S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
Lu il y a un bout
La Petite Poule d'eau : Gabrielle Roy
Boréal Compact 1994
Présentation de l’éditeur
Gabrielle Roy, à partir du souvenir d'un été dans une région sauvage du Manitoba, au nord de Winnipeg, un pays situé plus loin qu le « fin fond du bout du monde », a imaginé le recommencement de toutes choses : de l'éducation, de la société, de la civilisation même. Ce pays de grande nature et d'eau chantante, elle l'a peuplé de personnages doux et simples, épris à la fois de solitude et de fraternité à l'égard de leurs semblables.
Mon avis
Lisez ce petit livre afin de faire connaissance avec madame Luzina Tousignant et sa famille. Parcourez les pages afin de vous retrouver sur l'île de la Petite Poule d'Eau au Manitoba. Vous serez ravis de lire l'histoire du combat de madame Tousignant qui rêve de faire «entrer» la petite école sur l'île. Très joliment racontée par une plume si belle que vous en redemanderez encore. Gabrielle Roy a un don, un grand don; celui de nous faire croire et ce avec réussite, que tout est possible et ce malgré les nombreux aléas de la vie. Et par ce très joli et humain personnage de Luzina l’exemple est convainquant.
Une belle histoire de confiance en soi et dans la vie. Lire La Petite Poule d'Eau c’est aussi partir vers un beau voyage vers la beauté des mots.
Un livre délicieux, débordant de douceur avec des personnages auxquels on ne peut que s’attacher.
Source: Éditions Boréale
Publié par Suzan à 17:11:56 dans Autres lectures | Commentaires (2) | Permaliens
Le Goût de l’Amérique de Joyce Carol Oates
Stock, 2001
Résumé
Ian et Glynnis McCullogh représentent, après vingt-six ans de mariage, l'incarnation même du rêve américain: lui, démographe reconnu et estimé, elle, maîtresse de maison parfaite et auteur de livres gastronomiques à succès, tous deux vivant au milieu d'une communauté brillante et bien nantie. Pourtant, quelques minutes d'égarement et de violence inouïe suffisent pour tout détruire: le couple, la communauté, le rêve. Joyce Carol Oates a le talent particulier de disséquer les âmes.
Mon avis
Joyce Carol Oates est une auteure dont les écrits me plaisent simplement parce qu’elle a ce petit quelque chose qui attire, qui nous parle constamment en nous invitant toujours à poursuivre jusqu’au bout de l’histoire. Ô bien sûr elle n’écrit pas toujours des choses intéressantes, elle use parfois de longueurs, même que je la soupçonne d’être humaine également et qu’au nombre d’histoires qu’elle écrit, il lui arrive de rater son coup.
Mais pour Le Goût de l’Amérique, ce n’est pas le cas. Ce n’est pas son chef d’œuvre mais c’est un très bon roman dans lequel elle nous raconte l’Amérique bien mise, indépendante, bon chic, bon genre voire même très «pédante».
Ian et Glynnis McCullough sont de cette Amérique bien nantie. Beaux emplois, une maison aux décors flamboyants, des réceptions inoubliables, une fille adorable : Bianca. Bref, ce couple, au dessus de tous soupçons, fait l’envie de bien des gens et provoque aussi l’admiration chez d’autres. Cependant, comme dans toutes bonnes familles, il y a les secrets dans le placard, les petits problèmes, les peines et misères qui ne doivent paraître pour garder la bonne réputation. Mais lorsqu’on ne s’y attend pas, l’inévitable arrive et vient tout changer. Les dessous de l’être humain, ses hypocrisies, ses mensonges prennent place et cette belle Amérique en prend tout un coup. Et pas besoin de vous dire que sous la plume de Oates, ces côtés cachés sont très bien décrits.
Un ton sobre, dur sans pour autant être cinglant voilà comment l’auteure nous présente cette histoire en n’oubliant aucun détails afin de bien nous faire comprendre que tout n’est pas toujours beau et rose dans la cours du voisin. Un roman moins connu mais pas mauvais et à découvrir.
