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Les plantes sont ma passion depuis toujours. Que vous demeuriez en appartement, en condo ou dans une maison vous pouvez avoir un jardin fleuri et gourmand. Un jardin à la fois gourmand et fleuri mélange harmonieux de légumes, de fruits, d’herbes et de fleurs pour savourer en famille ou avec vos amis les produits frais que vous aurez vous-même cultivés ou décorer votre maison avec vos récoltes.
Qui suis-je allez vous dire pour vous donnez des conseils? Je viens d’un milieu rural et à la maison nous avions un immense jardin dans lequel mes parents cultivaient des légumes que nous ne retrouvions pas sur la table de nos amis. Imaginez, il y a de cela plus de 40 ans au Québec, nous avions des aubergines, de la chicorée, du cresson, de la bette à carde, des épinards et des choux de Bruxelles. Les fines herbes et les petits fruits y occupaient une place d’honneur. En plus ils nous ont introduit aux plantes indigènes, tel que l’ail des bois, les pissenlits, les crosses de fougères et bien sur les champignons sauvages. Cette ouverture a influencé ma carrière. J’ai fait des études en horticulture maraîchère et ornementale et des études supérieures en Botanique.
Dans ce blog je vais vous faire partager mes connaissances que j’ai acquises dans ce domaine autant ici qu’à l’étranger. Bonne lecture et j’attends vos commentaires et vos questions.
Ces bulbes, dit tendres devront être entreposés à l'abri du gel si on désire les faire refleurir.
Voici quelques conseils relativement à la culture des bulbes non-rustiques les plus populaires.
Choix des bulbes
On peut se procurer des bulbes chez les pépiniéristes, dans les centres de jardinage et dans plusieurs supermarchés. Ils sont normalement disponibles à l'époque de la mise en terre. On choisit de préférence les gros bulbes, fermes, à l'aspect lisse et dont le poids est relativement lourd par rapport à leur volume. On évite autant que possible ceux qui sont abîmés, moisis ou attaqués par les insectes. Il vaut mieux acheter un petit nombre de bulbes de qualité supérieure, qui produiront de grosses fleurs, qu'une grande quantité de petits à bon marché.
Même s'ils sont en bon état lors de l'achat, les bulbes peuvent se détériorer très rapidement. Ils doivent être conservés dans un endroit frais, sec et bien aéré jusqu'à la plantation. En général, les bulbes tendres sont mis en terre à l'extérieur dès que les dangers de gel sont passés, c'est-à-dire vers la fin de mai ou au début de juin.
Afin d'obtenir une bonne croissance et une floraison intéressante, on plante généralement les bulbes dans un endroit ensoleillé. On peut les utiliser près d'un muret ou d'un escalier ou tout simplement pour égayer une rocaille. Leur effet est saisissant lorsque plantés en massifs compacts
Les plantes à bulbe se plaisent dans un terreau riche et bien drainé.
On recommande de bien remuer la terre et de l'enrichir d'humus, c'est-à-dire de compost ou de fumier décomposé et de mousse de tourbe à laquelle on ajoute de la farine d'os. On peut procéder ainsi :
Un pH neutre ou légèrement alcalin (autour de 6,5 et 7,5) convient très bien. Le pH est déterminé par une analyse du sol. On peut se procurer une trousse à cet effet chez un pépiniériste.
Lors de la mise en terre des bulbes, la farine d'os ou un engrais à bulbe apporteront le phosphore nécessaire à un bon enracinement. Par la suite, au moment de l'apparition des bourgeons floraux, on pourra appliquer un engrais pour plantes à fleurs. Il importe de ne pas excéder la dose recommandée par le fabricant, car il y aurait alors risque de brûlure pour la plante.
La fertilisation est un facteur majeur puisqu'elle permet le renforcissement des racines et l'accumulation de nouvelles réserves dans le bulbe afin de préparer la floraison de l'année suivante. Le compost et le fumier représentent d'excellents engrais naturels à épandre sur le sol à chaque automne et à mélanger en surface avec le sol.
