S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
Un petit écrit d'il y a longtemps....
La Rumeur
Elle a ses rues, ses haltes et ses ponts
Et des théâtres où l’on joue sans façon
Toutes les scènes qu’elle apporte aux oreilles
De ceux qui se mêlent, de ceux qui s’emmêlent
Elle a ses carrefours et ses grands boul’vards
Ses sombres coins qui vous foutent le cafard
C’est là qu’elle réserve à ceux qui s’y hasardent
Les paroles les plus bêtes, toutes celles qui font mal
La rumeur a ses plaisirs, ses déchirures
À double effet sous les parjures
Elle a ses phrases, ses couplets et ses mots
Qui n’ont rien à dire mais qui en disent trop
Elle est sans remord comme une mercenaire
Et ses vilaines habitudes de toutes les manières
Elle frappe, elle blesse, elle tue
Puis s’éloigne, revient et ne se tait plus
Et vous qui lui servez d’artères
Vous les grandes gueules que trop familières
Ouvrez vote cœur, éloignez la malsaine
Car dame rumeur ne s’en donne jamais la peine
Elle a ses plaies et ses blessures
À double effet, je vous le jure
N’entendez plus ses paroles et ses mots
Elle n’a rien à dire même si elle en dit trop.
© Sue1997
Source pour image: uqam.ca
Publié par Suzan à 16:14:29 dans Balades entre mes lignes | Commentaires (0) | Permaliens
Lu il y a un bout
L'Immeuble Yacoubian de Alaa El Aswany
Actes Sud, 2006.
Quatrième de couverture
[...] Très vite, poussé par la rumeur, le livre s'est répandu dans le monde arabe, a été traduit en anglais, et le voici aujourd'hui en français. L'auteur est un vrai Egyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz. Il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège. Il ne juge pas, mais préfère nous montrer les espoirs puis la révolte de Taha, le jeune islamiste qui rêvait de devenir policier ; l'amertume et le mal de vivre de Hatem, homosexuel dans une société qui lui permet de jouir mais lui interdit le respect de l'amour ; il nous fait partager la nostalgie d'un passé révolu du vieil aristocrate Zaki ; l'affairisme louche mêlé de bigoterie et de lubricité d'Azzam ; la dérive de la belle et pauvre Boussaïna, tout cela à l'ombre inquiétante du Grand Homme, de ses polices et de ses sbires de haut vol comme l'apparatchik El-Fawli, et à celle non moins inquiétante d'un islam de combat, qui semble être la seule issue pour une jeunesse à qui l'on n'a laissé aucun autre espoir. [...]
Mon avis
C’est mon baptême d’un roman de Alaa El Aswany et quelle belle rencontre que je viens de vivre. Un roman débordant d’un réalisme frappant. Alaa El Aswany nous raconte l’histoire de quelques habitants d’un immeuble en plein cœur du Caire et croyez-moi, j’ai fait une très belle visite au travers une culture totalement inconnue pour moi.
Des personnages succulents tels que l’aristocrate Zaki, l’insatiable Azzam , l’ambitieux Taha ou encore le malheureux Hatem, pour ne nommer que ceux là, partageant tous ce même immeuble et ayant chacun leurs petits secrets, leurs petites misères mais le même rêve : celui de réussir et d’être heureux dans une Égypte rigoureuse religieusement, où la politique est corrompue et où la démocratie n’a bien souvent que le nom. Un excellent roman bien écrit, bien ficelé dans lequel les sentiments humains ont une place très importante autant avec ses bons et ses mauvais côtés. Une histoire soigneusement présentée par un auteur dont le respect et l’amour de ses personnages sont omniprésents.
Enfin je cesse ici mon commentaire car L’Immeuble Yacoubian est un de ces romans qu’il est difficile de commenter tant il est riche de tout et je n’ai qu’une seule envie : celle de vous conseiller de le lire très bientôt ainsi vous comprendrez mieux où je veux en venir.
Source pour résumé et couverture : amazon.ca
Publié par Suzan à 17:46:39 dans Autres lectures | Commentaires (2) | Permaliens
Toile: Nita Léger Casey
Source: http://www.gingerbreadartgallery.com/
Citation tirée de L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
Montage: © Sue2009
Publié par Suzan à 15:22:27 dans Balades en mots et images | Commentaires (2) | Permaliens
La Route : Cormac McCarthy
Éditions de l’Olivier, 2008, 244p.
Présentation de l'éditeur
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême. Prix Pulitzer 2007, La Route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis.
Mon avis
Bizarre ce que j’ai ressenti après avoir fermé la dernière page de ce roman. Étrange et même incompréhensible car encore maintenant je ne comprends pas la raison d’un tel affolement littéraire au point que ce livre soit un prix Pullitzer!!! Ai-je perdu le tour de lire, est-ce que je devrais, après maintes années, trouver une autre passion que la lecture? C’est fou mais mes réactions ne sont pas envers le livre mais envers moi-même bizarre non! Pourtant ce devrait être le contraire sirop de sirop car d’ordinaire je devrais vous livrer plus mes émotions livresques que mes interrogations personnelles!
Peut-être est-ce dû à ce vide que contient ce livre. Un vide omniprésent à chaque page et qui se retrouve autant dans les personnages que dans la structure du roman. Froid, thème apocalyptique récurrent, invraisemblances, rythme lent, ennuyant à l’extrême, écriture, quoiqu'on me disait belle, m'a agacée par le manque de ponctuations, phrases sans verbes et répétitives. Bref, je suis très déçue . Peut-être que j’en attendais trop après avoir lu quelques excellents commentaires mais chose certaine, je ne me ferai plus prendre par l’attrait d’un prix Pullitzer.
Source pour résumé et couverture: amazon.ca
Publié par Suzan à 15:52:15 dans Science-Fiction et Horreur | Commentaires (10) | Permaliens
Lu il y a un bout
Quand la voile faseille de Noël Audet
Bibliothèque Québécoise, 2002
Récit truculent de la vie dans un village de Gaspésie, vue à travers les yeux d'un jeune garçon.
Mon avis
Noël Audet nous livre par la narration d’un jeune garçon, une histoire belle et dure, entre la mer et la terre, des gens d’un petit village gaspésien où chacun puise sa volonté de vivre là et où il peut. Ce jeune narrateur nous raconte, en parallèle avec le parcours de son oncle Arsène, la vie difficile de ces paroissiens qui, sous l’ère Duplessis, ne devaient obéissance qu’à l’autorité ecclésiastique. Ces gens ne vivaient que de récolte et de produits de la mer et la nature n’était pas toujours compréhensive et généreuse. Alors la petite misère était omniprésente. Mais ces conditions difficiles étaient monnaie courante en Gaspésie et bien que ce n’était pas toujours facile, l’auteur nous présente ce superbe roman sans larmoiements ni pitié bien au contraire. L’humour particulier et succulent d’Audet prend aussi beaucoup de place pour nous raconter les frasques amoureuses et les colères d’Arsène qui aimait bien s’en prendre verbalement aux notables du village, la «compétition» entre Laurette et Graziella pour qui gagnerait le cœur de notre héros. Et les autres, les amis, les frères, pères, mères tous ces superbes personnages si bien présentés.
J’aime l’écriture de cet auteur-conteur. Une plume souple, drôle, poétique mais surtout d’une richesse incroyable. Un plaisir inoubliable que les mots de Noël Audet.
Source pour jaquette : Lelibraire.com
Publié par Suzan à 22:11:29 dans Autres lectures | Commentaires (0) | Permaliens
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