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HEPTANES FRAXION

poèmes crépusculaires blues pornos prières & renforcement musculaire (eh ouais)

j'aime | 28 novembre 2009

j'aime

et c'est faire quelque chose pour la tête

la faire tourner dans ce que la nuit cultive

et c'est fiancer de force l'alcool et l'extase

et c'est finir par confondre la douleur et son contraire

 

 

j'aime

et le fleuve baigne quelque chose de mort dans la brume

et transporte ça jusqu'au jardin où l'on s'ennuie

où tortueux les saules sont si parfaits

où il fait si beau la nuit sous l'unique réverbère

Publié par heptanes fraxion à 08:01:42 dans putain je sens que je vais encore oublier de rentrer chez moi (1997) | Commentaires (0) |

ma nuit noire ensoleillée | 25 novembre 2009

dés que je pense à toi Mina

à ta chair d'héroïne

à la tristesse des placebos

l'image tremble un peu dans les lavabos

à cause du sperme à cause du sang 

de la valse et du pogo

d'un cil coupé avec les dents

de toutes les couleurs qu'il y a dans le rouge

de toute la rage qu'il y a dedans

à cause ou grâce je ne sais plus trop   

si je remue ou si je bouge

dés que je pense à toi Mina

dans le meilleur des cas 

je m'envoie des mélanges mauves

qui me soulèvent sous les veilleuses

des mélanges mauves comme des fleuves

des mélanges longs comme des fauves

qui me soulèvent sous les veilleuses

où je traîne mon nouveau rire

 

les vampires ont le même

qui peuvent pas aimer

qui peuvent pas mourir

amen

 

Publié par heptanes fraxion à 08:21:00 dans putain je sens que je vais encore oublier de rentrer chez moi (1997) | Commentaires (0) |

je t'aime je veux que tu survives | 17 octobre 2009

 

 

l'esprit est là qui souffle et me lèche

moins bien que toi

bien moins que toi

et moi je veux juste être mieux

et moi je veux juste ce qui peut-être n'existe pas mais tant pis

 

des mots viennent parfois cons parfois non

du baratin des prises de tête des éclats de platine

et la petite fumée commence à avoir des yeux alliés

et hasard je commence à me sentir aimé

 

allez dis moi le encore

comment tu dis déjà

jolie apparition

Publié par heptanes fraxion à 08:39:46 dans putain je sens que je vais encore oublier de rentrer chez moi (1997) | Commentaires (0) |

quelques légères pressions bucco-dentaires | 21 juillet 2009

 

Juliette

dans les bars branchés il y a du con en pleine forme

du bien sapé du bien bronzé du bien définitif

du bien parfait pour les jeux télévisés du bien sportif

coupe du monde de football oblige

Juliette

dans les bars branchés il y a aussi ton rire communicatif qui est comme la pluie

la pluie qui fait mouiller les nappes phréatiques

Juliette

tu me racontes ta vie

comment tu avais appris à tailler des pipes

en épluchant des bananes avec les dents

ou comment devenir maman si jeune

t'avais permis de faire d'un banal caillou deux jolis bijoux

à savoir faire gravement chier ta mère

et ainsi échapper à un cruel destin de caissière amoureuse d'un vigile marié

Juliette

tu me laisses rêveur

il m'en faut peu en ce moment

et te regarder manger me fascine comme me fascinent

ces documentaires animaliers sur des fauves phénoménaux

dans des pays impossibles

Juliette

ben non je n'ai pas d'enfant

à part moi je n'ai pas d'enfant

et toi tu es un peu comme eux

quand tu ne sais pas trop quoi dire ben tu dis la vérité

la tienne pas celle des autres

Publié par heptanes fraxion à 08:07:48 dans putain je sens que je vais encore oublier de rentrer chez moi (1997) | Commentaires (1) |

le coup des yeux bleus | 01 juillet 2009

 

 

 

 

 

à force de me répéter que tu préfères le sexe à l'amour

j'ai fini par te demander la différence

passque tu me plais beaucoup

passque tes petits seins sont parfaits

passque ton cul tiendrait dans une seule de mes mains

si seulement je n'avais pas ces mains qui sont les miennes

ces mains de pianiste qui ne joue pas de piano

passque tes yeux sont noirs la plupart du temps

sauf quand tu me fais le coup des yeux bleus

et que soudain tes yeux sont noir turquoise 

 

à force de me répéter que tu préfères le sexe à l'amour

j'ai fini par te demander la différence

et vas-y que ta main d'amante me tenaille à mort juste au bord de tes lèvres

et vas-y que tu me dévisages droit dans les yeux

et vas-y que tu adores mon côté féminin et point

et tes yeux semblent si bleus

que la mort semble si loin

que je me sens vivant sans être malade

vivant,invincible je veux dire

non,c'est pas souvent...

Publié par heptanes fraxion à 20:06:43 dans putain je sens que je vais encore oublier de rentrer chez moi (1997) | Commentaires (0) |

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