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Ce qui Est

Ce que nous Sommes

L'unité des traditions spirituelles

"Toutes les traditions spirituelles, bouddhiques ou non bouddhiques, diffèrent dans leurs formes pour s'adapter à la réceptivité et aux facultés de personnes variées; mais toutes oeuvrent pour établir les êtres sur le chemin des existences supérieures et de la libération. Etant toutes issues de l'activité du parfait éveil, sans exception, elles méritent notre confiance." Kalou Rinpoché.

Merci!

Merci pour votre passage et pour vos commentaires. Puissent tous les êtres réaliser la Beauté, la Paix, la Joie, l'Amour et la Sagesse de leur véritable nature et être Heureux à jamais.

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Sri Poonja | 29 octobre 2009

-"Tout ce à quoi vous êtes attaché, tout ce que vous aimez
et tout ce que vous connaissez disparaîtra un jour.

Savoir cela, et savoir que le monde est une création de votre mental,
ce monde dans lequel vous jouez et dont vous souffrez,
voilà le discernement.

Discernez le réel de l'irréel ;
ce qui est connu est irréel, et va et vient.
Ainsi, restez dans l'Inconnu, l'Immuable, la Vérité."

Publié par mustapha zaidi à 11:47:37 dans Citations Non-dualité (advaïta) | Commentaires (0) |

Mooji | 29 octobre 2009

 

 

"Quand nous regardons avec le « moi »,
Nous rêvons.
Quand nous cherchons ce qu’est le « moi »,
Nous nous réveillons."

"Je ne suis ni un orateur, ni un prêcheur. Je n’ai pas la mission de changer le monde. Je n’ai pas de paroles ou d’enseignement originaux à donner à quiconque. Je ne fais que refléter ce que j’ai vu et entendu – tout à fait ordinaire, très commun. Je n’ai pas de fascination pour des pensées ou des activités nouvelles. Tout enthousiasme pour des entreprises et des efforts qui concernent le monde est parti. Pour moi, les pensées, les paroles et les activités de la vie ne sont que des instruments au service du prasad de l’être."

 ∞

Toute pensée et tout souffle se produisent dans la conscience ; et nous sommes cette conscience, cette conscience qui elle-même est dépourvue de pensée et de souffle.

 ∞

Tous les courants du mental s’écoulent en définitive dans l’océan unique de l’Etre. Il y a de nombreux chemins pour le mental, mais il n’y en a pas pour le Cœur, car le Cœur est infini est emplit tout.

 ∞

Pendant que vous êtes si occupés, vous recevez le baiser de la grâce, mais vous ne lui en êtes pas reconnaissants, car elle vous dépouille de tout, faisant tomber toutes vos intentions, ce qui vous laisse comme cette présence indescriptible et sans caractéristiques du ici et maintenant. C’est l’état du Non-né.

 ∞

Quand le mental est en mesure de rester simplement en lui-même, il n’y a plus lieu alors de l’appeler mental. Ce n’est plus que le Soi. Et il a toujours été le Soi.

 ∞

« Etre vraiment là » est une invitation à demeurer en tant qu’être. Il n’y a rien qu’on doive faire, car c’est une invitation au devenir. Vous ne subirez pas un examen, vos actions ne seront pas comparées à celles des autres, car c’est aussi imaginaire que d’aller nourrir des licornes. Laissez votre rivière couler à son gré. Contentez-vous d’observer et de constater que tout se déroule spontanément quand vous avez mis au jour que le journaliste intérieur, l’ego, n’était qu’un mythe.

 ∞

Occupez-vous d’abord de vous-mêmes, et réglez la question en comprenant ce que vous êtes vraiment, en reconnaissant ce que vous n’êtes pas, et le monde, qui est une projection de votre psyché, deviendra de plus en plus beau et paisible, car le monde n’est pas autre chose que le reflet de votre état intérieur.

 ∞

Ayez confiance en votre cœur et en son intuition. Faites le choix d’abandonner la peur et de vous ouvrir au Vrai, et vous vous éveillerez à la liberté, à la clarté et à la joie de l’être.

 ∞

Une pensée peut se présenter : « Tout va bien maintenant, mais quand je franchirai la porte, ce sera différent… » Vous anticipez ainsi votre chute. Reconnaissez que ce ne sont là que des pensées. Vous pouvez les regarder, sans plus, sentir leur pouvoir de persuasion, et cependant les observer comme un mouvement dans la conscience. Restez posés comme conscience sans forme.

 ∞

Servitude et libération sont des pièges conceptuels qui, par le pouvoir d’illusion de mahamaya, trompent l’être qui est déjà libre, le transformant ainsi en une entité en recherche, elle-même illusoire. Nous ne sommes que la présence consciente, éternellement libre, sans forme, heureuse et entière. La bonne nouvelle du satsang est : vous êtes cela ! témoin sans effort de l’expression de la conscience ; bien que nous n’en soyons pas affectés, étant l’existence intemporelle, la conscience et la joie absolues.

 ∞

L’opération de la conscience a créé cette apparition nommée « moi ».

Le mental sous forme du concept de « je » a dissimulé votre paix originelle, votre joie et votre amour, et vous promet maintenant de vous montrer comment les trouver.

Ce principe qui se manifeste sous la forme du maître est toujours ici et maintenant. Le vrai maître ne meurt jamais. Ce n’est que l’homme qui meurt. Le vrai maître, le sat-guru intérieur est le réel.

(A propos de la disparition de son maître, Sri Poonja)

Mon bien-aimé, laisse derrière toi toutes ces pensées infructueuses et viens ici reposer dans le silence de l’Etre.

