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Les plantes ornementales

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Les grandes caractéristiques chez les hémérocalles | 30 juin 2009

 

Voici, pour vous aider, une analyse des différentes caractéristiques recherchées chez les hémérocalles. Ces caractéristiques sont utilisées par les hybrideurs au travers le monde pour former des hémérocalles spectaculaires. Le choix des parents ou du type d’hémérocalle demeure avant tout une question de goûts personnels.

Lorsque vous achetez une nouvelle variété d’hémérocalle vous obtenez une description de la plante. 

Comment lire cette description 

Hemerocallis ‘Blueberry Candy’ (Patrick Stamile 1995) (‘Wineberry Candy’ X ‘Vanilla Candy’)

 

Hemerocallis 'Blueberry Candy'

 

Une fleur gaufrée odorante crème qui s’avance dans un œil violet et une gorge vert foncé. Elle fleurit à la mi-saison et la floraison se prolonge jusqu’à l’automne. Cette tétraploïde a un feuillage dormant de couleur vert et d’une hauteur de 55 cm. La fleur de 11,25 cm a de magnifiques couleurs contrastantes. Elle ne produit pas de dormant donc on la multiplie par division des talles. Cette hémérocalle a obtenu l’Honorable Mention en 1997.

 

Non du cultivar : ‘Blueberry Candy’

Non de l’hybrider : Patrick Stamile

Parents utilisés par l’hybrider : (‘Wineberry Candy’ X ‘Vanilla Candy’)

Hybride vs cultivar

L'hybridation désigne l'activité horticole qui consiste à croiser deux plants afin d'obtenir une "création" originale.  Le croisement de deux "espèces" donne un hybride tandis que le croisement de deux hybrides produit un cultivar.  On peut également hybrider deux cultivars entre eux et obtenir, à l'infini, autant de cultivars que l'on souhaite.  Les cultivars ne peuvent se reproduire (de façon identique) par la semence. Seule la division du plant mère permet une reproduction identique des caractéristiques du cultivar.¸

Diploïde ou tétraploïde

De nature les hémérocalles possèdent 11 paires de chromosomes ont les appellent les diploïdes.   Les tétraploïdes n’existent pas dans la nature. Elles ont été créées par les humains.  Mais les hybrideurs ont réussi à doubler leurs nombres de chromosomes.  Les tétraploïdes ont donc 22 paires de chromosomes. Ce facteur tend à accentuer certaines caractéristiques désirables (tiges plus fortes, fleurs plus grosses, couleurs plus vives, etc.), mais à moins de vouloir faire des croisements, dans lesquels il faut choisir des parents similaires, il n'y a pas lieu de tenir compte de cette différence.  Certaines diploïdes sont tout aussi belles que les tétraploïdes, ce n'est qu'une question de goût. 

Racines et gourmands

Il n’y a probablement aucun cultivar qui est utilisé pour leurs racines. La plupart des cultivars poussent en plants plus ou moins compacts. Il est facile de diviser la couronne de feuillage et les racines. La capacité de produire des gourmands à partir du plant mère n’est pas remarquée dans nos jardins. Ceci est normalement du à l’espace restreint de nos plates-bandes et l’absence de cette caractéristique dans la plupart de cultivar moderne. Mais si vous utilisez les hémérocalles pour naturaliser la bordure d’une route ou un grand espace, ce trait de caractère devient important puisque ces espèces peuvent couvrir l’espace en utilisant moins de plants au départ. L’Hemerocallis fulva est une plante qui possède cette caractéristique.

La couleur du feuillage

La couleur du feuillage de l’hémérocalle est généralement dans les tons de vert. Certains cultivars peuvent avoir un feuillage jaune verdâtre comme L’Hemerocallis fulva. Par contre dans les cultivars de L’Hemerocallis citrina nous retrouvons un feuillage bleu-vert. Certains cultivars dans leurs jeunes âges portent des feuilles panachées. Mais cette caractéristique a tendance à disparaitre avec l’âge. C’est la raison pour laquelle on n’en retrouve pas beaucoup sur le marché.

C’est pour cette raison que lors des descriptions que vous pouvez trouver sur internet ou dans les livres, on ne mentionne très rarement la couleur du feuillage. Car les hybrideurs se sont surtout concentrer sur les fleurs et la tige florale, les embranchements et le nombre de fleurs mais pas sur la couleur du feuillage.

Les tiges florales

Cette caractéristique chez l’hémérocalle est très importante pour les hybrideurs. Les tiges florales sont là pour supporter les fleurs et les mettre en évidences. Donc la grosseur, la rigidité et la hauteur de la tige  revêtent une grande importance. Personne ne veut d’une hémérocalle avec une tige trop courte ou qui se plie sous le poids des fleurs ou que les fleurs sont cachées dans le feuillage. Les hémérocalles enregistrées ont des tiges florales qui correspondent aux types d’hémérocalles que vous achetez. Elles ont comme fonction principale de mettre en valeur les fleurs.

La hauteur de la tige florale

On peut profiter d’une grande variété de hauteurs parmi les hémérocalles. Certains cultivars peuvent atteindre jusqu’à 1,50m de hauteur avec de grosses fleurs et d’autres, miniatures, portent de petites fleurs et des feuillages plus fins de seulement 30 à 45cm. On peut classer les hauteurs de tiges florales selon qu’elles ont une floraison de hauteur basse, moyenne ou haute.

