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Arts Martiaux Traditionnels - BUDO

" L'essence des Arts Martiaux ne repose ni dans la force, ni dans la technique, mais gît au plus profond de chaque être humain, aussi dépourvu de capacités soit-il... " ITO TENZEN TADANARI

Kendoka | 11 octobre 2009

Publié par amt-budo à 20:25:10 dans Kendo | Commentaires (0) |

kendo | 20 juillet 2009

Publié par amt-budo à 17:37:09 dans Kendo | Commentaires (0) |

Kendo Histoire et autres | 06 juin 2009

 

Un peu d'histoire...

 

Il est difficile de déterminer quand et comment le Kendô a été créé. Il a été développé sur une longue période et par plusieurs groupes différents. Ce qui est certain, c'est qu'il est le fruit de l'expérience acquise dans l'utilisation du sabre au cours des incessantes et interminables guerres qui jalonnent l'histoire du Japon.

Mais reprenons l'histoire depuis le début...

 

Au début de l'ère Yayoi (300 av.J.-C. - 300 apr.J.-C.), vraissemblablement au IIe siècle av.J.-C., le travail du fer atteint l'île de Kyushu depuis la Chine, via la Corée, et avec lui les premiers sabres. A cette époque, où des armes plus rudimentaires telles que l'arc et la fronde sont utilisés pour la chasse et les guerres tribales, le sabre est alors un objet rituel et coloré qui symbolise, plus que n'importe quelle autre arme, l'autorité de son possesseur. Graduellement, avec le temps, l'utilisation du sabre se généralise au combat.

 

A partir du VIIe-VIIIe siècle apr.J.-C., les forgerons japonais maîrisent les techniques complexes spécifiques à la fabication du sabre japonais, qui n'existe pas encore sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Le sabre est alors droit et à deux tranchants. Intimement lié à l'art de la guerre, le sabre a évolué avec le temps pour mieux s'adapter à son utilisation, c'est à dire la coupe, et devient progressivement courbé et à un seul tranchant (la forme du sabre japonais actuel).

 

C'est au début du IXe siècle, pendant l'ère Heian (794 - 1185) que "l'art du sabre", appelé "ken jutsu", est importé de Chine (et oui encore!). Bien qu'ayant déjà un empereur, le Japon n'est pas unifié et le sabre est alors très largement utilisé dans les combats sanguinaires et incessants que se livrent les seigneurs et guerriers japonais.

C'est à cette époque que des temples influents tels que celui d'Enryaku-ji, fléau de la capitale, entrent dans des conflits armés avec d'autres temples et le gouvernement en créant des armées de moines-guerriers (sohei). C'est également pendant cette période qu'apparaissent les samouraïs (bushi) lorsque la cour impériale délégue la surveillance et la défense de ses possessions éloignées à des connetables et à des fermiers-combattants locaux. Affiliés aux daimyo (seigneurs d'adcendance noble), les samouraïs constituèrent leurs propres clans héréditaires qui devinrent plus puissants que l'empereur lui-même. De leurs rangs émergèrent les shogunats (dictatures militaires). Les différents groupes s'entre-détruisent ainsi mutuellement et, après 1100, la cour ne parvient plus à contrôler ces luttes internes qui perdureront jusqu'au XVIIe siècle. Ce climat belliqueux favorise l'apparition d'innombrables écoles de sabre (Ryu) où se perfectionnent les combattants et les techniques.

 

En 1600, au début de l'ère Edo/Tokugawa (1600 - 1868), Tokugawa Ieyasu gagne la bataille de Seigahara et assure son hégémonie sur tout le Japon. Il est nommé Shogun par l'empereur en 1603 et met un terme aux guerres de clans en interdisant aux samouraïs de posséder des terres et en les assignant à résidence dans certains quartiers de villes fortifiées. Après 1635, les daimyo et leur suite de samouraïs sont contraints de résider un an sur deux dans la ville d'Edo (l'actuelle Tôkyô), nouveau siège du shogunat. Cette période de paix, qui durera jusqu'au XIXe siècle, entraîne les samouraïs réduis à l'inactivité vers une intériorisation de leur art avec "la recherche de la voie" (Dô) en association avec le shintoïsme.

