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Arts Martiaux Traditionnels - BUDO

" L'essence des Arts Martiaux ne repose ni dans la force, ni dans la technique, mais gît au plus profond de chaque être humain, aussi dépourvu de capacités soit-il... " ITO TENZEN TADANARI

Le Salut | 22 juillet 2009

 

 

Le salut au dojo

 

Le rituel des trois saluts

Le sensei (professeur) en seiza fait face à ses élèves disposés devant lui sur une ou deux rangées (du côté du mur shimoza). Derrière lui se trouve le mur du kamiza (ou shomen). Dans le cas d’un nombre important d’élèves, les assistants, les hôtes, les gradés anciens peuvent se placer sur une ligne à gauche du professeur (mur du joseki) et les débutants, alignés sur le mur d’en face à droite du professeur (mur du shimozeki).

1 – le sensei se met en position à genoux, imité par les élèves qui suivent le rythme du plus haut gradé placé en bout de ligne à droite sur le shimoza.

2 – Le sensei se tourne d’un bloc du côté du shomen, le mur derrière lui et l’éventuel autel, ou idéogramme qui le décore.

3 – Le plus haut gradé donne le signal du premier salut : shomen-ni-rei !

4 – Tout le monde s’incline face au shomen.

5 – Le sensei se retourne d’un seul mouvement face aux élèves alignés le long du shimoza.

6 – Le plus haut gradé donne le signal du deuxième salut : sensei-ni-rei ! Les élèves s’inclinent pour saluer le professeur, qui leur rend leur salut en s’inclinant à son tour.

7-8 – Le plus haut gradé donne le signal du troisième salut : otagai-ni-rei ! Les élèves s’inclinent face au sensei qui s’incline dans le même temps.

Les trois saluts représentent la forme complète du cérémonial. Dans une forme ordinaire, le salut du shomen peut être supprimé.

 

Note : pour les femmes, en position "seiza", les genoux sont serrés.

 

Za-rei, le salut à genoux

 

1 – Se tenir pieds joints, ouverture à 45°, posture droite, regard portant devant soi, (musubi dachi, posture naturelle debout). Sans déplacer les appuis ni les mains, plier les genoux en orientant le genou gauche vers l’avant pour établir le premier contact avec le sol.

2-3 – Ramener l’autre genou à distance de deux poings fermé environ du premier (un poing pour les femmes), pieds en appui sur les orteils, puis sur les cous de pieds. Prendre appui en se redressant, regard toujours tourné vers l’avant. Les mains sont naturellement placées en haut des cuisses, légèrement orientées vers l’avant, sans prendre appui. Epaules relâchées, coudes près du corps.

4-5 – Glisser la main gauche vers le sol pour la placer devant soi, pouce ouvert. Placer la main droite à côté de façon à dessiner une sorte de triangle, symbole d’unité et d’équilibre.

6-7 – Incliner le buste sans relever le bas du corps de façon à placer le visage au cœur du triangle formé par les mains, regard baissé en signe de confiance.

8 – Redresser le buste, ramener la main droite à sa place d’origine, puis la main gauche.

9-10 – Redresser la jambe droite, tout en reprenant appui sur les orteils de la jambe gauche.

11-12 – Se redresser en position debout tout en ramenant le pied gauche à hauteur du pied droit dans la position de départ.

 

Vocabulaire :

 

Seiza : position agenouillée, assise sur les talons. De sei / calme, doux et Za / position assise, siège.

Rei : le salut

Ritsu-Rei : salut debout

Za-Rei : salut à genoux

Shomen-ni-rei : salut en direction de la place d’honneur

Shomen : ce qui est en haut, ce qui est devant

Otagai-ni-rei : salut collectif entre les pratiquants de dojo

Sensei-ni-rei : salut au professeur

Sensei : le professeur, celui qui est né avant

 

 

 

Esprit et symbole :

 

Le senseï est l’exemple, le chef de file. Il est salué à part des autres, en signe de respect pour cette responsabilité assumée. Dans le salut « tous ensemble » (otagai-ni-rei), il se joint au groupe en signe d’appartenance à la communauté du dojo – dans ce salut, chacun doit avoir au cœur la notion de groupe, de travail partagé, d’énergie collective, de pratique commune. C’est un salut de gratitude pour la présence des autres.

Que salue t’on quand on salue le shomen ?