  • Floraison basse : de 15 à 60cm.
  • Floraison moyenne : de 60 à 90cm.
  • Floraison haute : plus de 90cm.

 Les prolifications

Une prolifération est une nouvelle plante qui pousse sur une tige florale déjà existante. Si vous courbez la tige de façon à entourer celle-ci de terreau, elle fera des racines et vous donnera une copie conforme de la plante. Regardez attentivement vos tiges florales, cela vous permettra de multiplier de jeunes plantes rares de façon rapide. Plusieurs cultivars ont cette tendance donc soyez attentif.

Embranchements et nombres de fleurs

Normalement, lorsque l’on achète une hémérocalle on ne cherche pas seulement de magnifiques fleurs; mais on veut pouvoir en admirer beaucoup et que notre plante fleurisse le plus longtemps possible. Donc les hybrideurs ont créés des plants avec plus de tiges florales et ces tiges comprennent plusieurs embranchements. Ce qui nous donne des plants avec plusieurs bourgeons de fleurs qui s’ouvriront sur une plus longe période. 

Les fleurs

Au Québec la période la plus importante des hémérocalles est au mois de juillet. C’est également le moment que la majorité des vivaces de nos jardins fleurissent. Donc les hybrideurs ont croisé des cultivars hâtifs avec des cultivars tardifs pour former des plants qui fleurissent du mois de mai au mois d’octobre. Ce qui nous a donné des cultivars tel que la ‘Stella De Oro’ en 1975.

Il n’y a pas que la période de floraison qui est importante, il y a aussi la durée de la floraison. On sait que la fleur de l’hémérocalle ne dure qu’un jour. Mais on a souvent l’impression de ne pouvoir jouir pleinement des fleurs de certains cultivars. Si cela vous arrive c’est que vous avez un cultivar nocturne. Les nocturnes s’ouvrent en fin

Publié par midemers à 18:19:47 dans Les Hémérocalles | Commentaires (1) |

Les hémérocalles | 30 juin 2009

 

Les hémérocalles sont probablement les plantes vivaces les plus populaires et les plus tolérantes dans nos jardins. On les retrouve dans diverses gammes de couleurs, de formes, de grosseurs de fleurs et de hauteurs. Leurs diversités et leurs nombres favorisent la culture des hémérocalles. Car il y en a pour tous les goûts. Même si une fleur d’hémérocalle ne dure qu’un jour, un plant peut produire plus de 50 fleurs, ce qui nous donne une floraison échelonnée sur plusieurs semaines et pour les remontantes sur plusieurs mois. Vous pouvez aussi admirer dans votre jardin des hémérocalles en fleurs tôt le printemps et continuer ainsi tout l’été et même jusqu’aux premiers gels.

Signification du nom

Le nom hémérocalle tire son origine de deux mots grecs, HEMERA (jour) et KALLAS (beauté).  En effet, chaque fleur ne dure qu'une journée mais la hampe florale porte de très nombreux boutons qui ouvrent les uns après les autres.  Une plante établie (qui est au même endroit depuis quelques années), produira plusieurs hampes florales et la floraison peut ainsi durer plusieurs semaines.

Origine

Bien que ce soit les américains qui ont le plus amélioré les hémérocalles, aucune n'est originaire d'Amérique.  Les 60,000 cultivars qui existent aujourd'hui proviennent tous de 16 espèces natives d'Europe et d'Asie. Dans l’annexe 1 vous trouverez la description des natives ainsi que leur habitat naturel et des photos de certaines. Peu de personnes cultivent encore les espèces originales de nos jours parce qu'elles sont dépassées sur tous les points par les hybrides modernes. Certaines personnes essaient de découvrir les particularités de quelques-unes afin de les intégrer dans leurs programmes d’hybridation. 

En Amérique du Nord, elles sont tellement tenaces on en retrouve dans les fossés sur le bord des routes de campagne.  On les croirait indigènes, mais elles se sont en réalité échappées des jardins de nos ancêtres. Dans les flores des plantes indigènes du Nord Est des États Unies et du Québec, nous retrouvons 2 espèces et une variété de recensées comme étant naturalisées.

Frère Marie Victorin, classifie Hemerocallis fulva comme une plante originaire de L’Europe central. Fréquemment naturalisé dans le Québec, le long des chemins et des rivières et parfois dans des lieux très écartés. Cette liliacée très ornementale, qui a été beaucoup cultivée dans les premiers jardins est devenue rapidement partie de la flore spontané du Québec. Même si cette plante est cultivée ici depuis plus de 400 ans. Toutes les Hemerocallis fulva cultivés ou sub-spontanés forment un seul clone et ne se multiplient que végétativement par leurs racines tubéreuse ou leurs rhizomes.

En autre l’H. fulva on peut encore trouver dans la nature québécoises des Hemerocallis lilioasphodelus  qui sont classés comme Hemerocallis flava dans les flores. Elle est originaire de Chine. Cette plante qui a des feuilles étroites et produit des fleurs jaune pâle odorantes.

Elles sont très fréquente dans la nature aux États Unies, surtout dans les états du Nord  Est jusqu’au Michigan et en Pennsylvanie. Cette espèce produit des semences.

L’ H. fulva var. Kwanso classifié en Europe comme H. fulva Kwanso est naturalisé dans l’est de la Virginie. Cette plante porte des fleurs rouge double avec un œil plus foncé qui est partiellement fertile. C’est une plante originaire du Japon

Variétés

Des 60,000 hybrides modernes, environ 12 000 à 15 000 sont en vente actuellement.  Une nouvelle introduction qui présente des traits spéciaux peut coûter 150$ ou 200$ à son apparition sur le marché et souvent après   quelques années, le prix baissera de façon remarquable.  Il arrive fréquemment qu'elle se retrouve a 5$ ou 6.$  La patience est la vertu du jardin.