Un autre facteur très important est l'arrosage. Il faut bien mouiller le sol afin de permettre aux racines de se développer normalement. Des arrosages copieux, avant et après la floraison, produiront de plus gros bulbes. Il s'agit de bien mouiller les premiers centimètres de sol et de laisser sécher avant d'arroser à nouveau. On doit éviter les sécheresses durant la période de floraison.
Publié par midemers à 19:56:50 dans Les bulbes | Commentaires (0) | Permaliens
Il est utile, parfois nécessaire, pour réussir ses plantations ou faire refleurir son amaryllis, de comprendre le monde des plantes à bulbe, son unité mais aussi sa diversité. Qu'est-ce qu'un bulbe ? Les tulipes, glaïeuls et dahlia sont des plantes qui nous sont familières. Nous les voyons au présentoir du grainetier ou encore remisés au garage à la mauvaise saison. Nous les imaginons alors aisément, comme des organes volumineux, sortis de terre et dormant. Mais comment les définir ? Chercher à les définir d'une manière à la fois simple et botaniquement satisfaisante est une gageure tant ce que nous nommons "plantes bulbeuses" comprend de diversité. Fonctionnellement, le bulbe peut servir d'organe de réserve. Il permet ainsi une survie pendant la mauvaise saison ou les mauvaises années ! Le bulbe persiste alors seul, dormant à l'abri dans le sol. La dormance des bulbeuses est une adaptation à des conditions écologiques très variées mais souvent caractérisées par la brièveté de la saison favorable à la végétation. Ceci du fait d'hivers froids, d'étés secs (lis blanc) ou d'un éclairement saisonnier bref des sous bois (perce-neige). Mais il est des plantes bulbeuses qui se sont adaptées à des climats suffisamment constants pour n'avoir pas besoin de période de repos et garder un feuillage permanent (Eucharis). Lors de la propagation et dispersion de la plante, le bulbe montre une double utilité : Morphologiquement, le "bulbe" au sens le plus large, peut correspondre à chacun des trois organes fondamentaux des plantes : racines (racines tubérisées des dahlias), tiges (cormes des glaïeuls, tubercules, rhizomes, pseudo bulbes) et feuilles (vrais bulbes des tulipes).
- Le bulbe sait se reproduire à l'identique et produit des boutures en "prêt à planter" qui sont entraînées par les animaux ou les éléments.
- Il joue en outre son rôle de réserve, ici crucial, permettant aux bulbilles d'attendre des conditions favorables durant de longs mois. (Exemples : les bulbilles si nombreuses et flottantes d'Hippeastrum petiolatum dispersées par les cours d'eau et les bulbes du prolifique Haemanthus pauculifolius tombant d'un replat de falaise à un autre.)
Les rhizomes, également, permettent, outre la multiplication, de gagner chaque année un sol neuf.
Un peu de botanique
Les concepts de genres et de familles, groupements témoignant de la parenté des espèces, sont aujourd'hui largement compris des amoureux des plantes, des collectionneurs et des jardiniers. Au total, environ 90 familles comprennent des plantes bulbeuses [Herbertia n°52]. Certaines de ces familles sont bien connues, sinon célèbres : les Liliacées, Iridacées et Amaryllidacées, qui toutes trois, et bien d'autres, appartenant à la classe des Monocotylédones.
Le groupe des Monocotylédones est fort riche en familles de bulbeuses. Sa classification a été récemment bouleversée.
Monocotylédones et dicotylédones sont les deux subdivisions classiques des plantes à fleurs. Très schématiquement les monocotylédones ont souvent des feuilles rubanées, engainantes à la base (à l'origine des couches des oignons) et à nervures parallèles. Les fleurs ont habituellement des pièces florales par 3 ou multiple de 3 (fleurs de type 3). Dans les graines, qui sont souvent à albumen (pensez au blé ou à la noix de coco), l'embryon n'a qu'un cotylédon.