L’eau n’a pas de forme, sa nature est de s’écouler. Si vous la versez dans un vase, elle prendra la forme de ce vase. Dans cette tasse, elle a pris la forme de la tasse. Si on la verse dans mes mains, elle en prendra aussi la forme. Mais elle n’a pas de forme propre. Il en va de même pour la conscience, qui est plus subtile que l’eau. Elle n’a pas non plus de forme, mais elle revêt celle du concept auquel elle s’identifie, quel qu’il soit, sans pour autant se réduire à cette forme. Elle conserve toujours sa nature sans forme.

Allez au-delà de tout. N’amassez point. Un roi n’a pas besoin de faire les courses dans son propre royaume, ni de mendier. Souvenez-vous que vous êtes la réalité intérieure, seulement cette pure conscience. Tout ce qui se présente, ce ne sont que des apparences dans la conscience. Ne vous en préoccupez pas. Demeurez en tant que conscience. C’est le secret.

Soyez sereins et tranquilles dans votre pensée et votre esprit.

Je suis les grandes eaux. Sur mon visage, la plume primordiale de mahamaya trace sans cesse les vies et les destinées de tous les êtres. Chaque vague, chaque ride à la surface de l’eau, les mouvements les plus subtils, sont ma danse. Pourtant, moi, la réalité pure, demeure, sans être touché ni affecté. Glorieux et au-delà de tous les concepts, moi seul existe, l’inimaginable, l’absolu sans forme.

La maturité est une idée. Si vous vous accrochez à elle, elle vous étouffera. Elle vous poussera à chercher toujours plus de maturité. « Etre mûr » ou « être prêt », vous êtes au-delà de ça. Ce que je veux vraiment vous indiquer, c’est ce que vous êtes déjà, et non ce que vous devriez devenir.

L’être n’est pas un accomplissement. Vous n’avez pas besoin de faire, de défaire ou de changer quoi que ce soit, afin d’être. L’être véritable est insondable et au-delà de la connaissance. On ne peut pas le « trouver » au sens objectif ou phénoménal, car l’être est le champ sans forme au sein duquel apparaît le désir même de chercher. VOUS ETES DEJA CELA.
CE QUI EST n’a pas de qualités particulières ; évitez donc de lui adjoindre quoi que ce soit. Saisir pleinement ce fait qui est toujours présent resplendit sous forme de joie, de compassion, de paix et de contentement.

Votre vie se déroule naturellement. Laissez-la telle qu’elle est ! elle n’a pas besoin de votre aide. Restez dans la neutralité de la conscience.

Voyez : je ne vous invite pas à apprendre cela, mais à vraiment le reconnaître dans votre vision, ici, maintenant, directement. Sinon, vous pourriez partir d’ici avec ce que vous appelleriez « une meilleure compréhension », mais qui ne durera pas. Il n’y a personne là qui doive comprendre ; il n’y a que cette compréhension, qui s’épanouit en vous comme paix, joie et contentement.

Tous ces « trucs », laissez-les s’exprimer, ils s’écoulent dans l’expression humaine de la conscience, laissez-les comme ils sont. Parce que vous leur aurez donné la place de se manifester, l’espace qui est derrière eux, joyeux, stable et calme, viendra à l’avant-plan – mais n’appelez pas cela « l’illumination », n’ayez pas l’impression que vous avez gagné quelque chose ; donnez plutôt toute votre attention au silence inchangeable qui est le substrat de tout ce qui apparaît dans le mental.

Voyez que rien ne vous touche vraiment quand vous ne faites qu’observer, quand vous ne dites pas : « cela ne devrait pas être ». Prêtez attention à ce pouvoir extraordinaire qui est en vous. Observez sans jugement, sans interférer, sans attachement. Donnez une chance à une telle attitude.

Remerciez le grand esprit qui est en nous pour tout ce que la vie nous apporte. Tout est don, le doux comme l’amer. Tout contribue à votre croissance, à votre liberté et votre célébration. Soyez heureux. Ceci est la bénédiction. Quand vous affirmez la justesse de votre place dans l’univers, vous coopérez et communiquez aisément, spontanément, avec les autres, et cela fait partie de votre nature. En étant vous-même, vous inspirez les autres à leur insu à être eux-mêmes. Parce que vous reconnaissez votre nature réelle et êtes confirmés en elle, vous n’aurez pas besoin de dominer les autres, ni de vous plier devant eux. Telle est la compassion.

Vous n’êtes jamais en demeure de prouver votre valeur, car vous êtes déjà complets intérieurement, vous êtes les enfants bien-aimés du Divin. Soyez heureux.

De même qu’on ne peut nettoyer une vieille marmite sans frotter,
Le mental ne se purifie pas sans épreuves ;
Mais le Soi pur est toujours parfait.

Jour après jour, devenez plus intimes avec le calme intérieur,
La joie et l’amour qui sont les parfums émanant de votre propre cœur.
Restez tranquilles.

On ne peut trouver la joie et la paix en-dehors de soi,
Mais en soi, comme étant notre nature inhérente.

Quand les divers fleuves se déversent dans le grand océan, ils perdent leur individualité et leur nom et deviennent seulement océan. Quand la goutte de pluie tombe vers l’océan, elle peut ressentir de la peur, mais lorsqu’elle touche sa surface, peut-elle raconter l’histoire de cette rencontre ?

...Concentrez votre esprit sur le « je suis », qui est l’être pur et simple. Vous existez ici et maintenant uniquement. Contemplez ce que c’est que d’être pleinement ici et pleinement maintenant. Pour ça, il faut laisser tout le reste, et demeurer comme la présence consciente ici et maintenant. Et c’est le cœur, c’est le Soi.

Le mental est l’opium de l’être.