Période de floraison

Dans la famille des hémérocalles, il y a plusieurs périodes de floraison. Dans nos régions un peu plus nordiques, nous avons établies les périodes de floraison suivantes :

·         Très hâtive : Les hémérocalles fleurissent jusqu’à la fin du mois de juin.

·         Hâtives : Les hémérocalles fleurissent au début juillet.

·         Tôt en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent à la fin juillet.

·         Mi-saison : Les hémérocalles fleurissent en fin juillet et début août.

·         Tard en mi-saison : Les hémérocalles fleurissent  en mi-août.

·         Tardive : Les hémérocalles fleurissent en fin août et au début de septembre.


La période de floraison varie évidemment d'une région à l'autre et d'une année à l'autre.  Si le printemps est hâtif ou que l'automne est beau et chaud, certaines variétés peuvent même refleurir.  C'est le cas du cultivar "Stella d’Oro".  La durée normale de floraison est de 3 à 4 semaines pour une plante établie. Les fleurs sont toujours plus belles à partir de la deuxième ou troisième année. 

Les remontantes

Certaines espèces on une plus longue période de floraison. Ceci est dû au fait que le plant d’hémérocalle produit de nouvelles tiges florales et qu'il refleurit. On qualifie alors cette floraison de "remontante".  Les "remontantes" vont jusqu'à doubler et même tripler la période de floraison normale.

 

 Il existe trois types de feuillage. 

Dormant : C’est à dire que les feuilles meurent à l'automne et repoussent au printemps suivant. On considère que ces derniers sont mieux adaptés aux conditions climatiques du nord.  

Semi-persistant : Une partie seulement du feuillage meurt. Quant aux semi-persistants, ils jouissent d'une grande capacité d'adaptation et se comportent comme des persistants ou des dormants selon la région où ils sont implantés.

Persistant : Le feuillage persistant reste vert et vif pendant toute l'année dans les régions chaudes et est réputé être le mieux adapté aux climats du sud.  Au Québec, ce feuillage finit par périr sous l'effet du gel de sorte que le plant génère de nouvelles feuilles au printemps, imitant en cela le comportement des plants à feuillage dormant. 


Cependant, dans les zones 1 à 5, la plupart des hémérocalles, quel que soit leur type, vont perdre leur feuillage.  On a aussi observé une tendance à une moins grande rusticité chez les feuillages persistants. Mais ce n'est qu’une tendance.  On choisira alors de les planter dans un endroit protégé (où la neige s'accumule ou à l'abri du vent, à l'est, etc.).  On peut aussi les recouvrir de branches de conifères,  mais éviter les feuilles mortes car elles peuvent garder trop d'humidité et faire pourrir les feuilles persistantes.  Les types dormants se plantent en tout temps, les persistants, du printemps jusqu'à six semaines avant le gel du sol; les semi-persistants, se situent entre les deux. 

Publié par midemers à 17:30:25 dans Les Hémérocalles | Commentaires (0) |

La rotation des cultures | 29 juin 2009

Lorsqu'on parle de rotation ou de succession des cultures, on laisse entendre la notion de diversité des cultures dans le temps. Précisons que le terme "assolement" est parfois utilisé comme synonyme, mais il réfère plutôt à la culture en place au moment où on en parle ou pour une année à laquelle on réfère. L'assolement, c'est donc l'utilisation actuelle; la rotation, c'est la succession des assolements.

Pourquoi diversifiez les cultures?

D'abord, pour ne pas épuiser la terre. Les plantes que nous cultivons ont chacune leurs besoins spécifiques. Elles puisent dans le sol et dans l'air ce qui leur permet de se développer et de produire leurs fruits et leurs graines: minéraux, eau, gaz carbonique, chaleur.Pour que le sol puisse continuer à nourrir les cultures, on évite de lui soutirer toujours les mêmes éléments. Ces éléments deviendraient déficients pour la culture elle-même, mais aussi pour les autres organismes du sol.

Donc, on varie les cultures afin de ne pas soutirer démesurément du milieu, les mêmes ressources.

Également, pour ne pas créer un vide écologique. Lorsqu'on pratique au même  endroit une culture pendant plusieurs années, on favorise toute une faune et une flore associées à cette culture : insectes, microbes, mauvaises herbes, etc. Année après année, les infestations de pathogènes ou de ravageurs prennent de l’ampleur. Les résidus de récolte assurent leur survie en grand nombre. Très vite, les populations de leurs ennemis naturels deviennent trop faibles.

En même temps, la plante, devant s’ajuster au déséquilibre du sol, est plus vulnérable.

De la même façon, les plantes adventives ( mauvaises herbes ), capables de s’ajuster au cycle des pratiques culturales propre à la culture, trouvent un milieu idéal pour proliférer. On s’oblige ainsi à lutter contre des plantes qui viennent précisément corriger les déséquilibres causés au sol. Dans une rotation diversifiée, ces plantes n’auraient pas eu à envahir les cultures.

 Rotation des cultures maraîchères

 En culture maraîchère, on travaille souvent avec des plantes épuisantes pour le sol, consommatrices d'humus et de minéraux  et on laisse le sol nu en bonne partie  entre les rangs et en période hivernale.

