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Le salut au dojo
Le rituel des trois saluts
Le sensei (professeur) en seiza fait face à ses élèves disposés devant lui sur une ou deux rangées (du côté du mur shimoza). Derrière lui se trouve le mur du kamiza (ou shomen). Dans le cas d’un nombre important d’élèves, les assistants, les hôtes, les gradés anciens peuvent se placer sur une ligne à gauche du professeur (mur du joseki) et les débutants, alignés sur le mur d’en face à droite du professeur (mur du shimozeki).
1 – le sensei se met en position à genoux, imité par les élèves qui suivent le rythme du plus haut gradé placé en bout de ligne à droite sur le shimoza.
2 – Le sensei se tourne d’un bloc du côté du shomen, le mur derrière lui et l’éventuel autel, ou idéogramme qui le décore.
3 – Le plus haut gradé donne le signal du premier salut : shomen-ni-rei !
4 – Tout le monde s’incline face au shomen.
5 – Le sensei se retourne d’un seul mouvement face aux élèves alignés le long du shimoza.
6 – Le plus haut gradé donne le signal du deuxième salut : sensei-ni-rei ! Les élèves s’inclinent pour saluer le professeur, qui leur rend leur salut en s’inclinant à son tour.
7-8 – Le plus haut gradé donne le signal du troisième salut : otagai-ni-rei ! Les élèves s’inclinent face au sensei qui s’incline dans le même temps.
Les trois saluts représentent la forme complète du cérémonial. Dans une forme ordinaire, le salut du shomen peut être supprimé.
Note : pour les femmes, en position "seiza", les genoux sont serrés.
Za-rei, le salut à genoux
1 – Se tenir pieds joints, ouverture à 45°, posture droite, regard portant devant soi, (musubi dachi, posture naturelle debout). Sans déplacer les appuis ni les mains, plier les genoux en orientant le genou gauche vers l’avant pour établir le premier contact avec le sol.
2-3 – Ramener l’autre genou à distance de deux poings fermé environ du premier (un poing pour les femmes), pieds en appui sur les orteils, puis sur les cous de pieds. Prendre appui en se redressant, regard toujours tourné vers l’avant. Les mains sont naturellement placées en haut des cuisses, légèrement orientées vers l’avant, sans prendre appui. Epaules relâchées, coudes près du corps.
4-5 – Glisser la main gauche vers le sol pour la placer devant soi, pouce ouvert. Placer la main droite à côté de façon à dessiner une sorte de triangle, symbole d’unité et d’équilibre.
6-7 – Incliner le buste sans relever le bas du corps de façon à placer le visage au cœur du triangle formé par les mains, regard baissé en signe de confiance.
8 – Redresser le buste, ramener la main droite à sa place d’origine, puis la main gauche.
9-10 – Redresser la jambe droite, tout en reprenant appui sur les orteils de la jambe gauche.
11-12 – Se redresser en position debout tout en ramenant le pied gauche à hauteur du pied droit dans la position de départ.
Vocabulaire :
Seiza : position agenouillée, assise sur les talons. De sei / calme, doux et Za / position assise, siège.
Rei : le salut
Ritsu-Rei : salut debout
Za-Rei : salut à genoux
Shomen-ni-rei : salut en direction de la place d’honneur
Shomen : ce qui est en haut, ce qui est devant
Otagai-ni-rei : salut collectif entre les pratiquants de dojo
Sensei-ni-rei : salut au professeur
Sensei : le professeur, celui qui est né avant
Esprit et symbole :
Le senseï est l’exemple, le chef de file. Il est salué à part des autres, en signe de respect pour cette responsabilité assumée. Dans le salut « tous ensemble » (otagai-ni-rei), il se joint au groupe en signe d’appartenance à la communauté du dojo – dans ce salut, chacun doit avoir au cœur la notion de groupe, de travail partagé, d’énergie collective, de pratique commune. C’est un salut de gratitude pour la présence des autres.
Que salue t’on quand on salue le shomen ?
Le « somen-ni-rei » introduit l’extérieur du dojo dans le cercle de la pratique. Il ne s’agit plus du sensei et des pratiquants face à lui mais de s’incliner tous ensemble vers ce qui est « plus haut » (le sens du mot shomen), les ancêtres de l’école dans le cas d’un portrait mais, plus puissant sur le plan symbolique, un complément essentiel du « microcosme » du dojo : le « macrocosme » qui l’entoure, l’univers sensible dans lequel nous évoluons, l’idéal à atteindre, la Voie, le Vide. A cet égard, la disposition des élèves et du senseï est importante : tournés ensemble vers le shomen, le senseï devient alors un relais entre les élèves et cet idéal, cette dimension sur-humaine qui doit être symboliquement liée à la pratique quotidienne. On entre dans le dojo par le pied gauche pour se présenter face au kamiza : le côté du cœur en avant – si le kamiza est placé devant la porte ou à sa droite. Si le kamiza est à gauche, on ne lui tourne en aucun cas le dos : on entre alors du pieds droit.
