S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
Le Mort du chemin des Arsène de Jean Lemieux
Édition de la Courte Échelle, 2009
Résumé
Romain Leblanc est trouvé mort dans sa maison, aux Iles-de-la-Madeleine. Une carabine posée sur ses jambes, les portes verrouillées, tout laisse croire que l'homme s'est suicidé. Cependant, le sergent-détective André Surprenant est sceptique. Pourquoi Romain Leblanc, musicien au sommet de sa gloire, coureur de jupons notoire, et venant de faire un gros héritage, se serait-il enlevé la vie? Au fil de son enquête, André Surprenant découvre peu à peu que, dans cet archipel sauvage et coloré, chaque secret en cache un autre.
Une intrigue policière riche en rebondissements et teintée d'humour, mettant en scène une galerie de personnages hauts en couleur. Un roman passionnant qui se dévore jusqu'à la dernière page.
Mon avis
Navrée mais là je réagis à ceci et je cite : … Un roman passionnant qui se dévore jusqu'à la dernière page. Faut quand même pas trop exagéré! Oui c’est un bon roman, oui l’enquête est bien ficelée, oui les personnages sont intéressants et certains le sont plus que d’autres de par leur originalité. Et oui on y retrouve la parlure des Îles et on «sent» la proximité de la mer et du vent comme si on y était. Mais il y a aussi des longueurs et l’intrigue ressemble à bien d’autres. Meurtre ou suicide ? Plusieurs suspects, enquêteur en fin de «mandat» et ayant sa large part de problèmes, aventure avec une collègue bref, rien de nouveau de ce côté. Ô je ne dis pas que c’est mauvais non, ça se lit bien et c’est bien écrit. De plus l’auteur sait de quoi il parle lorsqu’il décrit les paysages et habitants des Îles de la Madeleine. Pas un grand roman ni une inoubliable histoire mais un bouquin à lire sans grandes attentes.
Source pour jaquette et résumé: Éditeur : Courte Échelle, 2009
Publié par Suzan à 20:34:27 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (4) | Permaliens
Seul contre tous : Jeffrey Archer
Editions Générales First, 2009, 572 p.
Résumé
Il suffit parfois de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment pour voir basculer le cours de sa vie... Si Danny Cartwright avait demandé Beth Wilson en mariage un jour plus tôt, ou un jour plus tard, il n'aurait ainsi jamais pu être accusé du meurtre de son meilleur ami. Mais quand les quatre témoins de l'accusation sont un avocat, un acteur à succès, un aristocrate et le plus jeune associé d'une prestigieuse agence immobilière, qui pourrait bien croire à la version des faits d'un garagiste de l'East End ? Au mauvais endroit, au mauvais moment. Danny est donc condamné à vingt-deux années d'emprisonnement dans le quartier de Haute sécurité de la prison de Belmarsh, duquel personne ne s'est jamais échappé. Seulement, ses adversaires ont tous sous-estimé le désir de revanche du jeune homme et la farouche détermination de sa fiancée à faire entendre justice.
Mon avis
J’aime beaucoup lire le thriller judiciaire. J’aime parcourir les intrigues liées à des procès, les dessous des enquêtes, les comportements des accusés comme ceux des témoins et avocats. D’ordinaire je ne me lasse pas et il m’est arrivé rarement d’être déçue. Seul contre tous, bien que l’histoire soit intéressante, m’a laissé sur mon appétit. Beaucoup trop de longueurs pour rien et trop d’invraisemblances aussi. Un prisonnier qui ressemble à un compagnon de cellule, devient une sorte de comte de Monte Cristo saveur vingt et unième siècle ouf!
Et moi qui voulait me taper une lecture qui me changerait un peu pour ne pas avoir à me creuser la tête. Finalement un roman style «vacances». Mais non; une histoire de meurtre, suivie d’une histoire de prisonniers puis d’une histoire d’héritage, d’une histoire de sosie, de magouilles, de politique, de vengeance et ainsi de suite. Trop de trop et pas assez d’actions surprenantes qui m’auraient apporté plus de plaisir dans ma lecture. Malheureusement j’ai deviné ce qui allait suivre à plusieurs reprises et même que j’ai «sauté» des pages tellement je savais ce qui se passerait.
Bref, je n’ai pas plus à dire car ce bouquin ne m’a pas vraiment emballée. Pas mauvais par contre car j’avoue avoir lu pire mais à près de six cent pages….pensez-y!
Source pour jaquette et résumé:archambault.ca
Publié par Suzan à 20:43:33 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (4) | Permaliens
La Forêt des ombres de Franck Thiliez
Pocket 2007
Lecture commune Entre les lignes ...
Résumé
Hiver 2006. Coeur de la Forêt-Noire.
Le froid, la neige, l’isolement... Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d’un quart de siècle.
Le Bourreau 125...
Cent vingt-cinq, pour les cent vingt-cinq grammes de chair qu’il faisait prélever aux épouses sur leurs maris, avant de les torturer. Aujourd’hui, Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l’intermédiaire d’un roman. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur de polar occasionnel, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne. Mais il est des portes qu’il vaut mieux laisser fermées… et très vite, la psychose s’installe.
Dès lors, une seule idée pour les hôtes : la fuite.
Mais on ne quitte pas la Forêt-Noire si facilement. Pas avec une voiture mise hors d’état, pas en plein hiver, si loin de tout. Ne reste alors qu’une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper ses maigres forces ; et affronter l’impensable..
