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Arts Martiaux Traditionnels - BUDO

" L'essence des Arts Martiaux ne repose ni dans la force, ni dans la technique, mais gît au plus profond de chaque être humain, aussi dépourvu de capacités soit-il... " ITO TENZEN TADANARI

Interview de Maitre Mikinosuke Kawaishi | 20 juin 2009

 

JUDO PRESSE "Numéro 2 " 15 novembre 1955

interview de Maitre Mikinosuke Kawaishi de Robert Picard

 

Maître Kawaishi m'à reçu avec vraiment une grande gentillesse lorsque je lui ai expliqué que j'allais l'interviewer pour "JUDO-PRESSE" il m'as dit "ha ha, article contre "Maître Kawaishi"? et il a largement souris lorsque que je lui ai dit "non ni pour ni contre ,seulement la vérité" et je reste persuadé que si Maître Kawaishi a commis "certaines erreurs" la faute ne doit pas retomber uniquement sur ses épaules, comme beaucoup ont tendances à le faire mais surtout sur celles et ceux qui l'ont montés sur le piédestal ou il n'à pas tellement chercher à y aller.

Certes Maître Kawaishi est un homme passionnément avide de vivre, avec tous ses défauts et de grandes qualités.

Tant que ceux qui l'entouraient lui ont offert des plateaux d'or il s'est servi le plus largement qu'il à pu.

En bon judoka il a utilisé au mieux" minimum d'efforts, maximum de bénéfice".

Maintenant on doit se dire " il ne fallait pas le laisser faire ", car chacun aurait fait de même.

Même actuellement sur le plan de la technique, à plusieurs reprises, Maître Kawaishi était décidé à accepter l'admission de la méthode du Kodokan à la la FFJJ.

Lors de pourparlers pour que monsieur Calier ait la présidence de la FFJJ.

Et s'il est revenu sur ses positions c'est sur le conseil de ceux qui prétendent maintenant avoir été pour la coexistence des deux méthodes au sein du judo français

 

 

M Kawaishi quel age avez vous ?

-oh très mauvais..... 36 ans;ha ha ,jamais demander age ...

é quelle age avait vous commencer le Judo

-à 8 ans à l'école.

 

est ce obligatoire au Japon de commencer si jeune ?

- non, c'est obligatoire qu'au lycée à partir de 13 ans l'on choisit alors entre le Kendo ou le Judo.

 

de quelle partie du Japon êtes vous ?

-de HIMEJI à 40 km du coté de KOBE

 

Quel DAN aviez vous en quittant le Japon?

-J'étais 4 eme DAN.

 

Avez vous connu Maître Kano ?

-oui j'étais six ans au KODOKAN, d'abord 5 ans lorsque j'étais à l'université de WASEDA et 1 an lorsque j'ai eu un poste à l'hôtel de ville de Tokyo.

Mr Kano ne travaillait plus et faisait seulement des conférences techniques.

 

Avez vous participez à des championnats au Japon ?

-Non car à cette époque il n'y avait pas de championnats. ce n'était pas l'idée de Mr KANO qui ne permettait SHIAI qu'au KODODAN

 

Quels étaient les champions célèbres de l'époque?

-M. NAGAOKA qui était 7 dan et m. MIFUNE qui était 6 dan

Nous avons pensés en France que M. KURIHARA 9 dan avait été votre professeur?

-Non nous étions seulement au même collège et M.KURIHARA était de 4 ans mon aîné.

 

Pouvez vous raconter votre vie depuis votre départ du Japon?

-Je suis arrivé à SAN DIEGO CALIFORNIE à 21 ans ou pendant un an j'ai été un étudiant au collège.

Ensuite je suis allé à l'université de COLOMBIA à NEW YORK.

Dans la journée j'étudiais et le soir je donnais des leçons au "NEW YORK JUDO CLUB" que j'avais formé ,j'ai fait cela pendant 4 ans.

En 1931 j'ai visité l'Amérique de Sud en touriste .Bresil. Sao paulo. l'Amazonie. mais sans faire de Judo.

En octobre 1931 je suis allé à Londres, j'ai été professeur de Judo à l'université d'OXFORD.ensuite j'ai fondé l' "ANGLO JAPENESE JUDO CLUB"

à LONDRES

le 1 octobre 1935 je suis arrivé à PARIS j'ai fondé le "CLUB FRANCO JAPONAIS " de JUDO et pendants 2 ans j'ai passé de durs moments, mais grâce au journal sportif de l'époque ,dont le directeur était un ami le journal "L'AUTO" il y eut beaucoup de publicité autour de moi ce qui fit le plus grand bien au Judo.