 Pour penser le choix des cultures et la rotation, des objectifs et des moyens spécifiques sont à envisager.

 

Objectifs:

 

1.    Rendements et qualité;

2.    Conservation de la fertilité et de la structure du sol (santé, vie du sol);

3.    Propreté des champs ou parcelles (prévention des infestations de pathogènes, de ravageurs, de mauvaises herbes);

4.    Rationalisation de l'utilisation du compost.

Moyens:

 1. Utiliser en succession des plantes épuisantes, neutres et guérissantes.

Lors de l’établissement d’un potager, sur la parcelle correspondant à la première année de la rotation, on regroupe les légumes très voraces  ( épuisants ) et préférant du jeune compost. Sur la deuxième année, ce sont les légumes voraces et intermédiaires préférant des apports de compost bien mûr. La troisième année regroupe les légumes frugal ou peu exigeants en nourriture. Ces légumes ne nécessitant aucun apport de compost mûr, mais des amendements minéraux ( Sul Po Mag, cendre et de la poudre d’os ) selon besoin .Ils se contentent des  éléments laissés dans le sol par les cultures précédentes.

Dans le cas où il est possible d’ajouter une quatrième année à la rotation et  une parcelle supplémentaire, on peut intégrer les engrais verts tels le sarrasin, le trèfle et les légumineuses. On appelle cette parcelle, la guérissante. On remarquera que ces plantes nourrissent le sol et en remodèlent la structure. Les légumineuses, lorsque bien modulées, permettent le renouvellement direct de l’azote du sol. Certaines sont plus efficaces à fixer l’azote : la luzerne, le trèfle, le lupin, etc. Dans le cas de la luzerne, la nature de ses racines est aussi un atout pour maintenir la structure du sol en bon état. Enfin, c’est aussi le  cas des plantes aromatiques. ( tableau # 1 et #2 )

 

Tableau # 1 : Classification des plantes maraîchères selon leurs exigences.

 

Épuisantes--

----------------

----------------

---------------

Guérissantes

1er groupe

2e groupe

3e groupe

4e groupe

5e groupe

Très voraces

voraces

intermédiaires

frugales

guérissantes

maïs

cucurbitacées

aubergines

tomates

tournesol

bettes à carde

fraises

orties

 

 

crucifères

laitues

épinards

céleris

céleris-rave

poireaux

endives

pommes

de terre

persil

menthe

estragon

basilic

ciboulette

 

piments

ail

oignons

betteraves

carottes

navets

rutabagas

salsifis

radis

panais

bulbes

fleurs

herbes

culinaires

et médicinales

 

 

légumineuses vivaces

engrais verts

soya

gourganes

haricots

pois

 

35 à 45 t/ha. de compost

 

tolèrent-les composts frais

 

 

15 à 20 t/ha de compost

bien mûr.

 

Sol riche en humus, pas

d’apport supplémentaire de compost.

 

 

Pas  de compost, mais des amendements minéraux.

 

Refont le sol.

Apport d’azote si l’on utilise les fixatrices d’azote.

 

 

 

Publié par midemers à 02:06:31 dans Le potager | Commentaires (0) |

Les semis intérieurs | 28 juin 2009

Pour les végétaux, les premières semaines de vie sont également d’une importance cruciale pour leur vigueur, leur résistance et leur productivité futures. Il serait utopique de croire qu'on peut obtenir des résultats optimaux avec des plants partis dans un médium inerte, nourris aux engrais de synthèse et traités aux fongicides.

 

Afin de maximiser la qualité et le rendement des fruits et des légumes, il importe de transplanter au jardin de jeunes plants qui auront été cultivés écologiquent . Comme de tels plants sont rares sur le marché, le jardinier devrait les produire lui-même. En plus de lui assurer une meilleure qualité de plants, cela lui permet de choisir ses variétés. Pour produire ses semis, il importe avant toute chose de créer un cnvironnement approprié.

 

 

L’environnement de la chambre à semis

 

Pour bien réussir ses semis intérieurs, des conditions propices doivent prévaloir dans la chambre à semis. Elle doit tout d'abord être bien éclairée :14 heures de lumière par jour sont nécessaires à la croissance des végétaux. Une pièce avec de grandes fenêtres orientées vers l’est ou vers le sud convient bien. Comme la photopériode en mars et en avril est encore trop courte pour subvenir aux besoins en lumière des jeunes plants, il faut prévenir un éclairage d'appoint : des fluorescents Coolwhite ou Daylight font bien l'affaire. Une combinaison de 3 tubes Coolwhite, ou Daylighit, de type bleu, pour 1 tube Vitalite ou Agrolite, de type rouge est idéale. Les fluorescents doivent être espacés de 1,5 cm et placés à 15 cm de la tête des plants. Un système de fixation mobile doit être organisé de façon à pouvoir les hausser au fur et à mesure que les plants croissent.

 

On doit pouvoir contrôler aisément la température de la chambre à semis. La température optimale pour la germination est de 25 °C, alors que pour la croissance, elle est de 20 à 22 °C le jour et de 15 °C la nuit ( Tableau #   ). La pièce ne devrait pas être trop sèche. L'humidité relative idéale se situe entre 80 et 90 % , condition difficile à atteindre dans une maison . Un humidificateur, placé dans la chambre à semis, permet de créer des conditions très acceptables . Sa présence n'est toutefois pas essentielle ; on peut vaporiser les jeunes plants de temps à autre avec de l'eau.