Le mental est agité par l’impulsion d’accomplir ou de devenir. Vous ne pouvez pas atteindre ou devenir l’être, car l’être est déjà ce que vous êtes. Reposez en cela, étant cela. Savourez en plénitude de savoir cela. C’est la vraie connaissance et satisfaction, le contentement.

Quand vous vous dirigez vers l’invitation du satsang avec confiance, vous sentirez votre perception de vous-même devenir plus proche et plus profonde, jusqu’à ce que, à un certain point, vous voyiez que « plus proche et plus profond » ne sont que des idées qui naissent en Vous, -la Présence intérieure et immuable.

Un homme affamé n’est pas « intéressé » par la nourriture.
Un homme qui se noie n’est pas « intéressé » par l’air.
Pour ceux qui aspirent à la Libération, la connaissance de soi n’est pas un « intérêt », mais quelque chose de vital.

Cela, en quoi même le silence est entendu, avant toute perception. Ce qui perçoit la perception même. Cet être aconceptuel et immuable. Cela seul existe. Nous sommes cela.

Nous avons besoin du miroir pour voir que la personne n’existe pas.
La quête du Soi est le miroir.

Quand on est curieux, on s’instruit.
Quand on est acharné, on découvre.

Nous avons parfois l’impression de le perdre ou de le quitter.
Mais ce « je l’ai quitté » n’est que le mental, une pensée.
Comment peut-on se quitter soi-même ?
Est-ce que la vague (le mental) peut exister séparément de l’océan (le Soi) ?
« Perdre et gagner » sont de simples notions
qui apparaissent dans la présence inchangeable que nous sommes déjà.

Seul existe le présent, et vous êtes cela. Restez ainsi.
Il ne peut y avoir de mémoire dans le présent, car la mémoire est dans le passé, et non le présent. Il ne peut y avoir d’histoire du présent, car il est neuf ; il n’a pas d’odeur, ni personne qui puisse la sentir. Restez dans ce présent au-delà de tout concept de présent et de tout concept de « rester ».

Si vous voulez faire rire Dieu,
Parlez-lui de vos projets !

Bien-aimé, bienvenue à toi de retour à toi-même.
Repose dans le soi, étant le soi. A présent, vers où que tu te tournes,
contemple à l’intérieur la félicité infinie de l’être.

Mon amour, reste où tu es.
Aller à la recherche de soi-même comme d’un but est une illusion ;
Tu es déjà le Soi unique.
Tu n’achèteras une carte que pour te rendre compte que tu es déjà là où tu voulais aller.

Chaque contact est une occasion pour votre propre et unique satsang avec vous-même, non pas de manière forcée et artificielle, mais en gardant votre mental dans votre cœur, en ayant confiance dans le guru intérieur et en reconnaissant que chaque instant est parfait en lui-même, et tout simplement en étant vous-même.
Ceci est la responsabilité véritable et naturelle, ou plutôt la capacité de réagir sans effort aux besoins du moment.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi T’ai-je abandonné ? »

Développez cette habitude de penser à vous-même en tant que conscience, et non en tant que corps ou personne. Ne vous associez à aucun objet ou concept, aussi tentant qu’il soit, et le personnel, la cause de toutes les misères, se dissoudra. Demeurez dans l’état de conscience, semblable à l’espace, libre de toute notion. Tel est le chemin sans trajet vers la conscience intemporelle.

Tout n’est que perfection.
La perfection est partout où peut se porter le regard, mais il faut d’abord avoir les yeux qui puissent la voir. Seuls ceux qui ont des yeux parfaits peuvent voir la perfection. Pensez à vous-même : aussitôt se forme dans le mental une image subtile. Vous n’êtes pas cela ni aucune autre image ou pensée. Vous êtes la conscience silencieuse et sans forme au sein de laquelle d’innombrables impressions apparaissent et disparaissent sans laisser de trace.

Le pardon, l’ouverture et la compréhension coulent de source lorsque la compassion est présente.

Arrêtez-vous là ! Ne pensez plus – cela suffit.
N’en dites pas plus – cela suffit.
Ne faites pas d’autre effort – cela suffit.
A présent, ne touchez pas à l’idée d’aller de l’avant, mais reposez en tant que cela, tel qu’il est, sans ce qui pourrait être.
A présent, laissez tomber l’idée d’être cela.

L’observation détachée ne laisse pas d’empreintes dans l’être.

Cesser de croire que vous avez besoin de plus de temps et d’expérience pour arriver à ça ; car ce n’est qu’une idée parmi d’autres apparaissant dans l’être intemporel. Vous savez que vous existez. Pour pouvoir affirmer ou nier quoi que ce soit, vous devez déjà être là, antérieur à tout ce que vous iriez nier ou affirmer. Vous ne pouvez être ce que vous percevez. Vous êtes le centre de perception. Restez ainsi. Saisir cela, c’est la libération instantanée, le manquer, c’est la servitude.

Vous êtes l’unicité totale au-delà de la dualité. Voilà ce que vous êtes. Vous êtes si un avec vous-même, que vous ne pouvez vous percevoir. Vous pouvez seulement imaginer être autre chose que ça. Comme un couteau, qui peut couper toutes sortes de légumes, mais pas lui-même, parce qu’il est lui-même ; ou encore une balance, qui peut peser tellement d’objets, mais ne peut se peser elle-même. Il en va de même avec le Soi suprême, la réalité unique : étant toujours un avec lui-même, il ne peut percevoir ce qu’il est, mais seulement ce qu’il n’est pas.

Ne fixez rien de ce que je dis en ce moment. N’allez pas vous tatouer ces paroles sur la peau, restez seulement ouverts et réceptifs, silencieux, et l’œuvre de la grâce s’accomplira naturellement.

