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La Petite Poule d'eau de Gabrielle Roy | 13 décembre 2009

Lu il y a un bout

La Petite Poule d'eau : Gabrielle Roy
Boréal Compact 1994


Présentation de l’éditeur
Gabrielle Roy, à partir du souvenir d'un été dans une région sauvage du Manitoba, au nord de Winnipeg, un pays situé plus loin qu le « fin fond du bout du monde », a imaginé le recommencement de toutes choses : de l'éducation, de la société, de la civilisation même. Ce pays de grande nature et d'eau chantante, elle l'a peuplé de personnages doux et simples, épris à la fois de solitude et de fraternité à l'égard de leurs semblables.
 

Mon avis
Lisez ce petit livre afin de faire connaissance avec madame Luzina Tousignant et sa famille. Parcourez les pages afin de vous retrouver sur l'île de la Petite Poule d'Eau au Manitoba. Vous serez ravis de lire l'histoire du combat de madame Tousignant qui rêve de faire «entrer» la petite école sur l'île. Très joliment racontée par une plume si belle que vous en redemanderez encore. Gabrielle Roy a un don, un grand don; celui de nous faire croire et ce avec réussite, que tout est possible et ce malgré les nombreux aléas de la vie. Et par ce très joli et humain personnage de Luzina l’exemple est convainquant.

Une belle histoire de confiance en soi et dans la vie. Lire La Petite Poule d'Eau c’est aussi partir vers un beau voyage vers la beauté des mots.

Un livre délicieux, débordant de douceur avec des personnages auxquels on ne peut que s’attacher.

 

Source: Éditions Boréale

Publié par Suzan à 17:11:56 dans Autres lectures | Commentaires (2) |

Le Goût de l'Amérique de Joyce Carol Oates | 12 décembre 2009

Le Goût de l’Amérique de Joyce Carol Oates
Stock, 2001

 

Résumé

Ian et Glynnis McCullogh représentent, après vingt-six ans de mariage, l'incarnation même du rêve américain: lui, démographe reconnu et estimé, elle, maîtresse de maison parfaite et auteur de livres gastronomiques à succès, tous deux vivant au milieu d'une communauté brillante et bien nantie. Pourtant, quelques minutes d'égarement et de violence inouïe suffisent pour tout détruire: le couple, la communauté, le rêve. Joyce Carol Oates a le talent particulier de disséquer les âmes.

 

 

Mon avis

Joyce Carol Oates est une auteure dont les écrits me plaisent simplement parce qu’elle a ce petit quelque chose qui attire, qui nous parle constamment en nous invitant toujours à poursuivre jusqu’au bout de l’histoire. Ô bien sûr elle n’écrit pas toujours des choses intéressantes, elle use parfois de longueurs, même que je la soupçonne d’être humaine  également et qu’au nombre d’histoires qu’elle écrit, il lui arrive de rater son coup.

Mais pour Le Goût de l’Amérique, ce n’est pas le cas. Ce n’est pas son chef d’œuvre mais c’est un très bon roman dans lequel elle nous raconte l’Amérique bien mise, indépendante, bon chic, bon genre voire même très «pédante».

Ian et Glynnis McCullough sont de cette Amérique bien nantie. Beaux emplois,  une maison  aux décors flamboyants,  des réceptions inoubliables, une fille adorable : Bianca.  Bref, ce couple, au dessus de tous soupçons, fait l’envie de bien des gens et provoque aussi l’admiration chez d’autres. Cependant, comme dans toutes bonnes familles, il y a les secrets dans le placard, les petits problèmes, les peines et misères qui ne doivent paraître pour garder la bonne réputation. Mais lorsqu’on ne s’y attend pas, l’inévitable  arrive et vient tout changer.  Les dessous de l’être humain, ses hypocrisies, ses mensonges prennent place et cette belle Amérique en prend tout un coup. Et pas besoin de vous dire que  sous la plume de Oates, ces côtés cachés sont très bien décrits.

Un ton sobre, dur sans pour autant être cinglant voilà comment l’auteure nous présente cette histoire en n’oubliant aucun détails afin de bien nous faire comprendre que tout n’est pas toujours beau et rose dans la cours du voisin. Un roman moins connu mais pas mauvais et à découvrir.

