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Arts Martiaux Traditionnels - BUDO

" L'essence des Arts Martiaux ne repose ni dans la force, ni dans la technique, mais gît au plus profond de chaque être humain, aussi dépourvu de capacités soit-il... " ITO TENZEN TADANARI

Religion et Arts Martiaux | 12 décembre 2009

 

Jésus au dojo

 

Est-il possible de concilier la foi chrétienne et les arts martiaux japonais?

 

 

Comment un Occidental croyant peut-il concilier sa propre tradition religieuse avec l'art martial japonais qu'il pratique, par exemple le karaté, lorsqu'une autre religion, le bouddhisme zen, est étroitement associée à cette forme d'art martial au Japon? C'est pour trouver une réponse à cette question que Jean-Noël Blanchette a d'abord écrit un mémoire de maîtrise, ensuite une thèse de doctorat en théologie dont il a fait la soutenance en janvier dernier à l'Université Laval. "Au Japon, explique-t-il, certains arts martiaux comme le judo, le karaté et l'aïkido ne visent pas que le développement intégral de la personne. Ils ont comme but ultime son développement spirituel. En plus, dans ce pays, la tradition associe de manière étroite telle religion à tel art martial en particulier."

 

Sa thèse apporte deux éléments de réponse qu'il est allé chercher dans la culture et dans l'histoire du Japon. "Au 16e siècle, dit-il, des guerriers japonais adeptes des arts martiaux ont porté des symboles chrétiens sur leur armure. À cette époque, le christianisme était présent chez les élites comme dans la population japonaise. L'autre élément de réponse se trouve dans la diversité religieuse au Japon", rappelle celui qui pratique le karaté depuis une trentaine d'années, qui se définit comme chrétien et comme croyant, et qui enseigne la religion et la morale dans une école secondaire de Sherbrooke.

 

Jean-Noël Blanchette écrit dans sa thèse que la tradition religieuse japonaise repose sur une vision polythéiste qui a su s'enrichir d'éléments étrangers. C'est ainsi que le shintoïsme d'aujourd'hui vit en symbiose avec des éléments du bouddhisme, du confucianisme et du taoïsme. La tradition martiale, quant à elle, a connu des réformes constantes. "Ceci, écrit-il, montre que le karaté et les arts martiaux en général n'ont pas entretenu au cours de l'histoire de rapports exclusifs avec le zen en particulier, mais plutôt avec l'ensemble de la tradition religieuse japonaise. Ce rapport n'est pas essentiel, mais tout aussi bien déterminé par des circonstances historiques que par des choix culturels et personnels."

 

Un monde fermé

Jean-Noël Blanchette qualifie d'hermétique l'univers des arts martiaux traditionnels japonais. Selon lui, les relations entre individus sont de type vertical et l'obéissance ainsi que la loyauté à l'autorité sont de mise. Dans sa thèse, il critique les défenseurs occidentaux de cette tradition, en particulier le karatéka français Roland Habersetzer, auteur de nombreux ouvrages sur les arts martiaux, qui affirme l'existence d'un rapport exclusif entre le karaté et le zen. Dans sa thèse, l'auteur démontre plutôt la pluralité des rapports possibles entre cet art martial et toute autre forme de spiritualité. "La dimension spirituelle des arts martiaux, écrit-il, est une création culturelle, l'aboutissement d'une tension dynamique entre deux pôles de la culture japonaise, le profane et le religieux." Selon lui, la distinction entre le sacré et le profane, entre le monde surnaturel et le monde réel est beaucoup plus subtile au Japon qu'en Occident.

 

À partir du moment où il n'est pas obligatoire d'être Japonais, ni de devenir bouddhiste zen pour pousser très loin sa pratique d'un art martial comme le karaté, comment l'individu fait-il pour concilier sa foi chrétienne avec son cheminement martial? Une des pistes avancées par Jean-Noël Blanchette est le recours à l'ascèse. Cette discipline personnelle tend vers la perfection morale. "Nous avons des valeurs chrétiennes qui sont aussi belles que celles prônées par les arts martiaux visant le développement spirituel, poursuit-il. Ces arts martiaux prônent notamment le sens de la justice, le respect, la loyauté." Si le comportement du karatéka japonais prend sa source dans l'ancien code d'honneur des samouraïs de l'époque féodale, l'adepte occidental d'aujourd'hui peut s'inspirer du Moyen Âge européen. "À mon avis, il existait une spiritualité au sein de la chevalerie en Europe comparable à celle des guerriers japonais du passé. Mais nous l'avons oubliée."