...telle est la nature de toutes les pensées et sensations : elles vont et viennent. Sur le moment, vos problèmes précédents avaient l’air tout aussi pressants et importants que celui qui vous occupe à présent, mais il ne sont plus là, éradiqués du présent par la force des choses. Si telle est la nature des pensées et des émotions, sans aucun doute, vos difficultés actuelles subiront le même sort. Pourquoi s’en soucier ? Tous ces mouvements sont observés en vous et par vous en tant que conscience pure. Restez ainsi !

Vous n’avez besoin d’aucun symbole ici. D’aucun soutien. Cette connaissance de soi qui naît sous la forme du « je suis » suffit. Seulement, ne lui associez aucun concept. Restez comme Cela. Sa plénitude est entière.

Mon Dieu, aujourd’hui, enlève ce qui reste.

Maintenant, après que tout a été dit et accompli, que reste-t-il ? Seul ce qui ne peut être communiqué par les mots ni révélé par aucune activité. Rien de gagné, rien de perdu – nous sommes simplement cette conscience que rien ne souille et ne peut souiller.

 

Tenter de s’identifier à la source est une idée. Vous l’êtes déjà.∞

 

Quelque chose vous a amenés ici.
Quelque chose en vous se délecte de s’entendre rappeler que vous n’êtes personne.

Publié par mustapha zaidi à 11:22:48 dans Citations Non-dualité (advaïta) | Commentaires (0) |

Tony Parsons | 28 octobre 2009

Le rêve de la séparation

Tout ce qu’il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l’expérience au quotidien d’être un soi séparé – un individu apparent disposant d’une volonté, d’un pouvoir de choix et d’une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l’homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.

Ce sentiment apparent d’être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C’est l’Etre rêvant qu’il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n’a jamais cessé d’être. C’est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.

Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.

Le développement d’un « esprit » intelligent et capable de compréhension s’accompagne apparemment du pouvoir d’opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l’individu semble faire l’expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.
Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l’esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu’il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d’insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.

L’entité séparée ne peut que tenter d’imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d’un but ou d’un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l’enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu’il ne peut saisir. Tout cela est expression de l’Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu’il connaisse… en perpétuelle agitation et constante anticipation. C’est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d’un élan vers quelque chose qu’il ne peut saisir.

Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts.

Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l’apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l’influencer tout au long d’un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais Il n’est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.

Le paradoxe tient à ce que l’Etre bien qu’apparaissant en tant que rêveur en recherche, n’est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l’objet. Etre ne requiert absolument rien… il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n’a besoin d’être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu’Etre simplement Soit. L’apparence de séparation est simplement l’expression de l’Etre. L’idée même de quelque chose qui aurait besoin d’approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L’Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.

Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d’indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l’effort soutenu, l’abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.
Il y a une sorte d’inéluctabilité logique et d’indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l’effort assure joyeusement la prorogation de l’expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l’histoire d’une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu’en tant que mots couchés sur des bouts de papier.

Deux voies traditionnelles s’attachent à résoudre ou à échapper au sentiment de séparation : la méditation et le questionnement de soi.

Dans la méditation, il semble possible, par l’intermédiaire d’une guidance et de choix apparents, d’atteindre certains états de tranquillité ou de béatitude qui semblent meilleurs que le sentiment de séparation. La croyance prévalente est que l’effort assidu à la méditation va cristalliser l’état et finira par le rendre permanent. Mais ces états ne sont que des expériences personnelles subtiles survenants à l’intérieur de l’histoire rêvée. Ainsi à l’instar de toute autre activité inscrite dans le temps, ces expériences apparaissent et disparaissent.

Le questionnement de soi est un processus similaire dans le sens où l’individu à pour but de choisir d’agir ou de faire un effort pour atteindre un endroit nommé conscience qui, son maître le lui promet, apportera paix de l’esprit, joie et fin de toute souffrance.

Une grande importance est attribuée à la nécessité de mener une investigation rigoureuse des processus de pensées, etc. et de maintenir une vigilance prévenant « la distraction par des pensées centrées sur soi. » 

Toute cette activité se fonde sur le principe de l’acquisition et du maintien d’une possession personnelle de l’unicité.

L’effet de l’état conscient est un mouvement apparent vers un plan de détachement qui à première vue semble très libérateur, puissant et sécure… Un peu comme être dans une cage de verre d’où la vie peut être observée sans que l’observateur soit jamais affecté. Cela demeure une expérience personnelle subtile empreinte de dualité, se déroulant au sein de l’histoire rêvée de la séparation. De ce fait elle est transitoire.

La conscience du déroulement de la vie n’est pas Etre la vie.

De façon prévisible, la conscience de soi (la présence à soi des bouddhistes) est facilement oubliée, perdue, ou encore submergée par les pensées du rêve ou par certaines situations fortement émotionnelles. La cage de verre est ébranlée et l’endroit où vous sembliez établi paraît à nouveau perdu. Le chercheur rêvé va se remettre au questionnement de soi, en quête d’un nouveau coup de pouce, à moins que ne soit réalisé que la culture de l’état conscient n’est simplement qu’un autre refuge au sein du rêve de la séparation.
Tout cela est simplement l’expression de l’Etre.

Une autre façon pour le rêveur d’éviter d’être, simplement, est de tenter de comprendre ou d’éclaircir sa propre nature. Il est très facile de se retrouver prisonnier de concepts non duels. La singulière et inexorable réitération de notions telles que « tout ce qui est, est Etre. », « Tout est expression de l’Etre. » ou «  il n’est personne » est une forme de communication aride et simpliste. Elle n’aborde ni n’éclaire l’apparent dilemme du chercheur du rêve, et de toute évidence ignore l’essence énergétique primordiale de la vie se vivant elle-même, implicite dans le simple fait d’Etre.

