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Le Kobudo est un art martial provenant d'Okinawa, une île au Sud du Japon.
Cet art martial regroupe des techniques d'armes rustiques dont se servaient les paysans et les pêcheurs pour se défendre pendant les invasions japonaises du 17ème siècle.
Ces techniques sont arrivées jusqu'à nous grâce à Maître Shinko MATAYOSHI et son fils Shinpo, et introduites en France grâce à Maître Kenyu CHINEN.
Kobudo signifie littéralement « Art martial ancien » mais également « Art d'un comportement spirituel vis-à-vis du combat ». Le Kobudo d'Okinawa a connu une évolution parallèle au Karaté.
Ces techniques sont arrivées jusqu'à nous grâce à Maître Shinko MATAYOSHI et son fils Shinpo.
Né en 1888 dans la ville de Naha, Maître Shinko MATAYOSHI commença, dès son enfance, à étudier le BÔ, l'EKU, le KAMA et le SAI, sous la direction du Maître Shokuho AGENA. Puis le TUNKUWA et le NUNCHAKU avec le Maître IREI.
Au début du siècle, il entreprit d'approfondir ses connaissances en arts martiaux, en faisant un grand voyage à travers toute l'Asie de l'Est. Il apprit l'équitation, le lancer de couteau et le lasso, en Mandchourie, avec un cavalier brigand. A Shanghaï il rencontra le vieux Maître Chinois KINGAI qui l'initia à l'art du TIMBE, du SURUCHIN et du NUNTI, ainsi qu'à la médecine chinoise et à l'acupuncture.
En 1929, il regagna temporairement le Japon à l'occasion d'une grande cérémonie organisée en l'honneur de l'Empereur MEIJI. Cérémonie au cours de laquelle Gichin FUNAKOSHI présenta le Karaté et Shinko MATAYOSHI le Kobudo.
Il rentra à Okinawa en 1935. On le surnommait Matêshi SENBARU ("main de faucille"). Il poursuivit son étude des arts martiaux avec des Maîtres Okinawaïens.
Expert en Kobudo, il consacra le reste de sa vie à l'enseignement de son art, ainsi qu'à la pratique de l'acupuncture. Il s'éteignit en 1947, à l'âge de 59 ans.
Après la guerre, son fils, Maître Shinpo MATAYOSHI, entreprit d'enseigner le Kobudo à Kawasaki, au Japon. Art que lui avait enseigné son père dès l'âge de 7 ans.
Rentré à Okinawa en 1960, il poursuivit son enseignement dans le dojo du vieux Maître Seiko HIGA (du style Goju Ryu) ; lequel l'avait initié au Karaté dans son enfance. Puis ouvrit un dojo de Kobudo, qu'il baptisa KODOKAN, en mémoire de son père (Ko).
Pour que le Kobudo puisse être transmis à travers le monde, il fonda, en 1970, l'Association de Kobudo des Ryu-Kyu, qui devint, deux ans plus tard, la Fédération du Kobudo d'Okinawa (« All Okinawa Kobudo Renmei »).
10ème Dan de Kobudo et 10ème Dan de Karaté, il reçut au Japon le titre rarissime de « trésor impérial vivant ». Incarnant véritablement l'âme du Kobudo traditionnel d'Okinawa.
Après avoir considérablement oeuvré pour faire connaître le Kobudo au delà du Japon, il s'éteignit en 1997, à l'âge de 74 ans.
Le Kobudo d'Okinawa est une discipline à part entière. Elle offre de multiples techniques de travail avec les armes.
Les principales armes utilisées sont : le Bô (bâton long), les Sai (tridents métalliques), les Tunkuwa (ou Tonfa), le Nunchaku (fléau à 2 branches en bois), le Jo (bâton court), le Sansetsukon (fléau à 3 branches en bois reliées par des anneaux ou des chaînes), le Nunti (lance), les Kama (faucilles), l'Eku (rame), le Timbe (bouclier) et le Seiryuto (machette), le Kue (houe de jardinier), le Suruchin (longue corde équipée d'un lest à chaque extrémité), etc.
Cette liste n'est pas exhaustive.
La progression dans l'étude des différentes armes est guidée par la difficulté et la dangerosité de leur maniement. Même si le Kobudo et le Karaté sont deux arts martiaux distincts, l'étude du Kobudo est grandement facilitée pour un karatéka. Les positions, les exercices, les termes, les passages de grades, les couleurs de ceintures, sont très similaires, voire identiques pour certains. L'esprit et la finalité restant bien sûr les mêmes. Comme le dit Maître CHINEN avec un sourire :
« ajouter au Karaté l'entraînement aux armes s'apparente au fait de manger avec les mains puis d'apprendre à utiliser des baguettes »
Les techniques de travail spécifiques au Kobudo d'Okinawa :
HOJOUNDO
Ce sont des techniques simples (attaques, parades et enchaînements) effectuées en déplacement. Ces exercices correspondent aux kihons du Karaté, avec pour particularité de ne pas faire demi-tour en fin de ligne. Tout en évitant d'éventuels accidents avec les armes longues, les techniques sont ainsi travaillées systématiquement en avançant et en reculant.