Source pour jaquette et résumé : Éditions Stock
Publié par Suzan à 18:13:21 dans Autres lectures | Commentaires (4) | Permaliens
Toile: Giuseppe Cacciapuoti http://www.giuseppecacciapuoti.com/
Citation: Nicolas Duffour tirée de Le livre : tout un roman! 2004
Montage: © Sue2009
Publié par Suzan à 18:48:13 dans Balades en mots et images | Commentaires (8) | Permaliens
Lu il y a longtemps
Colère : Dennis Marquet
Albin Michel 2001
Mon avis
Hum, si notre bonne vieille terre se retournait contre nous et nous faisait subir, par révolte et vengeance, tout ce que nous, pauvres humains destructeurs, lui avons fait depuis des millénaires; que deviendrions-nous? C'est la base de ce roman, la révolte de la terre. Cataclysmes, virus mortels, tremblements de terre, éruptions volcaniques et rage incompréhensible des animaux envers l'être humain. Il faut trouver une solution à tout ces chambardements et ces catastrophes alors le gouvernement américain va engager une armée de scientifiques afin de faire disparaître le problème. Mais, comme d'habitude, il se mettra les pieds dans les plats. Puis, il y a Mary, une anthropologue, qui, après un séjour en Amazonie, aura peut-être la solution.
Enfin, j'ai beaucoup aimé ce moment de lecture. Ce n'est évidemment pas un grand roman mais c'est tout de même un excellent livre touchant la fiction et la réalité. Le suspens tire parfois en longueur et il y a quelques invraisemblances. Par contre, l'auteur nous fait prendre conscience qu'il va falloir cessé de faire tort à notre planète, que la terre n'est pas un dépotoir et que la destruction de celle-ci va finir par nous coûter très, très cher. D'ailleurs, soyons réalistes, c'est déjà commencé depuis un sacré bout et nous ne comprenons pas encore.
Source pour jaquette: Amazon.ca
Publié par Suzan à 15:23:32 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (4) | Permaliens
Écrit il y a un bout pour une amie très chère...
Ça me brise
Quelques lignes pour apaiser ta peine
J’sais bien que je n’suis pas à ta place
Que c’est pas à moi qu’on a coupé les veines
Mais j’ai aussi ton mal en pleine face
Et avec toi j’ai voyagé
Autant sur les joies que le mal jamais voulu
Puis éloigné les mots et gestes non désirés
Mais y’en aura toujours qui tuent
Ça me brise de te voir en pleurs
De te voir mourir parce qu’on a quitté ta route
Toi qui m’disais qu’y a rien de plus solides que les mots du coeur
Pourquoi alors tout remettre en doute?
La vie, la mort, personne n’en veut
Mais tout est là , on ne peut rien y faire
Méfie-toi de ceux qui se prennent pour Dieu
Et qui te virent l’univers à l’envers
Je sais que mes dires n’ont rien à casser
Mais comme toi j’ai le goût d’en finir
De ces instants qui t’ont profondément blessée
Et qui t’enlèvent l’espoir en devenir
Ça me brise de te voir en enfer
De te voir crever parce qu’on a tarit ta source
Toi qui m’disais qu’y a rien de plus solides que les mots sincères
Pourquoi alors tout remettre en doute?
J’désire seulement que tu restes avec nous
Malgré ce vide qui te gruge l’intérieur
Que tu t’relèves sans plus pliez les genoux
Et j’’ai en moi ta propre douleur
Et même si t’en veux à tous les dieux et leurs anges
D’être venus sans crier gare
Pour t’enlever c’qui te restait d’espérance
Dis-toi qu’y a pas qu’un seul ciel dans les fruits du hasard
Ça me brise de ne plus te voir sourire
De te voir partir dans les bras de la peine
Mais l’amitié que pour toi j’aurai même à mourir
Si tu le désires, j’en ferai une île lointaine
Pour que tu puisses t’y retrouver
Et ouvrir cette cage
Dans laquelle tu t’es enfermée
Puis, revenir, avec ta survivance dans tes bagages.
Je t’aime mon amie…
© Sue2008
Toile: Les deux amies de Pierre Pivet
Publié par Suzan à 18:56:54 dans Balades entre mes lignes | Commentaires (4) | Permaliens
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