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Aubertin D'Avalon de Bernard Tirtiaux | 21 novembre 2009

Aubertin D’Avalon de Bernard Tirtiaux

J.C. Lattès, 2002

 

En cette fin du XIIe siècle, où s'invente un monde nouveau, comment Aubertin d'Avalon, bâtisseur de cathédrales et maître sculpteur, peut-il deviner que la mission que lui ont confiée les Templiers va le jeter sur les routes de l'Orient, faire de lui un pèlerin de la Flamme sainte, le transformer en incendiaire mystique? Voici, de Paris à Jérusalem, en passant par Chartres, le grand roman d'une initiation où la fureur des temps n'a d'égale que l'élévation spirituelle.
En quittant le chantier de Notre-Dame et les rêves de pierre blanche pour sculpter l'impossible statue de l'épouse défunte qui hante son atelier et ses jours, Aubertin entame le plus secret des voyages pour l'Ordre du Temple.
En marge de la croisade où bataillent ses fils, sa recherche le mènera du côté des carrières, des lieux de silence et d'une vallée de lépreux où il rencontrera la princesse di Morra; celle-ci transformera sa quête du Feu divin en chemin vers la lumière de la vie. À l'heure où se dénoue son destin, il apprend, ultime leçon, qu'en face des bûchers de l'histoire demeure, indéracinable, l'espérance.

 

Mon avis

On m’avait tellement vanté ce roman que mes attentes étaient grandes. Malheureusement, j’en ressors déçue. Et très honnêtement je ne sais pas comment vous commenter cette lecture tellement  je ressens un vide, un manque face l’histoire d’Aubertin d’Avalon!

Longueurs, invraisemblances et ces petits côtés spirituels m’ont agacée tout au long du roman. Dommage car le contexte historique se rapportant aux cathédrales, aux Templiers, aux tailleurs de pierres, aux croisades entre autre et qui doit normalement dominer dans ce genre de roman, perd de sa valeur au fil des pages.

Puis la quête d’Aubertin devant le mener à découvrir le feu sacrée servant à détruire une ancienne cathédrale a été la goutte qui a fait déborder le vase de mon intérêt face à cette lecture. Désolée, je n’ai plus rien à dire sauf ceci. Peut-être aurais-je dû en laisser la lecture avant la fin mais comme je suis entêtée et que j’aime bien terminer ce que je commence, j’ai résisté mais j’en ressors avec l’impression d’avoir perdu mon temps.

Source pour résumé et jaquette: Fnac

Publié par Suzan à 20:24:52 dans Historiques et Uchroniques | Commentaires (2) |

Le tombeau de Saqqarah de Pauline Gedge | 30 octobre 2009

Le tombeau de Saqqarah de Pauline Gedge

J’ai lu 1994

 

Quatrième de couverture : Une fresque historique qui est aussi un conte magique sur les dieux, les hommes et le secret de l'immortalité.
Le prince Kâemouaset, fils de Ramsès II, grand prêtre de Ptah, est un homme puissant, respecté dans toute l'Egypte pour ses connaissances médicales et ses pouvoirs de magicien. Erudit, passionné d'histoire, il s'intéresse aux monuments du passé et les restaure. Mais un rêve l'habite : trouver le Rouleau de Thot, un papyrus rédigé de la main même du dieu à tête d'ibis, patron des scribes et des magiciens, qui confère à celui qui le possède pouvoir sur la mort, pouvoir d'éternité et de résurrection. Inlassablement, il fouille les sépultures de la nécropole de Saqqarah, trouble le repos des momies jusqu'à ce qu'un jour, dans une tombe encore inviolée... Mais on ne cherche pas impunément à se hisser au rang des dieux. La vengeance de Thot sera terrible...

 

Mon avis

Comme le monde ne s’est pas fait en 10 jours, l’histoire de ce roman débute très lentement au point de me demander à quelques reprises si je ne devais pas laisser ce roman de côté. Des descriptions de l’ancienne Égypte y’en a c’est pas ça qui manque. Les coutumes, les traditions, les lois et règles, la vallée des Rois puis petit à petit l’histoire prend forme et tout tourne autour du fils de Ramsès II; Kâemouaset qui rêve de découvrir le rouleau du dieu Thot afin de connaître le secret de l'immortalité. S’enchaîne une suite de rebondissements passant du réel à l’irréel, de fouilles en fouilles, de déceptions en découvertes et bien sûr des moments plus doucereux comme l’attachement de Kâemouaset pour l’irrésistible Tbouboui.