 

Une petite serre constitue l'endroit par excellence pour partir des plants . Elle commande cependant des investissement importants pour sa construction et son chauffage. Une pièce de la maison peut facilement se transformer en chambre à semis sans nécessiter de tels déboursés. Elle a de plus l'avantage d'être déjà chauffée ; i1 s'agit seulement d'y organiser l'éclairage d'appoint.

 

Les médiums de croissance

 

Les semis sont normalement cultivés dans des caissettes , afin d'éviter le gaspillage. Elles devraient être réutilisées d'années en années. Les caissettes de plastique ont l'avantage de pouvoir être désinfectées (utilisez à cet effet une solution constituée d'un volume d'eau de Javel et de 10 d'eau). Si un problème de fonte des semis est survenu l'année précédente, cette intervention est nécessaire pour prévenir la réapparition du champignon responsable de ce désordre physiologique.

 

Les médiums de croissance utilisés pour produire les plants revêtent une importance capitale pour la réussite de l'entreprise. Le jardinier a besoin de 2 types de terreau pour mener ses plants à terme.

 

 

LE TERREAU DE GERMINATION                                   LE TERREAU DE CROISSANCE

 

30 % de compost mûr                                           50 % de compost mûr

60 % de vermiculite                                               40 % de vermiculite

10 % de sable horticole                                         10 % de sable horticole

 

De tels terreaux permettent normalement de rendre les jeunes plants à maturité sans fertilisation. Ils réduisent les chances de voir se développer des maladies. Ils conservent bien l'humidité tout en se drainant rapidement de leurs excédents d'eau. On ne doit pas les stériliser.

 

La vermiculite c'est un matériau stérile qui aère le terreau tout en améliorant sa capacité de rétention d'eau. Le compost mûr doit être un compost de 2 ans très bien décomposé. S'il reste des morceaux grossiers, il peut être sassé dans un treillis fin. Certains composts commerciaux conviennent bien à la fabrication de terreaux. Le mélange des ingrédients se fait au volume. Une fois les ingrédients bien mêlés, le terreau est légèrement humidifié puis dépose dans les caissettes ou multi-cellules  sans être compacté. On est alors prêt à procéder au semis. On utilise : le terreau de germination pour les semis et le terreau de croissance pour le repiquage.

 

 

 

 

Le calendrier des semis 

 

Pour bien réussir ses plants, il importe de les semer au bon moment. De jeunes plants qui stagnent trop longtemps en caissettes avant d'être transplantés perdent une grande partie de leur vigueur et de leur précocité. En respectant le calendrier suivant, les jeunes plants seront prêts à être transplantés au moment opportun.

 

 

  

Date

Espèces à semer

 

1er Mars

 

céleri-rave

15 Mars

 

 

laitue (1er  semis), céleri, aubergine, poivron

1er Avril

tomate, chicorée, persil, sariette, thym,

romarin, tagète

 

15 Avril

brocolie et chou-fleur (1er semis),

laitue (2e semis)

 

1er Mai

chou d`hiver, chou de Bruxelles, brocolie,

chou-fleur (2e semis), melon, tournesol

 

 

Toutes les espèces sont semées dans un terreau de germination. Pour les oignons et les poireaux, le semis se fait à la volée à raison d'une centaine de semences par caissette ; pour les autres espèces, il se fait normalement en rangs ou quelques graines par multi-cellules. Les semences seront recouvertes de 3 fois leur épaisseur de terreau. On arrosera les caissettes uniformément avec une eau tiède et on les placera dans un endroit chaud de la maison. On ne doit pas les recouvrir avec du polythène. Le melon doit être semé dans un pot de plastique de 8 cm car il ne tolère aucun dérangement des racines lors de la transplantation. Il ne faut pas oublier de bien identifier ses variétés. Des bâtonnets à café en bois marqués à l'encre indélébile conviennent bien à cet usage.

 

Par la suite, le terreau sera maintenu humide, mais sans excès. L'arrosage se fait de préférence avec un arrosoir à bec inversé qui crée un jet d'eau très fin, moins susceptible de déplacer les semences et d'écraser les jeunes plants. Quelques jours plus tard, les cotylédons devraient faire leur apparition. Il faudra dès leur émergence du sol octroyer aux plants 14 heures de bonne lumière par jour, sinon ils s'étioleront, ce qui les affaiblirait considérablement.

 

Le repicage

 

Une fois les 2 premières vraies feuilles bien formées, on procédera au repiquage des jeunes plants (les premières vraies feuilles sont celles qui apparaissent après les cotylédons). Le repiquage est une technique qui consiste à replanter les plantules dans un terreau de croissance en leur octroyant l'espace nécessaire pour compléter leur développement. Voici quelques renseignements concernant le repiquage des principales espèces propagées par semis intérieur.

 

 

Oignon et poireau : On ne pratique pas de repiquage pour ces espèces. On sème une centaine de graines par caissette dans un terreau de germination. On fertilisera aux émulsions de poisson si cela s'avère nécessaire. Quand les plants atteignent de 12 à l5 cm, on les rabat à 10 cm à l'aide d'un ciseau. Cette intervention sera pratiquée à 2 ou 3 reprises durant leur croissance en caissette afin de renforcer les plants.

 

Poivron et aubergine :On repique ces espèces légèrement au-dessus des cotylédons qu'on aura pris soin de pincer quelques jours auparavant. Densité :12 plants par caissette. Un deuxième repiquage en pots peut être effectué 3 semaines avant la transplantation.

