ça a le goût
ça a l’odeur même
du moins j’y crois
j’hallucine un peu quoi
surtout quand dans mon poil je diffuse en boucle ton parfum préféré
que je lèche comme si comme si
comment ça s’appelle déjà ce truc ?
ah ouais un placebo
un placebo à la con
un remède à rien
et ma main gauche de droitier faut le dire
c’est un coup de joie relative
qui me fait croire à quelqu’un d’autre
l’obscurité aidant
quelqu’un qui te ressemble étrangement
c’est trop comme je me laisse encore avoir par l’extinction des feux
et comment je brûle mieux que l’homme-torche
en essayant de l’apercevoir le lieu qui va la célébrer la formule
et rien à voir avec ce putain d’hôtel où je me languis
un endroit qui va te contenir toute entière
toi qui va remplacer toute cette mort ou un truc dans le style
et c’est pas triste non c’est pas triste
mais c’est pas super joyeux non plus !
Publié par heptanes fraxion à 18:34:32 dans comment faire pour être deux quand on est tout seul et tout nu (2001) | Commentaires (0) | Permaliens

L'oiseau d'Amérique de Walter Tevis
Jack Barron et l'éternité de Norman Spinrad
l'oreille interne de Robert Silverberg
Argentine de Joel Houssin
Abzalon de Pierre Bordage
Darwinia de Robert Charles Wilson
les chronolithes de Robert Charles Wilson
le vaisseau des voyageurs de Robert Charles Wilson
Eifelheim de Michael Flynn
Aztechs de Lucius Shepard
Limbo de Bernard Wolfe
Publié par heptanes fraxion à 20:28:05 dans livres | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par heptanes fraxion à 23:47:32 dans videos | Commentaires (0) | Permaliens
après tout ,tous tes fantômes ont l'air contents qui sourient tous sur la photo
où on te voit tourner dans le sud
ça va mon ami,t'as encore fait l'apéro au soleil donc ça va
et quand t'es à moitié soûl,la nuit te découpe
et quand la nuit te découpe:tequila !!!
après tout,tout le monde te croyait cuvant déjà
quasi rongé par les bestioles de la mélancolie
dans un parking souterrain où c'est tellement laid et tordu
que ça ne peut que te plaire
toi dont l'ange gardien est un petit enculé
toi que le pur instinct fout régulièrement dans la merde
ben quand t'arrives à la clavicule de ta princesse gothique
ben la princesse gothique en question minaude
au creux d'un rugbyman argentin
même pas de niveau international
et toi tu fais bien le mec qui dit normal
et toi tu fais bien le mec qui n'a pas mal
et t'essayes de retrouver un peu de charisme
mais c'est pas facile d'être encore crédible maculé comme tu l'es de guacamole
mais c'est pas du guacamole que tu dis c'est le vomi du diable
et ça ,ça fait rire l'autre moitié de ton visage
et faire rire l'autre moitié de ton visage c'est pas donné à tout le monde
et quand l'autre moitié de ton visage rigole tout le monde rigole
même les esprits zoomorphes de cet univers hanté!
après tout ,c'est vrai que c'est drôle
les coups de foudre tous les dix mètres
les tangos qui finissent dans le sang
et à la fin le ramassage de tes dents
il n'y a pas que les jolies nanas qui peuvent te briser le coeur
oh que non
les laides aussi !
après tout,on peut pas vraiment t'en vouloir mon ami
les journées sont longues parfois
comme bloquées par un feu rouge dans le désert d'Atacama
et même avec une nouvelle voiture
et même avec une nouvelle carte bancaire
et même dans la perspective d'un nouvel appartement
les journées sont encore plus longues lorsque tu te planques
dans l'espoir morbide de rester vivant jusqu'à la prochaine paye!
après tout,tu peux être comme tout le monde mon ami
normal c'est-à-dire normalement taré
c'est-à-dire assez con pour être heureux mais pas comme eux .
(spéciale dédicace à Mangaboy à qui ce texte a rappelé des trucs dont il n'a pas voulu me parler;un jour peut-être ...)
Publié par heptanes fraxion à 19:28:29 dans tout va bien en général jusqu'à ce que tout aille mal ! (2007) | Commentaires (0) | Permaliens
Juliette
dans les bars branchés il y a du con en pleine forme
du bien sapé du bien bronzé du bien définitif
du bien parfait pour les jeux télévisés du bien sportif
coupe du monde de football oblige
Juliette
dans les bars branchés il y a aussi ton rire communicatif qui est comme la pluie
la pluie qui fait mouiller les nappes phréatiques
Juliette
tu me racontes ta vie
comment tu avais appris à tailler des pipes
en épluchant des bananes avec les dents
ou comment devenir maman si jeune
t'avais permis de faire d'un banal caillou deux jolis bijoux
à savoir faire gravement chier ta mère
et ainsi échapper à un cruel destin de caissière amoureuse d'un vigile marié
Juliette
tu me laisses rêveur
il m'en faut peu en ce moment
et te regarder manger me fascine comme me fascinent
ces documentaires animaliers sur des fauves phénoménaux
dans des pays impossibles
Juliette
ben non je n'ai pas d'enfant
à part moi je n'ai pas d'enfant
et toi tu es un peu comme eux
quand tu ne sais pas trop quoi dire ben tu dis la vérité
la tienne pas celle des autres
Publié par heptanes fraxion à 08:07:48 dans putain je sens que je vais encore oublier de rentrer chez moi (1997) | Commentaires (1) | Permaliens
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