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Arts Martiaux Traditionnels - BUDO

" L'essence des Arts Martiaux ne repose ni dans la force, ni dans la technique, mais gît au plus profond de chaque être humain, aussi dépourvu de capacités soit-il... " ITO TENZEN TADANARI

La ceinture | 12 août 2009

 

La ceinture (obi)

 

Là encore, on peut être étonné de l’importance donnée à un si simple attribut qui, dans le fond, ne sert qu’a maintenir la veste. Pourtant, cette ceinture a fait rêver et tomber plus d’un esprit que se croyait fort.

Le mirage de la ceinture noire étant presque dépassé, c’est celui de la ceinture blanche et rouge qui lui a succédé et aujourd’hui, comme il y a quarante ans, nous assistons encore à la course aux dans. Que l’on ne mésestime donc pas ce complément de vêtement qui a fait chuter plus d’un pratiquant !

Une ceinture cependant, possède d’autres qualités que celle de maintenir la veste ! Elle ne doit être ni trop serré ni trop lâche. Elle permet de prendre conscience de la force qui est en nous et par conséquent de mieux la concentrer dans le région du hara. Un ventre est comme une ceinture, il n’est jamais trop tendu ni trop relâché. Musashi insiste sur ce fait lorsqu’il écrit :

« Le bas des reins ne doit pas proéminer, mettre de la force entre les genoux et la pointe des orteils, tendre le ventre afin de ne pas avoir les reins courbés. « Fixer la clavette », c’est-à-dire bien appuyer le ventre sur la gaine du petit sabre afin de ne pas donner de lest à votre ceinture. Dans la Bible et dans les textes sacrés, on se réfère très souvent à l’action de se ceindre les reins avant la bataille. C’est un moyen de reprendre courage avant une grande épreuve. Pour beaucoup de prêtres orientaux, la ceinture était  utilisée dans des rituels magiques comme moyen de séparer la terre du ciel, de se fermer aux impulsions animales pendant l’exercice d’un rite sacré. Le budo a repris à son compte l’idée d’associer la ceinture avec la qualité de l’élève. La ceinture du débutant est blanche, elle symbolise l’ignorance, la pureté de l’enfant, qui est pur parce qu’il ne sait pas, parce que son mental est libre de toute connaissance intellectuelle et humaine. Plus tard, lorsque les bases de la discipline sont connues, le pratiquant porte une ceinture noire, symbole des connaissances acquises. Cette progression va s’échelonner sur plusieurs degrés (dan) et selon la discipline, la maîtrise de l’art sera atteinte au 5éme ou au 10éme dan. Lorsque l’expert sera devenu un maître, il aura le droit de porter de nouveau la ceinture blanche, symbole de la connaissance vraie, de celle qui ne résulte pas de la mémoire et de l’intellect mais qui émane directement de l’âme et du Soi supérieur. Enfin, n’oublions pas qu’il existe autour de la taille un important méridien de ki qu l’on peut étendre à volonté en cercle de force magnétique et protectrice. A chacun d’un faire l’utilisation adéquate.

 

 

Source : Livre : Budo L’esprit de arts martiaux de Michel Coquet.

 

Publié par amt-budo à 20:55:28 dans Keikogi (kimono) | Commentaires (0) |

Le Keikogi | 12 août 2009

 

Le keikogi

 

Le mot keikogi, tenue d’entraînement, vient du mot keiko, un entraînement martial possèdant un sens philosophique ou éducatif que n’a pas le mot renshu qui lui, est rattaché à l’idée de sport. Le vêtement est appelé gi et s’applique aux différentes disciplines : karaté-gi, judo-gi, etc. Le vêtement est constitué d’un veste (uwagi), d’un pantalon (zubon), le tout maintenu par une ceinture (obi). C’est un élément essentiel pour mettre l’individu dans une bonne condition mentale. En effet, lorsqu’il se déshabille au vestiaire, il retire des supports qui lui sont chers et avec lesquels il se sécurise en exprimant une identité qu’il copie sur les idées de masses, crées et véhiculées pas la mode. C’est un moyen de s’affirmer et de masquer de profondes faiblesses.

La psychologie du budo préconise de jeter le masque et de mettre à nu sa personnalité afin que, comme dans un miroir, nous puissions nous voir tels que nous sommes, avec nos défauts, nos limitations et nos possibilités. Se revêtir du keikogi est une manière de réaliser que, sur le tatami, les classes sociales et tout ce qui tend à différencier l’individu s’annule. Le charpentier, le médecin, le militaire ou l’artiste sont tous identiques dans leur nature et dans le dojo il n’est plus question ni de race, ni d’âge, ni de sexe. Tous sont des débutants, tous ont la même capacité de progresser selon leurs possibilités propres et tous ont la même chance de parvenir à ce qui représente pour eux, personnellement, le point ultime d’évolution dans cette incarnation. Qu’importe si les résultats ne sont pas identiques au bout du chemin, car en budo l’idée maîtresse est moins de dépasser son partenaire que soi-même et la concurrence n’a ici aucune raison d’être. L’esprit de compétition ne peut ici tenir l’harmonie du groupe du fait que les plus fort cherchent avant tout à aider les plus faibles.