 

YVON LAROSE

 

 

Source : http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2004/03.18/dojo.html

 

Publié par amt-budo à 21:00:37 dans Arts Martiaux Traditionnels - BUDO | Commentaires (0) |

Le Bouddhisme | 12 décembre 2009

 

Le bouddhisme

Généralités

Le bouddhisme est une religion pratiquée par 300 millions de personnes, en Asie (Inde, Chine, Tibet, Japon, Corée, Vietnam, Thaïlande, Corée, Sri Lanka, Cambodge, Laos) mais aussi en Europe, aux Etats Unis et en Afrique.

Le bouddhisme est fondé sur les enseignements du Prince Gautama, Bouddha, ou Bouddha Sakyamuni, qui a vécu il y a environ 2500 ans dans le nord de l'Inde.

Histoire

Après la mort de Bouddha, le bouddhisme a fait l'objet d'un premier concile et s'est propagé sous la forme retenue dans toute l'Inde.
Cent ans plus tard, un deuxième concile devait entraîner une division entre:

·         le Therâvada (l'enseignement des aînés) qui s'est répandu dans le sud et l'est de l'Inde, toujours pratiqué au Sri Lanka, en Thaïlande, en Birmanie, au Cambodge et au Laos,

·         le Mahâsanshika (les membres de la grande communauté) qui s'est répandu dans le nord de l'Inde et la Chine par la route de la soie, pratiqué en Corée, au Vietnam, au Japon, en Chine et au Tibet.

De cette division sont nés deux courants;

·         le Hinayana, c'est-à-dire "petit véhicule", provenant des monastères prônant un ascétisme pur et dur (que Bouddha avait abandonné),

·         le Mahayana ou "grand véhicule" plus tolérant dans la pratique.

Le bouddhisme s'est propagé en Chine à la fin du premier siècle, sous diverses formes. Au 4ème siècle, le Sûtra du Lotus a pris une place importante dans certains enseignements, renforcé au 6ème siècle par l'école T'ien T'ai.
Le bouddhisme est arrivé au Japon à cette époque et s'est répandu en se fragmentant en diverses branches; au 13ème siècle, on dénombrait au moins cinq écoles: le Nembutsu, le Zen, le Ritsu, le Shingon et l'enseignement d'un moine nommé Nichiren Daishonin
Le bouddhisme a été introduit au Tibet au 7ème/8ème siècle sous une forme plus ésotérique.

La doctrine

Les bouddhistes ont en commun avec les hindous les concepts de réincarnation, de karma et la non-violence. Ils ne cherchent pas non plus à imposer leur conception aux autres cultures.

Le Bouddha a enseigné les "Les Quatre Nobles Vérités", que le Maître D.K à travers Alice Bailey dans "Le retour du Christ" présente ainsi:
"Ces vérités peuvent se résumer de la façon suivante : Bouddha enseigna que la misère et la souffrance étaient l'oeuvre de l'homme lui-même; que la concentration de son désir sur ce qui est indésirable, éphémère et matériel, était la cause de tout désespoir, haine et rivalité, et la raison pour laquelle l'homme vivait dans le royaume de la mort, le royaume de l'existence physique, qui est la véritable mort de l'esprit."

Bouddha a enseigné la discipline morale de base en 5 précepts:

·         Ne pas ôter la vie des autres,

·         Ne pas prendre ce qui n'est pas donné,

·         Ne pas avoir de mauvaise conduite charnelle,

·         Ne pas avoir de mauvaises paroles,

·         Ne pas boire de boissons enivrantes.

Il a enseigné "l'Octuple Sentier" permettant d'atteindre la libération des renaissances:

·         Compréhension parfaite,

·         Pensée parfaite,

·         Parole parfaite,

·         Action parfaite,

·         Moyens d'existence parfaits,

·         Effort parfait,

·         Attention parfaite,

·         Concentration parfaite.

Le bouddhisme a retenu dix grandes catégories d'états de vie:

·         L'enfer, qui est un état de souffrance extrême, physique ou moral, qui n'existe pas en un lieu particulier, mais dans la vie même des êtres.

·         L'avidité, qui est l'état dans lequel les désirs dominent, d'où insatisfactions.

·         L'animalité, qui est l'état où la loi est celle du plus fort.

·         La colère, qui est l'état dominé par le moi égoïste, avec incapacité de discernement et emploi de la violence.

