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De l’Homme surgit la légende, voici ce que l’on raconte au sujet d’un homme extraordinaire Iizasa Choisai Ienao le fondateur du Tenshin Shoden Katori Shinto-ryu.
Iizasa Choisai Ienao (1387-1488) a vécu au milieu de l'ère Muromachi, son école était considérée comme l’une des premières écoles de sabre du Kanto (Japon oriental).
En raison de sa grande maîtrise et de la renommée de son école de sabre, beaucoup de sabreurs de l’époque venaient régulièrement dans son dojo le solliciter pour un duel.
Détestant ces concours de duels, Iizasa Choisai Ienao avait conçu un stratagème génial.
Il avait fait faire dans le jardin de sa demeure une sorte de petite parcelle d’herbe particulièrement haute, et demandait aux nouveaux demandeurs de duels de venir le saluer dans son jardin.
Iizasa Choisai Ienao attendait assis sur le coin de kumazasa les sabreurs, mais oh combien était leur surprise en regardant le sensei ! l’herbe sous laquelle Iizasa Choisai Ienao était assis n’était ni pliée ni aplatie. Il semblait flotter au-dessus de l’herbe.
Alors Iizasa Choisai Ienao proposait au sabreur de venir se reposer à coté de lui sur ce petit coin de kumazasa en leur disant :
- Venez vous reposer à coté de moi et si comme moi vous pouvez vous asseoir correctement sans casser ou plier l’herbe sous votre propre poids, alors nous pourrons nous affronter en duel !
Source : http://www.lebujutsu.net/articles.php?lng=fr&pg=248
Publié par amt-budo à 19:53:58 dans Arts Martiaux Traditionnels - BUDO | Commentaires (0) | Permaliens
La Voie
« Il faut absolument compléter l'information par la transformation. »
Jean-Lucien Jazarin
Ainsi compris, le « Do » pouvait hier, aider le guerrier à manier son épée, et aujourd’hui le musicien son archet, l’architecte son compas, le poète sa plume ou le peintre son pinceau.
Il est évident que l’aspect physique de l’art martial est important. Mais la chose principale n’est pas de bouger les bras et les jambes, c’est la qualité de l’esprit, la qualité du cœur.
Celui qui affronte la montagne sait que le grand combat a lieu au-dedans de lui-même. La montagne n’est qu’un prétexte. Elle permet à l’homme d’être face à face avec luimême, elle lui fournit l’occasion de se surpasser. C’est en se frottant aux difficultés que le pratiquant va développer la volonté et l’énergie nécessaires à son évolution. Toute épreuve est en réalité une aide sur la Voie.
Mais cette réalisation de soi ne peut-être atteinte que par la lutte sans pitié contre ses propres défauts, ses faiblesses, ses illusions. Pour vaincre les obstacles intérieurs (orgueil, lâcheté, impatience, doute…), encore faut-il avoir la patience de les traquer sans répit et le courage de leur faire face.
Si l’on prend le principe de la posture correcte, juste, c’est prendre l’habitude de surveiller cette posture, de ne pas avoir d’attitudes relâchées, des gestes parasites, et ressentir continuellement une bonne concentration physique. Il ne faut pas, comme disent les japonais, « être comme le serpent dans le bambou ». Cette expression ancienne fait allusion au serpent qui n’est droit que quand il passe à travers un morceau de bambou et symbolise ici la rigueur de l’entraînement au Dojo pour se tenir droit.
· L’énorme avantage de l’éducation des arts martiaux qui autorise à trouver la tension juste, celle qui s’étend réellement et qu’on peut, avec l’habitude conserver en permanence, c’est qu’elle crée un état, une façon d’être, d’exister.
« Celui qui se facilite les débuts se prépare des lendemains d’autant plus difficiles. »
Source : http://pagesperso-orange.fr/cjjt-meaux/voie.htm
Publié par amt-budo à 22:03:30 dans Do - Michi - La Voie | Commentaires (0) | Permaliens
Le Budo
« Une victoire relative est fragile, ... mais une victoire sur soi-même est absolue. »
On découvre vite que l’adversaire le plus dangereux n’est pas à chercher ailleurs qu’en soi-même. La Voie du combat revêt ainsi un tout autre sens.
Le Budo, répètent les Maîtres, ne se pratique pas qu’au Dojo. Il constitue un Art de vivre qui s’expérimente à chaque instant. Il produira ses fruits irrésistiblement, avec la patience et le temps.
L’esprit de la pratique des arts martiaux est résolument non dualiste, c’est-à-dire qu’on peut envisager le partenaire comme une autre partie de soi-même, un ami à qui l’on donne son corps et qui vous tend le sien. En aucun cas un ennemi ou un adversaire. Si nous nous complétons l’un l’autre, nous avons accompli la première étape de l’entraînement.
Le vrai Budo ne recherche pas l’attaque mais la protection de soi et d’autrui. Dans la pratique, son fondement n’est pas la confrontation, mais l’entraide mutuelle.
Qui plus est, au-delà du respect de ces repères, ce qui est le plus important, ce n’est pas tant le but à atteindre, que de suivre le chemin et comment y parvenir. Dans la cérémonie du thé, l’idée n’est pas de mettre longtemps pour offrir un meilleur thé à son hôte. Non, il est plus important de préparer le thé que de le boire.
Les exemples sont multiples qui montrent que le résultat est moins important que ce qui y conduit, que le fond est plus important que la forme, mais que la forme est essentielle pour que le fond puisse en jaillir.
Un vieux Maître disait : « Je n’ai rien à apprendre à ceux qui savent tout, j’ai quelque chose à apprendre à ceux qui savent quelque chose, mais j’ai beaucoup à apprendre à ceux qui savent qu’ils ne savent rien. »
Source : http://pagesperso-orange.fr/cjjt-meaux/budo.htm
Publié par amt-budo à 21:59:38 dans Budo | Commentaires (0) | Permaliens
Les arts martiaux
Le courage oscille toujours entre deux gouffres : la lâcheté et la témérité.
Tout combat, qu’il se situe à l’intérieur ou à l’extérieur de nous, est toujours un combat contre nous même.
Mais par quel moyen peut-on devenir fort et sage à la fois ?
· L’art martial est une école de liberté qui tient compte du partenaire qui n’est pas confiné dans le rôle de l’adversaire. Qu’il soit armé d’un sabre, d’un béton ou d’un poignard, qu’il frappe de ses mains, de ses poings ou des ses pieds, qu’il saisisse ou qu’il esquive, il pose une question. La réponse se trouve dans l’adaptation et le contrôle de soi et de l’autre.
Un homme, un jour, voyait du haut d’un promontoire, la mer pour la première foi de sa vie.
« Que c’est beau ! Que c’est grand ! » disait-il, le souffle coupé.
« Et encore, … » lui dit son ami, « vous ne voyez que la surface ! »
Source : http://pagesperso-orange.fr/cjjt-meaux/arts-martiaux.htm
Publié par amt-budo à 21:56:11 dans Arts Martiaux Traditionnels - BUDO | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par amt-budo à 21:50:24 dans Budokas et auteurs | Commentaires (0) | Permaliens
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