Dire constamment qu’être éveillé ou assoupi n’a aucun sens puisque « Etre est tout ce qui est » est comme dire à un aveugle que son état n’est pas un problème puisque « voir est tout ce qui est. » C’est de l’idéalisme pur. Bien sûr, il n’existe rien de tel qu’être assoupi ou éveillé, mais cela ne peut être vu avant la disparition de celui qui cherche à voir.

Le message du Secret Ouvert n’est pas tributaire de concepts clairs, si efficaces soient-ils pour démasquer la confusion. La parole entendue est une survenue spontanée et les mots ne peuvent que pointer en direction d’un autre possible, situé au-delà de l’expression verbale. C’est le message éternellement neuf et présent dans les Ecritures, ignoré, rejeté ou dissimulé aux seuls yeux de l’esprit.

La notion d’enseignement prescriptif, l’idée de guider ou d’offrir une assistance en est simplement absente. C’est un message dépouillé de tout espoir ou de tout réconfort pour l’individu, mais invariablement le chercheur rêvé n’en continuera pas moins à croire qu’il y a ici quelque chose d’offert… Telle est la fonction de la recherche. Il peut également se trouver que tout ce qui demeure soit rien et que puisse surgir alors un autre possible. Toutefois, il n’y a aucun dessein, aucune intention, car ici il n’y a rien à vendre.

Il est possible que puisse surgir la clarté, mais l’ultime compréhension n’est pas la libération. Cela dit, tout cette communication conceptuelle est secondaire en regard d’un élément primordial très illuminant. C’est élément est du domaine énergétique, il s’agit du déploiement impersonnel de la vie… la vibrante merveille implicite dans le simple fait d’Etre. C’est un déplacement énergétique, conduisant apparemment hors de la contraction vers l’illimité. Ce « sans limite » ne peut être possédé et par conséquent ne peut être concédé. Sa simplicité confond profondément l’esprit, mais il en émerge une reconnaissance impersonnelle qu’il n’est personne et rien à libérer. Toute idée de séparation, de souffrance individuelle, de libre-arbitre, de choix autonome, de sens, de dessein ou de but, de destiné, de hiérarchie et de tradition est simplement vue, par personne, comme le drame rêvé de l’Etre.

Il semble que l’esprit en recherche éprouve une fascination pour la lutte, la difficulté et la complexité. Tout le tissu de la « recherche spirituelle » est truffé d’histoires de constructions impressionnantes, apparemment reposant sur des débuts modestes. Le bouddhisme, la chrétienté et combien d’autres dogmes se disputent le fait d’avoir les meilleurs dieux. Les catéchismes du péché et de l’indignité, tout comme les notions de degrés de conscience et de niveaux d’éveil, sont inventoriés, questionnés, explorés, disséqués et font l’objet de farouches affrontements.

L’esprit adore l‘idée d’une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d’omniscience, d’omniprésence, d’omnipotence et de toute une ribambelle d’autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde. Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu’elle soit assortie d’une interminable errance dans les affres de « l’obscure nuit de l’âme », d’innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l’action juste et de la préparation aux bardos. « Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n’ayant aucun sens. »

Pourtant, Etre, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur. Quand cela est vu, c’est. Quand cela passe inaperçu, c’est.
Etre ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère. Intemporel, il n’est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C’est déjà totalement su. Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s’emparer de l’ultime se relâche et que la vibrante énergie d’être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d’autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s’agit de tout ce qui déjà est.

Tony Parsons
1 Juillet 2006

 

Another Possibility

It seems that you are reading these words, maybe sitting on a chair, you are breathing and hearing and perhaps thinking. What is happening is happening to you . . . apparently. And you are an individual in a world full of individuals. This is normal, this is the way it seems. There are people and life happens to them.

Life is happening and apparently people make choices in order to deal with life. They try to make their lives work. It seems that there are various ways in which people negotiate with life . . . sometimes superficially and sometimes more profoundly. But these responses seem to be generated out of personal free will and choice which, in simple terms, avoids pain and seeks pleasure and personal fulfilment. It is believed that people have the ability to influence, to some degree, what happens in their lives.

So what about the possibility that the above is a delusion? What do you feel if it is suggested that you are not reading these words, and sitting and breathing or thinking? Is it possible that reading these words, sitting, breathing and thinking are simply all that is happening. There is no-one doing anything. Is it even possible that there is no-one? Just space in which things seem to happen.

What about the possibility that this self-autonomous individual that feels so very real and so in control is actually a simulation?

Neuroscientists around the world have recently discovered that the brain, as it develops in early infancy, makes the assumption that the world outside the body is separate and possibly threatening to the organism within which it lives. In order to protect itself it apparently simulates a centre or self from which its negotiations and control can be represented. Of course this simulated individual would appear to have free will, choice and the ability to act. And all of this to deal with a world that is assumed to be separate. But is there a separate world? Or is the simulation of individuality generated from a false assumption?

Is this apparent self born out of a “divine” misconception which is thereafter the mother to a raft of other “divine” misconceptions? For, together with its apparent self-autonomy, the individual also comes to believe in and experience what it perceives as the reality of time and space, purpose, destiny and even deity. And all of these assumptions seem to create a personal story in time which usually concerns a search of one kind or another.

Out of this sense of separation there also seems to arise an inherent dissatisfaction. A sense of something missing, an apart-ness from something deeply profound and yet indefinable. This underlying discontent generates a need for comfort or resolution.

Is it possible that all of this story of separation is only wholeness appearing as an apparently separate part of wholeness seeking wholeness. And because the nature of individuality is to be locked into a seemingly separate story in time, it can only function from this personal perspective within the limitations of its own efforts to find something for itself including even spiritual fulfilment. Hence the attraction of paths, formulas, methods and teachings of becoming which promise the seeker future personal fulfilment.