Les dicotylédones sont plus chichement pourvues en bulbeuses (Cyclamen, Dahlia...).
Chez les dicotylédones : feuilles à limbes larges et à nervures ramifiées en réseau, rarement engainantes. Fleurs souvent de types 4 ou 5. Graines rarement à albumen, à deux cotylédons (ex. haricot, cacahouète)...
Publié par midemers à 18:57:19 dans Les bulbes | Commentaires (0) | Permaliens
Voici, pour vous aider, une analyse des différentes caractéristiques recherchées chez les hémérocalles. Ces caractéristiques sont utilisées par les hybrideurs au travers le monde pour former des hémérocalles spectaculaires. Le choix des parents ou du type d’hémérocalle demeure avant tout une question de goûts personnels.
Lorsque vous achetez une nouvelle variété d’hémérocalle vous obtenez une description de la plante.
Comment lire cette description
Hemerocallis ‘Blueberry Candy’ (Patrick Stamile 1995) (‘Wineberry Candy’ X ‘Vanilla Candy’)
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Hemerocallis 'Blueberry Candy' |
Une fleur gaufrée odorante crème qui s’avance dans un œil violet et une gorge vert foncé. Elle fleurit à la mi-saison et la floraison se prolonge jusqu’à l’automne. Cette tétraploïde a un feuillage dormant de couleur vert et d’une hauteur de 55 cm. La fleur de 11,25 cm a de magnifiques couleurs contrastantes. Elle ne produit pas de dormant donc on la multiplie par division des talles. Cette hémérocalle a obtenu l’Honorable Mention en 1997. |
Non du cultivar : ‘Blueberry Candy’
Non de l’hybrider : Patrick Stamile
Parents utilisés par l’hybrider : (‘Wineberry Candy’ X ‘Vanilla Candy’)
Hybride vs cultivar
L'hybridation désigne l'activité horticole qui consiste à croiser deux plants afin d'obtenir une "création" originale. Le croisement de deux "espèces" donne un hybride tandis que le croisement de deux hybrides produit un cultivar. On peut également hybrider deux cultivars entre eux et obtenir, à l'infini, autant de cultivars que l'on souhaite. Les cultivars ne peuvent se reproduire (de façon identique) par la semence. Seule la division du plant mère permet une reproduction identique des caractéristiques du cultivar.¸
Diploïde ou tétraploïde
De nature les hémérocalles possèdent 11 paires de chromosomes ont les appellent les diploïdes. Les tétraploïdes n’existent pas dans la nature. Elles ont été créées par les humains. Mais les hybrideurs ont réussi à doubler leurs nombres de chromosomes. Les tétraploïdes ont donc 22 paires de chromosomes. Ce facteur tend à accentuer certaines caractéristiques désirables (tiges plus fortes, fleurs plus grosses, couleurs plus vives, etc.), mais à moins de vouloir faire des croisements, dans lesquels il faut choisir des parents similaires, il n'y a pas lieu de tenir compte de cette différence. Certaines diploïdes sont tout aussi belles que les tétraploïdes, ce n'est qu'une question de goût.
Racines et gourmands
Il n’y a probablement aucun cultivar qui est utilisé pour leurs racines. La plupart des cultivars poussent en plants plus ou moins compacts. Il est facile de diviser la couronne de feuillage et les racines. La capacité de produire des gourmands à partir du plant mère n’est pas remarquée dans nos jardins. Ceci est normalement du à l’espace restreint de nos plates-bandes et l’absence de cette caractéristique dans la plupart de cultivar moderne. Mais si vous utilisez les hémérocalles pour naturaliser la bordure d’une route ou un grand espace, ce trait de caractère devient important puisque ces espèces peuvent couvrir l’espace en utilisant moins de plants au départ. L’Hemerocallis fulva est une plante qui possède cette caractéristique.