Deux types de salut existent :
Le salut debout (ritsureï) et le salut à genoux (zareï).
Le salut à genoux est effectué en début et en fin de cours. Le genoux gauche, puis le droit sont posés au sol. Les paumes de mains sont posées sur les cuisses les doigts vers l’intérieur.
Trois saluts sont effectués sous le commandement de l’élève le plus ancien (le sempaï) après le mokuso :
Mokuso : Les yeux fermés, la respiration est lente et profonde, ventrale. On se concentre sur soi et sur l’entraînement à venir, on recentre son attention et son mental en se dégageant de toute pensée négative. On laisse toute forme de colère ou d’agressivité en dehors du dojo. Le signal d’arrêt est mokuso yame et c’est le moment d’ouvrir les yeux prêt mentalement et physiquement à l’entraînement.
1 – Shomen Ni Reï (s'incliner devant le grand tout). On salue les anciens, les maîtres fondateurs du karaté pour les remercier respectueusement d’avoir transmis cet art et d’y avoir consacré leur vie.
2 – Senseï Ni Reï, le salut des élèves au professeur qui dirige le cours.
3 – Oïtagani Reï, le salut mutuel où tout le monde se salut respectueusement pour cette pratique commune.
Un salut s'effectue comme suit : on pose la main gauche au sol puis la droite en écartant les pouces de manière à former un triangle, symbole de paix. On abaisse alors le front vers ce triangle en quittant son vis à vis du regard, signe de confiance d’humilité et de respect. On se redresse en ramenant la main droite puis la gauche sur les genoux. Les genoux sont écartés de la distance de deux poings pour les hommes et sont serrés pour les femmes. En abaissant le front les fesses ne doivent pas quitter les talons. Les mains descendent en prolongeant la cuisse pour former le triangle.
Le salut debout s’effectue en entrant et en sortant de la surface d’entraînement. A chaque travail avec partenaire ou au début d’un kata, on salue également de cette manière. Les talons sont joints et les pointes de pieds écartées (à nouveau la forme du triangle symbole de paix). Les mains sont ouvertes et collées au corps, les doigts joints. Ensuite le buste s’incline d’environ 45° sans quitter le regard de son adversaire ou de son partenaire. On salue en baissant le regard uniquement en entrant et en sortant du tatami, ou en signe d’humilité ou de respect envers une personne ou pour exprimer des excuses.
Source : shotokan crsa, karaté bushido, sudouestkaraté,
Publié par amt-budo à 15:14:12 dans Cérémonial (le salut) | Commentaires (0) | Permaliens
Par Pascal Krieger, Menkyo Kaiden Shindo Muso Ryu
La position seiza (à genoux, assis sur les talons) et le salut en se prosternant devant un idéogramme peuvent gêner certains néophytes. Il est important que les enseignants expliquent aux débutants le sens du salut. En Asie, cette forme de salut est commune et n'a rien à voir avec la religion. Alors que nous adoptons une tenue vestimentaire asiatique en prati- quant un art venu précisément de cette partie du globe, il paraît cohérent que l'étiquette ait les mêmes origines. Le salut, avant tout, est une courte phase de tran- sition entre les activités quotidiennes et l'activité plus intériorisée qu'est la pra- tique d'un budô. Une sorte de prise de conscience de l'endroit et de la nature de l'activité à laquelle nous allons nous consacrer pendant près de deux heures.
Le premier salut devrait être Shômen ni Rei ! le salut au mur d'honneur qui est, chez nous, orné de l'idéogramme Dô: la Voie, commune à toutes les disciplines de notre club. Le second salut, Sensei ni Rei ! peut s'adresser à l'enseignant quand il est en face. Il peut également s'adresser, pour chacun, à qui bon lui semble. Cela peut être un maître décédé, ses propres parents, ou la personne à qui le pratiquant choisit de dédier son entraînement. Puis, lorsque le pratiquant se place devant un adversaire/partenaire, un troisième salut à ce dernier est de mise. Ce dernier salut peut signifier: Merci de bien vouloir travailler avec moi, nous allons ensemble essayer de progresser et nous avons, pour cela, besoin l'un de l'autre.
