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Les plantes ornementales

Conseils d'entretien des plantes

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Les vivaces | 02 juillet 2009

La culture des vivaces

La culture des vivaces, plantes essentielles à tout aménagement paysager, nécessitent des soins qu'il vaut mieux connaître si on veut tirer avantage de toute la beauté et la richesse que recèlent les vivaces.

L'entretien des plantes vivaces

Les plantes vivaces prennent de plus en plus d'espace dans nos aménagements paysagers. Leur port et leur hauteur sont des plus diversifiés, ce qui les rend très agréables à utiliser. Il ne faut cependant pas penser qu'il vous suffit de les mettre en terre pour qu'elles poussent sans problème. Pour obtenir une floraison régulière et abondante, il est indispensable de leur prodiguer des soins constants

La vérification printanière

Déjà, tôt au printemps, il est essentiel de vérifier l'état des plantes. Il faut remplacer celles qui sont mortes durant l'hiver et remettre au niveau du sol celles qui ont subi les mouvements du gel et du dégel. Ce dernier fait remonter les plantes au-dessus du niveau du sol, donnant ainsi l'impression qu'elles poussent sur un monticule de terre. Pour éviter le ruissellement de l'eau et diminuer les risques futurs de gel des racines, il faut remettre les plantes au niveau du sol. Dès la fin avril, piétiner légèrement, du bout du pied, les souches (ensemble des racines) des petites plantes. Pour ce qui est des plus grosses, il peut être nécessaire de déterrer les souches et de les replanter à l'aide d'une pelle afin de les remettre en place.

Le binage

Le binage consiste à ameublir la surface du sol sur une profondeur de 3 à 4 cm. Il permet une meilleure circulation de l'air et de l'eau dans le sol, en plus de détruire les mauvaises herbes en développement qui sont ainsi déracinées et qui meurent au sol. Le binage et le désherbage sont des opérations connexes : les faire en même temps, une fois par semaine. 

La taille

Dès la fin du printemps et tout au long de la saison de jardinage, il faut nettoyer régulièrement les plantes. Enlever les tiges et les feuilles mortes et supprimer les fleurs dès qu'elles commencent à se faner. Si elles ne sont pas supprimées, les plantes auront moins d'énergie à consacrer à la préparation de leurs réserves hivernales et, l'année suivante, elles seront moins productives. De plus, si on laisse les fleurs fanées, on entrave la production de graines favorisant la floraison des végétaux.

Le tuteurage

Durant la saison estivale, il arrive que certaines vivaces aient des tiges faibles qui, sous l'influence du vent, de la pluie et même de leur simple poids, se courbent et retombent au sol. Ces dernières auront besoin d'être tuteurées. Il faut cependant garder leur aspect naturel. Les tuteurs doivent être des plus discrets. Choisir des tuteurs de bambou ou de plastique verts ainsi que de la corde de même couleur. Mettre les tuteurs en place avant que la croissance des plantes ne soit trop avancée. Les tuteurs doivent atteindre la base des fleurs. Il faut donc connaître au préalable la hauteur définitive des plantes pour leur choisir un tuteur adéquat. Les delphiniums, gypsophiles, sauges, anémones du Japon, héliopsis et les pivoines sont des plantes qui nécessitent généralement un tuteur. Pour ce qui est des pivoines, les tuteurs circulaires à tomates sont idéaux.

L'arrosage

De la mi-juin à la mi-août, arroser les vivaces une fois par semaine. Arroser en profondeur : plus le système racinaire sera développé profondément, plus les plantes seront résistantes aux froids hivernaux et aux canicules estivales. Les arrosages de surface fréquents provoquent un enracinement superficiel et produisent des vivaces qui résistent mal aux conditions climatiques difficiles. Arroser le matin de façon à permettre au feuillage de sécher avant la fin de la journée. Les règlements municipaux, c'est reconnu, ne sont pas adaptés à l'arrosage des plantes d'extérieur. Ces derniers interdisent l'arrosage le matin, au profit d'un arrosage de fin de soirée. Lors des ces arrosages, arroser directement le sol sans mouiller le feuillage des plantes. Pour ce faire, utiliser un boyau d'arrosage conçu à cet effet.

La fertilisation

La fertilisation des vivaces permet d'obtenir des plantes en santé, plus résistantes aux insectes et aux maladies tout en favorisant une floraison abondante. Chaque année, au printemps, mettre sur le sol, entre les plants, 5 cm (2 po.) d'épaisseur de compost de crevettes ou de fumier de mouton. Vers la mi-mai, appliquer un engrais granulaire naturel pour plantes vivaces du type 4-3-8 pour vivaces et rosiers.

