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Arts Martiaux Traditionnels - BUDO

" L'essence des Arts Martiaux ne repose ni dans la force, ni dans la technique, mais gît au plus profond de chaque être humain, aussi dépourvu de capacités soit-il... " ITO TENZEN TADANARI

Le Dojo | 12 août 2009

 

Le dojo

 

On ne peut écrire sur l’esprit qui anime le budo, sans évoquer l’endroit sacré où cet esprit va s’exprimer. Dans les temples bouddhistes de l’Inde ancienne, il existait un lieu consacré à la méditation. Dans le bouddhisme zen, cet endroit porte le nom de zendo. Lorsque le jutsu se transforma en voie d’accomplissement spirituel (do), un lieu aussi saint que le zendo fut crée, afin que les étudiants puissent travailler leur corps dans une perspective éducatrice et religieuse, c’est le keiko ; et ce lieu a été appelé dojo (salle de la Voie).

A l’origine, le dojo était un lieu hermétiquement fermé où, dans une ambiance recueillie et attentive, des hommes s’exerçaient aux arts de la guerre. Chaque dojo défendait les couleurs de son école, aussi les techniques étaient-elles jalousement gardées. Le dojo moderne a gardé cet esprit secret qui, par extension, s’est transformé en sacré.

Aujourd’hui, malheureusement, les conditions ne sont pas toujours ce qu’elles devraient être et le dojo est trop souvent une salle de gym aux multiples fonctions et où l’idéal est la compétition au détriment de la réalisation. Un dojo devrait être sobre et propre, la décoration limitée à l’essentiel pour que rien ne puisse accaparer les cinq sens pendant l’entraînement. Le dojo doit être considéré comme un temple à la gloire de l’esprit, un endroit de communion où règnent la joie, le silence et l’harmonie.

 

« Celui qui prend la responsabilité à l’intérieur du dojo de transmettre un savoir, une pensée, une technique, se trouve parfois, nous semble-t-il, dans une position de puissance arbitraire artificiellement fondée sur l’autorité absolue et le prestige indiscutés, non contredits et qui perpétuent les rites, l’étiquette. » Cette réflexion pertinente est le cœur du problème impliquant très souvent, de la part de l’élève vis-à-vis de son instructeur, un abandon et une confiance totale. Le Japon nous a montré jadis, où pouvait mener ce genre d’attitude ! L’élève intelligent et observateur, se trouve confronté entre deux choix : soit faire une confiance totale et aveugle à l’instructeur, soit rester constamment dans un état de doute  et de méfiance qui, de toute façon, finira par altérer la relation. La meilleure attitude pour un Occidental est la suivante, elle émane des instructions d’un maître tibétain à ses disciples et peut être adaptée à la dimension d’un dojo.

« L’obéissance qui est requise est l’obéissance au plan. Ce n’est pas l’obéissance au maître quoi qu’en pensent beaucoup d’écoles occultes d’ancien type. L’obéissance qui vous est demandée est basée sur votre reconnaissance croissante du plan pour l’humanité, tel qu’il émerge dans votre conscience par le processus de méditation et par un service bien déterminé, fondé sur un amour croissant de votre prochain. Lorsque les rapports deviennent plus fermement établis, aucune divergence fondamentale ne peut se manifester dans les opinions ; les buts poursuivis par l’âme et par la personnalité fusionnent ; les objectifs à atteindre par le disciple et par le maître deviennent identiques et la vie de groupe conditionne le service de l’un comme de l’autre. »

 

 

Source : livre Budo les arts martiaux Michel Coquet

 

Publié par amt-budo à 20:57:16 dans Dojo | Commentaires (0) |

Salut dans le Budo | 14 juin 2009

 

Le rôle du salut dans le Budo

 

 

Le salut dans un Budo comme l’Aïkido est l’une des pierres angulaires de la discipline. Partie intégrante de l’étiquette dans un dojo, il est souvent mal compris et donc mal exécuté par les débutants. Voici quelques clés pour comprendre le sens et l’intérêt du salut.

