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Gilles Courtemanche | 03 septembre 2009

Citation:
Gil Courtemanche est journaliste depuis 1962. Jusqu’en 1977, il a collaboré à différentes émissions radio et télé de Radio-Canada telles que Le 60, Métro Magazine et Présent national.
De 1978 à 1980, pour Radio-Canada toujours, il a conçu et animé l’émission L’Événement et a aussi été animateur et scripteur de l’émission Enjeux, tout en étant éditorialiste à la sation CBOT
à Ottawa (réseau anglais). En 1978, il a animé et scénarisé le premier magazine d’affaires publiques de Télé-Québec, Contact.
De 1980 à 1986, Gil Courtemanche a été animateur, analyste et correspondant pour les émissions Télémag, Première Page, Le Point, à Radio-Canada.Il a aussi été journaliste pour La Presse et a participé à la conception et à la fondation du quotidien Le Jour.
Depuis 1986 et encore à ce jour, il collabore à diverses publications, notamment Alternatives et Le Libraire, en plus de tenir une chronique dans le quotidien Le Devoir. [...]

Commentateur pour diverses émissions d’affaires publiques, animateur durant un an de la série The Editors sur PBS, collaborateur régulier au magazine L’actualité (il y a signé divers grands reportages, dont un numéro spécial sur l’Algérie, en 1998), Gil Courtemanche a remporté en 1998 le National Magazine Award for Political Reporting.


Bibliographie

Chroniques internationales, chroniques, 1991
Nouvelles Douces Colères, essai, 1999
La Seconde Révolution tranquille - Démocratiser la démocratie essai, 2003
Un dimanche à la piscine à Kigali, roman, 2000
Une Belle mort
Québec, album, 1998
Douces Colères, journal, 1989
Trente artistes dans un train, livre d’art, 1989

Source et biographie plus complète ici:
http://www.editionsboreal.qc.ca/fr-bio.php?idContributor=274

Publié par Suzan à 15:08:54 dans Portraits d'auteur(e)s | Commentaires (0) |

Ah belle Céline | 02 septembre 2009

Lus il y a un bout

 

Les Cahiers de Céline: Michel Tremblay

Trilogie. Edition: Actes Sud
Le cahier noir -  2003
Le cahier Rouge-  2004
Le cahier Bleu - 2006

 


Présentation de l'éditeur (Le noir)

Au cœur du quartier latin de Montréal, Céline Poulin sert de nuit des hamburger platters et des spaghettis à la faune des étudiants paumés, des travestis, des putes et des folles de la Main, ce boulevard Saint-Laurent mal famé. En aidant une étudiante à passer une audition, elle met en marche une bombe à retardement. A fréquenter les aventuriers du théâtre des Saltimbanques, où un jeune metteur en scène prometteur monte Les Troyennes d'Euripide, Céline Moulin voit s'ouvrir devant elle un monde de faux-semblants et d'espoirs déçus, proche de l'incurie de sa mère alcoolique et tyrannique. Lorsque le metteur en scène veut lui confier le rôle de la suivante d'Hécube, le sort en est jeté. Entre le théâtre d'Euripide et celui de la Main de Montréal qui se prépare pour l'Exposition universelle de 1967, le souffle balzacien de Michel Tremblay donne la parole à des personnages plus grands que nature, pour qui la vie est une comédie qui cache une tragédie cruelle et impitoyable.

 

Le cahier noir (tome 1 ) des cahiers de Céline. Aah sirop quel petit bijou de livre.
Quel magnifique voyage que je viens de faire dans ce monde de Tremblay qui, comme toujours, sait nous enchanter, nous ravir par son talent de conteur. Dans Le cahier noir, il entre dans la peau de Céline Poulin et par elle nous fait vivre la différence , les relations familiales houleuses, les émotions d’un simple quotidien. Je me tais car je vous reviendrai avec mon avis final. Entre-temps, je vais me diriger vers Le cahier rouge afin de prendre place aux côtés des personnages et poursuivre ma route dans le magnifique univers de Tremblay.

 

 


Présentation de l'éditeur ( Le rouge )

À l'été de 1967, Montréal brille de tous ses feux pour accueillir l'Exposition universelle. Le général de Gaulle, se voulant le sauveur des cousins du Nouveau Monde, vient soudain mettre le feu aux poudres en prononçant son historique, " Vive le Québec libre ! " Voilà sur quel fond de scène Michel Tremblay, dans ce second volet des Cahiers de Céline, brosse à traits vifs et pétillants, emportés par un air de carnaval, une chronique du red-light de Montréal, la Main devenue le boulevard des Mille et une nuits et des Mille et un plaisirs, des plus interdits aux plus inavouables. La galerie de personnages qui vivent dans les coulisses sulfureuses du Boudoir, maison close pour hommes avertis, nous montre l'envers du décor : derrière la métropole grimée pour la fête, des destins ébréchés, des lignes de vie brisées et rapiécées parmi quelques instants de paradis volés à l'enfer des désirs.

