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Le tombeau de Saqqarah de Pauline Gedge | 30 octobre 2009

Le tombeau de Saqqarah de Pauline Gedge

J’ai lu 1994

 

Quatrième de couverture : Une fresque historique qui est aussi un conte magique sur les dieux, les hommes et le secret de l'immortalité.
Le prince Kâemouaset, fils de Ramsès II, grand prêtre de Ptah, est un homme puissant, respecté dans toute l'Egypte pour ses connaissances médicales et ses pouvoirs de magicien. Erudit, passionné d'histoire, il s'intéresse aux monuments du passé et les restaure. Mais un rêve l'habite : trouver le Rouleau de Thot, un papyrus rédigé de la main même du dieu à tête d'ibis, patron des scribes et des magiciens, qui confère à celui qui le possède pouvoir sur la mort, pouvoir d'éternité et de résurrection. Inlassablement, il fouille les sépultures de la nécropole de Saqqarah, trouble le repos des momies jusqu'à ce qu'un jour, dans une tombe encore inviolée... Mais on ne cherche pas impunément à se hisser au rang des dieux. La vengeance de Thot sera terrible...

 

Mon avis

Comme le monde ne s’est pas fait en 10 jours, l’histoire de ce roman débute très lentement au point de me demander à quelques reprises si je ne devais pas laisser ce roman de côté. Des descriptions de l’ancienne Égypte y’en a c’est pas ça qui manque. Les coutumes, les traditions, les lois et règles, la vallée des Rois puis petit à petit l’histoire prend forme et tout tourne autour du fils de Ramsès II; Kâemouaset qui rêve de découvrir le rouleau du dieu Thot afin de connaître le secret de l'immortalité. S’enchaîne une suite de rebondissements passant du réel à l’irréel, de fouilles en fouilles, de déceptions en découvertes et bien sûr des moments plus doucereux comme l’attachement de Kâemouaset pour l’irrésistible Tbouboui.

D’un départ lent, la suite devient de plus en plus intéressante car la plume de Pauline Gedge est belle et étonnante. De faits historiques, de lieux et décors décrits précisément, elle passe vers un genre fantastique qui, donne un très bel amalgame et le résultat est excellent. Finalement, je ne regrette pas d’en avoir poursuivi la lecture même que je vais noter quelques autres titres de cette auteure.

 

 

 

Dans le cadre du Défi  L’Histoire à travers l’histoire proposé exclusivement aux membres du club/forum Entre les lignes  par Belle de nuit .

Source pour jaquette et quatrième: Edition J'ailu.

Publié par Suzan à 17:48:13 dans Historiques et Uchroniques | Commentaires (2) |

Conversation entr'amies | 28 octobre 2009

-          Oui bonjour!

-          Salut, c’tu fais?

-          Ah salut, ben j’écris quelques courriels et toi?

-           Bof, rien, j’ai fini mon ménage et mon lavage. Là je suis bien assise sur mon fauteuil et j’te parle ah-ah. J’sais pas si j’vais sortir. Pas chaud…

-          Moi je ne crois pas sortir, j’ai un cours aujourd’hui alors je vais en profiter pour lire un peu, écrire quelques mots et relaxer. Puis je…

-          Ouin, tu vas te faire vacciner toi?

-          Euh je sais pas, je suis assez sceptique face à ce …

-          Moi j’sais pas, ça m’tape sur les nerfs toutte c’t’affaire -là pas toi?

-          Oui aussi mais je…

-          Vas-tu à la bibliothèque?

-          Non je viens de te dire que je sortais pas.

-          Ah bon, en tout cas moi je l’sais pas. T’as écouté La Galère lundi? C’est bon en mauzounne. Moi j’adore. As-tu vu Hugo?

-          Oui j’aime beaucoup aussi c’est une bonne série et…

-          Tu vas voter dimanche?

-          Je crois que oui mais je…

-          En tout cas moi j’sais pas pour qui encore.

-          ….(soupir)

-          coucou t’es-là?