A cette époque pendant une année M. FELDENKRAIS prit des leçons particulières avec moi et ensuite il fonda avec BONET-MAURY le JIU JITSU

CLUB DE FRANCE.

 

Quand avez vous passé vos différentiels grades ?

-Parti au Japon 4 eme Dan j'ai eu mon 5 eme Dan en arrivant en France

puis mon 6 eme Dan toujours en France, c'est à mon retour au JAPON que j'ai eu mon 7 ème DAN.

 

Quelles ont étés vos souffrances pendant la guerre ?

-EN 1944 sur l'ordre de l'ambassadeur du Japon, tous les japonais se sont rendus à Berlin, ensuite nous avons été envoyé par les Russes dans le MANTCHOUKO ou nous retrouvâmes des milliers de Japonais .

Nous étions pas dans des camps mais nous menions une vie très rude, après la fin de la guerre au début juin 1945

nous avons du abandonner toutes nos affaires personnelles pour pouvoir être rapatrier au Japon.

on nous a beaucoup parlé des combats que vous livriez avec les catcheurs?

-oh il y à si longtemps que je me rappelle plus de rien.....

on nous à parlé aussi de votre combat contre le champion du monde de boxe DEMPSEY

-Ce n'était pas un combat simplement une démonstration amicale qui à eu lieu au NEW YORK ATHLETIC CLUB.

 

Pourquoi avez vous crée DOJO-UNION ?

-le but de cette association était d'avoir des contacts plus étroits avec mes élèves qu j'avais pratiquement perdus de vue du fait que les cours de CN étaient dirigeaient par MM Michigami et Awazu, nous nous réunissions le dimanche matin, je leurs expliquais le Judo ou je répondais à leurs questions

Comme c'est la tradition en France ils en viennent à parler Politique Judo

 

Certains ont dit qu'à ces réunions vous aurez annoncé que ceux qui vous resteraient fidèles monteraient en grades et les autres pas? -

Non c'est faux ,beaucoup ont pensés que s'ils faisaient partie de DOJO-UNION ils passeraient plus facilement de grade, mais ils se trompent car il y à la même règle pour tous.

 

Comment voyez vous la situation en France?

-HMMMMM mauvaise. mais c'est normal maintenant que le nombre de C-N augmente.

Le Japon à eu les mêmes difficultés.

Il y à eu en France beaucoup de ceintures noires à titres honorifiques mais maintenant c'est terminés pour tous 1er 2eme 3 eme et 4 eme dan.

 

Publié par amt-budo à 22:11:10 dans Mikinosuke Kawaishi | Commentaires (0) |

Mikinosuke Kawaishi | 20 juin 2009

 

Mikinosuke Kawaishi

 

Né à Kyoto l'ancienne capitale impériale en 1899, Mikinosuke Kawaishi étudie le jujitsu à l’école du Dai Nippon Butokukai au Japon.

 

Dans les années 1920 , sa formation achevée, il quitte son pays pour aller enseigner les arts martiaux, d'abord aux États-Unis (notamment à San Diego et à New York), puis à partir de 1931 en Grande-Bretagne. A son arrivée, il enseigne au Budokwai de Londres dirigé par Koizumi. Il crée ensuite un club de jiu-jitsu à Liverpool. Puis, il fonde à Londres le Club Anglo-Japonais et enseigne à l’Université d’Oxford. C'est à cette époque qu'il obtient son 3e dan.

 

Arrivé en France en octobre 1935, Mikinosuke Kawaishi, qui vient de recevoir son 4e dan, commence à y enseigner le judo, qui avait eu beaucoup de mal jusqu'alors à s'imposer malgré plusieurs séjours de son fondateur Jigorō Kanō.

 

En juillet 1936, Kawaishi crée le Club Franco-Japonais, et le 28 juillet, il y accueille son premier élève, Maurice Cottereau. Il va y faire naître, à travers un enseignement personnel, une passion pour ce sport, qui va prendre racine et se développer. Les premieres ceintures noires sont, Maurice Cottreau, Jean De Herdt, Paul Bonet-Maury, Jean Andivet, Roger Piquemal, Jacques Laglaine, Guy Pelletier, Jean Beaujean, Robert Lenormand, Loufti, Georges London, Guillaume.

 

Mikinosuke Kawaishi va rassembler autour de lui les premiers judokas français et, malgré un caractère jugé trop autoritaire, il parviendra, en imposant une méthode personnelle, codifiée suivant une nomenclature jugée plus conforme à l'esprit occidental, à faire éclore le judo français, sur lequel il exercera pendant de nombreuses années un autorité incontestée.

