S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
Lu il y a un bout
Les femmes qui lisent sont dangereuses : Laure Adler et Stefan Bollmann
Éditeur : Flammarion, 2006
Citation tirée du quatrième de couverture:
'' Les livres ne sont pas des objets comme les autres pour les femmes ; depuis l'aube du christianisme jusqu'à aujourd'hui, entre nous et eux, circule un courant chaud, une affinité secrète, une relation étrange et singulière tissée d'interdits, d'appropriations, de réincorporations. '' Laure Adler
Mon avis
Dès l'instant où j'ai posé les yeux sur ce livre, mon cœur n'a fait qu'un tour et je venais de vivre un instant indescriptible. Comme un gros, gros coup de foudre. J'ai tant de qualificatifs que je vais vous en épargner la lecture en ne vous disant que celui-ci mais qui résume parfaitement l'ensemble : Enchanteur.
Oui complètement enchantée, envoûtée même par les écrits, les images et le ton plus que respectueux dont ont fait preuve les auteurs pour l'amour qu'ils ont autant des mots que des images.
Les toiles sont absolument magnifiques et les mots d'Adler et Boldmann sont tout autant superbes. L'idée que les femmes à une certaine époque étaient «classées» comme devant être qu'utiles qu'à faire marcher maisonnée et que la lecture n'était que pour une bourgeoisie machiste en prend un sacré coup. Comme si la lecture n'appartenait qu'à un seul monde!!! Puis, petit à petit, d'après chaque toile, on sent une libération, un amour des mots, une fascination que les lectures provoquent chez les personnages peints. Mais les femmes et la lecture ont toujours eu et auront toujours leurs petits secrets. Envoûtant, j'vous dit. Euh, j'ai vraiment adoré ce livre...
Les femmes qui lisent sont dangereuses n'est pas qu'un simple livre ni un essai sur la condition féminine non, c'est une ode, un hommage à la lecture et la représentation féminine sous ces formes d'art : l'images et les mots.
De magnifiques photographies et toiles représentant des femmes face à leur lecture, une galerie d'œuvres de peintres tels que Manet, Matisse, Rembrandt et j'en passe.
En préface, un très beau texte de Laure Adler : Sextuelle, femmes et livres, histoire d'une affinité secrète, vaut à lui seul le bonheur irrésistible de parcourir ce livre.
Un petit avant goût :
[...] "Le désir féminin de lire et d'écrire n'est pas près de s'éteindre. Pourquoi dit-on dans la langue des commerciaux du livre que les femmes demeurent des "prescriptrices "? Les docteurs peuvent prescrire des pilules contre la mélancolie, les femmes, elles, savent, comme les sourcières, sorcières, trouver sous le corps du texte l'essence même de leur être." [...]
Sublime!! Et en prime, de très jolis commentaires de Stefan Bollmann.
Des textes, des réflexions, des mots par d'excellents auteurs sous des œuvres admirables...
Difficile de tout vous détailler, impossible même car seuls vos yeux pourront vraiment contempler et votre cœur lire, retenir et surtout désirer, qu'après un tel moment, l'écriture et la peinture ne meurent jamais....
Source pour citation et jaquette: Éditions Flammarion
Publié par Suzan à 19:27:23 dans Beaux livres | Commentaires (4) | Permaliens
De son nom de jeune fille Laure Clozet, Laure Adler passe son enfance en Afrique où son père est ingénieur agronome. Elle ne connaîtra pas la France avant l'âge de dix-sept ans. En 1968, elle rencontre Fred Adler, ethnologue, son premier mari. Après une thèse d'histoire sur les féministes au XIXe siècle, la jeune femme entre à France Culture en 1974 comme secrétaire, ne se doutant certainement pas qu'elle en deviendrait la directrice, 25 ans plus tard. A son grand étonnement, elle est nommée conseillère culturelle auprès de François Mitterrand, en 1989. En 1993, la journaliste se lance dans une carrière télévisuelle avec 'Le Cercle de minuit', sur France 2, dont elle assure la production et l'animation durant quatre ans. Responsable des essais et documents chez Grasset à partir de 1997, elle se voit proposer le poste très convoité de directrice de France Culture en janvier 1999, poste qu'elle quitte le 31 août 2005. Sa gestion de la programmation de la station, qui bouleverse les habitudes des auditeurs, est d'abord très contestée. Fidèle à son image de 'grande dame de la Culture française', Laure Adler écrit de nombreux ouvrages, dont une biographie de Marguerite Duras, très commentée, sortie en 1998. Dans 'A ce soir', publié en 2001, elle évoque, dans un registre beaucoup plus intime, la mort de son fils Rémi, survenue dix-sept ans plus tôt. En dépit de ce brillant parcours, Laure Adler aime à résumer sa vie professionnelle en un mot : 'chance'.