 Avec ces quelques soins donnés avec amour, vous serez étonnés de la croissance de vos vivaces et de l'effet visuel qu'elles procurent à votre environnement tant par leurs coloris et leurs formes que leur floraison remarquable.

Publié par midemers à 20:36:35 dans Les plantes ornementales | Commentaires (0) |

La culture des fougère rustiques au Québec | 28 juin 2009

Êtes-vous tentés de mieux de comprendre le regain de popularité des fougères ? Il existe au moins une fougère qui va combler vos besoins et qui est appropriée a votre jardin.

La finesse de leur feuillage et les détails de leurs frondes sont souligné par les plantes à feuillage luxuriant et à grande surface, tels les hostas et les rhododendrons sont des partenaires magnifiques à utiliser en association avec celles-ci. Si l'on respecte les règles élémentaires de base, la culture des fougères s'avère aussi simple et satisfaisante que celle de tout autre type de plante.
Le choix du site de culture, du type de sol et à son amendement et au paillis. sont les règles de bases à observer pour un entretien facile. Renseignez-bien sur les différents types de fougères afin de choisir celles qui convient le meiux à votre jardin.

Pour les novices, il est préférable de se familiariser avec elles en considérant tout d'abord uniquement les fougères vigoureuses. Un fois que vous l'aurez apprivoisé, vous pourrez alors vous tournez vers
les fougères à utiliser près des plans d'eau, les fougères pour coins sombres et secs, les fougères à frondes persistantes, enfin, les autres espèces, comme celles particulièrement élégantes : les panachées, les découpées, etc.

La première considération à avoir pour les fougères de milieu ombragé (de sous-bois) est d'éviter de les soumettre à des périodes d'ensoleillement trop intense qui décolorent les frondes et en «roussissent» ou «brûlent» la marge. De plus, une attention particulière doit être accordée à la recherche d'un site à l'abri des vents violents qui contribuent à la dessiccation rapide de la plante et peuvent endommager les rachis (ou tiges) et les frondes, car plusieurs d'entre elles sont cassantes.

 

Le type de sol

Les fougères préfèrent un sol peu argileux, bien drainé, friable, composé d'un fort pourcentage de matières organiques, et qui bénéficie d'une source d'humidité constante, fraîche et non stagnante. Idéalement, il sera constitué de 50% de compost ou terreau de feuilles bien décomposées, de 25% de mousse de tourbe, et de 25% de sable. À moins d'avis contraire, la majorité des fougères de milieu forestier se plaît dans un terrain neutre ou légèrement acide. Avant la croissance de la végétation au printemps, on songera à améliorer le sol à l'aide d'un fertilisant granulaire à libération lente, riche en azote. Si l'amendement est appliqué plus tard en saison, ne pas l'épandre directement sur les frondes, car cela peut les endommager.

 

Le paillis:

les fougères ne font pas exception à cette règle. L'application annuelle d'un paillis de compost bien décomposé ou de terreau de feuilles maintiendra la fertilité de votre sol, améliorera graduellement sa structure et, un avantage à ne pas négliger, lui évitera le stress occasionné par les fluctuations importantes de température et d'humidité. L'effet stabilisateur du paillis permettra d'éviter les arrosages réguliers qui ne deviendront nécessaires qu'en période de sécheresse. Le paillis pourra aussi réduire la fréquence des désherbages, évitant du même coup de déplacer le sol autour des racines, ce qui n'est guère prisé de nos amies. En effet, comme l'enracinement est superficiel chez la plupart des fougères, l'environnement doit être stable à ce niveau.

 

On doit toujours prendre soin d'installer la plante de telle façon que la couronne effleure ou dépasse légèrement le niveau du sol, une plantation trop profonde pouvant la faire pourrir. 

Les fougères vigoureuses   

 

 Les fougères à utiliser près des plans d'eau   

 

 

Matteucia struthiopteris,
la matteucie fougère-à-l'autruche

 

 

 

 

 

 

 

Leur vigueur semble confirmée par leur aptitude à s'établir rapidement dans des conditions particulières et à former, dans nombres de cas, un couvre-sol dense où peu de mauvaises herbes peuvent s'installer.

Tous les cercles horticoles des régions tempérées du globe connaissent la matteuccie fougère-à-l'autruche (Matteuccia struthiopteris), pour les qualités ornementales de l'espèce et sa facilité de culture en jardin. La cultiver à domicile permettra de réduire le pillage des colonies naturelles lors des excursions printanières de cueillette des fameuses «crosses-de-violon». Vous serez sûrement plus circonspects dans votre cueillette si vous la cultivez, et vous vous limiterez à prélever une ou deux crosses par couronne mature annuellement si vous ne voulez pas affaiblir indûment vos plantes.