-          mmmoui

-          T’es ben silencieuse, t’as rien à m’dire?

-          Je voudrais bien au moins finir mes rép…

-          Bon oki j’te rappelle demain. Bye

-          !!!!!!!

Source image:fotosearch.fr

Écrit et montage:  © Sue2009

Publié par Suzan à 19:16:10 dans Balades entre mes lignes | Commentaires (0) |

Plaisir de lire... | 27 octobre 2009

Toile: Nancy Arbolito http://nancyarbolito.com/index.htm

Citation tiré de Odeur du temps de Jean d'Ormesson

Montage: © Sue2009

 

Publié par Suzan à 20:39:45 dans Balades en mots et images | Commentaires (12) |

L.A.Story de James Frey | 25 octobre 2009

 

L.A. Story de James Frey

Flammarion, 2009

 

 

Présentation de l'éditeur

L'un des auteurs les plus célèbres et controversés des Etats-Unis nous livre ici son premier roman : une chronique audacieuse du Los Angeles contemporain. Des dizaines de personnages défilent sous les yeux du lecteur - certains ne font qu'une unique apparition - tandis que James Frey s'attache à narrer les vies dramatiques d'une poignée d'âmes perdues de Los Angeles : une jeune Latino-Américaine brillante et ambitieuse qui voit s'écrouler ses espérances dans un moment d'humiliation cuisante ; un acteur de films d'action narcissique à l'excès que la poursuite d'une passion impossible risque de détruire; deux jeunes gens de dix-neuf ans qui fuient l'atmosphère étouffante de leur ville natale et se battent pour survivre aux marges de la grande ville ; un vieil alcoolique de Venice Beach dont la vie est bouleversée par l'irruption d'une adolescente toxicomane à demi morte devant les toilettes où il a élu domicile. Ce roman puissant résonne des millions d'autres vies qui, mises ensemble, décrivent une ville, une culture et une époque. L.A. Story, en un tour de force ébouriffant, déroule les joies, horreurs et hasards inattendus de la vie et de la mort dans la cité des Anges.

 

Mon avis

Ah ce rêve américain qui en a fait vire des aventures, des plaisirs et surtout des malheurs. Car cette «quête» rares sont ceux et celles qui l’atteignent. Ô bien entendu pour certains c’est plus facile que pour d’autres si leur route est tracée depuis longtemps par les ancêtres et parents devenus des plus nantis. Mais majoritairement le but ultime de ce rêve n'est jamais atteint.

Et dans L.A. story James Frey nous trace le cheminement de plusieurs rêveurs/rêveuses tout au long de leur difficile parcours. Chacun des personnages défilant au long de ce roman est intéressant. On veut savoir leur histoire, leurs déboires, par où ils sont passés pour connaître le bonheur dans cette méga métropole qu’est Los Angeles. Epozita, Le vieux Jo, Maddie et John, la star d’Hollywood, tous ont ce petit quelque chose qui invite à poursuivre à leurs côtés.

Et James Frey sait faire pour ça. Une écriture captivante et originale. Un roman écrit comme une bonne série américaine avec moult détails nous décrivant Los Angeles de tous bords, tous côtés. Chaque histoire a son lot de surprises, d’émotions, de paysages, de violence, d’amour et de tristesse. Chaque histoire a sa ville, ses quartiers, ses routes, ses ruelles. On apprend autant les beautés que les saletés de Los Angeles et je ne vous cacherai pas que c’est fort bien écrit.

De plus, la cerise sur le gâteau, chaque chapitre est introduit par des faits historiques  relatant les débuts de cette ville jusqu’à aujourd’hui.

J’ai passé d’agréables moments à découvrir la face cachée de la cité des anges. Celle qu’on ne nous montre jamais ou presque car elle nous révèlerait trop de vérités. Un tout petit bémol cependant : quelques longueurs surtout tournant autour des descriptions interminables des autoroutes de Los Angeles. Un petit côté désagréable mais pas assez pour m'empêcher de dire de ce bouquin que c’est une très belle réussite.

