S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
Image:art.net
Citation: Michel Del Castillo
Montage: Sue2009
Publié par Suzan à 16:32:35 dans Balades en mots et images | Commentaires (10) | Permaliens
Liaisons étrangères : Alison Lurie
Rivages poche, 1997
Résumé
Pour des anglicistes américains, un congé d'études à Londres, c'est le rêve. Vinnie Miner et Fred Turner, deux professeurs de collège en Nouvelle-Angleterre, vont réaliser leur rêve anglophile, loin de la " barbarie " américaine. Le bonheur de lecture vient du fait que Alison Lurie décrit avec intelligence et humour l'ambiguïté des attitudes américaines vis-à-vis de l'Angleterre. Connivence feinte, hypocrisie, fascination réciproque ou rejet mutuel, complexe d'infériorité ou de supériorité. Tous ces sentiments conflictuels ne cessent de se croiser et font de ce livre réjouissant le plus anglais des romans américains. Alison Lurie a reçu pour ce livre le Prix Pulitzer en 1983.
Mon avis
D’entrée de jeu je regrette de devoir quitter cette belle histoire car dame Minne et sire Turner vont me manquer vraiment. Deux sacrés personnages dont la compagnie me fut fort agréable car ils m’ont fait traverser de très beaux moments.
Vinnie, pas vraiment gâtée par la vie côté physique car très moche doit se rendre en Angleterre pour un congé d’études. Un de ses collègues, Fred Turner, récipiendaire d’une bourse similaire et très différent de Vinnie sera également du voyage. Elle, la solitaire, ( ayant tout de même un chien imaginaire comme compagnon), amère et revêche mais inconditionnelle du pays de Shakespeare, lui, jeune, beau, déçu de son mariage raté, deux êtres que tout sépare mais ayant un même but : que ce voyage leur apporte un baume et un peu de bonheur.
Deux superbes personnages dont les histoires en parallèle m’ont emballée. Non pas parce qu’il arrive des choses extraordinaires et que pendant leur séjour ils vivront intrigues et suspens non pas du tout. Leur histoire sera tout simplement la vie comme on doit s’en attendre avec ses bas et ses hauts, son lot de comédies, d’hypocrisie, de beaux, petits et grands bonheurs.
Deux portraits racontés par une plume drôle, même hilarante par moment, parfois cynique et surtout très humaine. Une plume que je ne connaissais pas et qui m’a conquise totalement. Alison Lurie traite avec talent plusieurs thèmes dont le dépassement de soi, la peur des qu’en dira-t-on, les faux-semblants et bien des aléas de la vie. Elle raconte, elle peint, elle dirige d’une main de maître ces deux destins différents mais dans le fond si semblables… Bref, une très belle lecture que je vous recommande vivement.
Source pour jaquette et résumé : la Fnac
Publié par Suzan à 21:01:29 dans Autres lectures | Commentaires (4) | Permaliens
Lu il y a un bout
Champagne de Monique Proulx
Boréal, 2008
Présentation de l'éditeur
Lila protège le territoire contre les prédateurs et ressasse ses amertumes. Claire fabrique des scénarios de films qui empiètent peu à peu sur la réalité. Simon, résolu à panser tout ce qui souffre, découvre qu'il y a des blessures irréparables. Le petit Jérémie rêve de l'incantation magique qui le délivrera de l'avenir, Violette cherche l'arme définitive qui tuera le passé. Et un homme vêtu d'une veste à carreaux rouges rôde dans la forêt. Dans la prose ferme, exacte, chatoyante qu'on lui connaît, Monique Proulx nous donne à voir en magicienne cette nature où la vie est faite pour glisser et se dérober, où tout ce qui lève disparaît un jour. Où rien ne dure, rien. Sauf la beauté
Mon avis
Mais la beauté dure t’elle? C’est à espérer et c’est le désir de madame Proulx car Champagne nous parle beaucoup de nature et je n’ai rien contre au contraire. L’’auteure nous dépeint tellement bien ces paysages comme un peintre amoureux fou de son art qu’on ne peut que s’émerveiller devant de si belles images et espérer à notre tour que rien ne pourra détruire la beauté du monde.
Et il ya aussi l’espoir de toujours croire en la beauté de l’être humain malgré ses défauts. Jérémie qui se prend pour Harry Potter, Lila Szach veuve et qui s’ennuie de son Jan , Simon, Violette, Claire, Marianne tous des êtres bons mais écorchés par la vie. Ce roman nous raconte et tourne autour de ces personnages, la vieillesse, la solitude, la peur, le traumatisme, l’espoir, la résignation, la destruction, bref tant d’émotions humaines sous plusieurs angles.
Bien écrit c’est indéniable mais j’aurais préféré une fin plus précise moins ambiguë concernant «l’avenir» de certains personnages auxquels je me suis attachée au fil de ma lecture. Comme envers Lila par exemple que j’aurais voulu voir enfin «sourire» ou encore envers Simon pour qui l,avenir semblait entre deux amours : entre Violette ou Claire? Enfin c’est tout de même un très bon livre ne serait-ce que pour cette nature si bien offerte à nous mais j’avoue que j’ai préféré Le coeur est un muscle involontaire .
