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<< Budo article | Mikinosuke Kawaishi | Interview de Maitre Mikinosuke Kawaishi >>
Mikinosuke Kawaishi
Né à Kyoto l'ancienne capitale impériale en 1899, Mikinosuke Kawaishi étudie le jujitsu à l’école du Dai Nippon Butokukai au Japon.
Dans les années 1920 , sa formation achevée, il quitte son pays pour aller enseigner les arts martiaux, d'abord aux États-Unis (notamment à San Diego et à New York), puis à partir de 1931 en Grande-Bretagne. A son arrivée, il enseigne au Budokwai de Londres dirigé par Koizumi. Il crée ensuite un club de jiu-jitsu à Liverpool. Puis, il fonde à Londres le Club Anglo-Japonais et enseigne à l’Université d’Oxford. C'est à cette époque qu'il obtient son 3e dan.
Arrivé en France en octobre 1935, Mikinosuke Kawaishi, qui vient de recevoir son 4e dan, commence à y enseigner le judo, qui avait eu beaucoup de mal jusqu'alors à s'imposer malgré plusieurs séjours de son fondateur Jigorō Kanō.
En juillet 1936, Kawaishi crée le Club Franco-Japonais, et le 28 juillet, il y accueille son premier élève, Maurice Cottereau. Il va y faire naître, à travers un enseignement personnel, une passion pour ce sport, qui va prendre racine et se développer. Les premieres ceintures noires sont, Maurice Cottreau, Jean De Herdt, Paul Bonet-Maury, Jean Andivet, Roger Piquemal, Jacques Laglaine, Guy Pelletier, Jean Beaujean, Robert Lenormand, Loufti, Georges London, Guillaume.
Mikinosuke Kawaishi va rassembler autour de lui les premiers judokas français et, malgré un caractère jugé trop autoritaire, il parviendra, en imposant une méthode personnelle, codifiée suivant une nomenclature jugée plus conforme à l'esprit occidental, à faire éclore le judo français, sur lequel il exercera pendant de nombreuses années un autorité incontestée.
Kawaishi reprend le système des ceintures de couleurs élaboré par les judoka anglais entourant Gunji Koizumi auquel est alors associé un programme d'enseignement. Les ceintures de couleur, correspondant aux grades intermédiaires entre le débutant et la ceinture noire n'existaient pas dans le judo japonais. Le succès national et international de la méthode Kawaishi, fruit du travail conjoint de l'expert japonais et de Moshe Feldenkrais, est à l'origine de l'adoption généralisée de ce système typiquement occidental.
A la fin de l'année 1937, le Club Franco-Japonais ferme ses portes et intègre le Jiu-Jitsu Club de France, situé au 82 rue Beaubourg. Fondé un an plus tôt par Moshe Feldenkrais (Jigorō Kanō a accepté la présidence d'honneur), ce club est l'émanation de la section judo-jiu-jitsu de l'École Spéciale des Travaux Publics de la Ville de Paris initiée par Feldenkrais vers 1929. Kawaishi assure ainsi la direction technique du JJCF qui devient la première structure permanente du judo français.
En 1938, Mikinosuke Kawaishi reçoit de Jigorō Kanō le 5e dan.
L'année suivante, le 20 avril 1939, à son tour, Maître Kawaishi décerne la première ceinture noire de judo à un de ses élèves français, Maurice Cottereau. Jean de Herdt sera nommé le 12 juin 1940. Il portera la ceinture noire numéro 1bis.
Pendant la guerre, il poursuit son œuvre de pionnier jusqu'à l'entrée en guerre du Japon, qui l'oblige à regagner son pays.
Les premiers championnat de France de judo se déroulèrent, en son absence, à la salle Wagram, à Paris, le 31 mai 1943. Ils sont organisés sous la responsabilité de la nouvelle section de judo-jitsu de la fédération française de lutte créée en avril 1942 suite à l'application des nouveaux textes régissant la pratique des sports en France (Charte des Sports). Le 1er champion de France "toutes catégories" sera Jean de Herdt.
Avant la fin de la guerre, des clubs se sont ouverts à Paris et en banlieue, comme le Club St Honoré avec London, Opéra avec Lamotte, Cercle Sportif avec Mercier et Andrivet, St Martin avec Peltier, JC Nanterre avec de Herdt. De retour en France en 1948, Mikinosuke Kawaishi va reprendre l'enseignement de sa méthode. C'est son assistant, Jean Gailhat, qui rédigera et illustrera plusieurs ouvrages sur la Méthode Kawaishi à partir des années cinquante.
Kawaishi, par sa vision moderniste, a su transformer le judo japonais en une pratique accessible aux Occidentaux. En véritable entrepreneur, il a organisé l'enseignement du judo sur une base commerciale et professionnelle qui a donné au judo français une cohérence et une qualité, parfois décriée mais toujours enviée.
Mikinosuke Kawaishi est mort le 30 janvier 1969. Il repose au cimetière du Plessis-Robinson
Source : http://jujitsupassion.canalblog.com/tag/judokas
Mikinosuke Kawaishi : En 1936 arrivait à Paris un jeune étudiant japonais, M. Kawashi, 4e Dan du Kodokan. Il fonda un club qui s'organisa doucement et chercha à en fonder d'autres en France.
Il ne rencontra aucuns succès puisque, en 1941, il n'y avait encore que quatre clubs en France. Au cours de ses nombreux voyages dans divers pays, le Maître Kawaishi put constater que le judo que l'on enseignait ne s'adaptait pas au milieu et semblait dépaysé, nulle part, le Judo ne rencontrait le succès auquel il avait droit.