 

Le 3 mai 1868, le pouvoir impérial est restauré avec l'empereur Meiji (1852-1912), qui interdit le port du sabre. Le Japon s'occidentalise. La pratique du sabre décline pendant environ une décennie, puis, au nom des vertus qui étaient attachées à la pratique du sabre, la tradition fut renouée avec l'élaboration du kendô, conçu à partir des techniques les plus épurées des anciennes pratiques martiales du Kenjutsu. Les adeptes du sabre s'affrontent désormais sans armure et affinent leurs techniques en utilisant le bokken (sabre en bois) et le shinaî (sabre constitué de quatre lames de bambous) à l'entraînement. Afin d'éviter tout accident, les protections dérivées des armures de samouraï seront à nouveau utilisées un peu plus tard, ce qui amènera à ce que les kendokas modernes portent encore, le bogu.

 

Le kendô a pris sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle. La première académie de Kendô fut fondée à Tôkyô en 1909 et dans les années soixante, cette discipline a connu un essor très rapide en Angleterre, puis dans toute l'Europe. Les premiers championnats du monde eurent lieu en 1970. Cet discipline est aujourd'hui placée sous l'autorité de l'International Kendo Federation et est maintenant largement diffusée à travers le monde. On compte plusieurs millions de licenciés au Japon (d'après la fédération Japonaise ^_^), ainsi que de nombreux licenciés aux Etats-Unis, en Europe, au Brésil, en Argentine, à Taiwan, en Corée, aux Philippines et en Australie. La France quant à elle compte quelques milliers de licenciés. Malgré cette internationalisation, la suprématie du Japon, contrairement au Judô, reste incontestable.

 

 

L'équipement du Kendoka

 

On peut distinguer trois grandes catégories dans l'équipement utilisé pour la pratique du Kendô :

 

La tenue vestimentaire : elle est constituée d'un hakama (le pantalon plissé traditionnel japonais), d'un kendogi ou keikogi (veste) et d'un tenugi (rectangle de coton fin destiné à être enroulée autour de la tête sous le casque). Le Kendô se pratique pieds nus (...sur du parquet).

 

L'armure : le corps du kendoka est protégé par une armure appelée bogu, qui est constituée d'un casque ( le men), d'un plastron pour protéger les flancs (le do), de gants épais (les kote) et d'une protection pour les hanches et le bas-ventre (le tare).

 

L'arme : l'arme la plus utilisée au Kendô est le shinaî. C'est la réplique inoffensive du sabre japonais ("katana" ou nipponto).

Il est principalement constitué de quatre lames plates (les takke) issues d'un même bambou, réunies ensemble et soigneusement ajustées entre elles. De nos jours, le bambou est parfois remplacé par des matériaux synthétiques.

Une pièce de caoutchouc en forme de champignon (sakigomi) maintient séparées les lames à l'extrémité. Cette extrémité étant coiffée d'un capuchon de cuir épais (sakigawa).

La longue poignée (la tsuka), permet le maniement de l'arme à deux mains. Elle est recouverte par un étui en cuir fin (le tsukagawa).

La cohésion du shinaî est renforcée par un lacet en cuir (le nakayui), noué autour des quatre lames et placé environ au tiers de sa longueur en partant de la pointe. Il indique aussi la partie du shinaî avec laquelle on peut frapper.

Une cordelette de nylon (le tsuru), relie le sakigawa (pointe) au tsukagawa (manche), assurant la cohésion de l'ensemble. Cette cordelette symbolise le côté non tranchant du sabre.

 

La pratique du Kendô

 

On pratique le Kendô pieds nus sur un plancher offrant une certaine élasticité (quand c'est possible). Le kendoka fait face à son adversaire en adoptant une posture droite et menaçante. Cette position, ou garde, permet à la fois de se protéger des attaques de l'adversaire et de rechercher l'opportunité d'une action offensive. Un petit nombre de pratiquants de très bon niveau utilise un shinai dans chaque main. Les kendoka se déplacent en utilisant un pas glissé (okuri ashi).

A l'entraînement, les kendoka se considèrent comme des partenaires, ils travaillent ensemble pour progresser. Les excercices se pratiquent deux par deux. On appele celui qui est à l'origine de l'action, le moto dachi, et celui qui doit étudier l'exercice, le kakari.