 

Source pour présentation et couverture : Éditions Flammarion

Publié par Suzan à 23:28:13 dans Autres lectures | Commentaires (4) |

James Joyce, l'Irlande, le Québec et les mots: | 23 octobre 2009

Lu il y a un bout

James Joyce, l'Irlande, le Québec et les mots: Victor Lévy-Beaulieu
Éditions Trois-Pistoles, 2006


Résumé
C'est un ouvrage colossal, fruit de 30 ans de travail, que lance l'auteur Victor-Lévy Beaulieu. Au fil de ses 1100 pages, James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots explore les ressemblances et les dissemblances entre les deux territoires. Héritage catholique, familles nombreuses, conquête britannique...
Malgré leur différence linguistique, le Québec et l'Irlande ont beaucoup plus en commun qu'il n'y paraît.

Depuis 1973, VLB interroge les deux histoires, les deux littératures, les deux patrimoines. Il a notamment trouvé un René Lévesque et un Louis-Joseph Papineau irlandais, dit-il. Préfacé par l'auteure torontoise Margaret Atwood, l'ouvrage rend aussi hommage à l'Irlandais James Joyce (1882-1941), considéré par Victor-Lévy Beaulieu comme «le plus grand écrivain du 20e siècle».

Mon avis
Ouf!!! D’entrée de jeu je vous dis très franchement que je ressors de cet énorme pavé déçue. Non que son contenu soit inintéressant ou qu’il soit mal écrit au contraire mais je crois qu’il n’était pas fait pour moi. Ou peut-être que j’aurais dû attendre d’avoir lu James Joyce pour mieux apprécié l’oeuvre de Lévy-Beaulieu car, oui je l’avoue, je n’ai jamais plongé le nez dans un livre de Joyce.
Pourtant ce n’est pas un secret d’alcôve, j’aime les mots mais malgré que l’auteur en soit un passionné également, qu’il soit en admiration pour l’écriture et les mots de James Joyce, sur des centaines de pages, je me suis ennuyée totalement. Malgré l’emploi de superbes citations, d’hilarants et magnifiques québécismes puis de la langue française si chère à mon cœur, certaines envolées lyriques de VLB m’ont fait perdre le fil bien souvent.
Pourtant je sais cette habitude chez l’auteur, j’ai l’ai lu plus d’une fois mais dans ce bouquin, je m’attendais à autre chose, à du nouveau.
Non, dès les premières pages tout tourne autour de sa famille et de son enfance à Saint-Jean-de-Dieu, sur les us et coutumes des habitants de ce petit village le tout agrémenté de quelques envolées personnelles, parfois même inutiles de VLB. Heureusement on a droit à quelques faits historiques et de fil en aiguille on en apprend un peu plus sur L’Irlande et le Québec.

En fait, cet essai est aussi un bouquin où l'on retrouve des comparaisons et ressemblances entre ces deux pays qui ont subit la conquête des anglais, deux sociétés semblables.
Puis arrive enfin notre personnage. Celui sur qui le livre a été écrit. Tout un personnage. Érudit , complexe, détestable et parfois incompréhensible pour qui n’en a jamais entendu parler. Et d’après VLB, un génie de cœur, de langue et de mot. J’admets que cette partie du bouquin m’a plus intéressée car la plume de Lévy-Beaulieu, malgré tout, est subtile, intelligente et parfois très belle. Il a un talent fou c’est vrai et pour ce livre, il a fait un travail de titan. (La bibliographie à la fin est un livre à elle seule). Enfin, je ne déconseille aucunement cette lecture mais pour les connaisseurs de l’Irlande, de James Joyce, ce sera sûrement un très beau moment de lecture mais en ce qui me concerne, je vais corriger mon erreur et vais lire les mots de James Joyce alors peut-être que mon opinion face à cet essai diffèrera.


Source: Éditions Trois-Pistoles

Publié par Suzan à 17:31:27 dans Essais | Commentaires (4) |

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