Les mêmes saluts devraient être répétés, dans le même ordre ou à l'inverse, en fin d'entraînement. Ces diverses marques de respect ne sont pas de trop à une époque où les civilités sont réduites à un minimum.
Publié par amt-budo à 19:33:46 dans Cérémonial (le salut) | Commentaires (0) | Permaliens
Concepts Fondamentaux dans l’Aïkido
Hara
Il représente la réserve, le « magasin » de l’énergie humaine, zone qui se trouve au niveau abdominal. On appelle le centre du HARA « TANDEN », point placé aux trois principaux plans du corps humain et qui correspond au centre de gravité. Ce point est le centre vital de l’homme, c’est l’endroit où s’emmagasine et jaillit l’énergie du corps humain.
Le travail du ventre ou du HARA se nomme « HARAGEI » ; c’est la concentration de l’énergie, le travail du HARA est une des conditions principales pour progresser techniquement ; ce travail ne s’expliquent pas, il se pratique.
Ki
Il représente l’énergie potentielle de l’humain, manifestation de la vie, souffle et respiration, c’est la KOKYU ; il se développe par la pratique de la respiration abdominal. L’important est de pouvoir se servir de son Ki, de la libérer, de le faire circuler à tout moment. Un bon aïkidoka confirmé doit pouvoir s’harmoniser et s’unir avec le Ki du partenaire ou d’un agresseur éventuel.
Le ki peut s’écouler comme un torrent, c’est-à-dire dur ou comme un lac doux, reposant ou encore comme une rivière serpentant à travers la campagne ou circulaire comme l’AÏKIDO. En Aïkido, on dit souvent prendre le ki de son adversaire, c’est canaliser son énergie en l’utilisant contre lui-même.
KOKYU
Littéralement expirer (KO) en premier et inspirer (KYU) ensuite. KOKYU est le respiration totale venant du ventre, elle a deux rôles : la respiration normale de tout être humain et énergétique d’où le transport du Ki. Cette force respiratoire s’appelle KOKYU RYOKU, elle est l’énergie (Ki) accumulée en soi puis libérée dans chaque technique, chaque mouvement, dans chaque immobilisation relative à la pratique de l’Aïkido. Le Ki est la conceptabilité de l’Aïkidoka.
AÏ
Union harmonisation équilibre. Aï se veut, en pratique de l’Aïkido, être l’application concrète, c’est-à-dire entrer quand on est tiré, pivoter lorsqu’on est poussé.
AÏKI
Harmonisation unification des énergies (Ki). Aï harmonie Ki, unité du corps et de l’esprit, concrètement dans le cas d’une attaque éventuelle avec un adversaire. Le principe Aïki consisterait à mettre en accord son propre esprit avec celui de l’attaquant que ce soit avec ou sans armes.
Yin – Yang
Yin : négatif, terre, eau, femme, douceur, repos, froid, souplesse, inertie, etc.
Yang : positif, ciel, feu, homme, la fermeté, mouvement, chaud, force, dynamisme, etc.
L’opposition entre le yin et le yang se retrouve en Aïkido au niveau des principes fondamentaux (OMOTE – URA, IRIMI – TENKAN).
IRIMI
Signifie rentrer au cœur de l’attaque du partenaire ou d’un agresseur éventuel. Le principe IRIMI est à la base de l’exécution d’une technique défensive Aïkido simultanée à l’attaque, UKE et TORI ne font qu’un, une parfaite synchronisation des deux êtres. Cela pourrait être aussi de la part de TORI, d’avoir une vigilance, une parfaite maîtrise de son corps, également une bonne appréciation de la distance face à l’adversaire ou partenaire au Dojo.
TENKAN
Echange réalisé par un mouvement circulaire TEN = circulaire, KAN = échange. L’exécution de TENKAN consiste à pivoter sur le pied avant changement de direction à 180°.
OMOTE/URA
OMOTE est le mouvement positif IRIMI : rentrer dans l’action.
URA est le mouvement négatif : absorption, effacement.
En Aïkido, OMOTE WAZA : Tori rentre à l’intérieur de UKE.
URA WAZA : Tori rentre à l’extérieur de UKE.
Source : Livre : Aïkido, une tradition, un Art, un Sport ; pages 37 et 38, de Michel Hamon.
Publié par amt-budo à 19:28:17 dans Aïkido | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par amt-budo à 19:25:21 dans Aïkido | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par amt-budo à 19:24:13 dans Aïkido | Commentaires (0) | Permaliens
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