 

Dans l'assaut libre (ji-geiko), les adversaires, qui se tiennent en garde face à face, les pointes des armes croisées, vont essayer mutuellement de marquer un point : le Ippon. Il faut donc réussir soit à frapper avant que l'adversaire ne puisse le faire, soit à frapper après avoir esquivé ou paré l'attaque adverse. Dans les attaques, les frappes peuvent se succéder ou se combiner. Il existe également des manoeuvres avec le shinaî destinées à affaiblir ou à ouvrir la garde de l'adversaire.

 

L'objectif est de frapper l'adversaire sur une partie "valable", c'est à dire le men (casque), les kote (les gants) ou le do (le plastron), et ce avec la partie "valable" du shinaî, c'est à dire le tiers supérieur (allant du sakigawa au nakayui) correctement orienté (avec le coté opposé à l'himo).

Les frappes fondamentales portent le même nom que les protections :

 

  • Frappe à la tête : Men.
  • Frappe sur l'avant-bras : Kote.
  • Frappe au flanc : Do.

S'ajoute à ces frappes de coupe, un coup d'estoc, frappe de la pointe du shinai sur la protection de la gorge ou, dans certains cas précis, sur la partie supérieure du do : Tsuki.

 

Que l'on soit débutant ou expert, la frappe, qu'elle soit de coupe ou d'estoc, est comptée "Ippon", si et seulement si les deux conditions suivantes sont réunies :

 

La frappe est réalisée avec le respect de la règle du Ki-Ken-Tai-Itchi.

L'attaquant montre une attitude " Zanshin" à l'issue de l'action.

Le Ki-Ken-Tai-Itchi est un concept original, spécifique au Kendô, selon lequel une frappe est valable (yuko-datotsu) si et seulement si :

 

L'attaque est portée avec volonté et détermination (kime), ces éléments se manifestant par le cri (kiai) : condition de Ki.

La bonne partie du Shinai (tiers supérieur) frappe, correctement orientée (respect du tranchant du sabre), une partie autorisée de l'adversaire : condition de Ken.

L'attaquant maintient une posture correcte et vigoureuse lors de l'action, cet élément se concrétisant par l'avancée avec frappe du pied droit sur le sol, suivi d'un ramené immédiat du pied gauche : condition de Tai.

Ces trois premières conditions se produisent simultanément : condition de Itchi.

La réalisation du Ki-Ken-Tai-Ichi demande un long entraînement avant de devenir naturelle.

 

Le "Zanshin" signifie la conservation à tout moment de la vigilance envers l'adversaire, même si l'on juge l'attaque portée à l'adversaire, précise puissante et valable. On doit demeurer physiquement et mentalement prêt à lui donner immédiatement un deuxième ou troisième coup, dans le cas où le premier coup s'avérerait complètement manqué ou insuffisant, et où cet adversaire risquerait de contre-attaquer.

Concrètement, l'attitude "Zanshin" après une attaque, consiste à se retrouver au plus vite et sans aucun moment de relâchement, en garde face à l'adversaire, adoptant un comportement "menaçant", disponible pour une reprise immédiate du combat.

 

Les combattants s'affrontent réellement et les assauts sont d'une intensité très soutenue. Toute forme de brutalité est néanmoins rejetée :

 

L'adversaire n'est pas un ennemi à battre,

mais un partenaire indispensable aux progrès.

 

En plus du combat libre, il existe une autre forme de combat, plus particulièrement pratiquée à l'entraînement : les Katas. Il s’agit là de la forme traditionnelle de transmission du savoir des anciens, sous forme de séquences techniques codifiées, le plus souvent de phases de combat simulé, simples ou complexes, seul ou à deux (le plus souvent), dans lesquelles le scénario est prédéterminé.

 

 Source : http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=News&file=article&sid=842

 

Publié par amt-budo à 22:00:00 dans Kendo | Commentaires (0) |

Le Kendo | 06 juin 2009

 

LE KENDO

 

 

DEFINITION

 

  • Ken : le Sabre
  • Do : la Voie

 

TRADUCTION LITTERALE :

 

VOIE DU SABRE

 

Le kendo est la voie du sabre, l'escrime japonaise.