KATA
Les katas, constitués d'enchaînements, permettent de travailler toutes les techniques. Certaines armes ne sont enseignées que par les katas, elles n'ont pas de hojoundo. Les katas de Kobudo d'Okinawa n'ont subi aucune transformation au cours du temps ; les formes originelles ont été conservées.
KATA KUMIWAZA
C'est la mise en application du kata, effectué avec deux partenaires. Dans cet exercice, le kata n'est absolument pas modifié. Les techniques, bien qu'effectuées avec partenaires, s'arrêtent aux mêmes endroits que lorsqu'on exécute le kata seul (les points d'impact des attaques ou des blocages ne varient pas). Ce qui permet une bonne compréhension de celui-ci.
KATA OYO
C'est l'application libre du kata (imagination) en gardant l'idée générale de celui-ci. L'application doit néanmoins être plausible. Le kata peut être effectué dans des axes différents. Lorsque les techniques sont symétriques, il n'est pas nécessaire de démontrer les deux côtés.
KATA HIJAIDI
Le kata est réalisé de façon inversé (symétrique). Ce travail permet de développer aussi bien le côté droit que le côté gauche du corps.
KATA BUNKAI
C'est l'application par séquence du kata, mettant en évidence ses techniques particulières. Chaque technique est étudiée séparément à travers son utilisation pratique dans des situations de combat.
BUNKAI OYO
Même principe que le Bunkai, avec une étude plus libre des autres possibilités d'application des techniques du kata. Il s'agit d'une recherche personnelle.
Pour certaines armes il existe une forme d'entraînement ressemblant au Sambon Kumite du Karaté, mais sur 2 pas. Dans cet exercice, les partenaires n'ont pas obligatoirement les mêmes armes, par exemple Bô contre Sai.
Source : http://www.oshukai.fr/kobudo-okinawa
Publié par amt-budo à 21:47:10 dans Kobudo | Commentaires (0) | Permaliens
The History of Okinawa Kobudo
Taken from Virtual Okinawa, Gal martial arts and little from Bushido Online. Modern Kobudo from Okinawan Karate Center.
It is very difficult to tell the true story about the development of the Okinawa Kobudo because almost all written documents about it were destroyed in the hard fightings, bombings and the outbreaks of fire that followed during the second world war. However, it seems that in the 12th century, regional lords called aji emerged and exerted power from their fortified manors called gusuku. Soon power was divided among three small kingdoms in 1326, which led to a lot of internal and continuous warfare until 1429. This was the best period to develop and perfect martial arts combat techniques.
In 1429, Sho Hashi united the island and founded the Kingdom of the Ryukyus. During the 14th to 16th centuries, a period known as the "Golden Age of Trade", the Kingdom flourished as a trade center for China and other nations. However, trade vessels were constantly threatened by Japanese pirates and the Okinawa sailors needed to protect themselves while in foreign lands. Around 1580, Toyotomi Hideyoshi stated laws again that prohibited the possession or the carrying of weapons, in order to restore peace and bring some sort of prosperity to a resource poor Ryukyuan kingdom. It helped to prevent unnecessary loss of life among the people and was a deterrent to insurrection and civil wars. But that left the peasants of Okinawa more or less defenseless against the Samurai, which were the only ones allowed to carry weapons. Althought the empty hand techniques developped on the battlefields were very effective and refined, they were not so for use in massive defense or offense operations. In 1609, the Satsuma Samurai Clan attacked and swept the Okinawan defenses. The islanders used turtleshields and shortstrabbing daggers, but they were of very little use against horsebacked, swordcarrying samurai or bows. The only instruments the farmers had were their simple farmingtools. The unique martial arts of Okinawan karate and kobudo were born from this background. Over long years, the techniques of Chinese and South East Asian martial arts were incorporated into Okinawa Karate and Kobudo to establish the forms known today. The chinese methods were a combination of techniques with empty hands and with weapons like the San-Ku-Chu, ancestor of the Saï.
The stick techniques were already used by some okinawaian peasants who had to protect themselves against pillagers. Some new weapons were made using as example tools used from peasants, for instance the Nunchaku and the Tonfa or the Kama which was the unique tool with a metal part used at that time.