D’un départ lent, la suite devient de plus en plus intéressante car la plume de Pauline Gedge est belle et étonnante. De faits historiques, de lieux et décors décrits précisément, elle passe vers un genre fantastique qui, donne un très bel amalgame et le résultat est excellent. Finalement, je ne regrette pas d’en avoir poursuivi la lecture même que je vais noter quelques autres titres de cette auteure.

 

 

 

Dans le cadre du Défi  L’Histoire à travers l’histoire proposé exclusivement aux membres du club/forum Entre les lignes  par Belle de nuit .

Source pour jaquette et quatrième: Edition J'ailu.

Publié par Suzan à 17:48:13 dans Historiques et Uchroniques | Commentaires (2) |

Déchirante: La Bataille de Forillon | 22 septembre 2009

Lu il y a un bout

La Bataille de Forillon : Lionel Bernier

Éditions Fides, 2001

 

 

Citation :

L’auteur, avocat, journaliste et professeur situe dans le cadre d’un roman, les événements douloureux survenus aux résidents de la pointe de Forillon, en Gaspésie. Le 22 juillet 1970, 225 familles gaspésiennes apprennent que le gouvernement provincial exproprie leurs terres pour en faire un parc national.

Suivent alors des pratiques incroyables d’expropriations et d’expulsions. Une fois que les citoyens sont chassés de leurs résidences, les maisons, les granges et les dépendances sont brûlées. C’est la consternation générale; la colère puis la révolte éclatent devant tant d’inhumanité. Commence alors une bataille judiciaire sans précédent. [...]

L’auteur écrit : «Tous les faits relatifs à l’expropriation sont historiquement vrais. La chronologie des événements respecte aussi, dans ses grandes lignes, la vérité historique. Certains personnages publics ayant été associés à divers épisodes de cette saga sont identifiés par leurs vrais noms. Ainsi en est-il, par exemple, du juge Guy Dorion, du protecteur du citoyen, Me Louis Marceau… Par respect pour les expropriés, particulièrement pour ceux qui vivent encore, les noms des personnages du roman ont été inventés, même ceux pour qui les tribunaux ont rendu des jugements». (p. 561) Laval Lavoie

 

 

Mon avis

 

Ouf quelle histoire triste et choquante à la fois. Un complot entre deux paliers de gouvernement pour un Parc!!! Quelle tristesse, quel malheur pour toues ces familles  à qui on a tout enlevé. La terre, la maison, la famille…la vie pour certains. Je rage encore  après avoir parcouru ce livre. Et quel livre! Non seulement c’est l’histoire racontée telle que vécue mais c’est aussi un exutoire pour l’auteur pour qui ce fût aussi une épreuve difficile.

Je suis native de la Gaspésie et j’aime la nature et tout ce qu’elle nous offre comme beautés. Je suis fière de mon coin de pays et aussi de ses parcs et rivières mais jamais, au grand jamais je serai en accord avec cette façon de faire pour «embellir» un paysage ou s’approprié le bien d’autrui.  Ici je m’arrête  car cette histoire pour mieux «la vivre», la «sentir» car il vous faut la lire aussi pour bien saisir l’ampleur de cette tragédie. Il vous faut faire connaissance avec ces gens qui ont tout perdus, avec la mère, le fils le vieux pêcheur ne serait-ce que pour leur rendre hommage.

 

 

Source : Revue d’Histoire Cap-aux-diamants

 

Publié par Suzan à 16:21:07 dans Historiques et Uchroniques | Commentaires (2) |

Captive | 18 septembre 2009

Lu il y a un bout

Captive de Margaret Atwood

Pocket 1999
 
Résumé du livre

Premier roman historique de l'auteur canadien, 'Captive' relate un fait divers des plus noirs qui a marqué l'actualité avec un procès retentissant en 1843. Grace Marks, l'héroïne âgée de 16 ans, arrive au Bas-Canada et se met au service de Thomas Kinnear et sa concubine Nancy Montgomery. L'homme est retrouvé assassiné et Grace est l'accusée idéale. Pourtant, elle ne sait pas si elle a commis ce crime. La vie de la jeune fille bascule : ayant échappé à la peine capitale, Grace est ensuite placée en asile psychiatrique. Prise en charge par Simon Jordan, médecin américain passionné par la perte de mémoire, elle se confie et se prête à diverses séances. Jusqu'aux dernières pages, le lecteur est happé par le suspens et en vient à se demander si l'héroïne est coupable ou non.