 

Dans l’esprit asiatique, qu’il soit japonais, chinois ou autre, le salut reste un geste important de la vie quotidienne. Tout d'abord, il a bien entendu comme chez nous, un rôle social de reconnaissance et de présentation. Mais il reflète également la position sociale de celui qui salue et de celui qui est salué, afin de respecter les conventions de la hiérarchie sociale. Cette hiérarchie est très importante en Asie et particulièrement au Japon. Enfin, c’est tout simplement un acte de courtoisie. Dans le cadre d’un budo, le salut est très marqué, et ce, à de nombreuses occasions. En Aïkido, on débute et on achève le cours par un salut. Le salut intervient également à la fin de chaque explication ou démonstration du professeur. Il se fait également lorsque deux partenaires débutent et finissent leur travail ensemble. Tous ces saluts ont un sens qui lui vient des origines des arts martiaux.

 

Les arts martiaux étaient au départ des arts de la guerre, pratiqués par des guerriers capables de tuer n’importe qui sur ordre ou pour la moindre contrariété. Mais pour faire une armée, il fallait organiser des troupes d’hommes aux pulsions meurtrières et aux ego souvent incompatibles entre eux. Pour éviter la tuerie à l’intérieur même de l’armée et arriver à la discipliner, des règles ont été créées pour calmer les ardeurs et insister sur le principe de respect de la hiérarchie. De l’ensemble des règles de bonne conduite permettant des relations non agressives entre personnes du même clan, est née l’étiquette.

 

On retrouve naturellement cette étiquette dans les dojos. Les règles de conduite qui compose l’étiquette commencent par le salut. Mais le sens ici a changé par rapport aux origines. En Aïkido, les pratiquants étudient un budo, c'est-à-dire une voie de développement personnel, autant spirituel que physique. Pour avancer dans cette voie, il a fallu que quelqu’un la trace (O Senseï Morihei Ueshiba dans ce cas), qu’un autre la transmette (son professeur) et qu’un autre encore vienne transpirer avec soi pour découvrir la technique. Le salut est alors et avant tout un remerciement.

 

 

Techniquement parlant, il existe plusieurs sortes de salut.

 

Ritsu-rei, le salut debout.

 

Le regard en direction de l'endroit ou la personne à saluer, en inclinant le buste vers l'avant (environ 30°), le dos droit. Puis retour à la position debout. La profondeur du salut dépend de l'occasion. Dans tous les cas, il convient de garder le dos droit, en particulier au niveau de la nuque qu’il ne faut pas baisser. La direction du regard joue un grand rôle pour différencier le type de salut. Il convient en général de garder le regard à l'horizontale, vers le partenaire ou l'enseignant, sauf dans le cas d'un salut au kamiza où à une personne que l'on tient à honorer particulièrement. Traditionnellement, la position des mains diffère selon les sexes. Les femmes saluent en laissant les mains glisser vers leurs genoux, alors que les hommes saluent les mains le long du corps.

 

 

Seiza-rei, le salut assis.

 

Se tenir pieds joints, ouverture à 45°, posture droite, regard portant devant soi, bras aligné le long du corps, dos de la main légèrement orienté devant soi (musubo-dachi). Sans déplacer les appuis ni les mains, plier les genoux en orientant le genou gauche vers l'avant pour établir le premier contact avec le sol. Ramener l'autre genou à distance de deux poings fermés environ du premier (un poing pour les femmes), pieds en appui sur les orteils, puis sur les coups-de-pied. Prendre appui en se redressant, regard toujours tourné vers l'avant. Les mains sont naturellement placées en haut des cuisses, légèrement orientées vers l'avant, sans prendre appui. Épaules relâchées, coudes près du corps (position seiza). Glisser la main gauche vers le sol pour la placer devant soi, pouce ouvert. Placer la main droite à côté de façon à dessiner une sorte de triangle, symbole d'unité et d'équilibre. Incliner le buste sans relever le bas du corps de façon à placer le visage au cœur du triangle formé par les mains, regard baissé en signe de confiance. La main droite revient ensuite la première. Comme pour l'ordre des genoux, l'ordre des mains correspond à la possibilité de dégainer un sabre.

 

Il existe d'autres formes de salut à genoux.

 

En Judo, les deux mains vont ensemble au sol. Ceci est justifié par l'absence d'armes dans la pratique courante.