 

Comme je vais revenir avec mon avis final, je ne vais que vous glisser un petit mot sur le volume deux : Le cahier rouge.
Une fois encore, j’ai été enchantée par la qualité d’écriture de Michel Tremblay. 1967, exposition universelle de Montréal, cet évènement tient lieu de toile de fond à cette suite. On retrouve Céline travaillant maintenant au Boudoir. Un endroit où elle apprend vraiment que, malgré sa marginalité, elle peut être aimée pour ce qu’elle est. On y vit autant que les personnages dans ce Boudoir. Les hauts et les bas de la Main, les émotions belles, magnifiques et aussi à fleur de peau des tous ces gens qui ne désirent qu’être acceptés et heureux.
Un livre tendre, drôle, triste, dans lequel tous les côtés des émotions apparaissent. Un bouquin saveur pure et chaleureuse dont seul Tremblay connaît la recette mais que l’on goûte avec plaisir.
Je m'empresse donc d'aller poursuivre ce superbe voyage et je reviendrai vous raconter...

 

 


Présentation de l'éditeur ( Le bleu )

Pendant qu'à Paris les événements de mai 1968 tournent au drame et qu'à Montréal se mettent en branle les préparatifs de l'Osstidcho qui va révolutionner la musique rock au Québec, Céline Poulin entre dans une passion amoureuse qui va incendier sa destinée et la conduire à se confier à un nouveau cahier, plus consciente désormais des morsures fulgurantes de la vie et de l'écriture qu'elles inspirent. Si elle peut aimer, comment pourrait-on l'aimer, elle, la naine du restaurant Sélect ? Au sommet de son art, Michel Tremblay accueille Céline clans la galerie des grandes voix de son univers : elle partage désormais la scène avec Nana, Albertine et Marie-Lou.

 

 


Mon avis final

Et voici la fin des cahiers de Céline : le cahier bleu. Le meilleur des trois en ce qui me concerne. Malgré que les deux premiers n’étaient pas «piqués des vers», celui-ci est plus achevé, plus proche des vrais sentiments. Céline livre encore plus de son moi profond, de ses craintes, de ses envies, et ce d’une plume plus mature comme si l’auteur lui-même nous ouvrait son intérieur. Et l’on retrouve la Main, la rue Sainte-Catherine, les anciens clients du Sélect. On est témoin de la transfiguration de Montréal pendant l’Expo 67 bref, on est en plein dans l’univers de Céline…. Un superbe livre qui termine une trilogie à lire, à découvrir et qui restera là bien ancrée dans votre souvenir d’un excellent moment de lecture. Un pur bonheur que ces trois livres je vous l'affirme.

Source pour les jaquettes: Les éditions Actes Sud

Montage pour jaquette : Sue2008

Publié par Suzan à 14:12:59 dans Autres lectures | Commentaires (1) |

Si vous le désirez.... | 02 septembre 2009

Cliquez ici: Entre les lignes ...   et venez vous joindre à nous dans ce petit coin où on se jase lectures.

Publié par Suzan à 03:06:54 dans Balades ici et là | Commentaires (2) |

Ô Nico | 01 septembre 2009

Il y a un bout j'avais déposé cet écrit «ailleurs» et certains/certaines le connaissent déjà. Pas grave. Alors pour ceux et celles qui ne l'ont jamais lu, si ça vous intéresse voici:

Ô Nico

Il était une fois, à peine quelques mois
On m'a dit à l'oreille comme ça tout bas
D'essayer d'écraser, c'qui m'fait boucaner
Parc'que ma santé s'envole en fumée
J'ai dit : «Parfait mais j'fini mon paquet
Et juste après, j'arrête pour de vrai»
 
J'ai bien débuté, j'ai tenu une journée
Puis une grosse soirée sans trop y penser
Quelques jours plus tard j'suis dev'nue toute bizarre
J'ai connu le cafard et la bouffe au hasard
J'me suis dit : «Les nerfs baby, tiens-toé pas au frigidaire,
Endure pas l'enfer, sors, va prendre l'air.»
 
