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Les plantes ornementales

Conseils d'entretien des plantes

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Les bulbes non-rustiques ou tendres | 02 juillet 2009

Ces bulbes, dit tendres devront être entreposés à l'abri du gel si on désire les faire refleurir.
Voici quelques conseils relativement à la culture des bulbes non-rustiques les plus populaires.

Choix des bulbes

On peut se procurer des bulbes chez les pépiniéristes, dans les centres de jardinage et dans plusieurs supermarchés. Ils sont normalement disponibles à l'époque de la mise en terre. On choisit de préférence les gros bulbes, fermes, à l'aspect lisse et dont le poids est relativement lourd par rapport à leur volume. On évite autant que possible ceux qui sont abîmés, moisis ou attaqués par les insectes. Il vaut mieux acheter un petit nombre de bulbes de qualité supérieure, qui produiront de grosses fleurs, qu'une grande quantité de petits à bon marché.

Même s'ils sont en bon état lors de l'achat, les bulbes peuvent se détériorer très rapidement. Ils doivent être conservés dans un endroit frais, sec et bien aéré jusqu'à la plantation. En général, les bulbes tendres sont mis en terre à l'extérieur dès que les dangers de gel sont passés, c'est-à-dire vers la fin de mai ou au début de juin.

Choix du site

Afin d'obtenir une bonne croissance et une floraison intéressante, on plante généralement les bulbes dans un endroit ensoleillé. On peut les utiliser près d'un muret ou d'un escalier ou tout simplement pour égayer une rocaille. Leur effet est saisissant lorsque plantés en massifs compacts

Préparation du sol

 

Les plantes à bulbe se plaisent dans un terreau riche et bien drainé.

On recommande de bien remuer la terre et de l'enrichir d'humus, c'est-à-dire de compost ou de fumier décomposé et de mousse de tourbe à laquelle on ajoute de la farine d'os. On peut procéder ainsi :

  • Étendre une couche de 7 à 8 cm de mousse de tourbe sur toute la surface.
  • Ajouter une très fine couche (moins de 0,5 cm de farine d'os et une dernière couche de 5 cm de fumier ou de compost.
  • Bêcher ensuite à une profondeur de 15 à 20 cm de manière à bien incorporer au sol les éléments ajoutés.

Un pH neutre ou légèrement alcalin (autour de 6,5 et 7,5) convient très bien. Le pH est déterminé par une analyse du sol. On peut se procurer une trousse à cet effet chez un pépiniériste.

Fertilisation

Lors de la mise en terre des bulbes, la farine d'os ou un engrais à bulbe apporteront le phosphore nécessaire à un bon enracinement. Par la suite, au moment de l'apparition des bourgeons floraux, on pourra appliquer un engrais pour plantes à fleurs. Il importe de ne pas excéder la dose recommandée par le fabricant, car il y aurait alors risque de brûlure pour la plante.

La fertilisation est un facteur majeur puisqu'elle permet le renforcissement des racines et l'accumulation de nouvelles réserves dans le bulbe afin de préparer la floraison de l'année suivante. Le compost et le fumier représentent d'excellents engrais naturels à épandre sur le sol à chaque automne et à mélanger en surface avec le sol.

Arrosage

Un autre facteur très important est l'arrosage. Il faut bien mouiller le sol afin de permettre aux racines de se développer normalement. Des arrosages copieux, avant et après la floraison, produiront de plus gros bulbes. Il s'agit de bien mouiller les premiers centimètres de sol et de laisser sécher avant d'arroser à nouveau. On doit éviter les sécheresses durant la période de floraison.

Publié par midemers à 19:56:50 dans Les bulbes | Commentaires (0) |

Les bulbes | 01 juillet 2009

Il est utile, parfois nécessaire, pour réussir ses plantations ou faire refleurir son amaryllis, de comprendre le monde des plantes à bulbe, son unité mais aussi sa diversité.

Qu'est-ce qu'un bulbe ?

Les tulipes, glaïeuls et dahlia sont des plantes qui nous sont familières. Nous les voyons au présentoir du grainetier ou encore remisés au garage à la mauvaise saison. Nous les imaginons alors aisément, comme des organes volumineux, sortis de terre et dormant. Mais comment les définir ?

Chercher à les définir d'une manière à la fois simple et botaniquement satisfaisante est une gageure tant ce que nous nommons "plantes bulbeuses" comprend de diversité.

 

Fonctionnellement, le bulbe peut servir d'organe de réserve. Il permet ainsi une survie pendant la mauvaise saison ou les mauvaises années ! Le bulbe persiste alors seul, dormant à l'abri dans le sol.

La dormance des bulbeuses est une adaptation à des conditions écologiques très variées mais souvent caractérisées par la brièveté de la saison favorable à la végétation. Ceci du fait d'hivers froids, d'étés secs (lis blanc) ou d'un éclairement saisonnier bref des sous bois (perce-neige).

Mais il est des plantes bulbeuses qui se sont adaptées à des climats suffisamment constants pour n'avoir pas besoin de période de repos et garder un feuillage permanent (Eucharis).

 

Lors de la propagation et dispersion de la plante, le bulbe montre une double utilité :
- Le bulbe sait se reproduire à l'identique et produit des boutures en "prêt à planter" qui sont entraînées par les animaux ou les éléments.
- Il joue en outre son rôle de réserve, ici crucial, permettant aux bulbilles d'attendre des conditions favorables durant de longs mois. (Exemples : les bulbilles si nombreuses et flottantes d'Hippeastrum petiolatum dispersées par les cours d'eau et les bulbes du prolifique Haemanthus pauculifolius tombant d'un replat de falaise à un autre.)
Les rhizomes, également, permettent, outre la multiplication, de gagner chaque année un sol neuf.

 

Morphologiquement, le "bulbe" au sens le plus large, peut correspondre à chacun des trois organes fondamentaux des plantes : racines (racines tubérisées des dahlias), tiges (cormes des glaïeuls, tubercules, rhizomes, pseudo bulbes) et feuilles (vrais bulbes des tulipes).

Un peu de botanique

Les concepts de genres et de familles, groupements témoignant de la parenté des espèces, sont aujourd'hui largement compris des amoureux des plantes, des collectionneurs et des jardiniers. Au total, environ 90 familles comprennent des plantes bulbeuses [Herbertia n°52]. Certaines de ces familles sont bien connues, sinon célèbres : les Liliacées, Iridacées et Amaryllidacées, qui toutes trois, et bien d'autres, appartenant à la classe des Monocotylédones.
Le groupe des Monocotylédones est fort riche en familles de bulbeuses. Sa classification a été récemment bouleversée.

Monocotylédones et dicotylédones sont les deux subdivisions classiques des plantes à fleurs. Très schématiquement les monocotylédones ont souvent des feuilles rubanées, engainantes à la base (à l'origine des couches des oignons) et à nervures parallèles. Les fleurs ont habituellement des pièces florales par 3 ou multiple de 3 (fleurs de type 3). Dans les graines, qui sont souvent à albumen (pensez au blé ou à la noix de coco), l'embryon n'a qu'un cotylédon.

Les dicotylédones sont plus chichement pourvues en bulbeuses (Cyclamen, Dahlia...).

Chez les dicotylédones : feuilles à limbes larges et à nervures ramifiées en réseau, rarement engainantes. Fleurs souvent de types 4 ou 5. Graines rarement à albumen, à deux cotylédons (ex. haricot, cacahouète)...

 

Publié par midemers à 18:57:19 dans Les bulbes | Commentaires (0) |

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