Varied distinct styles emerged during the heyday of the Ryukyuan kingdom: Shuri-ti forms were centered in the Ryukuan capital of Shuri, Naha-ti in the commercial center of Naha, and Tomari-ti in the Tomari district located between the first two. Each style had its distinguished masters who established the traditions preserved to our present day. The techniques of Karate and Kobudo were, by their nature, to be kept from the uninitiated.
Thus, there are but few historical records and the arts were conveyed almost entirely through personal oral transmission from master to disciple. Since the invasion of the Satsuma Samurai Clan, Okinawa was ruled by a weak government under orders of the Shogun, until the upcoming of the Meiji restoration, halfway the 19th century where, following the dissolution of the kingdom and the 1879 annexation of Okinawa as a prefecture, new institutions came into effect and Karate and Kobudo were incorporated into the Meiji public education system. There followed a movement to present these arts to the general public: during the Taisho Era (circa 1910-1926), demonstrations were made throughout mainland Japan, and in the early Showa years (circa main schools - ryu): Shorin-ryu, Gojyu-ryu, Uechi-ryu and Matsubayashi-ryu. Today, there exist many more sub-schools (ryuha) and factions (kaiha). Each boasts its own distinctive kata derived from the basic movements (kihon kata) common to all schools as the systematization of techniques of attack and defense.
Rigorous training over years cultivates both physical and spiritual strength. Thus these traditional arts contribute to building character, to fostering a sense of social responsibility, and to the healthy development of youngbodies and minds. In offering the disciplines of both martial arts and sports, Okinawa karate and kobudo today give inspiration to people throughout the world.
Modern Kobudo was founded by Shinko Matayoshi (1888-1947), born in the Naha region from a wealthy family. His kobujutsu training began in his early teens and included kobujutsu, kamajutsu, ekujutsu, tonfajutsu and nunchakujutsu. At the age of 22, he ventured into Manchuria by way of northern Japan. There he joined a team of mounted bandits and learned several other weapons arts, including the bow and arrow, all from horseback making them unique from other Okinawan Kobujutsu styles. Later, after returning to Okinawa, he traveled to Fuchow and Shanghai were he learned even more weapons arts in addition to acupuncture, herbal medicine and another form of Shaolin boxing.
Shinko Matayoshi, along with Gichin Funakoshi, was the first to publicly demonstrate Okinawan kobudo to mainland Japan in 1915. With the 1921 royal visit of Emperor Hirohito on Okinawa, Matayoshi performed kobudo at a demonstration with Naha-te master Chojun Miyagi.
Shimpo Matayoshi (1922-1997), Hanshi 10th Dan, son of Shinko, started his martial arts training at age 8 under Chotoku Kyan. Upon his father’s return in 1934, began to train in karate and kobudo under his father’s tutelage. In 1935, he began studying with Gokenki, learning the same Hakutsuru (White Crane Chaun' fa) that his father had been taught. Upon his father’s death, he continued the legacy and assumed the teaching responsibilities.
In 1970, he formed the All Okinawa Kobudo Federation (Zen Okinawa Kobudo Renmei) and until his untimely death in 1997 was the technical advisor for all Okinawan Kobudo styles. He was also one of the last surviving students to learn to rare Hakutsuru directly from an authentic Chinese master. In his travels demonstrating his unique style of Kobudo, he was constantly besieged to demonstrate the Hakutsuru, which he never taught openly to anyone. His knowledge of the elusive Crane was unparalleled.
Source : http://kobudo.okinawa.free.fr/history/index.html
Publié par amt-budo à 21:33:01 dans Kobudo | Commentaires (0) | Permaliens
Il existe 28 armes dans le Kobudo d'Okinawa.
Voici les 14 armes les plus pratiquées :
•Le bâton long - bo jutsu
•Tridents - Sai
•Tunkuwa
•Nunchaku
•Sansetsukon
•Bâton court - jo
•Nunti
•Kama - faucilles
•Eku - Rame
•Timbe Seiryuto
•Kue
•Suruchin
Publié par amt-budo à 21:29:49 dans Kobudo | Commentaires (0) | Permaliens
L'île d'Okinawa était autrefois un royaume indépendant unifié par le roi Sho Ashi en 1429 . A partir de cette période les échangesculturels et commerciaux entre le Japon, la Corée mais surtout la Chine fûrent très importants. De nombreux immigrés Chinoisarrivèrent à Okinawa avec dans leurs bagages certaines méthodes de combat avec ou sans armes qui sont devenues le ciment et la base des arts martiaux d'Okinawa.Depuis cette époque les attaques de pirates et les décrets interdisant la possession d'armes incitèrent la population, pour se défendre à développer des techniques de combat efficaces : le Karaté et le Kobudo.Ces différents arts martiaux ont pris leur essors lorsque le clan SATSUMA du seigneur SHIMAZU attaqua l'île obligeant ainsi les paysans à utiliser leurs instruments de travail comme armes efficaces de défense. A l'origine le Kobudo n'existait pas sous la forme actuelle, en effet, les Dojos étaient situés dans les habitations même. Les entraînements s'effectuaient clandestinement la nuit, chaque maîtres ne travaillaient qu'une à deux armes au plus.D'une certaine manière Shinko Matayoshi le père de Shimpo Matayoshi a regroupé toutes ces techniques de budo , les a codifié puis, a rajouté ses expériences en armes acquises lors de ses différents voyages en Asie notamment en Chine. On peut dire que le Kobudo sous sa forme actuelle est né dans les années 1930, à l'ouverture de son dojo.