Réputée pour sa production de frondes largement lancéolées de plus de 2 m de hauteur dans son milieu naturel, sa croissance dans le jardin sera plus modeste et proportionnelle à la disponibilité de l'eau dans le sol : plus l'humidité sera soutenue, plus elles seront luxuriantes et on peut espérer, sous bonnes conditions culturales, des frondes d'une hauteur de 90 cm en moyenne. La disposition en vase parfait de ces frondes est un atout certain ; cependant ces fougères doivent être soigneusement placées à l'abri du vent pour que leur symétrie ne soit pas altérée. Le débourrement plutôt tardif de la plante au printemps nous permet d'intéressantes associations avec des plantes à floraison printanière vigoureuse qui sauront tolérer l'ombre dense créée par les frondes plus tard en saison. Ainsi, au printemps, dans le jardin des sous-bois, on peut observer une colonie mixte de cette fougère dont les frondes ne sont pas encore pleinement développées, simultanément à la floraison remarquable des trilles grandiflores à fleurs doubles (Trillium grandiflorum 'Flore Pleno'). Le tableau est alors saisissant! Une fois établies, les colonies demanderont un nettoyage en périphérie aux deux ans afin de limiter leur croissance à leur espace de plantation originel, ce qui permet de partager avec nos amis jardiniers cette beauté indigène et de les «convertir» à la culture des fougères.

Onoclea sensibilis,
l'onoclée sensible

 

 L'onoclée sensible (Onoclea sensibilis), se distingue par ses frondes nettement moins découpées, plutôt lobées et triangulaires.

Sa vigueur se traduit par sa faculté de pousser à l'ombre comme au soleil lorsque l'humidité est abondante, et sa préférence pour les terrains mouillés. Comme dans le cas de la fougère-à-l'autruche, les parties fructifères de l'onoclée sensible diffèrent de ses parties foliacées et tôt en saison, ou dès que les frondes disparaissent à l'automne, on trouve des tiges (les frondes fertiles) garnies de «grains de chapelets» renfermant les spores.

 

Dennstaedtia punctilobula

La dennstaedtie à lobules

ponctués

 

 La dennstaedtie à lobules ponctués (Dennstaedtia punctilobula) jouit parfois d'une réputation de mauvaise herbe malgré les avantages certains qu'elle présente et qui compensent pour son caractère agressif : facilité d'adaptation au jardin, faculté de croître aussi bien à l'ombre qu'en plein soleil, formation de tapis denses pouvant servir d'excellent couvre-sol dans les pentes. Ses rhizomes peu profonds nous permettent d'extirper facilement des portions de la plante si elle devient trop envahissante.

Si vos fougères doivent cohabiter avec des plantes plus délicates ou votre dernière acquisition si rare, ou encore si votre espace de culture est restreint, il serait judicieux de vous tourner vers des espèces à croissance modérée en prenant bien soin d'éviter toute espèce à croissance rhizomateuse... l'apanage des trois fougères décrites jusqu'ici.

 

 

 

 

 

Onoclea sensibilis,
l'onoclée sensible

L'onoclée sensible (Onoclea sensibilis), se distingue par ses frondes nettement moins découpées, plutôt lobées et triangulaires.

Sa vigueur se traduit par sa faculté de pousser à l'ombre comme au soleil lorsque l'humidité est abondante, et sa préférence pour les terrains mouillés. Comme dans le cas de la fougère-à-l'autruche, les parties fructifères de l'onoclée sensible diffèrent de ses parties foliacées et tôt en saison, ou dès que les frondes disparaissent à l'automne, on trouve des tiges (les frondes fertiles) garnies de «grains de chapelets» renfermant les spores.

 

Osmunda regalis
l'osmonde royale

 

 

Deux espèces indigènes d'osmondes (Osmunda) sont particulièrement appropriées pour des plantations en bordure d'étangs puisque le facteur déterminant du succès de leur culture réside, pour l'osmonde cannelle (O. cinnamomea), en un sol acide constamment humide, et très mouillé pour l'osmonde royale (O. regalis).

Une osmonde royale plantée dans des conditions standard au jardin ne sera qu'un pâle reflet rabougri d'elle-même (à peine 30 cm de hauteur) en comparaison du potentiel de l'espèce en milieu naturel (1 m à 1,5 m). Les frondes bipinnatiséquées de l'osmonde royale arborent des teintes orangées et citrouille à l'automne. Sa découpure nous permet de ne la confondre avec aucune autre de nos fougères indigènes.

L'osmonde cannelle se différencie par ses crosses blanches laineuses avant déploiement et, bien entendu, par ses parties fructifères de couleur cannelle qui apparaissent tôt en saison (juin).