 

Tomate : On repique la tomate légèrement au-dessus des cotylédons qu'on aura pris soin de pincer quelques jours auparavant. Densité : 9 plants par caissette. On peut repiquer une deuxième fois en pot 2 semaines avant la transplantation . Un plant de tomate de qualité est aussi large que haut.

 

Laitue et chicorée : On repique la laitue et la chicorée légèrement au-dessous des cotylédons. Densité : de 25 à 30 plants par caissette. Temps total en caissette : de 6 à 7 semaines. Le repiquage se fait à 3 semaines.

 

 

Choux : On repique les choux à la hauteur des cotylédons. Densité : de 25 à 30 plants par caissette. Temps total en caissette : 4 à 5 semaines.

 

Melon : On sème le melon directement dans un terreau de germination dans un pot de 8 cm à raiscin de 2 à 3 semences par pot, On coupe les 2 moins beaux des 3 plants à l'apparition des premières vraies feuilles. On ne le repique pas. Il faut le transplanter au jardin sans déranger ses racines, car les cucurbitacées tolèrent très mal le repiquage.

 

Le repiquage stimule 1a croissance des jeunes plants en favorisant la formation de nouvelles racines le long de la tige enterrée. I1 atténue ainsi les effets de l'étiolement. Au cours de cette opération, les jeunes plants sont manipulés délicatement par la feuille ou la tigelle. Seulement les plus beaux plants sont repiqués. On compte généralement une perte de l'ordre de 15 %  lors de cette sélection. Le terreau ne doit en aucun ca s’ être compacté. Une fois le repiquage terminé, les caissettes seront arrosées et replacées à la lumière.

 

 

La fonte des semis

 

Durant la croissance des plants, l'irrigation est particulièrement importante à surveiller. Un excès d'humidité ouvre la voie au développement de la fonte des semis, fatale pour les jeunes plants. Ce désordre physiologique est causé par un champignon qui prolifère à la surface du terreau. I1 provoque l'étranglement des jeunes plants qui deviennent alors minces comme un fil au niveau du collet. Un mauvais terreau (fait avec du compost trop jeune ou avec de la terre de jardin, par exemple), des températures trop fraîches ou un excès d'humidité constituent les principales causes de la fonte des semis.

 

 Les plants ne seront irrigués que les matins de journées ensoleillées. On n'arrose jamais par temps nuageux. Le terreau doit être sec en surface avant de procéder à un nouvel arrosage. Pour prévenir ou contrôler la fonte des semis, on peut arroser les plants avec l'une ou l'autre des préparations suivantes.

 

La décotion de prêle : Faire bouillir 100 g de prêle séchée dans 5 litres d'eau pendant 10 minutes. Laisser infuser pendant 12 heures. Pour contrôler la fonte des semis, on arrose avec la décoction pure. Pour prévenir l'apparition du champignon, on utilise la décoction diluée dans une partie égale d'eau. La prêle doit idéalement être récoltée vers le 25 juin. On prendra soin à chaque année d'en faire une ample provision pour la période des semis. La prêle se sèche très bien en bouquet, attachée par une corde, tête en bas.

 

 

L’infusion de camomille : Faire infuser pendant une demi-heure 7 g de camomille par litre d'eau. Pour prévenir ou guérir la fonte des semis, on arrose avec l'infusion pure. Si le compost utilisé pour fabriquer le terreau est de bonne qualité, il devrait contenir tous les éléments nutritifs dont les jeunes plants ont besoin pour se rendre à terme. Si des carences en azote (feuillage pâle) ou en phosphore (feuillage violacé) se

manifestent, on arrose les plants avec une solution d'émulsions de poisson à raison de 10 ml par litre d'eau. Pour corriger une carence en phosphore, il faut s'assurer que les émulsions contiennent suffisamment de cet élément.

 

L'endurcissement

 

Avant la transplantation des plants à l'extérieur, il importe de les endurcir. L'endurcissement consiste à exposer graduellement les jeunes plants aux éléments extérieurs, soit le vent, le soleil et le froid. Les premiers jours (choisir de préférence des journées nuageuses), les jeunes plants ne seront sortis que quelques heures . Puis, leur temps d'exposition sera accru jusqu'à ce qu'ils soient entièrement adaptés à leur nouvel environnement. La production de plants comporte pour le jardinier de nombreux avantages. En plus de lui permettre de choisir ses propres variétés et de travailler avec des plants de qualité biologique, elle lui offre le printemps dès le mois de mars. L'hiver lui paraît ainsi beaucoup moins long !

 

 

Les semis directs et les transplantations à l’extérieur

 

Ce calendrier a été conçu pour la zone 5 Pour la région  de Montréal et ses environs. Pour l’estrie, Lanaudière, la Mauricie, le centre du Québec et Charlevoix , on les retardera de 2 semaines. Dans les Laurentides, au lac Saint-Jean, en Abitibi, en Gaspésie et sur la Côte nord, on les retardera de 4 semaines.