And is it possible that the seeker feels that they are something in the whole and so their search for enlightenment is a search for something else that they can grasp and own.  And the more the seeker struggles to find that which cannot be grasped, the more it reinforces its sense of loss and hopelessness.

Perhaps the whole story of separation is simply and only a metaphor pointing to another possibility. And supposing that suddenly this whole individual construct could evaporate and there would only be emptiness? Could it be that, like a vacuum, emptiness is suddenly absolute fullness? The absolute fullness which is wholeness . . . a wonder and an indescribable love that is unconditional. And there could be the realisation that all of that seeking and longing and struggle is also already absolute wholeness . . . an all-embracing love. And that love which we have longed for, has never left us but constantly sings to us through our senses and in every part of the aliveness which is happening . . . reading these words, sitting, breathing, hearing, feeling and thinking. It is all there is, as it is.

Here is the essence of this radical and uncompromising message which is no-one’s.

Tony Parsons
May 2009

Publié par mustapha zaidi à 14:06:32 dans Citations Non-dualité (advaïta) | Commentaires (0) |

Sailor Bob Admson | 27 octobre 2009

'Sailor' Bob:

"Truth or Reality cannot be stored, cannot be amassed--it does not accumulate.

The value of any insight, understanding, or realisation can only be in the ever-fresh presence of the moment.

Yesterday's realisation is not a bit of good. Now it is dead. Now it has lost it's vitality.

It is useless to try and cling to or hold onto an insight, an understanding, or a realisation, for only in it's movement can there be the enabling of ever-fresh and new insights of Truth or Reality to appear.

The idea of enlightenment or self-realisation as a onetime event or a lasting and permanent state or experience is an erroneous concept.

Understand-ING or know-ING is alive in the immediacy which can never be negated. The emphasis is on the activity of know-ING which is going on as the immediacy now--not the dead concept 'I understand' or 'I know'".

 

 

 

"Subject-object thinking seems to cover the natural state (awareness). But without awareness, thinking could not take place. Because thinking appears in awareness (like a cloud appears in the sky), realise that thinking in essence is awareness. Understanding this, thinking cannot obscure awareness".

 

 

 

"Emptiness, suffused with intelligence (knowing), can be a useful pointer or description, but remember--the description can never be the described. It is a valuable pointer only if in looking or seeing there is a recognising of the actuality of this natural emptiness.

Every thing comes from, appears in, and returns to this natural emptiness. The coming and going of things is transience, but the cognising emptiness, being empty, does not come and go. Being empty, it is of itself no thing. It can never be filled or emptied of things, for things appearing in emptiness have no independent nature of themselves, and so in reality things are the same emptiness--appearing as other. Every thing perceived is emptiness.

There can only be a problem if things--including the so called 'seer'--are believed to be other than this natural emptiness".

 

 

 

 

"Because awareness is self existing there is no effort needed or anyone who can make an effort to get it or lose it.

The natural state is never lost. It is not an appearance, and therefore it can never disappear. It is always the same. It is not an entity.

Realise that the conceptual thinker and conceptual thoughts seemingly obscure the non-conceptual natural state. Pause a thought even for an instant and the natural state is fully evident. STOP and SEE. In the seeing, pure awareness gets used to itself".

 

 

 

"If the self-center, ego, or reference point is seen to have no substance or independent nature, it will be understood or known that whatever mental concept or image comes up naturally happens by itself, and instead of any need to discard or get rid of it, it can be a useful happening for the protection, assistance, or defense of the organism--like with an insect, animal, bird, or reptile not thinking about protection can naturally change color or grow patterns in the skin or fur to blend in with the environment around it... a natural camouflage comes about, without any attempt to change the appearance.

Likewise with humans: without belief in a self-center, anything, including mental concepts, change or action can come about naturally to suit whatever situation arises.

However, if the self-center, ego, or reference point is believed to be something substantial with an independent nature of it's own--an existing 'me' or an 'I'--then whatever arises is referred to this 'me' and, instead of being a natural functioning, it occurs as a contrived state, such as fear, anxiety, stress, etc., because that entity, being non-existent, cannot live up to what is imagined. And even when hearing about non-conceptual natural functioning, still believing in a reference point, useless and contrived attempts continue to be made to live up to or recreate some concept of that.

Thus, there appears to be a great difference between natural functioning without any belief in a reference point, and the imagined, conceptual, acquired mental habits caused by the old belief in a separate entity".

 

 

 

"It's an illusion that 'you' exist--the entity 'you' is imagined. The imagination that 'you' exist as something or someone separate is the cause of acceptance or rejection of something known. It is illusion telling the story of its own deception. The knower and the known are just concepts seemingly dividing natural non-conceptual knowing. Believing in the thought 'I am' gives seeming reality to the objective world which is constantly changing, yet everything in essence is that changeless natural knowing--nothing else".

 

 

 

"Re-call, re-cognize, or re-mind. I am That I am. That is awareness. To whom could it matter what activity, thought, event, or happening occurs. Knowing That, events and activities occur like the grass growing by itself, with nothing superior or inferior which could possibly be anything other than That. Self activated intelligence-energy--just this, nothing else".

 

 

 

"Self shining presence-awareness is not the result of effort. There is no need to try to do something with the expectation that suddenly awareness will be there. Presence-awareness is always here and now whether it is recognized or seemingly lost. It is not something that can be created or destroyed. Conceptual thinking is like the cloud that seemingly blocks the sun. Being at ease in non-conceptual naturalness is presence awareness already here and now. Re-cognize again, and again, and again, and the knowing it is always so is constant in spite of what appears and disappears. Self-knowing, self-shining-- just this, nothing else".