La couleur du feuillage
La couleur du feuillage de l’hémérocalle est généralement dans les tons de vert. Certains cultivars peuvent avoir un feuillage jaune verdâtre comme L’Hemerocallis fulva. Par contre dans les cultivars de L’Hemerocallis citrina nous retrouvons un feuillage bleu-vert. Certains cultivars dans leurs jeunes âges portent des feuilles panachées. Mais cette caractéristique a tendance à disparaitre avec l’âge. C’est la raison pour laquelle on n’en retrouve pas beaucoup sur le marché.
C’est pour cette raison que lors des descriptions que vous pouvez trouver sur internet ou dans les livres, on ne mentionne très rarement la couleur du feuillage. Car les hybrideurs se sont surtout concentrer sur les fleurs et la tige florale, les embranchements et le nombre de fleurs mais pas sur la couleur du feuillage.
Les tiges florales
Cette caractéristique chez l’hémérocalle est très importante pour les hybrideurs. Les tiges florales sont là pour supporter les fleurs et les mettre en évidences. Donc la grosseur, la rigidité et la hauteur de la tige revêtent une grande importance. Personne ne veut d’une hémérocalle avec une tige trop courte ou qui se plie sous le poids des fleurs ou que les fleurs sont cachées dans le feuillage. Les hémérocalles enregistrées ont des tiges florales qui correspondent aux types d’hémérocalles que vous achetez. Elles ont comme fonction principale de mettre en valeur les fleurs.
La hauteur de la tige florale
On peut profiter d’une grande variété de hauteurs parmi les hémérocalles. Certains cultivars peuvent atteindre jusqu’à 1,50m de hauteur avec de grosses fleurs et d’autres, miniatures, portent de petites fleurs et des feuillages plus fins de seulement 30 à 45cm. On peut classer les hauteurs de tiges florales selon qu’elles ont une floraison de hauteur basse, moyenne ou haute.
Les prolifications
Une prolifération est une nouvelle plante qui pousse sur une tige florale déjà existante. Si vous courbez la tige de façon à entourer celle-ci de terreau, elle fera des racines et vous donnera une copie conforme de la plante. Regardez attentivement vos tiges florales, cela vous permettra de multiplier de jeunes plantes rares de façon rapide. Plusieurs cultivars ont cette tendance donc soyez attentif.
Embranchements et nombres de fleurs
Normalement, lorsque l’on achète une hémérocalle on ne cherche pas seulement de magnifiques fleurs; mais on veut pouvoir en admirer beaucoup et que notre plante fleurisse le plus longtemps possible. Donc les hybrideurs ont créés des plants avec plus de tiges florales et ces tiges comprennent plusieurs embranchements. Ce qui nous donne des plants avec plusieurs bourgeons de fleurs qui s’ouvriront sur une plus longe période.
Les fleurs
Au Québec la période la plus importante des hémérocalles est au mois de juillet. C’est également le moment que la majorité des vivaces de nos jardins fleurissent. Donc les hybrideurs ont croisé des cultivars hâtifs avec des cultivars tardifs pour former des plants qui fleurissent du mois de mai au mois d’octobre. Ce qui nous a donné des cultivars tel que la ‘Stella De Oro’ en 1975.
Il n’y a pas que la période de floraison qui est importante, il y a aussi la durée de la floraison. On sait que la fleur de l’hémérocalle ne dure qu’un jour. Mais on a souvent l’impression de ne pouvoir jouir pleinement des fleurs de certains cultivars. Si cela vous arrive c’est que vous avez un cultivar nocturne. Les nocturnes s’ouvrent en fin
Publié par midemers à 18:19:47 dans Les Hémérocalles | Commentaires (1) | Permaliens
Les hémérocalles sont probablement les plantes vivaces les plus populaires et les plus tolérantes dans nos jardins. On les retrouve dans diverses gammes de couleurs, de formes, de grosseurs de fleurs et de hauteurs. Leurs diversités et leurs nombres favorisent la culture des hémérocalles. Car il y en a pour tous les goûts. Même si une fleur d’hémérocalle ne dure qu’un jour, un plant peut produire plus de 50 fleurs, ce qui nous donne une floraison échelonnée sur plusieurs semaines et pour les remontantes sur plusieurs mois. Vous pouvez aussi admirer dans votre jardin des hémérocalles en fleurs tôt le printemps et continuer ainsi tout l’été et même jusqu’aux premiers gels.
