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Arts Martiaux Traditionnels - BUDO

" L'essence des Arts Martiaux ne repose ni dans la force, ni dans la technique, mais gît au plus profond de chaque être humain, aussi dépourvu de capacités soit-il... " ITO TENZEN TADANARI

Légende avec Iizasa Choisai Ienao | 28 décembre 2009

 

Légende avec Iizasa Choisai Ienao

 

De l’Homme surgit la légende, voici ce que l’on raconte au sujet d’un homme extraordinaire Iizasa Choisai Ienao le fondateur du Tenshin Shoden Katori Shinto-ryu.

 

Iizasa Choisai Ienao (1387-1488) a vécu au milieu de l'ère Muromachi, son école était considérée comme l’une des premières écoles de sabre du Kanto (Japon oriental).

 

En raison de sa grande maîtrise et de la renommée de son école de sabre, beaucoup de sabreurs de l’époque venaient régulièrement dans son dojo le solliciter pour un duel.

Détestant ces concours de duels, Iizasa Choisai Ienao avait conçu un stratagème génial.

 

Il avait fait faire dans le jardin de sa demeure une sorte de petite parcelle d’herbe particulièrement haute, et demandait aux nouveaux demandeurs de duels de venir le saluer dans son jardin.

 

Iizasa Choisai Ienao attendait assis sur le coin de kumazasa les sabreurs, mais oh combien était leur surprise en regardant le sensei ! l’herbe sous laquelle Iizasa Choisai Ienao était assis n’était ni pliée ni aplatie. Il semblait flotter au-dessus de l’herbe.

 

Alors Iizasa Choisai Ienao proposait au sabreur de venir se reposer à coté de lui sur ce petit coin de kumazasa en leur disant :

- Venez vous reposer à coté de moi et si comme moi vous pouvez vous asseoir correctement sans casser ou plier l’herbe sous votre propre poids, alors nous pourrons nous affronter en duel !

 

Source : http://www.lebujutsu.net/articles.php?lng=fr&pg=248

 

Publié par amt-budo à 19:53:58 dans Arts Martiaux Traditionnels - BUDO | Commentaires (0) |

La Voie | 21 décembre 2009

 

La Voie

     

 

« Il faut absolument compléter l'information par la transformation. »

Jean-Lucien Jazarin

 

     

  • « Do », « Tao », « La Voie » signifie, la méthode de vie, l’enseignement, la voie pour comprendre en profondeur son propre esprit. Cela signifie aussi qu’il faut s’harmoniser avec le ciel et la terre afin que l’esprit intérieur soit tout à fait libre. Abandonner son égoïsme.

Ainsi compris, le « Do » pouvait hier, aider le guerrier à manier son épée, et aujourd’hui le musicien son archet, l’architecte son compas, le poète sa plume ou le peintre son pinceau.

Il est évident que l’aspect physique de l’art martial est important. Mais la chose principale n’est pas de bouger les bras et les jambes, c’est la qualité de l’esprit, la qualité du cœur.

 

  • La tradition nous dit que suivre la Voie, c’est comme gravir une haute montagne. Celui qui a décidé d’entreprendre l’ascension choisira le versant qu’il veut escalader et cherchera un guide pour lui indiquer le chemin. Ces choix sont déterminants. Si le versant est trop abrupt ou (et) le guide inexpérimenté, la désillusion sera au rendez-vous. Mais même avec le meilleur des guides, rien n’est acquis pour autant. Nombreux sont les obstacles, pénibles sont les efforts. C’est un combat à mi-chemin entre le sommet et l’abîme.

Celui qui affronte la montagne sait que le grand combat a lieu au-dedans de lui-même. La montagne n’est qu’un prétexte. Elle permet à l’homme d’être face à face avec lui­même, elle lui fournit l’occasion de se surpasser. C’est en se frottant aux difficultés que le pratiquant va développer la volonté et l’énergie nécessaires à son évolution. Toute épreuve est en réalité une aide sur la Voie.

Mais cette réalisation de soi ne peut-être atteinte que par la lutte sans pitié contre ses propres défauts, ses faiblesses, ses illusions. Pour vaincre les obstacles intérieurs (orgueil, lâcheté, impatience, doute…), encore faut-il avoir la patience de les traquer sans répit et le courage de leur faire face.

 

 

  • Le sentier qui serpente les versants de la montagne est long, difficile et éprouvant. Ne pas se laisser décourager et persévérer, malgré tout, malgré soi, telle est l’une des clés de la Voie.