 

Kawaishi reprend le système des ceintures de couleurs élaboré par les judoka anglais entourant Gunji Koizumi auquel est alors associé un programme d'enseignement. Les ceintures de couleur, correspondant aux grades intermédiaires entre le débutant et la ceinture noire n'existaient pas dans le judo japonais. Le succès national et international de la méthode Kawaishi, fruit du travail conjoint de l'expert japonais et de Moshe Feldenkrais, est à l'origine de l'adoption généralisée de ce système typiquement occidental.

 

A la fin de l'année 1937, le Club Franco-Japonais ferme ses portes et intègre le Jiu-Jitsu Club de France, situé au 82 rue Beaubourg. Fondé un an plus tôt par Moshe Feldenkrais (Jigorō Kanō a accepté la présidence d'honneur), ce club est l'émanation de la section judo-jiu-jitsu de l'École Spéciale des Travaux Publics de la Ville de Paris initiée par Feldenkrais vers 1929. Kawaishi assure ainsi la direction technique du JJCF qui devient la première structure permanente du judo français.

 

En 1938, Mikinosuke Kawaishi reçoit de Jigorō Kanō le 5e dan.

 

L'année suivante, le 20 avril 1939, à son tour, Maître Kawaishi décerne la première ceinture noire de judo à un de ses élèves français, Maurice Cottereau. Jean de Herdt sera nommé le 12 juin 1940. Il portera la ceinture noire numéro 1bis.

 

Pendant la guerre, il poursuit son œuvre de pionnier jusqu'à l'entrée en guerre du Japon, qui l'oblige à regagner son pays.

 

Les premiers championnat de France de judo se déroulèrent, en son absence, à la salle Wagram, à Paris, le 31 mai 1943. Ils sont organisés sous la responsabilité de la nouvelle section de judo-jitsu de la fédération française de lutte créée en avril 1942 suite à l'application des nouveaux textes régissant la pratique des sports en France (Charte des Sports). Le 1er champion de France "toutes catégories" sera Jean de Herdt.

 

Avant la fin de la guerre, des clubs se sont ouverts à Paris et en banlieue, comme le Club St Honoré avec London, Opéra avec Lamotte, Cercle Sportif avec Mercier et Andrivet, St Martin avec Peltier, JC Nanterre avec de Herdt. De retour en France en 1948, Mikinosuke Kawaishi va reprendre l'enseignement de sa méthode. C'est son assistant, Jean Gailhat, qui rédigera et illustrera plusieurs ouvrages sur la Méthode Kawaishi à partir des années cinquante.

 

Kawaishi, par sa vision moderniste, a su transformer le judo japonais en une pratique accessible aux Occidentaux. En véritable entrepreneur, il a organisé l'enseignement du judo sur une base commerciale et professionnelle qui a donné au judo français une cohérence et une qualité, parfois décriée mais toujours enviée.

 

Mikinosuke Kawaishi est mort le 30 janvier 1969. Il repose au cimetière du Plessis-Robinson

 

 

Source : http://jujitsupassion.canalblog.com/tag/judokas

 

 

 

Mikinosuke Kawaishi : En 1936 arrivait à Paris un jeune étudiant japonais, M. Kawashi, 4e Dan du Kodokan. Il fonda un club qui s'organisa doucement et chercha à en fonder d'autres en France.

 

     Il ne rencontra aucuns succès puisque, en 1941, il n'y avait encore que quatre clubs en France. Au cours de ses nombreux voyages dans divers pays, le Maître Kawaishi put constater que le judo que l'on enseignait ne s'adaptait pas au milieu et semblait dépaysé, nulle part, le Judo ne rencontrait le succès auquel il avait droit.

 

     Son expérience en Europe lui donna l'idée de créer une méthode d'enseignement répondant aux nécessités du milieu. Cette méthode, destinée aux européens, est contenue et enseignée dans plusieurs pays sous le nom de "Méthode Kawaishi". Il n'y a pourtant aucunes différences fondamentale avec le Judo pratiqué au Japon, le maître Kawaishi étant lui-même gradé 7e Dan du Kodokan.

 

   Les seules différences ont pour but de faciliter l'entraînement des débutants. En supprimant l'obligation d'apprendre les noms japonais de chaque prise, en classant les mouvement par catégorie pour mieux les retenir, le Maître Kawaishi permit à des milliers d'adeptes de connaître les joies saines du Judo.