·         La tranquillité, qui est l'état naturel de l'être humain, avec contrôle des instincts.

·         Le bonheur, qui est l'état obtenu après satisfaction d'un désir. Il est éphémère, il disparaît avec le temps ou les circonstances.

·         L'étude, qui est l'état de celui qui décide d'apprendre pour évoluer.

·         L'éveil personnel, qui est l'état de vie d'un être dont la vie fusionne avec sa recherche.

·         L'état de bodhisattva, qui est l'état d'un être qui désire l'éveil pour lui-même et pour les autres, qui désire sauver les autres.

·         L'état de bouddha, qui est l'état d'un être ayant acquis une bienveillance infinie par la sagesse et la connaissance la Loi de l'Univers.

Les textes sacrés

Les sutras les plus importants provenant de l'enseignement de Bouddha sont:

·         le sûtra du coeur,

·         le sûtra du lotus,

·         le sûtra du bienheureux,

·         le sûtra du diamant, le plus ancien livre imprimé du monde.

Les branches du bouddhisme connues en occident

Les deux branches auxquelles les occidentaux pensent le plus sont:

·         le bouddhisme tibétain,

·         le bouddhisme zen, surtout connu comme philosophie et pratique de méditation.

Le bouddhisme tibétain

Le bouddhisme tibétain est né au 7ème siècle. C'est une forme spécifique de bouddhisme, basée sur des restes de la religion précédente, le bön (constitué de pratiques chamaniques) et sur le Vajrayana, importé de l'Inde, fondé sur des textes ésotériques, les tantra, et qui fait appel aux mudras (gestes symboliques), aux mantras (formules sacrées, récitées ou activées par la rotation des moulins à prières où elles sont gravées) et aux mandalas (diagrammes cosmiques).
C'est le grand
initié venu de l'Inde, Padmasambhava, qui a réussi la synthèse du bön et du Vajrayana au 8ème siècle. Le grand poète et initié Milarepa ainsi que son maître Marpa ont également laissé une forte empreinte au 12ème siècle, notamment sur la méditation bouddhique tibétaine).
Quatre grandes écoles ont emmergé au cours de l'histoire:

·         Nyingmapa, école des Anciens, fondée par Padmasambhava, au 8ème siècle

·         Sakyapa, école du monastère de Sakya (1073),

·         Kagyupa, école Karma-Kagyu, dont sont issus les Karmapa,

·         Gelugpa, école des "hommes vertueux", appelés "bonnets jaunes", fondée par Tsongkhapa au 14ème siècle, dont sont issus les Dalaï Lama et les Panchen Lama.


Au 15ème siècle, l'école Gelugpa a institué le Dalaï Lama ("océan de sagesse"), chef politique et spirituel; l'actuel Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, en exil à Dharamsala, en Inde, après l'invasion chinoise en 1959, est le 14ème.

L'invasion par les chinois a entraîné des destructions de la civilisation tibétaine ; des informations jadis secrètes, ont alors été dévoilées à d'autres pays, comme certains mantras et mandalas.

Les temples

Le temple de Lhassa au Tibet est un bel exemple.

 

Un petit temple bouddhiste dit des "Mille Bouddhas" a été construit en Bourgogne et mérite une visite.

 

Bibliographie

·         "Le bouddhisme du Bouddha", de Alexandra David-Néel, éditions du Rocher (pocket)

·         "Bouddhisme vivant à l'intention des occidentaux", de Anagarika Govinda, éditions Entrelacs

·         "Le grand livre des religions du monde" sous la direction de Peter Clarke, éditions Solar

·         "Guide des religions" collectif, éditions du Dauphin

·         "Le grand livre de la spiritualité orientale", de Anton Kielce, Patrick Ravignant et Jean-Michel Varenne, éditions MA (1988)

·         "La sagesse orientale", de Scott Littleton, éditions Duncan Baird

·         "Dictionnaire de la sagesse orientale", éditions Robert Laffont

·         "Dictionnaire des religions", de Mircea Eliade et Ioan Couliano, éditions Plon

·         "Histoire des croyances et des idées religieuses", de Mircea Eliade, éditions Payot

·         "Encyclopédie des religions", de Frédéric Lenoir et Isé Masquelier, éditions Bayard

·         "Le Zen, de la forme d'esprit à la manière de vivre" de Bernard Baudouin, éditions de Vecchi

