island, Maria Desrosiers a l'intention de faire venir de l'Ouest sa fille Nana pour l'aider à prendre soin d'un bébé qui naîtra bientôt. Août 1914, un an après avoir traversé le continent canadien pour rejoindre sa mère, Nana frémit en entendant les rumeurs de la guerre: comment pourrait-elle retrouver son paradis perdu, ses plaines de la Saskatchewan?
A deux ans d'intervalle, mère et fille deviennent des fugueuses et parcourent un jour la même rue Sainte-Catherine, ces Champs-Élysées de Montréal, pour tenter de rattraper leurs vies en déroute. Emportées par la nostalgie des lieux qu'elles ont quittés, elles espèrent recoller les morceaux de leurs rêves, brisés comme une tirelire par le marteau du destin. Traversant ainsi la ville dans un chassé-croisé fébrile, elles sentent bouillonner fort en elles la maladie des Desrosiers: changer le mal de place en pensant que le bonheur se trouve ailleurs...
Mon avis
En pleine période d’incertitude économique et du début imminent de la première guerre mondiale, c’est tout de même un pur plaisir que de retrouver la petite enfance de Rhéauna, ses découvertes , ses ennuis, sa nostalgie au cœur même de d’une ville qui deviendra «son coin de pays» malgré elle.
En parallèle avec l’histoire de Maria, mère de Rhéauna, et qui se déroule deux ans plus tôt, Tremblay nous raconte le récit d’une famille rêvant de jours meilleurs et des premiers «regards» de Rhéauna dans une ville nouvelle.
La Traversée de la ville n’est pas qu’un superbe tableau de Montréal du début du vingtième siècle avec ses tramways, ses grands magasins, ses rues interminables, ses habitants aux multiples couleurs et cultures mais aussi une rencontre étonnante et bouleversante pour une fillette venue d’un autre coin de pays. Je pourrais vous en dire plus, vous raconter les surprises et les déceptions de Rhéauna, la jalousie des uns, les ricanements des autres et ainsi de suite mais non, je ne le ferai pas car j’enlèverais à votre plaisir de la découverte d’un autre excellent roman.
Suite à La Traversée du continent, Tremblay nous présente une fois encore une fresque remarquable d’un petit monde marginal à ses heures, parlant un langage incompréhensible mais fier d’être ce qu’ils sont. Une histoire familiale, des êtres uniques, d’une richesse de cœur, une écriture belle, poétique et tellement ….humaine. À lire et à relire en attendant la sortie du troisième volet : La Traversée des sentiments.
Source pour jaquettes et résumés : Leslecteursquébécois.com
Publié par Suzan à 19:16:23 dans Autres lectures | Commentaires (4) | Permaliens
Un tout petit clin d'oeil en attendant de vous raconter pourquoi j'aime Isabelle Boulay.
Entre autre pour ses mots comme ceux-ci:
«Le thème: l'hiver, la saison qui nous rend résistant, qui est dans notre nature, qui est presque notre signature. C'est aussi une saison que le coeur parfois traverse… Et moi, qu'est-ce que je peux faire pour apporter un peu de réconfort? Mon réflexe, c'est de chanter». Isabelle Boulay
Chanson pour les mois d'hiver tirée de son dernier album
photo: © martinbouffard
Source pour citation: ruefrontenac.com
Source pour vidéo:youtube
Publié par Suzan à 18:00:24 dans Balades en musique | Commentaires (2) | Permaliens
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Merci pour vos mots