Le keikogi est de couleur blanche (ou bleu, ou noir) dénué de tout symbole décoratif. Il symbolise le pureté et la simplicité que doit posséder tout pratiquant. Il sera donc toujours propre et respecté. Il existe une manière de plier son keikogi ou son hakama. Cela devrait être appris, car c’est une partie intégrante du rituel visant à changer sa manière d’être en nourrissant dans son cœur le sentiment profond du respect et de la reconnaissance que souvent précédent l’amour véritable.

Lorsque l’esprit s’illumine en nous, il le fait à travers des qualités comme la volonté et l’amour, mais aussi par la beauté qui est l’intelligence de la forme. Il existe des archétypes éthériques et mentaux à la base de la création, voilà pourquoi il est écrit que « Dieu géométrisé » et c’est pour retrouver cette géométrie sacrée que l’on doit faire l’effort d’être ordonné (dans le salut ou le travail de groupe), en cherchant la perfection dans les actes les plus simples comme le pliage du vêtement. En zen, une seule action harmonieuse peut entraîner l’éveil de la conscience, même si cette action est aussi banale que celle de plier correctement son keikogi. Bien entendu, un tel acte ne doit pas être automatisme, mais un acte exécuté en pleine conscience et avec une participation totale de Soi. L’important et le banal sont des concepts mentaux et sourire de ces conseils prouve que l’on n’est pas encore capable de vivre autrement que dans sa nature inférieure, dans son humanité. Maître Sano Jushoku me disait souvent qu’un moine zen avait plus de chances d’obtenir le satori en faisant de la vaisselle un acte d’amour qu’en faisant zazen dans l’espoir d’être mieux que ses frères. Tout est dans le motif et non dans l’acte lui-même.

 

 

Source : Livre : Budo L’esprit des arts martiaux de Michel Coquet

 

Publié par amt-budo à 20:52:52 dans Keikogi (kimono) | Commentaires (0) |

KEIKOGI | 04 juillet 2009

 

Keikogi

 

 

Keikogi est un mot japonais signifiant littéralement « vêtement d'entraînement » ; il est composé de keiko (la pratique, l'entraînement, l'action) et de gi (vêtement, tenue, ensemble de vêtements composant une tenue). On parle parfois de dogi, « vêtement de pratique de la voie ».

 

Il désigne la tenue utilisée pour l'entraînement aux budō (arts martiaux japonais), que l'on appelle aussi à tort kimono. En judo, on parle de judogi, au karaté on l'appelle karategi, et au taekwondo on le nomme dobok. Il est simplement appelé keikogi par les aïkidokas.

 

 

Keikogi d'aïkido

 

Il se compose d'une veste et d'un pantalon de coton blanc, ainsi que d'une ceinture, obi - 帯. Similaire en apparence au judogi, le keikogi d'aïkido est en coton lourd à motifs « grains de riz » qui permettent une bonne saisie sans risque de déchirement. Les manches sont plus courtes que celles du judogi afin de faciliter les saisies des poignets. Plusieurs enseignants recommandent également de préférer les keikogi ayant une couture dorsale en travers des épaules à ceux dont la couture court le long de la colonne vertébrale. Toutefois, les kimonos de la marque recommandée par l'Aikikai présentent ce dernier type de facture.

 

Autrefois, les keikogi étaient en coton brut, et donc rétrécissaient considérablement aux premiers lavages. Cela reste encore le cas de certains modèles, mais en règle générale, les modèles récents ne rétrécissent plus beaucoup. Il existe enfin deux types de couleurs : blanchi ou écru. Les deux se portent, quoiqu'il soit préférable de disposer d'un keikogi blanchi (soit d'origine, soit par de nombreux lavages) pour les passages de grade officiels.

 

La veste se porte revers gauche au-dessus. La raison martiale est que cette disposition permet d'accéder au tantō parfois porté dans les revers. La raison culturelle est que les morts sont habillés avec le revers droit au-dessus. Les manches ne doivent idéalement pas descendre au-delà de la moitié de l'avant-bras (pour les saisies, mais aussi pour que le partenaire ne se prenne pas les doigts dedans). Le pantalon doit lui arriver quelques centimètres au-dessus de la malléole (pour ne pas être visible sous le hakama).

 

Il est de coutume de limiter les marques distinctives sur son keikogi, en particulier les différentes étiquettes portant la marque du fabriquant, surtout quand celles-ci sont particulièrement ostensibles (cousues aux épaules par exemple). Il arrive que certaines personnes fassent broder leur nom en katakana sur les manches de leur keikogi ou portent un écusson à la poitrine. Ces pratiques sont courantes au Japon, où il est fréquent de laisser son keikogi dans le dōjō. Individualiser son keikogi est alors une nécessité. Le port des écussons vient des clubs universitaires. En revanche, ce type de distinction est assez mal vu en France. Il est donc recommandé de porter un keikogi vierge pour les stages (hormis ceux organisés par le courant dont on porte l'écusson) ou les passages de grade.

 

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Keikogi

 

Publié par amt-budo à 18:17:22 dans Keikogi (kimono) | Commentaires (0) |

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