·         "L'univers du Zen" de Jacques Brosse, éditions Albin Michel

·         "L'art bouddhique" collectif, éditions Olizane/UNESCO

Source : http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/bouddhis.htm

Publié par amt-budo à 20:51:03 dans Bouddhisme | Commentaires (0) |

LE TAOÏSME | 12 décembre 2009

 

Le taoïsme

 

 

Généralités

Le taoïsme est une des trois religions de la Chine, pratiquée par 20 millions de fidèles.
Le taoïsme est fondé sur les enseignements de
Lao Tseu, ou Lao zi, qui a vécu il y a environ 2500 ans.
Le taoïsme est souvent présenté en deux branches parallèles:

·         le taoïsme philosophique (tao-chia), basé sur le principe de la raison suprême, selon les textes de Lao Tseu et Zhuang zi,

·         le taoïsme religieux (tao-chiao), orienté sur le moyen d'obtenir l'immortalité.

 

 

Origines

Le taoïsme a ses sources dans le Tao-tö-king (Tao = Voie ; Tö = Vertu et king = livre sacré) soit Livre de la Voie et de la Vertu, attribué à Lao Tseu. Il est appelé aussi Daode jing ou Tao-te ching.

 

 

Outre les concepts de Voie et de Vertu, l'absence d'action ou "Wu-wei", et le retour des choses à l'origine ou "Fu" sont les deux principales idées. Après Lao Tseu, quelques sages ont repris et complété ses enseignements.
Au 4ème siècle av. J-C, Yang chu, défenseur du wu-wei ou absence d'action, et Lie Yu-keou, auteur du "Vrai classique du vide parfait", puis surtout au 3ème siècle av. J-C, Zhuang zi, appelé aussi Tchouang Tseu (369-286 av J-C), ont laissé une trace indélébile dans le taoïsme.
Le philosophe allemand Martin Heidegger a lu le Tao-tö-king et l'influence taoïste apparaît dans sa philosophie.

Le tao

Le tao est l'essence de tout chose, l'origine de toute existence, mais plus encore, il est la source avant même que n'intervienne l'acte créateur. Son mode d'expression est d'être.
Le tao s'exprime dans la nature. Pour s'harmoniser avec le tao, il faut s'harmoniser avec la nature.

Le tao
couvre le ciel, porte la terre,
s'étend en quatre quadrants, s'élargit aux huit pôles;
d'une hauteur inaccessible, d'une profondeur insondable,
il embrasse le ciel et la terre et se dispense dans le sens-forme...

Le wu-wei

Le concept taoïste wu-wei ou "non-agir" indique de ne pas s'impliquer au delà de l'action spontanée, aucun calcul ne doit guider une action, le juste nécessaire pour vivre en paix et harmonie doit être le fil conducteur. Il ne sert à rien de courir en tous sens pour accomplir sa destinée. Il ne s'agit pas d'insouciance ou de laisser-faire, mais de se mettre à l'écoute des rythmes de l'univers, ce qui là demande un engagement permanent.
Un concept complémentaire est celui du "non-être". Il est la conséquence de la connaissance intuitive et de la quiétude.

Le fu

Le retour à l'origine (fu) ou loi du retour, c'est revenir à la source de toute chose. Lao Tseu dit ceci:

Les êtres multiples du monde
feront retour chacun à leur racine.
Faire retour à la racine, c'est être serein;
être serein, c'est retrouver le destin.
Retrouver le destin, c'est le constant.
Connaître le constant, c'est l'illumination.

Le yin et le yang

Le tao engendre dans le monde incarné des opposés à interaction réciproque: le yin et le yang.
Yin et yang sont les deux pôles du monde phénoménal. Yin et yang s'attirent mutuellement mais se repoussent aussi mutuellement. Tous les phénomènes sont éphémères, leurs proportions yin et yang variant constamment. Rien n'est totalement yin, rien n'est totalement yang.
Tous les corps physiques sont yang au centre et yin à la périphérie.
Le yin a pour caractéristiques la douceur, la passivité, la féminité, les ténèbres, la vallée, le pôle négatif, le non-être.
Le yang a pour caractéristiques la dureté, la masculinité, la lumière, la montagne, l'activité, le pôle positif, l'être.
Toute énergie est manifestée dans cette dualité.

 

 

Le Ch'i ou plus simplement chi

Le principe auquel tous les éléments de l'Univers puisent leur forme est le "li". Le chi émane de cette source. Le mot chi a un double sens:

·         souffle cosmique universel,

·         énergie vitale de l'individu, située au centre du corps (pour les japonais: le hara, 4 cm en dessous du nombril).

