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Nous avons tous pu vérifier (avant de nous en rendre compte, si toutefois nous sommes "équipés" pour cela), et le plus souvent à notre détriment, que ce que l'on croit voir chez les autres n'est en réalité que le reflet de nos propres défauts... projetés sur eux !
Nous les accusons donc avec véhémence, sans, bien évidemment, faire notre propre introspection et le plus souvent sans tenter la moindre relation de dialogue : renfermement, fuite... Comportement qui dans son extrême, peut nous amener à la plus grande solitude, faisant s'éloigner tous ceux que nous tentons d'approcher ou qui tentent de nous approcher !
Heureusement cet état de fait peut se modifier par cette introspection difficile et douloureuse, c'est un fait, et en réalisant que le dialogue est la meilleure des solutions pour parvenir à se détâcher soi-même de ce comportement sommes toutes très enfantin : Le "c'est pas moi, c'est toi" des cours de bac à sable.
Il s'agit là de l'effet miroir, difficile à reconnaître, mais si l'on s'applique à une auto analyse, on parvient alors à se voir tels que nous sommes ce qui, par effet de conséquences brise le miroir. Il devient alors possible d'avoir des rapports dans de réels échanges positifs avec une société composéee d'une pluralité de pensées. Cette pluralité de pensées acceptée, dans sa relation de cause à effet, pourra alors nous permettre d'avancer dans une évolution structurante, et nous permettra alors de construire des relations saines et durables avec nos semblables, donc avec notre famille, nos amis, nos relations professionnelles...
Dans cet effet miroir, le grand danger est donc de faire des projections ! Nos propres projections !
Afin d'éviter ce comportement qui ne peut être que destructeur de nos relations, il me semble important de nous demander sans cesse "Mais d'où me vient cette idée, ce comportement ?" ... "Est-ce réellement la mienne ou celle de quelqu'un d'autre ?"... "Ne serais-je pas un singe qui imite ?"..., "Ne serais-je pas un perroquet qui répète ?"... , "Ne serais-je pas un âne qui suit ?".
Quand nous parvenons à briser ce miroir de notre propre reflet, alors une véritable relation peut s'instaurer, sans plus avoir le moindre réflexe de condamnation de l'autre, mais juste dans l'acceptation de ce qu'il est, et surtout sans cultiver une colère qui n'est autre que notre colère envers ce que nous sommes. C'est seulement là que cette relation devient saine, paisible, ouverte au dialogue et à la compréhension de l'autre, et donc de nous-mêmes.
De plus, selon moi, et dans une relation saine, désaimer est une chose qui ne peut pas exister dans la mesure ou nous avons aimé pour des raisons qui restent de bonnes raisons, quoi qu'il puisse se produire, et dans l'évidence et la pleine conscience de ce que cet effet miroir à pu induire en nous de mauvaises réflexions et raisonnements, à un moment donné de notre relation. Par voie de conséquences, et toujours selon moi, si nous en arrivons à dire : "je ne t'aime plus", c'est que nous n'avions jamais réellement aimé cette personne envers qui nos sentiments ont changé radicalement, et que la relation n'était teintée que d'hypocrisie, de faux semblants, de projections et de je ne sais quels autres sentiments.
Bien sûr l'Amour peut changer de nature, mais l'Amour reste l'Amour !
Par conséquent, et toujours dans le postulat de la sincérité du coeur, je crois que cultiver une colère, et essentiellement envers une personne que nous aimons est la plus grâve des erreurs que nous puissions commettre, car nul ne sait ce que sera demain, et peut être n'aurons nous plus la possibilité de nous réveiller pour dire : "Je t'aime". Cette autre personne n'aura peut-être pas, elle non plus la possibilité de se réveiller, et auquel cas, nous devrons porter le reste de notre vie ce poids dont nous nous serons alors chargés nous-mêmes en cultivant une colère qui n'était que la notre, mais que nous avons renvoyée sur elle par facilité et par déculpabilisation, et cette personne aura alors disparu dans cette incompréhension et cette souffrance de notre propre colère.
D'où la nécessité d'être capable de se remettre en question sans considérer que ce sont TOUJOURS les autres qui ont TOUS les torts, considérant nos actes avec lucidité et objectivité et de ne JAMAIS avoir à se dire : "TROP TARD" !
Peut-être nous faut-il aussi sans cesse nous entraîner à l'humilité et apprendre à nous dégager du poids de notre orgueil et d'une fierté souvent bien mal placée !
Merci à toi, Virginie, pour cette relation si forte que nous sommes parvenues à construire, dans toutes nos différences, dans tous nos désaccords aussi, et malgré tous nos défauts respectifs (parce que oui, nous en avons !), car c'est aussi les reconnaître au travers ceux qui nous les montrent, que nous pouvons avancer sur ce chemin d'introspection si riche et constructif ! ;-)
Pascale
Publié par ToujoursRebondir à 10:34:35 dans Quelques pensées de garnouilleS | Commentaires (10) | Permaliens
"Lâcher prise", nous employons tous plus ou moins souvent cette expression sans pour autant parvenir réllement à l'appliquer.
Souvent, nous sommes en attente, et ces attentes, nous allons les rechercher dans nos expériences passées pour les reproduire dans le futur. Bien évidemment aussi, il me semble que nous avons essentiellement des attentes envers les personnes pour lesquelles notre affect est le plus fort.
Malgré tout, les choses ne se font pas toujours conforménent à ces attentes. Nous nous y accrochons, pensant que ce qui a pu exister autrefois peut encore exister... qu'il ne s'agit que de le vouloir, que tout ne dépend que de notre volonté.