Signification du nom
Le nom hémérocalle tire son origine de deux mots grecs, HEMERA (jour) et KALLAS (beauté). En effet, chaque fleur ne dure qu'une journée mais la hampe florale porte de très nombreux boutons qui ouvrent les uns après les autres. Une plante établie (qui est au même endroit depuis quelques années), produira plusieurs hampes florales et la floraison peut ainsi durer plusieurs semaines.
Origine
Bien que ce soit les américains qui ont le plus amélioré les hémérocalles, aucune n'est originaire d'Amérique. Les 60,000 cultivars qui existent aujourd'hui proviennent tous de 16 espèces natives d'Europe et d'Asie. Dans l’annexe 1 vous trouverez la description des natives ainsi que leur habitat naturel et des photos de certaines. Peu de personnes cultivent encore les espèces originales de nos jours parce qu'elles sont dépassées sur tous les points par les hybrides modernes. Certaines personnes essaient de découvrir les particularités de quelques-unes afin de les intégrer dans leurs programmes d’hybridation.
En Amérique du Nord, elles sont tellement tenaces on en retrouve dans les fossés sur le bord des routes de campagne. On les croirait indigènes, mais elles se sont en réalité échappées des jardins de nos ancêtres. Dans les flores des plantes indigènes du Nord Est des États Unies et du Québec, nous retrouvons 2 espèces et une variété de recensées comme étant naturalisées.
Frère Marie Victorin, classifie Hemerocallis fulva comme une plante originaire de L’Europe central. Fréquemment naturalisé dans le Québec, le long des chemins et des rivières et parfois dans des lieux très écartés. Cette liliacée très ornementale, qui a été beaucoup cultivée dans les premiers jardins est devenue rapidement partie de la flore spontané du Québec. Même si cette plante est cultivée ici depuis plus de 400 ans. Toutes les Hemerocallis fulva cultivés ou sub-spontanés forment un seul clone et ne se multiplient que végétativement par leurs racines tubéreuse ou leurs rhizomes.
En autre l’H. fulva on peut encore trouver dans la nature québécoises des Hemerocallis lilioasphodelus qui sont classés comme Hemerocallis flava dans les flores. Elle est originaire de Chine. Cette plante qui a des feuilles étroites et produit des fleurs jaune pâle odorantes.
Elles sont très fréquente dans la nature aux États Unies, surtout dans les états du Nord Est jusqu’au Michigan et en Pennsylvanie. Cette espèce produit des semences.
L’ H. fulva var. Kwanso classifié en Europe comme H. fulva Kwanso est naturalisé dans l’est de la Virginie. Cette plante porte des fleurs rouge double avec un œil plus foncé qui est partiellement fertile. C’est une plante originaire du Japon
Variétés
Des 60,000 hybrides modernes, environ 12 000 à 15 000 sont en vente actuellement. Une nouvelle introduction qui présente des traits spéciaux peut coûter 150$ ou 200$ à son apparition sur le marché et souvent après quelques années, le prix baissera de façon remarquable. Il arrive fréquemment qu'elle se retrouve a 5$ ou 6.$ La patience est la vertu du jardin.
Période de floraison
Dans la famille des hémérocalles, il y a plusieurs périodes de floraison. Dans nos régions un peu plus nordiques, nous avons établies les périodes de floraison suivantes :
· Très hâtive : Les hémérocalles fleurissent jusqu’à la fin du mois de juin.