Source pour jaquette et résumé : Éditions Boréal
Publié par Suzan à 15:09:05 dans Autres lectures | Commentaires (6) | Permaliens
Seul contre tous : Jeffrey Archer
Editions Générales First, 2009, 572 p.
Résumé
Il suffit parfois de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment pour voir basculer le cours de sa vie... Si Danny Cartwright avait demandé Beth Wilson en mariage un jour plus tôt, ou un jour plus tard, il n'aurait ainsi jamais pu être accusé du meurtre de son meilleur ami. Mais quand les quatre témoins de l'accusation sont un avocat, un acteur à succès, un aristocrate et le plus jeune associé d'une prestigieuse agence immobilière, qui pourrait bien croire à la version des faits d'un garagiste de l'East End ? Au mauvais endroit, au mauvais moment. Danny est donc condamné à vingt-deux années d'emprisonnement dans le quartier de Haute sécurité de la prison de Belmarsh, duquel personne ne s'est jamais échappé. Seulement, ses adversaires ont tous sous-estimé le désir de revanche du jeune homme et la farouche détermination de sa fiancée à faire entendre justice.
Mon avis
J’aime beaucoup lire le thriller judiciaire. J’aime parcourir les intrigues liées à des procès, les dessous des enquêtes, les comportements des accusés comme ceux des témoins et avocats. D’ordinaire je ne me lasse pas et il m’est arrivé rarement d’être déçue. Seul contre tous, bien que l’histoire soit intéressante, m’a laissé sur mon appétit. Beaucoup trop de longueurs pour rien et trop d’invraisemblances aussi. Un prisonnier qui ressemble à un compagnon de cellule, devient une sorte de comte de Monte Cristo saveur vingt et unième siècle ouf!
Et moi qui voulait me taper une lecture qui me changerait un peu pour ne pas avoir à me creuser la tête. Finalement un roman style «vacances». Mais non; une histoire de meurtre, suivie d’une histoire de prisonniers puis d’une histoire d’héritage, d’une histoire de sosie, de magouilles, de politique, de vengeance et ainsi de suite. Trop de trop et pas assez d’actions surprenantes qui m’auraient apporté plus de plaisir dans ma lecture. Malheureusement j’ai deviné ce qui allait suivre à plusieurs reprises et même que j’ai «sauté» des pages tellement je savais ce qui se passerait.
Bref, je n’ai pas plus à dire car ce bouquin ne m’a pas vraiment emballée. Pas mauvais par contre car j’avoue avoir lu pire mais à près de six cent pages….pensez-y!
Source pour jaquette et résumé:archambault.ca
Publié par Suzan à 20:43:33 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (4) | Permaliens
Lu il y a un bout
Lettres gelées : Hélène Le Beau
Edition Plon, 2002
Présentation de l'éditeur
Un homme disparaît. De son histoire, il ne reste que cent cinquante-huit lettres éparpillées dans une ruelle enneigée, traces écrites que l'eau et la gadoue menacent d'effacer définitivement. Une femme les découvre en baladant son chien. Ne supportant pas l'idée que ces lettres puissent être englouties dans la benne d'un camion poubelle, elle s'en empare avec l'impression de voler à un inconnu son passé. Cette femme s'appelle Anna Potocki. L'homme des lettres, Nabil Suleiman.
Mon avis
Un petit bouquin plein de rêves, d’espoir mais aussi de grande tristesse. Plein de recherches aussi dont celle de l’amour, un désir presque malsain pour un être que l’on connaît que par ses lettres. Anna devient entièrement dépendante de l’auteur de ces plis qu’elle a trouvé au hasard d’une ballade. Anna exilée russe, Nabil exilé kurde, deux êtres qui se rejoignent sur plusieurs points sans vraiment se connaître. Anna s’accroche à ce «fantôme» qui devient sa quête du Graal. Elle qui comme Nabil a dû se refaire une identité, apprendre une nouvelle culture, elle qui comme Nabil a perdu non seulement un pays mais surtout des êtres chers, au fil des lettres et des mots développera une idée fixe et s’y accrochera comme a une bouée de sauvetage….
Hélène Le Beau a une très belle écriture, ses mots glissent doucement au fil des pages et nous transportent dans plein de sentiments. J’ai bien aimé parcourir les lignes de cette touchante histoire malgré certaines longueurs dues au grand nombre de lettres qui donne un aspect répétitif. Outre ce petit défaut, j’ai passé un très bon moment et j’ai appris bien des choses sur les conséquences psychologiques qu’apporte avec lui l’exil involontaire à ceux et celles qui le subissent
Source pour jaquette et résumé: Amazon.ca
Publié par Suzan à 16:03:55 dans Autres lectures | Commentaires (6) | Permaliens
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