Ce n'est pas toujours le cas, et avec le temps, nous finissons par lâcher prise... par abandonner nos attentes.
Curieusement, c'est alors que nous nous détachons de ces attentes, que nous lâchons enfin prise, que nous en arrivons presque à nous résigner à abandonner ces choses qui nous étaient si précieuses, que "la vie" se manifeste à nouveau dans toute sa beauté et toute sa lumière.
N'avez vous pas remarqué que quand vous cherchez un emploi par exemple, rien ne se présente, et que dès que vous en avez décroché un, des tas d'offres se presentent à vous ? Que quand vous vivez dans l'espoir de trouver LA personne de vos rêves vous ne vivez que des échecs ou ne croisez que des personnes "incompatibles" avec ce que vous êtes, et que quand vous cessez de vous trouver dans l'attente de votre idéal, LA personne arrive alors comme par magie ? Que plus vous souhaitez une chose, moins elle se présente, et que c'est quand vous arrêtez de l'espérer qu'elle arrive ?
A croire que la vie joue à cache-cache avec nos sentiments, avec nos émotions, avec nos souhaits.
Je crois tout simplement que dès lors que nous sommes en attente, nous sommes fermés à tout ce qui se passe en dehors de ce qui nous tient à coeur, et que le lâcher prise nous aide à nous ouvrir au monde et donc à toutes les possibilités, plus jolies les unes que les autres.
La vie est belle, je ne doute pas de cet état de fait, mais c'est aussi nous qui choisissons de la voir belle ou pas et de nous la faire belle ou pas.
CARPE DIEM, juste CARPE DIEM !!!!!!!!!
ET... lâchons prise !!!!!!!!!
Pascale
Publié par ToujoursRebondir à 18:00:15 dans Quelques pensées de garnouilleS | Commentaires (4) | Permaliens
En circulant sur les bloggs des hébergeurs divers et variés, je dois bien avouer, juste en voyant certains peudos, avoir de légers sourires...
Y'en a qui se "mouchent pas du coude", et qui ne sont pas encombrés par leur humilité ;-)
"Bellegosse, Trésor, Bouddha, Jésus, BeauGosse, SexDieu, Ange, Ange-Gardien (ça cela ne manque pas... peut être trop regardé Joséphine sur le petit écran) ..."
Ben au moins, y'en a qui sont sûrs d'eux, ça y'a pas de doute ! Un peu présomptueux selon moi... je crois que j'aurai du mal à me dire : "Tiens je suis une tite'fée, j'ai décidé !!!!!!!!!!" ...
Mais bon, il paraît qu'on est jamais aussi bien servi que par soi-même ;-)
Belle et douce soirée.
Pascale
Publié par ToujoursRebondir à 20:01:19 dans Quelques pensées de garnouilleS | Commentaires (4) | Permaliens
Publié par ToujoursRebondir à 23:50:01 dans Quelques pensées de garnouilleS | Commentaires (4) | Permaliens
Il me semble que parfois certaines personnes attendent trop des autres. Elles manifestent une énorme possessivité envers ceux pour lesquels elles éprouvent un affect.
Elles attendent par exemple l'exclusivité dans une relation, comme si l'autre était leur propriété, n'acceptant pas que qui que ce soit d'autre puisse entrer dans leur "tableau" ; Elles utilisent les critiques (ou pour noyer le poisson, "mettent en garde") contre les personnes qui tentent une approche de ceux qu'elles considèrent leur appartenir ; Elles attendent que les autres vivent ce qu'elles ont envie de leur faire vivre sans se demander quels peuvent être leurs désirs à eux, leurs envies à eux...
Pourtant, personne n'appartient à personne.
Chacun de nous est un être à part entière avec ses désirs, ses envies, ses choix, ses limites aussi.
Je crois qu'aimer, c'est avant tout respecter ce qu'est l'autre, respecter son intégrité dans ce qu'il est, accepter qu'il puisse ne pas avoir les mêmes envies, les mêmes besoins aussi, faute de quoi il risque de ressentir de l'étouffement, de l'aliénation, de la manipulation, bref, des émotions qui finissent par abîmer toutes relations.
Une personne possessive nie l'identité profonde de l'autre, confond la sienne et celle de celui ou de celle qu'il ou elle veut posséder ; ne veut pas qu'il/elle lui "échappe" ; l'emprisonne de différentes manières, tant moralement que physiquement pour qu'il/elle ne puisse avoir d'autres relations ; n'est jamais satisfait de ce que l'autre lui donne, attentant toujours plus ; ne laisse même pas la liberte à l'autre de pouvoir s'enfuir en le faisant culpabiliser. Une telle personne n'a pas même forcement besoin de la presence de l'autre, mais juste de "l'avoir", de le posséder !
Il me semble qu'il faut savoir être vigilent quand on commence à éprouver soi-même ce genre de sentiment, tout autant quand on commence à l'observer chez l'autre. La possessivité entraine l'étouffement de celui qui le subit et donc de la souffrance, et tout autant de souffrance pour celui qui l'éprouve et vit dans la crainte de perdre ce qu'il considère être son bien.
A vouloir TROP, on finit un jour par TOUT perdre,
et quand on a tout perdu, la seule chose qui reste,
c'est une triste solitude.
Pascale.
Publié par ToujoursRebondir à 16:57:01 dans Quelques pensées de garnouilleS | Commentaires (4) | Permaliens
Petits mots entre nous...