Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

James Joyce, l'Irlande, le Québec et les mots: | 23 octobre 2009

Lu il y a un bout

James Joyce, l'Irlande, le Québec et les mots: Victor Lévy-Beaulieu
Éditions Trois-Pistoles, 2006


Résumé
C'est un ouvrage colossal, fruit de 30 ans de travail, que lance l'auteur Victor-Lévy Beaulieu. Au fil de ses 1100 pages, James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots explore les ressemblances et les dissemblances entre les deux territoires. Héritage catholique, familles nombreuses, conquête britannique...
Malgré leur différence linguistique, le Québec et l'Irlande ont beaucoup plus en commun qu'il n'y paraît.

Depuis 1973, VLB interroge les deux histoires, les deux littératures, les deux patrimoines. Il a notamment trouvé un René Lévesque et un Louis-Joseph Papineau irlandais, dit-il. Préfacé par l'auteure torontoise Margaret Atwood, l'ouvrage rend aussi hommage à l'Irlandais James Joyce (1882-1941), considéré par Victor-Lévy Beaulieu comme «le plus grand écrivain du 20e siècle».

Mon avis
Ouf!!! D’entrée de jeu je vous dis très franchement que je ressors de cet énorme pavé déçue. Non que son contenu soit inintéressant ou qu’il soit mal écrit au contraire mais je crois qu’il n’était pas fait pour moi. Ou peut-être que j’aurais dû attendre d’avoir lu James Joyce pour mieux apprécié l’oeuvre de Lévy-Beaulieu car, oui je l’avoue, je n’ai jamais plongé le nez dans un livre de Joyce.
Pourtant ce n’est pas un secret d’alcôve, j’aime les mots mais malgré que l’auteur en soit un passionné également, qu’il soit en admiration pour l’écriture et les mots de James Joyce, sur des centaines de pages, je me suis ennuyée totalement. Malgré l’emploi de superbes citations, d’hilarants et magnifiques québécismes puis de la langue française si chère à mon cœur, certaines envolées lyriques de VLB m’ont fait perdre le fil bien souvent.
Pourtant je sais cette habitude chez l’auteur, j’ai l’ai lu plus d’une fois mais dans ce bouquin, je m’attendais à autre chose, à du nouveau.
Non, dès les premières pages tout tourne autour de sa famille et de son enfance à Saint-Jean-de-Dieu, sur les us et coutumes des habitants de ce petit village le tout agrémenté de quelques envolées personnelles, parfois même inutiles de VLB. Heureusement on a droit à quelques faits historiques et de fil en aiguille on en apprend un peu plus sur L’Irlande et le Québec.

En fait, cet essai est aussi un bouquin où l'on retrouve des comparaisons et ressemblances entre ces deux pays qui ont subit la conquête des anglais, deux sociétés semblables.
Puis arrive enfin notre personnage. Celui sur qui le livre a été écrit. Tout un personnage. Érudit , complexe, détestable et parfois incompréhensible pour qui n’en a jamais entendu parler. Et d’après VLB, un génie de cœur, de langue et de mot. J’admets que cette partie du bouquin m’a plus intéressée car la plume de Lévy-Beaulieu, malgré tout, est subtile, intelligente et parfois très belle. Il a un talent fou c’est vrai et pour ce livre, il a fait un travail de titan. (La bibliographie à la fin est un livre à elle seule). Enfin, je ne déconseille aucunement cette lecture mais pour les connaisseurs de l’Irlande, de James Joyce, ce sera sûrement un très beau moment de lecture mais en ce qui me concerne, je vais corriger mon erreur et vais lire les mots de James Joyce alors peut-être que mon opinion face à cet essai diffèrera.


Source: Éditions Trois-Pistoles

Publié par Suzan à 17:31:27 dans Essais | Commentaires (4) |

1|