 

 

  • Intégrer une « Voie », un « Do », dans sa vie, c’est notamment prolonger l’entraînement en dehors du Dojo, ou plutôt continuer à appliquer les principes de sa discipline dans la vie et son travail quotidiens.

Si l’on prend le principe de la posture correcte, juste, c’est prendre l’habitude de surveiller cette posture, de ne pas avoir d’attitudes relâchées, des gestes parasites, et ressentir continuellement une bonne concentration physique. Il ne faut pas, comme disent les japonais, « être comme le serpent dans le bambou ». Cette expression ancienne fait allusion au serpent qui n’est droit que quand il passe à travers un morceau de bambou et symbolise ici la rigueur de l’entraînement au Dojo pour se tenir droit.

 

 

·        L’énorme avantage de l’éducation des arts martiaux qui autorise à trouver la tension juste, celle qui s’étend réellement et qu’on peut, avec l’habitude conserver en permanence, c’est qu’elle crée un état, une façon d’être, d’exister.

 

     

« Celui qui se facilite les débuts se prépare des lendemains d’autant plus difficiles. »

 

Source : http://pagesperso-orange.fr/cjjt-meaux/voie.htm

 

Publié par amt-budo à 22:03:30 dans Do - Michi - La Voie | Commentaires (0) |

Le Budo | 21 décembre 2009

 

Le Budo

     

 

« Une victoire relative est fragile, ... mais une victoire sur soi-même est absolue. »

 

     

  • Au Japon, « L’Art du combat » s’appelle le BUDO. Il désigne le sentier abrupt qui serpente au cœur des arts martiaux.

On découvre vite que l’adversaire le plus dangereux n’est pas à chercher ailleurs qu’en soi-même. La Voie du combat revêt ainsi un tout autre sens.

Le Budo, répètent les Maîtres, ne se pratique pas qu’au Dojo. Il constitue un Art de vivre qui s’expérimente à chaque instant. Il produira ses fruits irrésistiblement, avec la patience et le temps.

 

  • Un Maître a dit un Jour que trois choses étaient importantes : « Shin » (L’Esprit), « Wasa » (La Technique), « Thaï » (Le Corps). Ils doivent être unis. C’est leur parfaite union qui crée l’acte juste. Dans les arts martiaux, l’unité entre l’esprit, le corps et la technique est essentielle.

L’esprit de la pratique des arts martiaux est résolument non dualiste, c’est-à-dire qu’on peut envisager le partenaire comme une autre partie de soi-même, un ami à qui l’on donne son corps et qui vous tend le sien. En aucun cas un ennemi ou un adversaire. Si nous nous complétons l’un l’autre, nous avons accompli la première étape de l’entraînement.

Le vrai Budo ne recherche pas l’attaque mais la protection de soi et d’autrui. Dans la pratique, son fondement n’est pas la confrontation, mais l’entraide mutuelle.

 

 

  • Le JuJitsu Traditionnel n’est pas un jeu, mais un art martial transformé en Budo, c’est-à-dire un moyen d’éducation et de perfectionnement de soi. Ce qu’il y a de spécifique dans les arts martiaux c’est que le chemin pour parvenir à la perfection est balisé d’exigences infimes qui régissent autant les rapports entre les individus que le comportement dans le Dojo (même s’il est vide), que la façon d’entretenir sa tenue vestimentaire.

Qui plus est, au-delà du respect de ces repères, ce qui est le plus important, ce n’est pas tant le but à atteindre, que de suivre le chemin et comment y parvenir. Dans la cérémonie du thé, l’idée n’est pas de mettre longtemps pour offrir un meilleur thé à son hôte. Non, il est plus important de préparer le thé que de le boire.

Les exemples sont multiples qui montrent que le résultat est moins important que ce qui y conduit, que le fond est plus important que la forme, mais que la forme est essentielle pour que le fond puisse en jaillir.

 

 

  • Tout pratiquant doit accepter de devenir un exemple pour celui qui débute son entraînement après lui. Par exemple, l’élève ceinture jaune doit déjà être un « modèle » pour l’élève ceinture blanche et ainsi de suite. C’est un système très élitiste, qui condamne à l’excellence. L’excellence peut-être une vertu, mais il faut veiller à ne l’assortir ni de mépris, ni de prétention. L’humilité en est le remède. Le plus difficile, ce n’est pas de réussir un examen de passage de grade, mais d’être à la hauteur de la ceinture que l’on arbore. Il y a toujours quelqu’un dans le Dojo à qui vous servez de référence, aussi minime soit-elle, ne serait-ce que pour vous regarder nouer votre ceinture.