Le chi est une combinaison de ce qui provient du ciel, de l'eau et de la nourriture.
Les êtres sont faits de chi et de "tsing". Le tsing est associé au "chen" qui est la lumière spirituelle de l'être.

Les pratiques provenant du taoïsme

Acupuncture:
A l'origine, l'acupuncture était un art guérisseur propre au taoïsme. La notion de "méridien" est capitale dans cette technique. Il y a deux types de méridiens:

·         les méridiens yang qui viennent du ciel,

·         les méridiens yin qui viennent de la terre.

Les itinéraires de l'énergie sont: les mains, les pieds et les méridiens. L'idéogramme chinois pour acupuncture exprime "aiguille" et "brûler". L'acupuncture utilise les aiguilles, et parfois les "aiguilles chaudes".
Shiatsu et do in:
Les japonais ont mis au point une technique de massage, le "shiatsu" (shi = pression, atsu = doigt) ou digipuncture (acupuncture sans aiguille par pression du doigt). Une autre technique similaire, le "
do in", issue du Tao-in, a l'avantage de n'exiger aucune connaissance approfondie de l'énergie et ne comporte aucun risque.
Chi Kung:
Le "Chi kung" ou "Qi Cong", est l'art de faire circuler l'énergie interne, le chi.
Taï Chi Chuan:
Le Taï Chi Chuan est un art martial exprimant le taoïsme en mouvement: il serait dû à un moine taoïste du 14ème siècle, Chang San-feng. La sagesse du tao se communique par des mouvements fluides des pieds et des mains, avec grâce et équilibre. Le yin et le yang sont toujours présents: la gauche est suivie par la droite, un mouvement vers le bas est suivi d'un mouvement vers le haut.
Arts martiaux:
Le chi est la force utilisée dans les arts martiaux, pour casser une brique par exemple.
Le Judo (en japonais: ju = souplesse, non-résistance, du corps et de l'esprit, do = voie), discipline récente cultivée par les japonais, est issu du jujitsu (jitsu = art), datant de 660 av. J-C, qui utilise la force de l'adversaire. Provenant des mêmes sources, l'Aïkido (en japonais: aï = unir, harmoniser, ki = énergie, do = voie) est la voie qui unit l'énergie à l'esprit. Il a pour but suprême de mener l'adversaire à la défaite sans aucun mal pour les deux combattants.
Feng shui:
C'est l'art de faire circuler le chi dans les habitations, afin de bien y vivre.

Les temples taoïstes

Il existe deux sortes de temples:

·         les "tzu-sun miao", petits temples privés tenus par des maîtres taoïstes, qui existent dans toute la Chine, ouverts à tous sans distinction; hommage est rendu au ciel, à la terre et à la divinité locale, par le "partage de l'encens", autour d'un "brûle-parfum" typiquement taoïste,

·         les "kuan", temples plus grands, appartenant soit collectivement aux prêtres, soit à des communautés taoïstes.

Il n'y pas de style taoïste caractéristique. Beaucoup de temples ont été dégradés pendant la révolution culturelle, mais des restaurations sont entreprises depuis quelques années.
Le temple de Taishan, situé au pied du Taishan (près de Shanghai), une des cinq montagnes sacrées de la Chine, a été construit à partir de 1009. Il est encore appelé "Daï Miao", c'est-à-dire "Reliquaire du Dieu de la Montagne".
La méditation taoïste recourt à la relaxation physique, au calme de la pensée, à la visualisation. Elle peut être pratiquée en position assise (nei-tan) ou en mouvement (wei-tan).

Bibliographie

·         "Le Taoïsme", de Bernard Baudouin, éditions de Vecchi

·         "Le petit livre du Tao", de Alexander et Annellen Simpkins, éditions La Table Ronde

·         "Le grand livre des religions du monde" sous la direction de Peter Clarke, éditions Solar

·         "Le grand livre de la spiritualité orientale", de Anton Kielce, Patrick Ravignant et Jean-Michel Varenne, éditions MA (1988)

·         "La sagesse orientale", de Scott Littleton, éditions Duncan Baird

·         "Dictionnaire de la sagesse orientale", éditions Robert Laffont

·         "Dictionnaire des religions", de Mircea Eliade et Ioan Couliano, éditions Plon