· Hâtives : Les hémérocalles fleurissent au début juillet.
· Tôt en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent à la fin juillet.
· Mi-saison : Les hémérocalles fleurissent en fin juillet et début août.
· Tard en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent en mi-août.
· Tardive : Les hémérocalles fleurissent en fin août et au début de septembre.
La période de floraison varie évidemment d'une région à l'autre et d'une année à l'autre. Si le printemps est hâtif ou que l'automne est beau et chaud, certaines variétés peuvent même refleurir. C'est le cas du cultivar "Stella d’Oro". La durée normale de floraison est de 3 à 4 semaines pour une plante établie. Les fleurs sont toujours plus belles à partir de la deuxième ou troisième année.
Les remontantes
Certaines espèces on une plus longue période de floraison. Ceci est dû au fait que le plant d’hémérocalle produit de nouvelles tiges florales et qu'il refleurit. On qualifie alors cette floraison de "remontante". Les "remontantes" vont jusqu'à doubler et même tripler la période de floraison normale.
Il existe trois types de feuillage.
Dormant : C’est à dire que les feuilles meurent à l'automne et repoussent au printemps suivant. On considère que ces derniers sont mieux adaptés aux conditions climatiques du nord.
Semi-persistant : Une partie seulement du feuillage meurt. Quant aux semi-persistants, ils jouissent d'une grande capacité d'adaptation et se comportent comme des persistants ou des dormants selon la région où ils sont implantés.
Persistant : Le feuillage persistant reste vert et vif pendant toute l'année dans les régions chaudes et est réputé être le mieux adapté aux climats du sud. Au Québec, ce feuillage finit par périr sous l'effet du gel de sorte que le plant génère de nouvelles feuilles au printemps, imitant en cela le comportement des plants à feuillage dormant.
Cependant, dans les zones 1 à 5, la plupart des hémérocalles, quel que soit leur type, vont perdre leur feuillage. On a aussi observé une tendance à une moins grande rusticité chez les feuillages persistants. Mais ce n'est qu’une tendance. On choisira alors de les planter dans un endroit protégé (où la neige s'accumule ou à l'abri du vent, à l'est, etc.). On peut aussi les recouvrir de branches de conifères, mais éviter les feuilles mortes car elles peuvent garder trop d'humidité et faire pourrir les feuilles persistantes. Les types dormants se plantent en tout temps, les persistants, du printemps jusqu'à six semaines avant le gel du sol; les semi-persistants, se situent entre les deux.
Publié par midemers à 17:30:25 dans Les Hémérocalles | Commentaires (0) | Permaliens
Lorsqu'on parle de rotation ou de succession des cultures, on laisse entendre la notion de diversité des cultures dans le temps. Précisons que le terme "assolement" est parfois utilisé comme synonyme, mais il réfère plutôt à la culture en place au moment où on en parle ou pour une année à laquelle on réfère. L'assolement, c'est donc l'utilisation actuelle; la rotation, c'est la succession des assolements.
Pourquoi diversifiez les cultures?
D'abord, pour ne pas épuiser la terre. Les plantes que nous cultivons ont chacune leurs besoins spécifiques. Elles puisent dans le sol et dans l'air ce qui leur permet de se développer et de produire leurs fruits et leurs graines: minéraux, eau, gaz carbonique, chaleur.Pour que le sol puisse continuer à nourrir les cultures, on évite de lui soutirer toujours les mêmes éléments. Ces éléments deviendraient déficients pour la culture elle-même, mais aussi pour les autres organismes du sol.
Donc, on varie les cultures afin de ne pas soutirer démesurément du milieu, les mêmes ressources.