 

 

 

 

Les fougères pour coins sombres et secs

 

Dryopteris filix-mas,
la dryoptère fougère-mâle

Aucune des fougères qui nous sont familières ne saurait tolérer des conditions de sécheresse prolongée sans perdre l'aspect de santé de son feuillage.

Par contre, certaines d'entre elles peuvent s'accommoder de la compétition des plantes avoisinantes et croître au pied d'une haie par exemple, telle la dryoptère fougère-mâle (Dryopteris filix-mas), alors que notre polypode de Virginie indigène ou «tripe-de-roche» (Polypodium virginianum) s'installe sur des corniches rocheuses qui rappellent son habitat bien drainé et sa tolérance à des périodes de sécheresse inopportunes.

Les fougères à frondes persistantes   

 

 

Dryopteris marginalis,
la dryoptéride à sores marginaux

La longueur et la rigueur de nos hivers nous empêchent de bénéficier de la quasi totalité des végétaux à feuilles larges persistantes tels les rhododendrons, skimmias, pyracanthas et autres. C'est une raison suffisante pour développer un préjugé favorable envers toutes ces plantes qui sont intéressantes et attrayantes dès la fonte des neiges, et qui le restent jusqu'à la première chute de neige de l'hiver. Ici encore le groupe des fougères nous fournit quelques espèces de grand intérêt.

Considérons tout d'abord la dryoptéride à sores marginaux (Dryopteris marginalis) aux frondes ovées-oblongues, à texture cuirassée et dont le pétiole est garni d'écailles brunes grossières. Elle s'affaisse graduellement au sol à l'automne afin que la couverture neigeuse lui serve de protection pour l'hiver.

Il y a aussi le vert sombre des frondes moins découpées de la fougère de Noël (Polystichum acrostichoides) qui en fait une favorite des jardins. Jamais affectée par les insectes, maladies et limaces (comme la majorité d'entre elles d'ailleurs), ces frondes de 30-40 cm servent très efficacement de plante de fond pour rehausser des plantes à texture délicate ou à coloris particuliers. La pérennité et l'intérêt ornemental de cette fougère la vouent à un avenir brillant dans nos jardins où peu d'espèces exotiques peuvent arriver à la déclasser
.


Autres espèces...   

 

 

   

Peu de fougères non indigènes se retrouvent sur les étalages des pépinières et centres-jardins. La panachure de la fougère peinte du Japon (Athyrium nipponicum 'Pictum') a contribué à sa vaste distribution en Europe et en Amérique. De taille moyenne (30-40 cm), ses frondes aux pétioles et rachis rouge vin sont vert grisâtre, ce qui confère une couleur argentée à toute la fronde. Ses éclats d'argent sont attrayants dans les coins sombres du jardin, et bien que lente à apparaître au printemps elle est parfaitement rustique et ne requiert aucun soin particulier. Les premières gelées d'automne abîment aussitôt le feuillage.

        

Athyrium nipponicum 'Pictum'

 


Publié par midemers à 20:28:57 dans Les plantes ornementales | Commentaires (0) |

Introduction | 28 juin 2009

Les plantes sont ma passion depuis toujours. Que vous demeuriez en appartement, en condo ou dans une maison vous pouvez avoir un jardin fleuri et gourmand. Un jardin à la fois gourmand et fleuri mélange harmonieux de légumes, de fruits, d’herbes et de fleurs pour savourer en famille ou avec vos amis les produits frais que vous aurez vous-même cultivés ou décorer votre maison avec vos récoltes.

Qui suis-je allez vous dire pour vous donnez des conseils? Je viens d’un milieu rural et à la maison nous avions un immense jardin dans lequel mes parents cultivaient des légumes que nous ne retrouvions pas sur la table de nos amis. Imaginez, il y a de cela plus de 40 ans au Québec, nous avions des aubergines, de la chicorée, du cresson, de la bette à carde, des épinards et des choux de Bruxelles. Les fines herbes et les petits fruits y occupaient une place d’honneur. En plus ils nous ont introduit aux plantes indigènes, tel que l’ail des bois, les pissenlits, les crosses de fougères et bien sur les champignons sauvages. Cette ouverture a influencé ma carrière. J’ai fait des études en horticulture maraîchère et ornementale et des études supérieures en Botanique.

Dans ce blog je vais vous faire partager mes connaissances que j’ai acquises dans ce domaine autant ici qu’à l’étranger. Bonne lecture et j’attends vos commentaires et vos questions.

28-06-2009

Publié par midemers à 18:54:05 dans Les plantes ornementales | Commentaires (1) |

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