 

Mi-avril

 

Semis direct : ail, oignonet

 

Fin avril

 

Semis direct : radis (1er  semis), épinard, pois, laitue (1er  semis), chicorée

 

Transplantation : laitue (1er  semis), oignon, poireau

 

 Début mai

 

Semis direct : carotte (1er  semis), panais, betterave (1er  semis), bette à carde, chou-rave (1er  semis), chou, brocoli, pomme de terre, tournesol

 

Transplantation : brocoli (1er semis), chou-fleur (1er semis), tournesol, chicorée, persil

 

Mi-mai

 

Publié par midemers à 23:54:26 dans Le potager | Commentaires (0) |

Le choix des semences | 28 juin 2009

Pour arriver à produire des fruits et des légumes en quantité et en qualité, le sol et la régie revêtent une grande importance. Le jardinier ne peut cependant faire fi du caractère génétique de ses plants. Il doit accorder une attention particulière au choix de ses variétés ainsi qu'à la qualité de ses semences. Mais avant de s'attarder à ces considérations, voyons de quels facteurs il doit tenir compte dans le choix des espèces qu'il cultivera.

 

Le choix des espèces

 

Avant de sélectionner ses variétés, le jardinier doit tout d'abord choisir les espèces qu'il produira. Les facteurs à considérer dans ces choix sont multiples. Les besoins alimentaires de la maisonnée constituent le principal facteur de sélection, mais il faut aussi tenir compte de l'espace disponible, du climat et de l'expérience du jardinier. Lorsque l'espace est limité, la sélection des espèces doit être plus rigoureuse. Le maïs, la pomme de terre et les courges, des espèces gourmandes de surface, seront délaissés au profit des oignons, des poireaux, des 1aitues, des tomates et des choux, qui sont plus productifs en rapport avec la superficie utilisée.

 

On doit aussi considérer la saison de croissance dans le choix des espèces. Il serait utopique de penser obtenir dans le nord, d'abondantes récoltes de poivrons, de melons et d'aubergines . Les radis, les choux de Siam, les pois, les laitues, les carottes, les oignons et les choux conviennent mieux aux conditions de ces régions. Cela ne signifie pas pour autant qu'un jardinier ne peut tenter sa chance avec des melons dans les Laurentides. Toutefois des techniques de protection et de forçage devront être appliquées.

 

 Enfin, un jardinier qui débute ne devrait pas se lancer dès les premières années dans des cultures difficiles comme celles du melon, du chou-fleur ou du céleri-rave. I1 devrait plutôt s'orienter vers des légumes plus traditionnels comme les haricots, les carottes et les oignons, question de se faire la main.

 

Le choix des variétés

 

Il est très laborieux, lorsqu'on consulte un catalogue de semences, de faire un choix judicieux de variétés. Le nombre offert et les multiples qualificatifs employés pour les décrire contribuent fortement à l'hésitation et à l'incertitude des jardiniers. Chez Stokes, par exemple, on trouve près de 100 variétés de tomates. Leurs noms, très accrocheurs, évoquent cependant peu les caractéristiques du fruit. Ils mettent souvent le jardinier sur de fausses pistes. Les noms Ultrasonic, Fireball ou Ultra Girl captent certes l'attention, mais ils ne décrivent nullement les qualités de la tomate qui sera récoltée. II faut tenir compte de nombreux facteurs dans la sélection des variétés. Voici les principaux.

 

Les caractéristiques de la partie commestible

 

Ce sont les caractéristiques de la partie comestible qui comptent le plus pour le jardinier car elles sont intimement liées aux plaisirs de la table. N'investissons-nous pas toute cette énergie dans le jardinage pour savourer des fruits et des légumes de

qualité supérieure à ceux du supermarché ? La saveur de la partie comestible constitue donc le principal critêre dans le choix des variétés. Ce n'est cependant que par l'expérience qu'on arrive à découvrir les variétés qui correspondent le plus à nos attentes gustatives.

 

À l'aide des descriptions faites dans les catalogues, on peut arrêter ses choix sur certains types de fruits ou de légumes : on optera pour un melon brodé ou un melon de miel, un maïs sucré ou un maïs hypersucré, un poivron jaune ou un poivron rouge, une tomate rouge, rose ou jaune.

 

La dimension des fruits ou des légumes est également indiquée dans les catalogues. On peut ainsi choisir des courges géantes ou miniatures, une petite carotte de fantaisie au goût délicat ou une autre plus grossière, excellente pour le jus et les ragoûts. L'apparence des fruits et des légumes compte aussi pour beaucoup dans la sélection. On choisira un maïs blanc, jaune ou bicolore, un zucchini vert ou jaune. Il existe même des brocolis mauves, des betteraves jaunes et des choux-fleurs verts. Malgré les indications données dans les catalogues de semences, il faut souvent essayer différentes variétés avant d'arrêter définitivement son choix sur celles qui donneront entière satisfaction.

 

Les caractéristiques du plants

 

Toutes les variétés n'occupent pas le même espace. Certains plants sont compacts, alors que d'autres occupent plus de surface. On choisira donc ses variétés selon le terrain disponible. Par exemple, le concombre Spacemaster prend 2 fois moins d'espace qu’une variété standard. Dans le même ordre d'idées, on optera pour un haricot nain ou un haricot grimpant, une tomate déterminée (plutôt compacte) ou indéterminée (à croissance continue).

Le temps de croissance

 

Chaque variété a un temps de croissance qui lui est assigné. Cependant, les données inscrites dans les catalogues sont obtenues dans des conditions de croissance optimales. De plus, les cultures servant à établir ces chiffres sont généralement faites avec des apports abusifs d'engrais chimiques. Les temps de croissance indiqués dans les catalogues sont donc souvent subjectifs et aléatoires ; ils constituent néanmoins une référence qui doit être considérée dans la sélection de variétés.

 

Dans les régions nordiques, des variétés plus hâtives seront choisies ; alors qu'au sud des variétés plus tardives peuvent être adoptées.