 

Dans le Koshiki-no-kata de Judo, les deux partenaires sont censés porter une armure de Samouraï, aussi le salut se fait-il en "pont", c'est-à-dire en se mettant à quatre pattes à partir de la position haute à genoux (kiza).

 

 Le salut en entrant dans le dojo, montre le respect que l’on a pour ce lieu, pour la pratique, l’art qui est enseigné à cet endroit et pour son propre engagement dans la discipline. Le salut au kamiza est un remerciement pour le fondateur, pour nous avoir offert la possibilité de découvrir cette voie. Le salut au professeur est un remerciement direct à sa personne pour nous guider dans cette voie et de nous dévoiler les techniques. Enfin, le remerciement au partenaire consacre le fait qu’il ait bien voulu prêter son corps pour mettre en pratique les techniques et nous aider à progresser dans la voie. Sans fondateur, professeur et partenaire, il n’y a pas de Budo. Ce qui revient à dire que sans l’autre, nous ne serions rien. C’est pourquoi le salut est un remerciement que l’on doit ressentir profondément au fond de soi. Un salut, pour tous ceux qui vous aident dans votre étude et votre évolution.

 

Le salut n’est en AUCUN CAS, un acte de soumission à un enseignant, ni un acte religieux (il existe un amalgame sur ce point, notamment chez les musulmans pratiquants). Il exprime simplement du respect et de la gratitude. L’irrespect et l’ingratitude sont deux éléments qui ne peuvent pas avoir lieu dans un dojo, pour la simple raison qu’ils font naître des tensions, qu’ils permettent de casser l’étiquette, donc de remettre en cause le système du Budo et d’ouvrir une faille dans laquelle s’engouffre bientôt un retour à la violence, à l’égo personnel avant le groupe, etc.

 

O Senseï disait « L’Aïkido existe pour donner leur juste place aux plantes, aux arbres, aux oiseaux, aux mammifères, aux poissons, aux insectes jusqu’au moindre moucheron ». Le sens de cette phrase, n’est compréhensible qu’en respectant l’étiquette, en saluant et en remerciant, car très vite on se sent comme un acteur minuscule d’un ensemble plus vaste dans lequel nous avons un rôle et une responsabilité, dans lequel nous trouvons notre place parmi tous les êtres vivants.

 

Source : http://fudoshinkan.over-blog.com/article-30352826.html

 

Publié par amt-budo à 17:59:55 dans Dojo | Commentaires (0) |

Le Tatami | 14 juin 2009

 

Le Tatami , une tradition à respecter

 

Le Tatami - son origine

 

Le tatami est à l'origine une natte de paille de riz compressée qui recouvre le plancher d'une maison japonaise. Celui ci mesure 1.86mde long et 96cm de large. Au japon, on exprime couramment la surface d'une pièce par le nombre de tatami ; trois tatami et demi constituant la pièce la plus exiguë dans la maison japonaise. Le tatami a les mesures parfaites du jardin zen, mais cette mesure change selon les régions.

 

Une salle ou un dojo se mesurait en surface de tatami . Par extension le tatami représente donc l'ensemble des nattes disposées dans une salle .Cette paille de riz tressée permettait d'amortir les chocs lors de chutes et de projections, mais il convenait encore d'apprendre à chuter !!

Le tatami authentique n'était donc pas très confortable, mais il évitait bon nombre d'accidents que l'on constate désormais avec les tatamis modernes .Ces derniers sont plus confortables et ne nécessitent donc pas d'apprendre à chuter d'où de nombreuses blessures par manque de technique.

Les anciens tatami , s'ils provoquaient des bleus , absorbaient le choc.

Les nouveaux, bien qu'homologués, donc officiels et obligatoires, n'absorbent plus ce choc de la même manière, ce qui à long terme provoque des problèmes de dos, de genoux , et de chevilles. C'est le phénomène du matelas de lit trop mou ! Lorsqu'on chute sur un matelas on se laisse aller. Mais le véritable brise chute ( Ukemi ) est tout sauf un laisser aller.

 

De plus, si elle est bien entretenue la paille de riz respire , ce que ne fait pas la mousse synthétique. La bonne odeur de paille jadis valait bien la mauvaise odeur des pieds d'aujourd'hui.