Le style que l'on connaît sous le nom de Kobudo Matayoshi porte en réalité le nom officiel de Shandan Hojin. (qui signifie "La vraie lumière ") Il a été créé par Shinko Matayoshi (1888-1947) - père de Shinpo Matayoshi né en 1922 à partir de ses expériences en Chine où il passa en tout treize années à étudier les armes, la boxe chinoise la médecine traditionnelle et le Kobudo avec différents maîtres. Ainsi, Higa Tanmei lui enseigna le Bô, le Sai, le Kama et le Eku tandis qu'il apprit le Nunchaku et le Tonfa avec Jitude Moshigawa Ire. A l'âge de vingt trois ans il alla en Mandchourie apprendre l'art du shuriken ainsi que le tir à l'arc à cheval . A son retour il participa en 1915 à une démonstration de Kobudo à Tokyo. Shinko Matayoshi entreprit un autre séjour en Chine où il appri le maniement du Suruchin (corde lestée d'un poids), le Timbei (bouclier et machette). En 1934 il revint à Okinawa et entreprit l'éducation de son fils Shinpo. En 1949 Shinko Matayoshi décède à l'âge de 50 ans son fils Shinpo lui succède et enseigne dans le Dojô de Seiko Higa ,maîtrede Goju-ryu. Neuf années plus tard, il créa son propre Dojô le Kodokan, qui signifie "La voie illuminée " en l'honneur de son père .En 1970, Il fonda la fédération de Kobudo d'Okinawa. Depuis, il participe à de nombreuses manifestations dont en 1976 à la première grande réunion des arts martiaux, il fit également une démonstration lors de la cérémonie de restitution d'Okinawa auJapon à Kagoshima.En 1973 il entreprit un voyage en Europe et aux Etats-Unis afin de favoriser l'expansion du Kobudo dans le monde. Depuis, Maître Matayoshi n'a jamais cessé d'être l'ambassadeur du Budo d'Okinawa à travers le monde.
MAÎTRE MATAYOSHI SHINPO 10ème dan HANSHI
Président de la FÉDÉRATION DE KOBUDO D'OKINAWA
Représentant de la branche d'Okinawa de l'assemblée " DAI NIPPON BUTOKU KAI " Membre du conseil d'administration de la fondation nippone de Kobudo
Conseiller de l'association de Karaté de la ville de NAHA à Okinawa
Chef de l'école KINGAI , branche aînée du Karaté traditionnel
Directeur général du centre "kodokan " affilié à la fédération d'Okinawa
27/12/1921 né à Yomitanson Aza-Kina à Okinawa
Depuis l'âge de sept ans , apprend le Karaté de l'école KINGAI avec son père Maître Shinko Matayoshi , ainsi que dans l'école Shorinji-ryu Tôte avec Maître Kyan Chotoku . 1938 Apprend les arts martiaux Hakkaku Kempo avec Maître G Ken Kin 1957/59 Dirige et s'occupe de l'expansion du Kobudo d'Okinawa à la ville de Kawasaki au Japon 1960 Dirige les entraînements de Kobudo dans le Dojo de maître Higa Seko 1970 Inauguration de l'ancienne Association de Kobudo des RyuKyu 05/1972 Changement de statuts et de dénomination de ladite association qui devient FEDERATION DU KOBUDO D'OKINAWA dont il est nommé président 10/01/87 Reçoit le titre de 10ème Dan par le jury de la fédération du Kobudo d'Okinawa 10/06/87 jusqu'à sa mort en septembre 97: Représentant de la branche d'Okinawa de l'assemblé nippone " DAI NIPPON BUTOKU " qui lui confère le titre de HANSHI (grand maître)
Source : http://www.nipponbudoclub.fr/le-kobudo-dokinawa.html
Publié par amt-budo à 21:27:25 dans Kobudo | Commentaires (0) | Permaliens
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