<< Love is Human's own | Un cauchemar... | La révolution du gag >>
Au début, j'allais de ma chambre à ce qui correspond à la salle info. Même si j'identifiais la pièce ainsi, elle était complètement différente. Il y avait plein de meubles anciens, et des araignées. Je ne me souviens plus exactement, déjà, ce que j'y faisais. Je me rappelle avoir eu peur des araignées et fuit en disant ne plus vouloir retourner dans cette pièce, jamais.
Puis je me réveille (dans mon rêve) en suffoquant. Je ferme les yeux avec forces, je ne veux pas les ouvrir. On m'étrangle. Quelque chose d'invisible m'étrange. Pourtant je sens ces mains. Je vois des sortes de motifs, et je n'arrête pas de me dire "ce n'est pas vrai, ce n'est pas la réalité, détends-toi, ces mains n'existent pas". Je vois un bracelet, le bracelet que je porte, s'évanouir dans un motif de fleurs (je ne saurais dire laquelle, elles étaient rouges et ressemblaient à...mince...je ne connais pas les fleurs, mais je saurais la dessiner), sur fond gris.
Et là, ça s'arrête pour un moment. Ma gorge est libérée mais je sens comme une présence, la même qui m'étrangle. J'ai peur, je veux voir mes parents. Alors je veux me lever, j'essaie d'allumer ma lampe de chevet. Mais elle ne marche pas. Je me dis que c'est juste un manque de chance. Mais celle de ma chambre ne marche pas. Et celle du couloir non plus. Le couloir est si sombre, il fait encore nuit. J'ai peur, je repense aux araignées en regardant vers la salle info. Mais j'ai si peur, j'ai le courage de descendre les escaliers, toujours cette douleur à la trachée.
Quand j'arrive dans la cuine, en descendant les escaliers, il fait jour. La main revient, et elle m'étrangle encore. J'arrive en suffoquant et pleurant vers mes parents qui ne voient rien. J'essaie d'expliquer ce qui m'arrive mais ils ne comprennent pas. Ils regardent la télé (une sorte de mission comme vidéo gag), disent quelque chose que mais je ne me souviens pas quoi, ni ce que je répond. Quand je tourne mes yeux de la télé à ma mère, elle est devenue...diabolique ? Sa peau était gris foncé, elle avait des sortes de minuscules cornes sur la tête, des traits rouges comme de la peinture sur les joues. Mon père aussi. On ne m'étrangle plus, mais mes parents me font peur. Pourtant, je file pleurer dans les bras de ma mère qui essaie de me consoler. Je me rappelle vaguement d'une conversation tournant autour du besoin d'un médecin, entre autres trucs.
J'ai toujours mal à la gorge et je pleure. Mes parents ne sont plus dans la pièce (je ne me souviens pas les avoir vu partir), je suis dans le fauteil de mon père. Je veux appeler Vevell', parce que je me sens très mal. Je demande la permission pour lui téléphoner avec le fixe, mes parents acceptent au loin (je ne les vois pas, ils sont derrière la cloison du salon). Ca ne "bip" pas, ça décroche directement. Je me rappelle encore distinctement du dialogue de départ : ce n'est pas Vevell' qui répond, mais une sorte de cousine éloignée de la soeur de sa mère...
"Je suis bien chez Madame S... ?"
Et là, j'entends deux choses. Ce que la mère de Vevell' répond au téléphone généralement ("Oui, je suis madame S..., sa femme", quand elle répond aux appels pour son mari) puis le fameux "je suis la cousine de...". Je demande Vevell', la "cousine" me dit qu'elle est occupée. J'insiste pour lui parler en personne et non via quelqu'un et elle me la passe.
Vevell' se moque totalement de mon état d'alerte. Malgré les pleurs qu'elle entend ainsi que mon mal à respirer, elle répond de façon blasé, même si je ne comprend pas ses mots. Ca coupe. Je veux rappeler, je me rend compte que je n'ai pas le numéro de fixe mais son portable sur mon fixe à moi (paradoxe puisque sa mère/cousine m'a répondu d'abord, donc le fixe ; j'ajoute aussi que le long de la scène suivante, alors que j'ai téléphoné avec le fixe, chaque fois que je vois un téléphone, c'est mon portable). J'essaie de la rappeler une fois, sa "cousine" me dit qu'elle est occupée et ne veut pas parler, et ça coupe encore. Quand j'essaie de rappeler, le téléphone marque "transfère ici" (ça veut rien dire, mais moi je le voyais comme un "pas de réseau" par exemple), et ce, plusieurs fois alors que je me levais pour aller dans la cuisine, voire mon père.
Et la main revient, et m'étrangle à nouveau. De la cuisine, mon père me voit, je suis tombée par terre, accroupie, et je tente de saisir un truc invisible, j'essaie de m'accrocher au mur parce que je n'arrive pas à respirer. Là mon père dit "ça devient vraiment urgent" (en parlant du médecin), et vient vers moi. Il pose ses mains sur mes épaules alors qu'une nouvelle fois je tend le bras sur le mur pour essayer de le saisir, mais cette fois, je le fais exprès, pour qu'il me porte attention, pour qu'il ne s'en aille pas et croit tout ce qui m'arrive.
Il me relève et me prend dans ses bras. La main disparaît un instant quand il me demande de me calmer et me dit que tout va bien. "Ce n'est pas réel, détends-toi" pense-je fortement,
en me le répétant. Ca se calme l'espace de quelques secondes puis ça reprend de plus belle, la main ignore mon père et m'étrangle à nouveau.
Il me dit je ne sais plus quoi, et parle d'un rendez-vous (du médecin certainement). Je lève la tête et voit ses dents tâchées de vernis écaillés rose et violet.
Puis je me suis réveillée...mon premier réflexe fut de penser "c'était un rêve ?", tellement ce rêve incohérent par certaines choses me paraissait vraiment réel.
J'ai eu peur d'allumer ma lampe de chevet...j'ai regardé l'heure, 3heures et quelques du matin. Ce qui voulait dire que je dormais depuis une heure seulement. J'ai regardé si Mine-chan était couchée, en espérant que non, mais si, elle dormait...alors j'ai refermé la porte et suis allée dans la salle de bain. J'avais les yeux larmoyants et la peau si pâle qu'on aurait dit un cadavre. Flippant, vraiment. J'ai peur de dormir et refaire ce rêve. J'ai mal à la gorge, et au ventre aussi. Je ressentais la main comme étant la présence de mon cousin M..., aussi...
Publié par Mi'cha à 04:12:47 dans [E]xpress Hope | Commentaires (0) | Permaliens