Son expérience en Europe lui donna l'idée de créer une méthode d'enseignement répondant aux nécessités du milieu. Cette méthode, destinée aux européens, est contenue et enseignée dans plusieurs pays sous le nom de "Méthode Kawaishi". Il n'y a pourtant aucunes différences fondamentale avec le Judo pratiqué au Japon, le maître Kawaishi étant lui-même gradé 7e Dan du Kodokan.
Les seules différences ont pour but de faciliter l'entraînement des débutants. En supprimant l'obligation d'apprendre les noms japonais de chaque prise, en classant les mouvement par catégorie pour mieux les retenir, le Maître Kawaishi permit à des milliers d'adeptes de connaître les joies saines du Judo.
Le Judo en Belgique : Depuis 1947, Le Judo ne cesse de progresser en Belgique. A ce moment, les quelques professeurs existant puisaient dans les livres l'enseignement qu'ils donnaient à leurs élèves. Cette bonne volonté n'étant pas suffisante aux progrès demandés par ce nouveau sport, ils décidèrent de chercher en France une source de perfectionnement.
En la personne de Jean de Herdt, plusieurs fois champion de France, il trouvèrent le moyen de parfaire leurs connaissances. Jean de Herdt se rendit régulièrement en Belgique où il instruisit les professeurs. Aidé par d'autres ceintures noires français, il organisa des démonstrations dans les principales villes de Belgique, mit sur pied les premiers championnat de Belgique et enfin forma les trente premières ceintures noires belges.
Extrait de "Histoire du Judo" par Georges Schiffelers, publié entre février et avril 1955
- Méthode Kawaishi
La méthode de Judo mise au point par Maître Kawaishi divise les techniques de Judo en deux parties fondamentales : Technique du Judo debout et Technique du Judo au sol
1) Technique du Judo debout
Les techniques du Judo debout sont constituées uniquement de projection (Nage Waza). Ces projections sont réparties en plusieurs catégories :
- Lancements de jambe (Ashi Waza) : 15 mouvements
- Lancements de hanche (Koshi Waza) : 15 mouvements
- Lancements d'épaule (Kata Waza) : 6 mouvements
- Lancements de bras (Te Waza) : 9 mouvements
- Sacrifices (Sutemi Waza) : 15 mouvements
2) Techniques du Judo au sol
Les Techniques du Judo au sol sont divisées en plusieurs catégories :
- Immobilisations (Katame Waza) : 17 mouvements
- Strangulations (Shime Waza) : 29 mouvements répartis en 2 séries
- Luxations des bras (Ude Kwantsetsu Waza) : 25 mouvements répartis en 5 positions
- Luxations des jambes (Ashi Kwansetsu Waza) : 9 mouvements
- Luxations du cou (Kubi Kwansetsu Waza) : 6 mouvemnts
Source : http://www.institutdesartsmartiaux.com/judo.htm
Avant l'arrivée du Judo, les grades n'existaient pas dans les arts martiaux. La méthode traditionnelle pour attester des capacités d'un bushidoka était la rédaction d'un parchemin ou d'un certificat. C'est dans ce contexte que Kano créa l'école du Kodokan Judo en 1882. En 1883, ce dernier fut le premier à établir une distinction hiérarchique en établissant deux classes: les mudansha (non-gradés; élèves) et les yudansha (gradés, porteur d'un dan; enseignants), et nommant deux de ses meilleurs élèves shodan (1er dan), mais ceux-ci n'en portait que le titre, et aucune couleur de ceinture ne les différentiaient encore de leurs camarades. Kano prit l'habitude de faire porter à ses yudansha une ceinture noire vers 1886. Mikonosuke Kawaishi est connu pour avoir introduit les ceintures de couleur (6e au 1er kyu) à son arrivée à Paris en 1935. Il pensait que les judokas européens seraient d'avantage motivés si leur progression était ponctuée par d'avantage de niveaux intermédiaires qu'au Japon. Le seul judoka à s'être élevé à un rang supérieur au 10e dan est Jigoro Kano lui-même, il atteint le 12e dan et reçu le titre de Shihan. Les ceintures au-delà du 10e dan sont blanches. Selon Kano, cela signifie qu'une personne dépassant ce niveau transcende le concept de grade et retourne donc à la ceinture blanche, refermant le cercle de la progression en Judo, et symboliquement, celui de la vie. Le retour à la ceinture blanche est aussi interprété comme représentant la prise de conscience que la somme des connaissances accessibles en Judo est infinie. Celui qui dépasse le 10e dan se rend compte qu'il n'arrivera jamais à tout savoir et maîtriser en Judo, il prend conscience de son ignorance quasi-totale et revêt en conséquence une ceinture blanche, à l'image du débutant qui ignore tout. Afin de ne pas confondre les porteurs de 11 et 12e dan et les débutants 6e kyu, les Kodokan décida ultérieurement que la ceinture blanche des premiers serait deux fois plus large que celle des seconds. Source : http://www.budokan-vernier.ch/fr/histo/ceintures.html
Publié par amt-budo à 21:48:21 dans Mikinosuke Kawaishi | Commentaires (2) | Permaliens
17-09-2009 22:01
De Bouthinon Sujet:
eleve de kawaishi
17-09-2009 22:01
De Bouthinon Sujet:
eleve de kawaishi
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