Le « somen-ni-rei » introduit l’extérieur du dojo dans le cercle de la pratique. Il ne s’agit plus du sensei et des pratiquants face à lui mais de s’incliner tous ensemble vers ce qui est « plus haut » (le sens du mot shomen), les ancêtres de l’école dans le cas d’un portrait mais, plus puissant sur le plan symbolique, un complément essentiel du « microcosme » du dojo : le « macrocosme » qui l’entoure, l’univers sensible dans lequel nous évoluons, l’idéal à atteindre, la Voie, le Vide. A cet égard, la disposition des élèves et du senseï est importante : tournés ensemble vers le shomen, le senseï devient alors un relais entre les élèves et cet idéal, cette dimension sur-humaine qui doit être symboliquement liée à la pratique quotidienne. On entre dans le dojo par le pied gauche pour se présenter face au kamiza : le côté du cœur en avant – si le kamiza est placé devant la porte ou à sa droite. Si le kamiza est à gauche, on ne lui tourne en aucun cas le dos : on entre alors du pieds droit.

 

Deux types de salut existent :

Le salut debout (ritsureï) et le salut à genoux (zareï).

Le salut à genoux est effectué en début et en fin de cours. Le genoux gauche, puis le droit sont posés au sol. Les paumes de mains sont posées sur les cuisses les doigts vers l’intérieur.

Trois saluts sont effectués sous le commandement de l’élève le plus ancien (le sempaï) après le mokuso :

 

Mokuso : Les yeux fermés, la respiration est lente et profonde, ventrale. On se concentre sur soi et sur l’entraînement à venir, on recentre son attention et son mental en se dégageant de toute pensée négative. On laisse toute forme de colère ou d’agressivité en dehors du dojo. Le signal d’arrêt est mokuso yame et c’est le moment d’ouvrir les yeux prêt mentalement et physiquement à l’entraînement.

 

1 – Shomen Ni Reï (s'incliner devant le grand tout). On salue les anciens, les maîtres fondateurs du karaté pour les remercier respectueusement d’avoir transmis cet art et d’y avoir consacré leur vie.

2 – Senseï Ni Reï, le salut des élèves au professeur qui dirige le cours.

3 – Oïtagani Reï, le salut mutuel où tout le monde se salut respectueusement pour cette pratique commune.

Un salut s'effectue comme suit : on pose la main gauche au sol puis la droite en écartant les pouces de manière à former un triangle, symbole de paix. On abaisse alors le front vers ce triangle en quittant son vis à vis du regard, signe de confiance d’humilité et de respect. On se redresse en ramenant la main droite puis la gauche sur les genoux. Les genoux sont écartés de la distance de deux poings pour les hommes et sont serrés pour les femmes. En abaissant le front les fesses ne doivent pas quitter les talons. Les mains descendent en prolongeant la cuisse pour former le triangle.

 

Le salut debout s’effectue en entrant et en sortant de la surface d’entraînement. A chaque travail avec partenaire ou au début d’un kata, on salue également de cette manière. Les talons sont joints et les pointes de pieds écartées (à nouveau la forme du triangle symbole de paix). Les mains sont ouvertes et collées au corps, les doigts joints. Ensuite le buste s’incline d’environ 45° sans quitter le regard de son adversaire ou de son partenaire. On salue en baissant le regard uniquement en entrant et en sortant du tatami, ou en signe d’humilité ou de respect envers une personne ou pour exprimer des excuses.

 

 

 

Source : shotokan crsa, karaté bushido, sudouestkaraté,

Publié par amt-budo à 15:14:12 dans Cérémonial (le salut) | Commentaires (0) |

Rei | 20 juillet 2009

 

 

Rei ! le salut : prosternation religieuse ou simple marque de respect ?

Par Pascal Krieger, Menkyo Kaiden Shindo Muso Ryu

La position seiza (à genoux, assis sur les talons) et le salut en se prosternant devant un idéogramme peuvent gêner certains néophytes. Il est important que les enseignants expliquent aux débutants le sens du salut. En Asie, cette forme de salut est commune et n'a rien à voir avec la religion. Alors que nous adoptons une tenue vestimentaire asiatique en prati- quant un art venu précisément de cette partie du globe, il paraît cohérent que l'étiquette ait les mêmes origines. Le salut, avant tout, est une courte phase de tran- sition entre les activités quotidiennes et l'activité plus intériorisée qu'est la pra- tique d'un budô. Une sorte de prise de conscience de l'endroit et de la nature de l'activité à laquelle nous allons nous consacrer pendant près de deux heures.