Bibliographie
Starck, Philippe : entretiens, Paris, Flammarion, 2007
J. Attali : entretiens, éditions Michel de Maule, sept 2007
Les femmes qui écrivent vivent dangereusement, Flammarion, 2007 Coécrit avec Stefan Bollman
Les femmes qui lisent sont dangereuses Coécrit avec Stefan Bollman
Dans les pas de Hannah Arendt, Paris, Gallimard, 2005
Préface pour Les Deux Amants, de Marie de France, Éditions Complexe, Bruxelles, 2005
À ce soir, Paris, Gallimard, 2001 (Folio n° 3795)
Marguerite Duras, Gallimard, 1998 (Folio n° 3417)
L'Année des adieux, Paris, Flammarion, 1995 ; réédition J'ai lu, 1996
Les Femmes politiques, Paris, Seuil, 1994
La Vie quotidienne dans les maisons closes de 1830 à 1930, Hachette, 1990
Secrets d'alcôve : une histoire du couple de 1830 à 1930, Hachette littératures, 1983 ; réédition Complexe, 1990
L'Amour à l'arsenic : histoire de Marie Lafarge, Paris, Denoël, 1986
À l'Aube du féminisme : les premières journalistes, Paris, Payot, 1979
Sources : evene.fr et wikipedia.org
Crédit photo : www.axelibre.org/images/adler.jpg
Publié par Suzan à 19:24:19 dans Portraits d'auteur(e)s | Commentaires (0) | Permaliens
Un Pays à l’aube : Dennis Lehane
Rivage 2009
Résumé
L’Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d’Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L’économie est ébranlée, le pays s’est endetté et l’inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C’est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire.
En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l’Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu’il n’oubliera jamais.
Au même moment, l’agent Danny Coughlin, issu d’une famille irlandaise et fils aîné d’un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d’une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l’infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les "fauteurs de troubles" puis les expulser du territoire américain.
A priori Luther et Danny n’ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l’année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans uen ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...
Mon avis
Désolée mais j’ai abandonné cette lecture. Non que je n’ai pas essayé car j’ai dépassé les 400 pages lues mais trop c’est comme pas assez. Pourtant j’aime l’écriture de Dennis Lehane. J’ai lu tous ses romans ainsi que son recueil de nouvelles et bien que ce ne soient pas tous de grands romans, je n’ai jamais été déçue par l’un deux au point d’en abandonner la lecture.
Mais Un pays à l’aube m’a totalement déroutée. Je n’y ai pas reconnu la plume de Lehane. D’interminables descriptions d’une partie de base-ball à me faire bailler d’ennui. Trop de détails sur la vie de Babe Ruth (le légendaire Bambino) qui , selon moi, serviraient mieux à une biographie de ce joueur qu’à un supposé thriller. (À ce propos, ce que j’ai lu ne correspondait pas du tout à un thriller mais plutôt à une roman historique). Puis arrive les descriptions sur la boxe avant de nous présenter l’un de nos héros : Luther. Enfin, malgré que de ces 400 pages j’y ai vu de bons côtés comme découvrir une partie de l’histoire bostonnaise concernant les conflits syndicaux, l’immigration, grève des policiers, abus de pouvoir des politiciens, racisme et ainsi de suite, je me suis totalement ennuyée et j’ai fermé ce roman avant la fin.
Je suis déçue oui car j’attendais avec impatience de lire ce bouquin mais comme cet auteur m'a fait vivre de très beaux moments avec Shutter Island, Mystic River, Gone Baby gone pour ne nommer que ceux-là, je vais oublier cette mauvais aventure d’avec Un pays à l’aube et attendre le prochain.
