S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
J'ai terminé le livre Antéchristus tome 1 de la série A.N.G.E. mais comme c'est une série de 6 volumes (le tome 6 sortira le 31 octobre prochain) je préfère lire la série et dès que celle-ci sera terminée, je vous ferai part de mes avis en un seul billet. Merci.
En attendant voici mon avis d'un excellent roman lu il y a un bout:
La nuit des enfants rois : Bernard Lenteric
Livre de poche 1982
Résumé
Fozzy est un ordinateur ultra-perfectionné qui peut dialoguer avec Jimbo, son maître et ami, et imiter la voix de Dustin Hoffman dans Macadam Cow-Boy, pour s'amuser ! Il n'obéit qu'à Jimbo et compatit à ses problèmes amoureux. Cet ordinateur a été conçu pour l'opération Chasseur de Génies: il enregistre le quota intellectuel de milliers d'enfants américains et doit ainsi découvrir des génies en herbe âgés de cinq ans. Fozzy trouve en effet sept enfants-génies mais qui acquièrent très vite un pouvoir illimité de destruction. Avec leur intelligence, ils volent, ils accumulent les crimes parfaits. car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Roman policier, roman d'amour et de science-fiction, La Nuit des Enfants Rois est un chef-d’œuvre de suspense et d'humour.
Source pour jaquette et résumé: http://www.livrenpoche.com
Mon avis
Petite confidence : j’ai beaucoup aimé. Et ce bien que ce soit un peu vieillot, ce livre se lit tout d’une traite car on ne peut s’y détacher tellement l’intrigue nous captive. L’histoire est parfaitement maîtrisée par l’auteur et nous emmène sur les chemins de l’angoisse, de la réalité et de la fiction. C’est un roman fascinant dans lequel on retrouve des personnages manipulateurs, bizarres, violents mais surtout très inquiétants lorsque l’on sait que ce sont des enfants….nos enfants…..
Je dirais un livre-réflexion, peut-être même prophétique car la froide technologie inventée par quelques petits génies, on est en plein dedans aujourd’hui en espérant cependant que le pouvoir illimité de destruction ne soit jamais possible. Brrr terrifiant quand on y pense mais un livre à lire et découvrir.
Publié par Suzan à 21:51:10 dans Science-Fiction et Horreur | Commentaires (0) | Permaliens
Effi Briest de Theodor Fontane
L'imaginaire Gallimard, 2007
Quatrième de couverture
Effi Briest, jeune femme adultère, brisée par une société d'hommes, est la victime d'un monde soumis aux lois des conventions morales. Dans la Prusse dévergondée par l'argent, le destin de cette femme n'est que résignation et mélancolie. Ce roman, considéré comme le chef d'oeuvre de Fontane, est aussi l'un des chefs-d'oeuvre de l'école réaliste allemande.
Mon avis
À la fin du XIXème siècle et ce, peu importe l’endroit où l’on habitait, les convictions de la bourgeoisie étaient partout les mêmes. Les jeunes filles de belles familles étaient inévitablement promises aux hommes déjà bien établis avec biens et fortunes assurément et ce peu importe l’âge des prétendants. Puis, majoritairement les jeunes dames s’y soumettaient sans oppositions parce que c’était ainsi un point c’est tout. Et dans cette belle histoire Effi, jeune fille de 17 ans, voit son destin être unit à Innstetten, un homme plus âgé qu’elle, de belle apparence, très aimable et surtout de bonne famille. Une histoire comme bien d’autres je me suis dit craignant un roman style feuilleton romanesque à l’extrême mais au fil des pages, cette lecture m’a fait passer de l’ordinaire, à la surprise en passant par l’étonnement et même de très belles émotions.
Au tout début, il me faut vous dire que l’écriture de l’auteur étonne par un style désinvolte, voire même ordinaire décrivant les premiers personnages et implantant tranquillement l’histoire comme ce doit être, ni plus, ni moins. Puis petit à petit, un vent de changement opère et dès le deuxième chapitre mon intérêt s’est accentué au point que je devais me faire violence pour laisser de côté cette histoire et vaguer à mes occupations.