 

Les kendokas portent une armure protégeant la tête, la gorge, les mains et l'abdomen qui sont les seuls cibles réglementaires.

 

Le kendoka fait face à son adversaire en adoptant une posture droite et menaçante : cette position, permet à la fois de se protéger des attaques de l'adversaire et de rechercher l'opportunité d'une action offensive.

 

La technique de frappe dans le KENDO découle directement de l'utilisation du sabre.

La référence doit y être constante ; elle permet d'expliquer logiquement toutes les actions de l'escrime.

 

Cette escrime japonaise est un moyen de perfectionnement du corps et de l'esprit pour un certain équilibre et une harmonie. Le kendo vise à perpétuer l'esprit samouraï fondé sur la bravoure, l'énergie et l'action.

Sa pratique développe les mécanismes de concentration et de vigilance. Elle canalise aussi l'agressivité et accroît la maîtrise des émotions.

 

 

En France plusieurs milliers de personnes pratiquent le Kendo, dans prés de 150 clubs du Comité National de Kendo (CNK) affilié à la Fédération Française de Judo, JuJitsu, Kendo et Disciplines Associées (FFJDA).

 

 

HISTORIQUE...

 

La Voie du Sabre est la traduction du mot japonais Kendo, (c'est le combat avec arme, c'est à dire une escrime au sens occidental du terme).

 

Le KENDO originaire du Japon a pris sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle et est devenue, quelques années après la fin de la seconde Guerre Mondiale, un sport de compétition international.

 

L'origine de cette discipline se situe tout d'abord dans les combats à l'arme blanche auxquels se livraient les guerriers sur les champs de batailles qui jalonnent l'histoire du Japon du Xl.e au XVIle siècle ; puis dans les innombrables écoles où se perfectionnaient les Bushi (généralement nommés Samouraï), réduits à l'inactivité guerrière pendant la période de paix que les shôgun Tokugawa firent régner jusqu'au milieu du XIXe siècle.

 

L'occidentalisation du Japon lors de la restauration du pouvoir impérial en 1868 eut pour conséquence le déclin de la pratique du sabre durant une décennie environ.

 

Puis, au nom des vertus qui lui étaient attachées, le fil de la tradition fut renoué avec l'élaboration du Kendo, conçu à partir des techniques les plus épurées des anciennes pratiques martiales de sabre Kenjutsu.

 

Le Kendo est une activité élective de prise de conscience de son propre corps. Les impératifs de l'assaut mettent en oeuvre des mécanismes très fins de vigilance, de perception et d'ajustement des réponses aux sollicitations de l'adversaire. Les séquences gestuelles effectuées au cours de l'apprentissage ou du perfectionnement semblent, particulièrement propices à l'élimination des tensions et des blocages qui sont la rançon de certaines formes de vie actuelle.

 

L'habitude de se "frotter aux autres concrètement" jusqu'à un âge avancé (le Kendo permet une longévité sportive exceptionnelle) apparaît comme un facteur essentiel de canalisation de l'agressivité. La qualité des rapports entre individus s'en trouve améliorée.

 

Il suffit d'assister à des championnats de Kendo pour constater qu'acteurs et spectateurs font preuve du comportement exemplaire, exigé par les règlements de la compétition lui-même ; pour eux, le "fair-play" est naturel.

 

Le Kendo est non seulement un Art Martial qui contribue au développement corporel et mental mais également une discipline traditionnelle qui enseigne une règle de vie.

 

Ainsi la pratique du Kendo apporte sa contribution à la paix.

 

L'armure utilisée pour la pratique du kendo est composée d'une série de protections pour les parties du corps représentant des cibles valables et pour les zones environnantes. Héritière de différents types de protection utilisés dans les anciennes écoles de Kenjutsu, perfectionnée à partir du XVIIe siècle, elle s'inspire des amures médiévales, simplifiées pour la pratique de l'escrime au shinaï.

 

Source : http://kendo.nice.free.fr/jml/index.php?option=com_content&task=view&id=9&Itemid=11

 

 

 

Publié par amt-budo à 21:46:31 dans Kendo | Commentaires (0) |

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