 

  • Être pratiquant, c’est être héritier d’une tradition technique et d’une tradition morale, puisée abondamment dans les philosophies orientales.

Un vieux Maître disait : « Je n’ai rien à apprendre à ceux qui savent tout, j’ai quelque chose à apprendre à ceux qui savent quelque chose, mais j’ai beaucoup à apprendre à ceux qui savent qu’ils ne savent rien. »

 

 

Source : http://pagesperso-orange.fr/cjjt-meaux/budo.htm

 

 

Publié par amt-budo à 21:59:38 dans Budo | Commentaires (0) |

Les Arts Martiaux | 21 décembre 2009

 

Les arts martiaux

  

 

Le courage oscille toujours entre deux gouffres : la lâcheté et la témérité.

 

  • Les véritables arts martiaux ne peuvent pas être confondus avec de simples sports de combat. Dans la compétition, il y a obligatoirement un vainqueur et un vaincu. Le vaincu souvent ne se retire pas sans quelque amertume et le vainqueur sans quelque vanité.
  • Les arts martiaux traditionnels débouchent sur une Voie qui permet à l’homme au prix d’un apprentissage long et difficile, d’approfondir son expérience de la réalité et de lui-même. Peu à peu, le pratiquant découvre toutes les subtilités qui régissent son art martial, et il apprend, que la qualité de ses œuvres dépend de ce qu’il peut maîtriser lui-même, de ce qu’il est.

Tout combat, qu’il se situe à l’intérieur ou à l’extérieur de nous, est toujours un combat contre nous même.

Mais par quel moyen peut-on devenir fort et sage à la fois ?

 

 

 

  • Comme vous le savez, les possibilités de notre corps et de notre esprit son limitées, car nous ne sommes que des hommes. L’homme ne peut prétendre à la force physique du lion, il ne peut davantage prétendre égaler la sagesse de Dieu.
  • L’art martial est la discipline de toute une vie, et il est semblable à une pierre qu’il faut sans cesse polir. Dans le Dojo, le courage est essentiel. L’important n’étant pas de venir faire un petit tour, mais de durer. Parce qu’il y a beaucoup de choses à apprendre, l’apprentissage implique des rythmes et des pauses, obéi à des lois où il y a des temps de saturations, des temps de maturations. De plus, la mémoire aussi à ses limites. C’est ainsi que les impatients sont vite déçus parce que les progrès ne sont pas aussi rapides que leurs désirs ou même leur rêves. Sans oublier que l’éthique du Budo impose de persévérer mais aussi d’évoluer.
  • Une des idées essentielles des arts martiaux, c’est qu’aucun progrès n’est possible sans les autres. Que la recherche d’efficacité, de perfection n’est possible qu’à plusieurs et dans le respect de chacun. C’est le principe « Jita Kyoei », « Entraide et prospérité mutuelle » qui associé au principe « Seiryoku - Zenyo », « Maximum d’efficacité d’utilisation de l’esprit et du corps, pour un minimum d’effort », constitue le fondement des arts martiaux traditionnels.

 

 

·        L’art martial est une école de liberté qui tient compte du partenaire qui n’est pas confiné dans le rôle de l’adversaire. Qu’il soit armé d’un sabre, d’un béton ou d’un poignard, qu’il frappe de ses mains, de ses poings ou des ses pieds, qu’il saisisse ou qu’il esquive, il pose une question. La réponse se trouve dans l’adaptation et le contrôle de soi et de l’autre.

 

 

Un homme, un jour, voyait du haut d’un promontoire, la mer pour la première foi de sa vie.

« Que c’est beau ! Que c’est grand ! » disait-il, le souffle coupé.

« Et encore, … » lui dit son ami, « vous ne voyez que la surface ! »

 

Source : http://pagesperso-orange.fr/cjjt-meaux/arts-martiaux.htm

 

Publié par amt-budo à 21:56:11 dans Arts Martiaux Traditionnels - BUDO | Commentaires (0) |

André Nocquet | 21 décembre 2009

Publié par amt-budo à 21:50:24 dans Budokas et auteurs | Commentaires (0) |

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