Sources pour résumé et couverture : amazon.ca et éditions Rivages
Publié par Suzan à 17:02:17 dans Historiques et Uchroniques | Commentaires (6) | Permaliens
Lu il y a un bout Jonathan Strange et Mr Norrell de Suzanna Clarke Robert Laffont, 2007, 848 pages Présentation de l'éditeur Mon Avis […]Plus de deux millions d’exemplaires vendus à ce jour, prix Hugo, prix Locus du premier roman, BookSense du roman de l’année, roman de l’année du Time Magazine, […] Quelqu’un peut me dire pourquoi tant de prix et de tapage concernant ce trop mais trop long livre? Je n’en reviens pas !!! Quelqu’un peut m’expliquer?? Bon, bon je me calme. Je respire. Mais sirop quel énormité ce livre! Ennuyeux à souhait, tant de descriptions inutiles. Je suis persuadée que plusieurs éditeurs de livres scolaires les plus ennuyeux en seraient jaloux. À plusieurs reprises j’ai faillit abandonné ma lecture mais je me suis donné comme de grosses «poussées» dans le dos en espérant que j’aurais quelques surprises mais non. Et comble de malheur; toute une «brique» à part ça!! Pourtant tout me laissait croire à un moment quasi inoubliable don le résumé, qui annonce une histoire fabuleuse dans le monde de la magie mêlant aussi le fantasy dans une époque victorienne mais pouf! Quelle déception! D’une idée qui aurait pu être superbe, les descriptions interminables, des personnages barbants et si imbus d’eux-mêmes que ça en devient agressant. Des phrases en n’en plus finir, si longues qu’il faut souvent reprendre tellement on s’y perd. Bref, je ne vous conseille pas, mais pas du tout ce roman. Enfin, d’ordinaire quand j’aime pas, je tente tout de même de trouver un ou quelque beaux côtés mais là non. Désolée. Source pour résumé et couverture : amazon.ca
Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie. Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York. La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie, et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
Publié par Suzan à 15:19:57 dans Fantastiques/Fantasy | Commentaires (8) | Permaliens
Lu il y a un bout
De Pierre et de cendre de Linda Newberry
Editions phébus, 2008.
Quatrième de couverture
Lorsqu'un soir brumeux de 1898, le jeune artiste Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l'art aux jeunes filles de Mr. Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par ses filles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, le peintre comprend vite que le raffinement du décor et des personnages dissimule les plus sombres mystères. Que le vent souffle pour balayer les cendres d'un passé pour le moins scandaleux et les secrets abrités par les pierres. Entre désirs de possession, obsessions et illusions, les deux demoiselles, leur père, l'ombre de leur mère décédée et leur gouvernante entament devant Samuel une subtile danse aussi fascinante que macabre...
Mon avis
Un jeune artiste peintre, de jeunes demoiselles, leur père jeune veuf richissime, une gouvernante et une demeure au style victorien et moderne à la fois, isolée et renfermant quelques mystérieux secrets. Voilà un roman offrant toutes les caractéristiques pouvant plaire à une majorité de lecteurs/lectrices amoureux du genre et j’en suis.
Ce récit est captivant et est présenté sous une forme originale à deux narrateurs Samuel et Charlotte qui, en alternance, nous racontent l’histoire des habitants de Fourwinds. Puis, en même temps que nous l’artiste et la gouvernante apprendrons ce qui se cachent derrière tous les mystérieux secrets des Farrow.
Une bonne intrigue bien que certains passages laissent à désirer mais pas suffisamment pour nuire au désir de poursuivre notre lecture. Linda Newbery a une très belle écriture. Sobre, raffinée, élégante; la recette idéale pour une fort beau bouquin style «victorien».
N.B. Bien que De pierre et de cendre soit un très bon roman, il n’est pas juste de le comparer à ce qu’une certaine publicité avance: qu’il soit dans la lignée du merveilleux livre de Diane Setterfield : Le Treizième conte. Non car ce dernier est vraiment dans une classe à part.
Source pour jaquette et résumé : amazon.ca
Publié par Suzan à 15:07:29 dans Autres lectures | Commentaires (6) | Permaliens
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