Car elle est belle cette histoire et le destin d’Effi est touchant plus que je ne l’aurais cru. Ce n’est pas genre histoire d’amour à l’intrigue archi connu, ce n’est pas un roman dans lequel on retrouve «le bon, la brute et le truand», il n’y a pas de cruauté ni horreur malgré certains personnages sortant de l’ordinaire. Effi belle enfant devenue femme, Innstetten l’époux, militaire, riche, autoritaire mais d’une douceur surprenante et Crampas, l’ami d’Innstetten qui trahira cette amitié en devenant l’amant d’Effi et Annie fruit d’un mariage obligé puis Alonzo et même le fidèle Rollo…
Effi Briest est une sacrée belle rencontre croyez-moi. Ici je ne veux pas trop vous décrire car tout le charme de ce roman il vous faut le découvrir, le lire, l’imaginer à votre tour. Des décors magnifiques, une maison aux murs renfermant un angoissant locataire, des personnages attachants même trop j’avoue car la trame de ce très beau livre m’a questionnée, fait réfléchir et j’ai eu bien des émotions en le parcourant passant de l’étonnement, la colère et la tristesse.
Merci à Romanza pour cette belle découverte et ces beaux moments qu’elle m’a permis de vivre aux côtés d’un personnage au cœur beaucoup trop grand. Bon, suffit, je m’arrête maintenant et vous laisse prendre note à votre tour car ce roman est un très beau coup de cœur.
Source pour jaquette et résumé: Éditions Gallimard
Publié par Suzan à 22:30:47 dans Classiques | Commentaires (8) | Permaliens
En attendant mon avis sur Effi Briest:
Lu depuis un bout
La folle de Warshaw: Danielle Phaneuf
Éditions Marchand de feuilles 2004, 193 p.
C'est l'histoire d'une acheteuse compulsive qui accoure, soldes après soldes, dans son magasin préféré: Warshaw. Dans celui-ci, notre héroïne peut trouver, à des prix très modiques, toutes sortes de babioles mais aussi de tout, tout, même de ne jamais être seule. Car notre acheteuse souffre autant d’angoisse, de solitude que de mal d’amour. Cette dame, que notre auteure appelle la folle de Warshaw, est tout autant malheureuse que compulsive. Elle ne magasine pas que des objets mais aussi l’autre, celui qui l’aimera, qui lui donnera un sens à la vie, à sa vie. Mais elle fera face à bien des désillusions.
On apprend sur la surconsommation mais on apprend surtout sur le mal profond dont souffrent ceux et celles qui subissent la solitude, jour après jour, et qui magasinent, et qui achètent....
J'ai dévoré ce livre en quelques heures. Aussi drôle que tragique, ce petit bouquin m'a plu jusqu'à la dernière page. Et la fin... Chut….je me tais. À vous de découvrir des mots simples, touchants d’une auteure qui raconte très bien.
Source pour jaquette : Éditions Marchand de feuilles
Publié par Suzan à 17:38:56 dans Autres lectures | Commentaires (2) | Permaliens
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
Tiré de: Promenades et Intérieurs de François Coppée (1842-1908)
Source pour image: fondecrandunet.com
Publié par Suzan à 15:35:54 dans Balades en mots et images | Commentaires (10) | Permaliens
Lu il y a un bout....ìnoubliable
La détresse et l'enchantement: Gabrielle Roy
Boréal compact 1996
Présentation de l'éditeur
Le récit de sa vie est peut-être le plus beau qu’ait jamais écrit Gabrielle Roy (1909-1983). Vibrant, lumineux et émouvant. Il porte l’empreinte de cette grande écrivaine à la personnalité forte, attachante, sensible, pleine de charme et de vitalité. L’auteure de Bonheur d’occasion y retrace ce qu’on pourrait appeler ses années de formation : sa jeunesse dans la petite communauté francophone de Saint-Boniface au Manitoba, son métier d’institutrice, ses longs séjours en Europe, puis son établissement à Montréal.
On tombe sous le charme de ces scènes que l’on croirait arrachées à la vie, tellement Gabrielle Roy excelle à faire revivre le passé comme si elle y était encore, à extraire de chaque instant ce qui le rend unique. Sous sa plume, qui épouse de si près ses émotions, brille son “don du regard”, cette faculté aiguë de discerner les merveilles et les blessures du monde, son amour des gens simples et de la vie.....
Mon avis
Quel magnifique récit de Gabrielle Roy. Cette auteure avait le don incroyable de nous emporter tout au long de ses pages. Ce livre est en quelque sorte son autobiographie. C'est son enfance au Manitoba, ses études et ses années d'enseignement. C'est sa famille, ses proches, son histoire. Ce bouquin c'est une chanson douce que madame Roy nous a superbement interprétée sur des mots empreints de tendresse et de sincérité. Un écrit, une vie, une lecture à parcourir et à découvrir. Il vous faut lire ce petit trésor et en savourer chaque phrase, chaque mot puis rêvasser, vous imaginez et vous dire que de tels moments littéraires sont inoubliables.
Source pour couverture et résumé : Éditions Boréal
Publié par Suzan à 21:05:14 dans Biographies | Commentaires (2) | Permaliens
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