J'me suis mise au jogging, au tennis, à piscine
Fallait ben qu'j'assassine mon besoin d'nicotine
J'ai même essayé les bonbons à la menthe
Les bâtons de céleri, les plasteurs sur le ventre
J'ai capoté, j'avais des marques su'l'nombril
Y'a pas à dire, c'était pas facile en maudit
 
J'ai connu thérapie, psycho et analyse
Y'avait rien à faire, j'étais en état de crise
Nico me manquait et pas à peu près
L'envie me prenait de la voir en secret
Alors j'me suis dit : «Pourquoi pas après tout,
L'amour, y faut que ça se vive jusqu'au bout
 
Ô Nico, Nicotine, si belle, si brune, si fine...
 
J'ai donc pris rendez-vous au dépanneur du coin
J'étais sur les g'noux tellement j'étais en besoin
Là sur une tablette vêtue toute de carton
Mad'moiselle Cigarette qui m'narguait de mille façons
J'ai tout oublié de mon cruel sevrage
Et me suis procuré des «cartounnes» de fumage
 
Il était une fois, à peine quelques mois
J'ai essayé de faire c'qu'on m'avait dit tout bas
De cesser  de fumer, qu'c'était «tough» pour ma santé
Car il paraît que ça raccourcit mes années
Bon d'accord, j'ai essayé mais pas réussi
Pis j'vais peut-être me rendre plus tôt au paradis
 
J'dis pas que j'réessayerai pas mais juste pour moi
Pas pour ces défenseurs de l'infini qui croient avoir tout compris
Pour l'instant j'vais tousser encore
Je m'en excuse même si j'ai tort
Mais ma nicotine j'l'adore 

Ô Nico, Nicotine, si belle, si brune, si fine...

© Sue1994

 

Source pour Image:imagegoole.com

Publié par Suzan à 17:03:40 dans Balades entre mes lignes | Commentaires (4) |

J'irai cracher sur vos tombes | 01 septembre 2009

Lu il y a très longtemps. Notez que la jaquette et le résumé ne sont pas de l'édition que j'ai lue car celle-ci est introuvable maintenant.

 

J'irai cracher sur vos tombes: Boris Vian

Sous pseudonyme de Vernon Sullivan

Editeur : LGF - Livre de Poche, 1997

 

Résumé

Lee Anderson, vingt-six ans, a quitté sa ville natale pour échouer à Buckton où il devient gérant de librairie. Il sympathise dans un bar avec quelques jeunes du coin. Grand, bien bâti, payant volontiers à boire, Lee, qui sait aussi chanter le blues en s'accompagnant à la guitare, réussit à séduire la plupart des adolescentes. Un jour il rencontre Dexter, le rejeton d'une riche famille qui l'invite à une soirée et lui présente les soeurs Asquith, Jean et Lou (17 et 15 ans), deux jeunes bourgeoises avec "une ligne à réveiller un membre du Congrès". Lee décide de les faire boire pour mieux les séduire... et poursuivre son sinistre dessein.

 

Mon avis

Lee Anderson ou l’art de se mettre dans le pétrin par vengeance.  Je m’explique Lee né de parents noirs mais ayant la peau plus blanche avait un jeune frère qui fut pendu parce qu’il était amoureux d’une blanche. Décidé de venger la mort de son frère, il se rend dans cette ville où il fut pendu et s’intègre petit à petit dans une bande de voyous et devient une des terreur du coin. Mal lui en prit car….

Le seul roman que j’ai lu à ce jour de Vian et ouf, laissez-moi vous dire que cette histoire n’est pas pour les âmes sensibles. Dure, violente, crue, vulgaire par moment; dans le fond, exactement comme pour mieux décrire le propos de son histoire : un racisme froid, cruel et incontrôlable du Sud américain. Ce roman est extrêmement dérangeant, il provoque mais sait aussi nous faire réfléchir sur le mal, l'intolerance, et sur jusqu'où peut-on aller par vengeange.

Une écriture intense et froide à la fois qui, malgré le sujet très sombre est d'un réalisme désarmant face à toutes ces brutalités néees du racisme bête et inhumain. Diffiicile lecture mais aussi difficile à lâcher parce que malgré que cette histoire nous bouleverse, elle nous attire comme un aimant au point qu'on veut savoir jusqu'à la toute fin. Impitoyable, intriguant et dur récit mais à lire.

 

Source pour résumé et jaquette: amazon.fr

Publié par Suzan à 16:50:35 dans Classiques | Commentaires (4) |

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