 

 

La résistance aux insectes et au maladies

 

Les généticiens développent sans cesse de nouvelles variétés opposant des résistances à un nombre croissant de maladies et de ravageurs. Par exemple, ils ont créé des variétés de concombres entièrement exemptes de cucurbitacine (substance amère présente dans le feuillage et parfois dans le.fruit), ce qui les rend sans intérêt pour la chrysomèle rayée du concombre. De nombreuses variétés de concombres modernes résistent maintenant à la tache angulaire, à l'anthracnose et à la mosaïque. Plusieurs variétés de tomates résistent à la mosaïque du tabac et au verticillium ; d'autres ne sont pas affectées par les nématodes, des vers microscopiques qui parasitent les racines. Le jardinier sélectionnera donc ses variétés en fonction des problèmes qui prévalent dans son milieu.

 

La qualité des semences

 

Une fois que les espèces et les variétés ont été sélectionnées, le jardinier doit porter une attention particulière à la qualité de ses semences. L'âge des semences joue sur leur taux de germination. Le tableau qui suit indique le temps de conservation des principales espèces. Les semences sont normalement conservées dans un endroit frais et sec ; au congélateur, elles se conservent jusqu'à 20 ans dans la plupart des cas.

Temps de conservation

 

Plantes maraîchères

de 1 à 2 ans

 

mais, oignon, persil, panais

de 2 à 3 ans

 

poireau, poivron, salsifis

de 3 à 4 ans

asperge, haricot,corotte, céleri, tomate, pois, laitue, épinard, tournesol

 

de 4 à 5 ans

 

tous les choux, betterave, radis, bette à carde, les courges et les citrouilles

 

de 5 à 6 ans

concombre, melon, cerise de terre, chicorée

 

 

 

 

Le taux de germination des semences varie d'un grainier à l'autre. Il faut donc bien choisir ses fournisseurs. Ceux qui figurent dans l'annexe à la fin de cet ouvrage respectent habituellement les normes fixées par Agriculture Canada ; dans bien des cas, ils les dépassent même. Cependant, les semences vendues en pharmacie ou dans les supermarchés n'atteignent pas toujours les standards de qualité auxquels on est en droit de s'attendre.

 

Des semences de qualité biologique répondent toujours mieux à la culture écologique que celles produites à l'aide de doses massives d'engrais de synthèse et de pesticides. Elles donnent des plants plus vigoureux, plus résistants et mieux adaptés.

Des semences produites localement donnent des plants mieux adaptés à la région. Des semences biologiques et locales sont toutefois rarement disponibles. Le jardinier peut cependant les produire lui-même. Des échanges sur une base locale permettent de tendre vers une certaine autosuffisance et de travailler avec des variétés qui réagissent mieux aux conditions régionales.

Si on traite avec des grainiers commerciaux, on devrait en choisir qui testent leurs variétés dans des conditions similaires aux siennes. Ainsi, les descriptions faites dans leur catalogue quant au rendement et à la précocité correspondent davantage à ce qu'on peut espérer atteindre.

 

Les hybrides ne peuvent être utilisés pour produire des semences car leurs descendants n'auront pas les mêmes caractéristiques que leurs parents. On devra donc, si on désire produire ses propres semences, travailler avec des variétés standard appelées aussi cultivars. On peut ainsi accroître la qualité des variétés par une sélection méticuleuse des plants et des fruits qui donneront les semences. Cette sélection permet d'améliorer graduellement certaines caractéristiques spécifiques des végétaux. Il s'agit de choisir des plants ou des fruits qui possèdent les qualités que l'on désire privilégier. Par exemple, dans le cas de la tomate, on pourrait choisir comme parent un plant résistant â une maladie fongique ou dont le fruit est peu sensible au craquement.

Les hybrides ne sont cependant pas à dédaigner même s'ils encouragent le monopole des grainiers. Les croisements permettent maintenant de cultiver certaines espèces plus au nord que nous ne le pouvions il y a quelques décennies. Les manipulations génétiques exercées sur les tomates, les poivrons, les aubergines et les melons rendent possibles des récoltes abondantes même dans les zones froides. Les hybrides auront donc toujours leur place dans les jardins ; mais si on désire travailler avec des variétés mieux adaptées, il faut investir dans la production de semences.

Enfin, le jardinier écologique ne devrait en aucun cas utiliser des graines traitées. Les fongicides dont on enrobe les semences pour les protéger de la pourriture constituent des poisons dangereux qui peuvent porter préjudice à notre santé lors de la manipulation des graines. De plus, ces poisons stérilisent le sol autour de la semence en germination, ce qui perturbe les associations intimes entre les micro-organismes et la plante naissante : sa croissance en sera inévitablement affectée. Dans un sol sain et bien structuré, les semences ne pourrissent pas lorsqu'elles sont mises en terre au bon moment. La présence de fongicide sur les semences est toujours indiquée sur l'emballage. Le Captan, un fongicide cancérigène, est souvent employé ; sa présence est caractérisée par des graines de couleur rose. Le Thiram est aussi utilisé.

 

Toutes ces recommandations relatives au choix des semences ont pour but de guider le jardinier dans sa démarche d'autosuffisance alimentaire. Mais ce n'est vraiment que par l'expérience qu'il pourra arrêter ses choix sur les variétés qui correspondent le mieux à ses goûts et à ses besoins.

 

Publié par midemers à 23:44:33 dans Le potager | Commentaires (0) |

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