 

 

"The reflection is not in the mirror but of the mirror".

 

 

"We are That, 'That' meaning the seeming place in awareness where awareness shines out. But in ignorance of the true nature, That we are, that seeming place in awareness is called me or I".

 

 

"In that moment of seeing that mind essence is no 'thing' to see, in that very instant the duality of something seen and someone that sees is no longer needed".

 

 

"Whatever is translated or conceptualised as other than presence awareness need not be resisted but recognised as it is--pure presence awareness appearing as other--always only and ever That. Knowing that, conceptualising falls away and bare awareness remains unconcerned with thought (effortless being). Just this".

 

 

"Belief in dualistic thinking is the problem. In non-dual awareness, dualism can only appear to be so. How can there ever be any duality in non-duality?"

 

 

"In recognising presence awareness, there is no 'thing' to see, just natural non-conceptual seeing, actually as it is without subject or object. See this and the realisation is immediate that what is labled as awareness or consciousness or mind can never be formulated as either a subject or an object. Being empty of a subject or object, it is emptiness seeing (cognising emptiness). Emptiness can never be emptied of emptiness, nor can it be filled by emptiness. With that concept cancelled out, only the wordless thoughtless indescribable emptiness remains. Not a vacuum or a void, but a vivid self-shining, self-knowing, self-aware emptiness, like a clear sky full of light. See for yourself. No one or other can do it for you. Immediate simplicity. Continue to see that the seeing is continuous. Any doubt, question, or argument, and the conceptual seeker has appeared again. See that and non-conceptual emptiness remains undisturbed".

 

 

"Recognise the naturalness that you are--pure, all pervasive, space like, ever expressing, spontaneous presence-awareness, with no reference point (self nature) having any substance or independent existence. Failing to recognise naturalness (the unity of appearance and emptiness, space and its content), delusion happens and there is a grasping of or fixation on appearance--me and the other--a seeming duality. Without that fixation there is freedom as naturalness, delusion dissolves and evenness (non-duality) remains--the natural state--simply this, nothing else. Naturally remaining as naturalness (equanimity) is the natural (effortless) meditation of no one to meditate and nothing to meditate on--no trying to get or trying to avoid, just effortless being which is always already so. Recognise this again and again".

 

Publié par mustapha zaidi à 12:32:25 dans Citations Non-dualité (advaïta) | Commentaires (2) |

Jeff Foster | 26 octobre 2009

A WALK IN THE RAIN

This is an edited version of a longer piece which appears in Jeff's book "Beyond Awakening"

 



As the story goes (and I can barely remember any of it now) I was walking through the rain on a cold Autumn evening in
Oxford. The sky was getting dark; I was wrapped up warm in my new coat. And suddenly and without warning, the search for something more apparently fell away, and with it all separation and loneliness.

And with the death of separation, I was everything that arose: I was the darkening sky, I was the middle aged man walking his golden retriever, I was the little old lady hobbling along in her waterproofs. I was the ducks, the swans, the geese, the funny looking bird with the red streak on its forehead. I was the trees in all their autumnal glory, I was the sludge sticking to my feet, I was my body, all of it, arms and legs and torso and face and hands and feet and neck and hair and genitals, the whole damn lot. I was the raindrops falling on my head (although it was not my head, I did not own it, but it was undeniably there, and so to call it "my head" is as good as anything). I was the splish-splash of water on the ground, I was the water collecting into puddles, I was the water swelling the pond until it looked fit to burst its banks, I was the trees soaked by water, I was my coat soaked by water, I was the water soaking everything, I was everything being soaked, I was the water soaking itself.

And everything that for so long had seemed so ordinary had suddenly become so extraordinary, and I wondered if, in fact, it hadn't been this way all along: that perhaps for my whole life it had been this way, so utterly alive, so clear, so vibrant. Perhaps in my lifelong quest to reach the spectacular and the dramatic, I had missed the ordinary, and with it, and through it, and in it, the utterly extraordinary.

And the utterly extraordinary on this day was awash with rain, and I was not separate from any of it, that is to say, I was not there at all. As the old Zen master had said upon hearing the sound of the bell ringing, "there was no I, and no bell, just the ringing", so it was on this day: there was no "I" experiencing this clarity, there was only the clarity, only the utterly obvious presenting itself in each and every moment.

Of course, I had no way of knowing any of this at the time. At the time, thought was not there to claim any of this as an “experience”. There was just what was happening, but no way of knowing it. The words came later.

And there was an all-pervading feeling that everything was okay with the world, there was an equanimity and a sense of peace which seemed to underlie everything there was; it was as though everything was simply a manifestation of this peace, as if nothing existed apart from peace, in its infinite guises. And I was the peace, and the duck over there was it too, and the wrinkly old lady still waddling along was the peace, and the peace was all around, everything just vibrated with it, this grace, this presence that was utterly unconditional and free, this overwhelming love that seemed to be the very essence of the world, the very reason for it, the Alpha and the Omega of it all. The word "God" seemed to point to it too, and the word "Tao", and "Buddha". This was the self-authenticating experience that all religions seemed to point to in the end. This seemed to be the very essence of faith: death of the self, death of the "little me" with its petty desires and complaints and futile plans, death of everything that separates the individual from God, death of even the idea of God himself ("if you see the Buddha, kill him") and a plunge into Nothingness, the Nothingness that reveals itself as the God beyond God, the Nothingness that all things are in their essence, the Nothingness that gives rise to all form, the Nothingness that is the world itself in all its pain and wonder, the Nothingness that is total Fullness.

And yet this so-called "religious experience" is not really an experience at all, since the one who experiences, the "me", is the very thing which is no more. No, this is something beyond, something prior to, all experience. It is the foundation of all experience, the ground of existence itself, and nobody could ever experience that, even if the world lasted another billion years.