 

Maître Mabuni disait que la pratique du karaté ne demande pas non plus un espace large : si on exécute un kata quel qu'il soit en le découpant en quelques séquences , il suffit d'avoir un espace équivalent de trois tatami et demi ou au maximum quatre tatami.

 

 

Le Tatami - un respect - des règles - des déplacements

 

Lorsqu'on entre dans un dojo et que l'on monte sur un tatami on se doit de respecter certaines règles élémentaires. Ces règles de bases quelques fois barbares, feront de nous plus tard, un bon enseignant.

 

Par simple raison d'hygiène, on ne monte pas sur le tatami avec des chaussures de ville ou de sports qui amènent de nombreuses miasmes, et les pieds doivent être d'une propreté absolue L'enseignant vous le fera remarquer très rapidement.

 

On entre et on sort du tatami toujours avec un salut en direction du kamiza ( aujourd'hui symboliquement représenté par les photos des maîtres fondateurs ). Ce salut s'effectue toujours debout. Une fois le cours commencé seul l'enseignant donne l'autorisation à l'élève de monter sur le tatami .On ne prendra jamais la décision de monter sur le tatami de soi même.

Une fois sur le tatami on respecte le lieu comme les déplacements. L'enseignant se trouve toujours du coté du kamiza et de ce fait , il sera considéré comme un impolitesse de passer entre le Kamiza et un ancien ou un enseignant.

 

De même on ne sortait jamais du tatami sans avoir demandé l'autorisation. En cas de problème c'est à dire de blessure , cela permettait à l'enseignant d'être immédiatement tenu au courant de la situation et d'éviter de perdre du temps.

 

De nos jours encore beaucoup de pratiquants entrent et sortent du tatami comme dans un moulin, et nul ne sait alors ce qui se passe. De ce fait un blessé peut très bien demeurer dans le vestiaire sans que nul ne le sache.

 

Publié par amt-budo à 17:50:37 dans Dojo | Commentaires (0) |

Dojo - Salut | 14 juin 2009

 

La salle dans laquelle se pratique les Arts Martiaux est appelée : Dojo

 

Il se présente généralement ainsi (dans la mesure du possible) :

 

Le Kamiza se trouve généralement à l’opposé de l’entrée.

 

Le côté gauche, vu du Kamiza, est le plus honorifique.

 

 

 

Étiquette dans le Dojo :

 

1- En montant sur le tatami et en le quittant, saluez en direction du kamiza et du portrait du fondateur.

 

2- Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle de respect et de courtoisie.

Le professeur entre, salue à genoux en direction de la photo de O-Sensei. Les pratiquants saluent en même temps.

 

Ensuite, il se tourne vers ses élèves et salue à nouveau.

 

Les élèves répondent à son salut en prononçant « Onegai Shimasu » (veuillez m’accorder le privilège de travailler avec vous » ou « Domo arigato Gozai Mashita » (merci beaucoup) à la fin du cours.

 

3- Il est essentiel d’être à l’heure ; mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre à côté du tapis jusqu’à ce que le professeur vous fasse signe de vous joindre au cours.

 

Saluez à genoux en montant sur le tapis (Kamiza et enseignant).

 

4- La façon de s’asseoir sur le tapis est la position en seiza (à genoux, fesses sur les pieds).

 

Mais si vous êtes blessé au genou, vous pouvez vous asseoir en tailleur.

 

5- Vous êtes là pour travailler. Respectez les pratiquants les plus gradés. Ne discutez jamais à propos de la technique.

 

6- Très important : travaillez avec tout le monde.

 

Publié par amt-budo à 17:46:27 dans Dojo | Commentaires (0) |

Dojo Kun | 14 juin 2009

 

- Hitotsu Reiji o omonji (Respect et probité dans ses actes)

 

- Hitotsu Shinkenmi ni teshi (Etre sérieux dans ce qu’on fait)

 

- Hitotsu Shinshin o kitae (Forger le mental et le physique en travaillant dur)

 

- Waza o neri (Répéter sans cesse les techniques)

 

- Hitotsu  Jinkaku kansei ni tsutome (S’efforcer de s’améliorer humainement)

 

- Hitotsu Wa no michi o kiwameyo (Rechercher la paix et l’harmonie dans sa vie)

 

 

Publié par amt-budo à 17:43:05 dans Dojo | Commentaires (0) |

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