Le premier salut devrait être Shômen ni Rei ! le salut au mur d'honneur qui est, chez nous, orné de l'idéogramme Dô: la Voie, commune à toutes les disciplines de notre club. Le second salut, Sensei ni Rei ! peut s'adresser à l'enseignant quand il est en face. Il peut également s'adresser, pour chacun, à qui bon lui semble. Cela peut être un maître décédé, ses propres parents, ou la personne à qui le pratiquant choisit de dédier son entraînement. Puis, lorsque le pratiquant se place devant un adversaire/partenaire, un troisième salut à ce dernier est de mise. Ce dernier salut peut signifier: Merci de bien vouloir travailler avec moi, nous allons ensemble essayer de progresser et nous avons, pour cela, besoin l'un de l'autre.

Les mêmes saluts devraient être répétés, dans le même ordre ou à l'inverse, en fin d'entraînement. Ces diverses marques de respect ne sont pas de trop à une époque où les civilités sont réduites à un minimum.

 

Publié par amt-budo à 19:33:46 dans Cérémonial (le salut) | Commentaires (0) |

Le salut dans le Budo | 20 juillet 2009

 

 

Le rôle du salut dans le Budo

 

Le salut dans un Budo comme l’Aïkido est l’une des pierres angulaires de la discipline. Partie intégrante de l’étiquette dans un dojo, il est souvent mal compris et donc mal exécuté par les débutants. Voici quelques clés pour comprendre le sens et l’intérêt du salut.

 

 

 

Dans l’esprit asiatique, qu’il soit japonais, chinois ou autre, le salut reste un geste important de la vie quotidienne. Tout d'abord, il a bien entendu comme chez nous, un rôle social de reconnaissance et de présentation. Mais il reflète également la position sociale de celui qui salue et de celui qui est salué, afin de respecter les conventions de la hiérarchie sociale. Cette hiérarchie est très importante en Asie et particulièrement au Japon. Enfin, c’est tout simplement un acte de courtoisie. Dans le cadre d’un budo, le salut est très marqué, et ce, à de nombreuses occasions. En Aïkido, on débute et on achève le cours par un salut. Le salut intervient également à la fin de chaque explication ou démonstration du professeur. Il se fait également lorsque deux partenaires débutent et finissent leur travail ensemble. Tous ces saluts ont un sens qui lui vient des origines des arts martiaux.

 

 

 

Les arts martiaux étaient au départ des arts de la guerre, pratiqués par des guerriers capables de tuer n’importe qui sur ordre ou pour la moindre contrariété. Mais pour faire une armée, il fallait organiser des troupes d’hommes aux pulsions meurtrières et aux ego souvent incompatibles entre eux. Pour éviter la tuerie à l’intérieur même de l’armée et arriver à la discipliner, des règles ont été créées pour calmer les ardeurs et insister sur le principe de respect de la hiérarchie. De l’ensemble des règles de bonne conduite permettant des relations non agressives entre personnes du même clan, est née l’étiquette.

 

On retrouve naturellement cette étiquette dans les dojos. Les règles de conduite qui compose l’étiquette commencent par le salut. Mais le sens ici a changé par rapport aux origines. En Aïkido, les pratiquants étudient un budo, c'est-à-dire une voie de développement personnel, autant spirituel que physique. Pour avancer dans cette voie, il a fallu que quelqu’un la trace (O Senseï Morihei Ueshiba dans ce cas), qu’un autre la transmette (son professeur) et qu’un autre encore vienne transpirer avec soi pour découvrir la technique. Le salut est alors et avant tout un remerciement.

 

 

 

Techniquement parlant, il existe plusieurs sortes de salut.

Ritsu-rei, le salut debout.

 

Le regard en direction de l'endroit ou la personne à saluer, en inclinant le buste vers l'avant (environ 30°), le dos droit. Puis retour à la position debout. La profondeur du salut dépend de l'occasion. Dans tous les cas, il convient de garder le dos droit, en particulier au niveau de la nuque qu’il ne faut pas baisser. La direction du regard joue un grand rôle pour différencier le type de salut. Il convient en général de garder le regard à l'horizontale, vers le partenaire ou l'enseignant, sauf dans le cas d'un salut au kamiza où à une personne que l'on tient à honorer particulièrement. Traditionnellement, la position des mains diffère selon les sexes. Les femmes saluent en laissant les mains glisser vers leurs genoux, alors que les hommes saluent les mains le long du corps.

 

 

Seiza-rei, le salut assis.