·         "Histoire des croyances et des idées religieuses", de Mircea Eliade, éditions Payot

·         "Encyclopédie des religions", de Frédéric Lenoir et Isé Masquelier, éditions Bayard

·         "Sagesse de la Chine traditionnelle" de J.B. Rishi, éditions Centre Européen du Yoga

 

 Source : http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/taoisme.htm

Publié par amt-budo à 20:47:51 dans Taoïsme | Commentaires (0) |

Le Confucianisme | 12 décembre 2009

 

Le Confucianisme

 

Introduction

Le confucianisme est la religion la plus ancienne de la Chine, basée sur l’enseignement de Confucius, il y a 2500 ans environ. Il a cohabité avec le taoïsme et le bouddhisme. C'est le système philosophique qui a été le plus suivi en Chine.
Environ 150 millions de fidèles sont dénombrés.

Histoire du développement de la doctrine

Confucius a mis en forme des règles de bases qui existaient avant lui, et que ses disciples ont mis par écrit.

Après Confucius, les disciples qui viennent chronologiquement sont Tseng-tseu, Tseu-Sseu, Mông-tseu, le plus connu en occident sous le nom de Mencius, et Siun-tseu.

La doctrine

La doctrine originelle est contenue dans les textes sacrés du confucianisme, les "Livres classiques" et surtout les "Entretiens".

La base de la doctrine est la morale, un guide de vie, des règles de comportement. Confucius ne prétend pas apporter de nouveauté, mais remettre en place les règles existantes. Son apport de génie est leur mise en forme dans un système philosophique remarquable, qui imprégnera la Chine pour longtemps. La logique du système est la suivante :
développement du savoir => sincérité dans la pensée => réforme du coeur => culture de la personnalité => réglementation des familles => gouvernement juste des Etats => empire heureux et tranquille.

L'éthique humaine, sociale et politique est basée sur le respect d'un code moral, avec des lignes de conduite ou Li, qui définissent l'attitude juste et les limites acceptables dans tous les types de situation. Ces lignes de conduites sont un cadre dans lequel les hommes peuvent exprimer leur personnalité, qui doit être respectée. La plus connue des lignes de conduite est: "Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'il te fît".
La musique, qui rassemble et harmonise, a une place importante dans l'éducation: "la musique la plus élevée dissipe la révolte".
La qualité des relations humaines est capitale dans la société. Pour développer complètement sa nature, l'homme doit être sincère; "développant la sienne, il développe celles des autres hommes, des bêtes, des choses, et ainsi il coopère à l'oeuvre de transformation et de vie du Ciel et de la Terre." Le "bon", le "beau" et le "vrai" font partie de l'idéal du noble, la noblesse étant avant tout un état d'esprit.

Un long développement est consacré au gouvernement des hommes. Le dirigeant, investi d'une mission, doit avoir une grande éducation, être totalement sincère, donner l'exemple, agir avant de parler, bref être un homme supérieur, dont Confucius dit: "il souffre de manquer de talent...non d'être ignoré des autres".

 

Le Confucianisme au cours des siècles

La doctrine a connu des fortunes diverses au cours de l'histoire. Le taoïsme, à peu près à l'époque, puis le bouddhisme vers le 1er siècle après J-C, seront des doctrines rivales, mais les trois ont cohabité jusqu'à aujourd'hui.

La dernière disgrâce du confucianisme a eu lieu pendant la "Révolution culturelle" à partir de 1957, mais une réhabilitation est intervenue en 1985, malgré la tendance actuelle de la Chine à se mettre à l'heure occidentale.

Le confucianisme a été exporté en Corée du Sud, au Vietnam, au Japon.

Un beau temple confucéen,
celui de Kunming,
en Chine du sud-ouest.

 

Bibliographie

·         "Le confucianisme" de Bernard Baudouin, éditions de Vecchi

·         "Le grand livre des religions du monde" sous la direction de Peter Clarke, éditions Solar

·         "Les livres sacrés" de Fernand Comte, éditions Bordas

·         "La sagesse orientale", de Scott Littleton, éditions Duncan Baird

 

Source : http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/confucia.htm

Publié par amt-budo à 20:42:09 dans Confucianisme | Commentaires (0) |

Citation | 12 décembre 2009

 

" Toute action qui ne procède pas de la connaissance manque de principe et n'est plus qu'une vaine agitation "

René Guénon

Publié par amt-budo à 20:31:47 dans Aïkibudo | Commentaires (0) |

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