Mon avis
Dans un chalet au fond d’un bois, des invités ayant en commun l’écriture y séjournent sous l’invitation du très dérangé Arthur afin de «pondre» une pseudo biographie sur un tueur en série. Du résumé et de ce départ, je m’attendais à une histoire dont l’intrigue irait en crescendo vers des moments disons angoissants.
Mais non au lieu de ça j’ai trouvé cette lecture longue et fastidieuse. Bourrée d’invraisemblances, de vieux clichés tous droits venus de vieux films dans lesquels des bêtes hyper poilues aux dents longues s’attaquent aux protagonistes qui ne cessent de hurler du début à la fin.
Ce n’est pas mal écrit non, Thilliez a de l’imagination même un peu trop. Tout est excessif, longue mise en place, personnages trop méchants, trop de cris, tellement trop de trop que je n’ai pas cru un seul instant à cette histoire qui m’a même fait rire par moment.. Pourtant La Forêt des ombres n’a pas but de faire peur jusqu’à l’angoisse?
Enfin, je n’ai pas aimé. Peut-être que j’espérais autre chose car on m’avait souvent conseillé de lire cet auteur, qu’il avait un style, sous ses côtés angoissants, s’apparentant au maître King!!! Ô que non!!! Ce que je viens de lire n’est aucunement ressemblant, loin de là.
Source pour résumé et couverture : Source: Amazon.fr
Publié par Suzan à 17:17:17 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (6) | Permaliens
La Voix : Arnaldur Indridason
Editeur : Métailié 2007
Résumé du livre
Le père Noël a été assassiné juste avant le goûter d'enfants organisé par le directeur de l'hôtel de luxe pris d'assaut par les touristes, alors s'il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C'est mal connaître Erlendur. Le père Noël était portier et on tolérait qu'il occupe une petite chambre dans les sous-sols depuis 20 ans, mais la veille on lui avait signifié son renvoi. Et puis, sur son bel habit rouge pendait un préservatif usagé. Il n'avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Guli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Les interminables fêtes de fin d'année du pays du père Noël (11 jours) dépriment le commissaire qui s'installe dans une chambre d’hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. […] Le 45 tours enregistré par le jeune garçon, cette voix venue d'un autre monde ouvre la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs et à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils.
Mon avis
Erlendur, un enquêteur tout droit sorti de la froide Islande, est un sacré personnage dont je suis ravie d’avoir fait sa connaissance. C’est une première lecture pour moi d’une enquête menée rondement par ce policier austère, bourru, mais d’une droiture incomparable concernant son métier. Par contre notre héros a des souvenirs et petits secrets qui lui reviennent tout au long de cette drôle d’enquête parce que ce drame se joue dans une période festive, les fêtes de Noël, qu’il appréhende de plus en plus.
Un homme personnifiant le Père Noël dans un grand hôtel est retrouvé assassiné dans une position par «ordinaire» et pour bien mener ses recherches Erlendur s’installe pour un temps à cet hôtel. Puis tout au long de cette enquête les souvenirs remontent à la surface et notre policier vivra bien des péripéties.
Une histoire de meurtre, d’enquête, de mystères, de secrets qui se déroule tout au long du roman dans une atmosphère pas vraiment invitante car froide, noire parfois même lugubre.
Un bon polar comme je les aime avec une intrigue et un suspens accrocheurs bien écrit sans longueurs, avec maints rebondissements. De quoi passer un bon moment.
Source pour jaquette et résumé: amazon.ca
Publié par Suzan à 02:02:59 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (0) | Permaliens
Lu il y a quelque temps.
Seul le silence de Roger J. Ellory
Sonatine, 2008
Quatrième de couverture
Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. […] Des années plus tard, […] Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.
Plus encore qu’un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence marque une date dans l’histoire du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J.Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.
Mon avis
Avant tout, ne vous fiez aucunement au quatrième de couverture qui présente ce roman comme une histoire axée sur des meurtres d’un tueur en série mais cette histoire est beaucoup plus qu’un simple thriller, c’est un roman digne de figurer dans la liste des coups de cœur de plusieurs lecteurs/lectrices et en ce qui me concerne c’est déjà fait.
Oui les meurtres de fillettes par un tueur en série est la base de cette histoire mais sans pour autant n’être que ça car tout au long du roman nous parcourons une longue route au côté du héros principal Joseph.
Ce petit bonhomme n’a que douze ans lorsque qu’une première fillette est assassinée. Une compagne de classe, une amie et ce meurtre le marquera tout autant que la mort de son père quelques mois plus tôt. Puis un deuxième meurtre d’une autre petite âme de son village et Joseph voudra devenir un ange gardien afin de protéger à jamais les fillettes de sa région. Mais rien n’empêchera le meurtrier de sévir et notre héros en sera très affecté.
Au fil des ans, il tentera d’oublier et d’exorciser ce qu’il ressent en écrivant l’histoire de ces meurtres comme il croit qu’ils se sont produits ; comme pour trouver le coupable et aussi le pardon de ne pas avoir réussi à être un bon protecteur.
Un magnifique roman autant sur les regrets que sur les émotions d’un écrivain «vivant» et le réel et son propre imaginaire. Des mots écrits avec raffinement , un style inouï et fort par lequel j’ai été transportée aux côtés de Joseph tout au long de l’histoire , ressentant autant que lui, pleurant et riant aux mêmes endroits, surprise par les mêmes aventures, injustices et intolérances. Un roman riche, d’une rare efficacité dont je vais me souvenir longtemps.
Source pour couverture et résumé: amazon.ca
Publié par Suzan à 20:27:06 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (8) | Permaliens
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Merci pour vos mots