 

 

Se tenir pieds joints, ouverture à 45°, posture droite, regard portant devant soi, bras aligné le long du corps, dos de la main légèrement orienté devant soi (musubo-dachi). Sans déplacer les appuis ni les mains, plier les genoux en orientant le genou gauche vers l'avant pour établir le premier contact avec le sol. Ramener l'autre genou à distance de deux poings fermés environ du premier (un poing pour les femmes), pieds en appui sur les orteils, puis sur les coups-de-pied. Prendre appui en se redressant, regard toujours tourné vers l'avant. Les mains sont naturellement placées en haut des cuisses, légèrement orientées vers l'avant, sans prendre appui. Épaules relâchées, coudes près du corps (position seiza). Glisser la main gauche vers le sol pour la placer devant soi, pouce ouvert. Placer la main droite à côté de façon à dessiner une sorte de triangle, symbole d'unité et d'équilibre. Incliner le buste sans relever le bas du corps de façon à placer le visage au cœur du triangle formé par les mains, regard baissé en signe de confiance. La main droite revient ensuite la première. Comme pour l'ordre des genoux, l'ordre des mains correspond à la possibilité de dégainer un sabre.

 

Il existe d'autres formes de salut à genoux.

 

En Judo, les deux mains vont ensemble au sol. Ceci est justifié par l'absence d'armes dans la pratique courante.

 

Dans le Koshiki-no-kata de Judo, les deux partenaires sont censés porter une armure de Samouraï, aussi le salut se fait-il en "pont", c'est-à-dire en se mettant à quatre pattes à partir de la position haute à genoux (kiza).

 

Le salut en entrant dans le dojo, montre le respect que l’on a pour ce lieu, pour la pratique, l’art qui est enseigné à cet endroit et pour son propre engagement dans la discipline. Le salut au kamiza est un remerciement pour le fondateur, pour nous avoir offert la possibilité de découvrir cette voie. Le salut au professeur est un remerciement direct à sa personne pour nous guider dans cette voie et de nous dévoiler les techniques. Enfin, le remerciement au partenaire consacre le fait qu’il ait bien voulu prêter son corps pour mettre en pratique les techniques et nous aider à progresser dans la voie. Sans fondateur, professeur et partenaire, il n’y a pas de Budo. Ce qui revient à dire que sans l’autre, nous ne serions rien. C’est pourquoi le salut est un remerciement que l’on doit ressentir profondément au fond de soi. Un salut, pour tous ceux qui vous aident dans votre étude et votre évolution.

 

Le salut n’est en AUCUN CAS, un acte de soumission à un enseignant, ni un acte religieux (il existe un amalgame sur ce point, notamment chez les musulmans pratiquants). Il exprime simplement du respect et de la gratitude. L’irrespect et l’ingratitude sont deux éléments qui ne peuvent pas avoir lieu dans un dojo, pour la simple raison qu’ils font naître des tensions, qu’ils permettent de casser l’étiquette, donc de remettre en cause le système du Budo et d’ouvrir une faille dans laquelle s’engouffre bientôt un retour à la violence, à l’égo personnel avant le groupe, etc.

 

 

 

O Senseï disait « L’Aïkido existe pour donner leur juste place aux plantes, aux arbres, aux oiseaux, aux mammifères, aux poissons, aux insectes jusqu’au moindre moucheron ». Le sens de cette phrase, n’est compréhensible qu’en respectant l’étiquette, en saluant et en remerciant, car très vite on se sent comme un acteur minuscule d’un ensemble plus vaste dans lequel nous avons un rôle et une responsabilité, dans lequel nous trouvons notre place parmi tous les êtres vivants.

 

Publié par amt-budo à 17:25:42 dans Cérémonial (le salut) | Commentaires (0) |

Le salut en Judo | 20 juillet 2009

 

 

Le salut en Judo

 

Le salut est la marque traditionnelle du respect que l’on témoigne au partenaire et au lieu d’entraînement, le dojo.

Le respect mutuel entre les deux partenaires est le condition sine qua non d’un travail fructueux qu’ils accompliront ensemble. Car chacun doit se sentir concerné par le travail de l’autre selon le principe : « prospérité et entraide mutuelle ». En particulier, lorsque le judoka sert de support pour le travail de son partenaire, il ne doit pas être passif, mais toujours adopter une attitude juste, propice à la découverte du geste pur pour l’autre, de la sensation parfaite du mouvement.

Le salut du partenaire, qui est l’expression de ce respect, s’effectue debout pour l’étude et le travail des projections ; et à genoux dans le cadre du travail au sol, en début et en fin d’exercice dans les deux cas. Le salut individuel du tapis, en arrivant et en le quittant, se fait debout, tandis que le cérémonial, en début et en fin de cours, s’opère à genoux.

 

Source : Livre : Le Judo, de Jean-Luc Masnières.

 

 

Calligraphie Judo : Le Judo est la meilleure utilisation des capacités physiques et mentales.

Publié par amt-budo à 17:24:11 dans Cérémonial (le salut) | Commentaires (0) |

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