 

     Le Judo en Belgique : Depuis 1947, Le Judo ne cesse de progresser en Belgique. A ce moment, les quelques professeurs existant puisaient dans les livres l'enseignement qu'ils donnaient à leurs élèves. Cette bonne volonté n'étant pas suffisante aux progrès demandés par ce nouveau sport, ils décidèrent de chercher en France une source de perfectionnement.

 

     En la personne de Jean de Herdt, plusieurs fois champion de France, il trouvèrent le moyen de parfaire leurs connaissances. Jean de Herdt se rendit régulièrement en Belgique où il instruisit les professeurs. Aidé par d'autres ceintures noires français, il organisa des démonstrations dans les principales villes de Belgique, mit sur pied les premiers championnat de Belgique et enfin forma les trente premières ceintures noires belges.

 

Extrait de "Histoire du Judo" par Georges Schiffelers, publié entre février et avril 1955

 

 - Méthode Kawaishi

 

     La méthode de Judo mise au point par Maître Kawaishi divise les techniques de Judo en deux parties fondamentales : Technique du Judo debout et Technique du Judo au sol

 

      1) Technique du Judo debout

 

        Les techniques du Judo debout sont constituées uniquement de projection (Nage Waza). Ces projections sont réparties en plusieurs catégories :

 

          - Lancements de jambe (Ashi Waza) : 15 mouvements

 

          - Lancements de hanche (Koshi Waza) : 15 mouvements

 

          - Lancements d'épaule (Kata Waza) : 6 mouvements

 

          - Lancements de bras (Te Waza) : 9 mouvements

 

          - Sacrifices (Sutemi Waza) : 15 mouvements

 

      2) Techniques du Judo au sol

 

      Les Techniques du Judo au sol sont divisées en plusieurs catégories :

 

          - Immobilisations (Katame Waza) : 17 mouvements

 

          - Strangulations (Shime Waza) : 29 mouvements répartis en 2 séries

 

          - Luxations des bras (Ude Kwantsetsu Waza) : 25 mouvements répartis en 5 positions

 

          - Luxations des jambes (Ashi Kwansetsu Waza) : 9 mouvements

 

          - Luxations du cou (Kubi Kwansetsu Waza) : 6 mouvemnts

 

Source : http://www.institutdesartsmartiaux.com/judo.htm

 

Avant l'arrivée du Judo, les grades n'existaient pas dans les arts martiaux. La méthode traditionnelle pour attester des capacités d'un bushidoka était la rédaction d'un parchemin ou d'un certificat. C'est dans ce contexte que Kano créa l'école du Kodokan Judo en 1882. En 1883, ce dernier fut le premier à établir une distinction hiérarchique en établissant deux classes: les mudansha (non-gradés; élèves) et les yudansha (gradés, porteur d'un dan; enseignants), et nommant deux de ses meilleurs élèves shodan (1er dan), mais ceux-ci n'en portait que le titre, et aucune couleur de ceinture ne les différentiaient encore de leurs camarades. Kano prit l'habitude de faire porter à ses yudansha une ceinture noire vers 1886. Mikonosuke Kawaishi est connu pour avoir introduit les ceintures de couleur (6e au 1er kyu) à son arrivée à Paris en 1935. Il pensait que les judokas européens seraient d'avantage motivés si leur progression était ponctuée par d'avantage de niveaux intermédiaires qu'au Japon.

 

Le seul judoka à s'être élevé à un rang supérieur au 10e dan est Jigoro Kano lui-même, il atteint le 12e dan et reçu le titre de Shihan. Les ceintures au-delà du 10e dan sont blanches. Selon Kano, cela signifie qu'une personne dépassant ce niveau transcende le concept de grade et retourne donc à la ceinture blanche, refermant le cercle de la progression en Judo, et symboliquement, celui de la vie. Le retour à la ceinture blanche est aussi interprété comme représentant la prise de conscience que la somme des connaissances accessibles en Judo est infinie. Celui qui dépasse le 10e dan se rend compte qu'il n'arrivera jamais à tout savoir et maîtriser en Judo, il prend conscience de son ignorance quasi-totale et revêt en conséquence une ceinture blanche, à l'image du débutant qui ignore tout. Afin de ne pas confondre les porteurs de 11 et 12e dan et les débutants 6e kyu, les Kodokan décida ultérieurement que la ceinture blanche des premiers serait deux fois plus large que celle des seconds.

 

Source : http://www.budokan-vernier.ch/fr/histo/ceintures.html

 

 

 

Publié par amt-budo à 21:48:21 dans Mikinosuke Kawaishi | Commentaires (2) |

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