Également, pour ne pas créer un vide écologique. Lorsqu'on pratique au même endroit une culture pendant plusieurs années, on favorise toute une faune et une flore associées à cette culture : insectes, microbes, mauvaises herbes, etc. Année après année, les infestations de pathogènes ou de ravageurs prennent de l’ampleur. Les résidus de récolte assurent leur survie en grand nombre. Très vite, les populations de leurs ennemis naturels deviennent trop faibles.
En même temps, la plante, devant s’ajuster au déséquilibre du sol, est plus vulnérable.
De la même façon, les plantes adventives ( mauvaises herbes ), capables de s’ajuster au cycle des pratiques culturales propre à la culture, trouvent un milieu idéal pour proliférer. On s’oblige ainsi à lutter contre des plantes qui viennent précisément corriger les déséquilibres causés au sol. Dans une rotation diversifiée, ces plantes n’auraient pas eu à envahir les cultures.
Rotation des cultures maraîchères
En culture maraîchère, on travaille souvent avec des plantes épuisantes pour le sol, consommatrices d'humus et de minéraux et on laisse le sol nu en bonne partie entre les rangs et en période hivernale.
Pour penser le choix des cultures et la rotation, des objectifs et des moyens spécifiques sont à envisager.
Objectifs:
1. Rendements et qualité;
2. Conservation de la fertilité et de la structure du sol (santé, vie du sol);
3. Propreté des champs ou parcelles (prévention des infestations de pathogènes, de ravageurs, de mauvaises herbes);
4. Rationalisation de l'utilisation du compost.
Moyens:
1. Utiliser en succession des plantes épuisantes, neutres et guérissantes.
Lors de l’établissement d’un potager, sur la parcelle correspondant à la première année de la rotation, on regroupe les légumes très voraces ( épuisants ) et préférant du jeune compost. Sur la deuxième année, ce sont les légumes voraces et intermédiaires préférant des apports de compost bien mûr. La troisième année regroupe les légumes frugal ou peu exigeants en nourriture. Ces légumes ne nécessitant aucun apport de compost mûr, mais des amendements minéraux ( Sul Po Mag, cendre et de la poudre d’os ) selon besoin .Ils se contentent des éléments laissés dans le sol par les cultures précédentes.
Dans le cas où il est possible d’ajouter une quatrième année à la rotation et une parcelle supplémentaire, on peut intégrer les engrais verts tels le sarrasin, le trèfle et les légumineuses. On appelle cette parcelle, la guérissante. On remarquera que ces plantes nourrissent le sol et en remodèlent la structure. Les légumineuses, lorsque bien modulées, permettent le renouvellement direct de l’azote du sol. Certaines sont plus efficaces à fixer l’azote : la luzerne, le trèfle, le lupin, etc. Dans le cas de la luzerne, la nature de ses racines est aussi un atout pour maintenir la structure du sol en bon état. Enfin, c’est aussi le cas des plantes aromatiques. ( tableau # 1 et #2 )
Tableau # 1 : Classification des plantes maraîchères selon leurs exigences.
Épuisantes-- ---------------- ---------------- --------------- Guérissantes 1er groupe 2e groupe 3e groupe 4e groupe 5e groupe Très voraces voraces intermédiaires frugales guérissantes maïs cucurbitacées aubergines tomates tournesol bettes à carde fraises orties crucifères laitues épinards céleris céleris-rave poireaux endives pommes de terre persil menthe estragon basilic ciboulette piments ail oignons betteraves carottes navets rutabagas salsifis radis panais bulbes fleurs herbes culinaires et médicinales légumineuses vivaces engrais verts soya gourganes haricots pois 35 à 45 t/ha. de compost tolèrent-les composts frais 15 à 20 t/ha de compost bien mûr. Sol riche en humus, pas d’apport supplémentaire de compost. Pas de compost, mais des amendements minéraux. Refont le sol. Apport d’azote si l’on utilise les fixatrices d’azote.
Publié par midemers à 02:06:31 dans Le potager | Commentaires (0) | Permaliens
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