Mon avis
Dès le début, je suis entrée dans cette histoire sans hésitation. Un fait réel relatant l’horrible double meurtre commis supposément par une jeune fille de 16 ans Grace Marks et son complice James McDermott. Mais est-elle vraiment coupable? A-t’elle commis ces crimes sous un état de folie? A-t’elle été obligée et forcée par McDermott à tuer ?
C’est une histoire complexe mais Margaret Atwood nous la dépeint d’une main de maître. C’est inouï comment l’écriture de cette auteure nous amène à ne vouloir jamais quitter l’intrigue. Elle a un talent fou. Elle nous décrit les mœurs et l’époque difficile du Canada au début du 19° siècle. Elle nous raconte les mauvais traitements subis par  les prisonniers, la façon incroyable dont on traitait les malades mentaux dans les asiles , tout ça détaillé avec justesse et avec respect des faits historiques. Par contre il y a quelques longueurs mais on les oublie facilement car plus des deux tiers de ce roman nous tient en haleine.  Bref, un très bon bouquin et pour la plume d'Atwood et pour connaître un autre côté de l’histoire canadienne.

 

Source: amazon.ca

Publié par Suzan à 06:45:10 dans Historiques et Uchroniques | Commentaires (2) |

La Cathédrale de la mer | 14 septembre 2009

Lu il y a un bout

La Cathédrale de la mer de Ildelfonso Falcones

Robert laffont, 2008

 

Présentation de l'éditeur

Fresque historique d une qualité rare, La Cathédrale de la mer, véritable phénomène éditorial, est enfin publié en France.

Au coeur de la Barcelone médiévale, de la Grande Peste à l’Inquisition, Arnau, jeune paysan, endure les pires tourments et humiliations pour devenir un homme libre. Son destin hors du commun en fera le héros de tout un peuple...

Au XIVe siècle, au rythme de la construction de l’église Santa María del Mar chef-d’oe uvre du gothique catalan édifié « pour le peuple et par le peuple » en un temps record (cinquante-sept ans) , le lecteur suit pas à pas le parcours semé d’embûches d'Arnau Estanyol pour conquérir sa liberté. […]

Par-delà l’intrigue menée de main de maître par Ildefonso Falcones, La Cathédrale de la mer est aussi un chant d’amour à une ville et à ses habitants, ainsi qu’un hymne à la fraternité.

 

 

 

Mon avis

Au travers l’histoire il était cher payé le prix de la liberté. Que les acteurs étaient soit du Moyen âge durant l’Inquisition ou la Révolution française ou encore en plein cœur d’une cité espagnole, des êtres humains ont travaillé à la sueur de leur front afin d’obtenir cette liberté tant convoitée. Et dans La Cathédrale de la mer c’est ce qui nous est raconté. Comme son père avant lui, Arnau poursuivra la même bataille au travers peste, combat, batailles, punitions, morts et misère et endurera bien des déboires afin de réussir. Il sera tantôt esclave, tantôt «docker» tantôt porteur de pierre, bref il pratiquera tous les métiers pour enfin se sortir des chaînes d'un seigneur quelconque.

Un excellent bouquin, narrant l’époque de la grande peste mais aussi la construction de l'église Santa Maria del Mar. Par ses porteurs de pierres nous parcourons l’histoire de Barcelonne, la vie des hommes et des femmes de cette époque médiévale. Une belle plume, l'histoire et les personnages sont crédibles sous le style fluide de l’auteur qui a rendu cette fresque passionnante par moment mais il y a malheureusement quelques longueurs qui agacent. J’ai bien aimé, je l’avoue mais pas au point de qualifier ce roman de grande oeuvre. 

 

Source pour jaquette et résumé: amazon.fr

Publié par Suzan à 18:32:18 dans Historiques et Uchroniques | Commentaires (4) |

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