 

Source pour jaquette et résumé : Éditions Stock

Publié par Suzan à 18:13:21 dans Autres lectures | Commentaires (4) |

Chaque livre.... | 10 décembre 2009

Toile: Giuseppe Cacciapuoti  http://www.giuseppecacciapuoti.com/

Citation: Nicolas Duffour tirée de Le livre : tout un roman! 2004

Montage: © Sue2009

 

Publié par Suzan à 18:48:13 dans Balades en mots et images | Commentaires (8) |

Colère: Dennis Marquet | 09 décembre 2009

Lu il y a longtemps

Colère : Dennis Marquet

Albin Michel 2001

 

Mon avis 

Hum, si notre bonne vieille terre se retournait contre nous et nous faisait subir, par révolte et vengeance, tout ce que nous, pauvres humains destructeurs, lui avons fait depuis des millénaires; que deviendrions-nous? C'est la base de ce roman, la révolte de la terre. Cataclysmes, virus mortels, tremblements de terre, éruptions volcaniques et rage incompréhensible des animaux envers l'être humain. Il faut trouver une solution à tout ces chambardements et ces catastrophes alors le gouvernement américain va engager une armée de scientifiques afin de faire disparaître le problème. Mais, comme d'habitude, il se mettra les pieds dans les plats. Puis, il y a Mary, une anthropologue, qui, après un séjour en Amazonie, aura peut-être la solution.

 

Enfin, j'ai beaucoup aimé ce moment de lecture. Ce n'est évidemment pas un grand roman mais c'est tout de même un excellent livre touchant la fiction et la réalité. Le suspens tire parfois en longueur et il y a quelques invraisemblances. Par contre, l'auteur nous fait prendre conscience qu'il va falloir cessé de faire tort à notre planète, que la terre n'est pas un dépotoir et que la destruction de celle-ci va finir par nous coûter très, très cher.  D'ailleurs, soyons réalistes, c'est déjà commencé depuis un sacré bout et nous ne comprenons pas encore.

 

Source pour jaquette: Amazon.ca

Publié par Suzan à 15:23:32 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (4) |

Ça me brise | 08 décembre 2009

Écrit il y a un bout pour une amie très chère...

 

 

Ça me brise

Quelques lignes pour apaiser ta peine

J’sais bien que je n’suis pas à ta place

Que c’est pas à moi qu’on a coupé les veines

Mais j’ai aussi ton mal en pleine face

Et avec toi j’ai voyagé

Autant sur les joies que le mal jamais voulu

Puis éloigné les mots et gestes non désirés

Mais y’en aura toujours qui tuent

 

Ça me brise de te voir en pleurs

De te voir mourir parce qu’on a quitté ta route

Toi qui m’disais qu’y a rien de plus solides que les mots du coeur

Pourquoi alors tout remettre en doute?

 

La vie, la mort, personne n’en veut

Mais tout est là , on ne peut rien y faire

Méfie-toi de ceux qui se prennent  pour Dieu

Et qui te virent l’univers à l’envers

Je sais que mes dires n’ont rien à casser

Mais comme toi j’ai le goût d’en finir

De ces instants qui t’ont profondément blessée

Et qui t’enlèvent l’espoir en devenir

 

Ça me brise de te voir en enfer

De te voir crever parce qu’on a tarit ta source

Toi qui m’disais qu’y a rien de plus solides que les mots sincères

Pourquoi alors tout remettre en doute?

 

J’désire seulement que tu restes avec nous

Malgré ce vide qui te gruge l’intérieur

Que tu t’relèves sans plus pliez les genoux

Et j’’ai en moi ta propre douleur

Et même si t’en veux à tous les dieux et leurs anges

D’être venus sans crier gare

Pour t’enlever c’qui te restait d’espérance

Dis-toi qu’y a pas qu’un seul ciel dans les fruits du hasard

 

Ça me brise de ne plus te voir sourire

De te voir partir dans les bras de la peine

Mais l’amitié que pour toi j’aurai même à mourir

Si tu le désires, j’en ferai une île lointaine

Pour que tu puisses t’y  retrouver

Et ouvrir cette cage

Dans laquelle tu t’es enfermée

Puis, revenir, avec ta survivance dans tes bagages. 

Je t’aime mon amie…

© Sue2008

Toile: Les deux amies de Pierre Pivet 

Source:  http://www.galeriedelisle.com/artists/pivet.html

 

Publié par Suzan à 18:56:54 dans Balades entre mes lignes | Commentaires (4) |

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