*

That day, there was nobody there, and yet everything was there in its place. Beyond experience or lack of it, there were the ducks flapping their little wings, there were the raindrops trickling down my neck, there were the puddles under my shoes which were now caked in mud, there was the grey sky, there were other bodies, just like mine, splashing through the puddles, some walking their dogs, some alone, some cuddling up to their loved ones, some running frantically to escape the downpour.

And there was a great compassion. Not a sentimental compassion, not a narcissistic compassion, but a compassion that seemed to be part of what it meant to be alive on that day, a compassion which seemed to be the very essence of life, a compassion which seemed to pulsate through all living things, a compassion which said that none of us were separate from each other, that nothing at all was really separate from anything else, that your pain was identical to my pain, that your joy was my joy, not because these were principles we'd read in the Bible or taken on authority from those we held in high esteem, not because these were ideals that we tried to live up to, but because this seemed to be the way of things, this seemed to be the nature of manifestation: that we were all expressions of something infinitely larger than ourselves.

But even the word "ourselves" seemed to imply that we were separate, and therefore this was a compassion which was beyond words, beyond language; indeed this compassion transcended any idea of “compassion”, this compassion arose from the fact that there actually is no separation at all, that separation is an illusion, that in fact we are each other, that I am you, that you are me, that we cannot be ourselves without others, that I cannot be I without you, and you cannot be you without me, not in some wishy-washy lovey-dovey sentimental way, but really, honestly:  we need each other, we are bound to each other, we cannot live without each other, we cannot live without everything else. I cannot live without that tree I'm walking under, without the raindrops that have made their way down my back, without the old woman who's managed to waddle a little further down the path (she's being so very careful to avoid the puddles, bless her!), without the pond, without the ducks, without the swans, without my new coat keeping me warm, without the man with the dog who smiles and says “hi” as he walks past.

We are bound to each other, all things are bound to all things, which is to say there are not really any separate "things" at all, there is only Oneness, only the whole, only the Buddha, only Christ, only the Tao, only God himself, and nothing exists apart from anything else.

And so to say that on that day there was no "I" is really to say that there was only God, there was only Christ, there was only the Tao, only Buddha, only Oneness, only Spirit, and Jeff had exploded into it all, Jeff was nowhere to be found, in the sense that he was not separate from everything that arose. Jeff was just a story spun by a storyteller with a vivid imagination, Jeff was missing from the scene and yet infused into it, Jeff was nothing and he was everything, he was present to his own absence and absent to his presence, he was life itself, in its entirety, and yet he, in all truth, had died.

And yes, there were tears. What else is there to do but cry at such a discovery? A discovery which really wasn't a discovery at all, because nothing had been found, since nothing had really ever been lost. This clarity had always been there, I'd just been looking elsewhere my whole life and ignoring the utterly obvious. God had always been right there, in the present moment, in the midst of things, but I'd spent my life seeking Him in the future. The Buddha Mind had been my own mind, always, but I'd spent years trying to attain it. Christ had been crucified and resurrected and was walking in the midst of us, drenching our lives in unconditional love, but for a lifetime I had assumed he was elsewhere, in some other world (or in this world but not in my own life, at least).

No, nothing had been found, because nothing had ever been lost. But perhaps it was the realisation of the utterly obvious that hit me that day, the realisation that there was nothing to realise, that everything I ever wanted was always right there in front of me and always would be, that peace and love and joy were always freely available in each and every moment, that love, pure unconditional love, the love of Jesus, the love of Buddha, the love that passes all understanding was the very ground of all things, the very reason for anything being here in the first place. It was there, always there, always waiting patiently for me to return home.

And there, in the rain, on that day, I knew finally that I was home, and what's more, that I would always be home, that I had always been home, through it all, through all the tears and the pain, through the dark times and the desperate times and all the times I thought I'd never make it, through all those times and more, the Home of all Homes had been there. The possibility of the Kingdom of Heaven was always present, the grace of God was always an open invitation, through thick and thin, through sickness and through health, through all that, world without end....


*

It was a very ordinary walk on a very ordinary, and very wet, Autumn day. And yet, in that ordinariness, the extraordinary revealed itself, shining through the wetness and the darkness and the sludge on the ground, shining so brightly that I was no more, that I dissolved into that brightness and became it.

And yet, that makes it sound way too special. That day, in the rain, nothing really happened at all. It was just a very ordinary walk on a very ordinary day.

I left through the large iron gates, crossed the road and waited for the bus, huddling in the shelter with several others.

Nothing had changed and everything had changed. I had glimpsed something, something deep and profound and in some ways shocking, and yet something that was utterly ordinary and somewhat unsurprising. Yes, it was unsurprising that the very ordinary should turn out to be the only meaning of life, that who I took myself to be should turn out to be just a nice fairy story.

Yes, it was unsurprising, that the divine should be in the utterly ordinary, that God should be one with the world, present in and as each and every thing.

I boarded the bus and as the rain streamed down the dirty windows I smiled to myself. What a gift - to be alive now of all moments, to be in this body of all bodies, to be here, in this place of all places, even though it is all a dream, even though it is all impermanent, even though if we really look, we find nothing but emptiness...

 

Publié par mustapha zaidi à 17:00:01 dans Citations Non-dualité (advaïta) | Commentaires (0) |

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L'unité des chemins.

"Toutes les religions sont des chemins qui conduisent à Dieu, mais les chemins ne sont pas Dieu." "De même qu'on peut monter sur une maison au moyen d'une échelle, d'un bambou, d'un escalier, d'une corde, ou par divers autres moyens, de même les chemins et les manières d'arriver à Dieu sont multiples." Ramakrishna.

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