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Le journal fauve a reçu une série de blagues en espagnol, comme les images se suffisent à elles-mêmes nous nous permettons de les mettre à votre disposition.
Elles sont inspirées des personnages de Catalino Avaricio, Babon, Patty Pirula, Pomodoro, la Boulette, etc.
La Mona Lisa a été choisie pour illustrer une des blagues - faisant allusion à une présentatrice, en cons´quence Patty Pirula, qui après un voyage aux Etats Unis nous est revenue avec moins d'argent et plus de poitrine - parce qu'elle donne jeu au mot "mona" (taduit au français: singe au féminin). La mona Lisa, parce que certains présentateurs ou présentatrices, semblent "singer" les singes.
Nous vous donons l'adresse du blogg espagnol ou vous pourrez non seulement avoir le Journal Fauve en sa totalité mais également avoir acces a tous les vidéos, images, etc. qui y figurent.
Ce ne sont que de blagues...........................
Publié par mex-fauve-total à 11:11:00 dans Le journal fauve | Commentaires (0) | Permaliens
Le "Journal Fauve" a également reçu ce vidéo.
Notre commentaire:
"Le Journal Fauve" qui est un félin taquin derrange plus d'un.
Publié par mex-fauve-total à 10:02:02 dans Le journal fauve | Commentaires (0) | Permaliens
UNE HISTOIRE, UN TÉMOIGNAGE QUE NOUS VOULONS PARTAGER AVEC LES LECTEURS DU JOURNAL FAUVE
QUARTIER ARC-EN-CIEL
En ces premiers jours de septembre, l’été, comme voulant céder avant le temps sa place à l’automne, s’est donné un air d’aquarelle mélangeant dans son ciel nuages et pluie pour peindre de gris la ville.
Je me promène dans le quartier de Chueca, pendant que des noires pensées, aussi noires que les nuages et les pénitents de la Semaine Sainte, défilent, en triste procession dans ma tête.
J’aurais, sans doute, eu meilleur temps de rester étendu sur mon lit, laissant les draps blancs rayés de gris, me servir de suaire pendant toute cette journée.
Place de Chueca : un bel endroit pour exhiber la récente découverte de mon homosexualité. Pourquoi maintenant ? Pourquoi avoir tant tardé à m’en rendre compte ? Pourquoi m’avoir laissé aveugler par une réalité sexuelle qui n’était pas la mienne ? Je me suis laissé prendre, leurrer par ce miroir aux alouettes me renvoyant un reflet équivoque de moi-même. Je l’ai cru. Pourquoi ? Mais, pourquoi donc ? Je ne saurais le dire. Par commodité ? Par conformisme ? Par peur ? Sans doute par l’ensemble de tous ces facteurs réunis dans un amalgame, formant une prison que je croyais forteresse protectrice, derrière laquelle je gardais jalousement enfermée ma vraie nature sexuelle. Face à la société : beaucoup plus facile. Mais face à soi-même…..douloureux…tellement douloureux, ne serait-ce que d’y penser, que la seule possibilité viable est de fuir…fuir tout ce qui peut provoquer une prise de conscience. Dans le fond, quand je condamnais l’homosexualité, en réalité, je ne faisais que condamner la mienne. Peut-être ? Qui sait ? En ce moment je m’en fous, la seule chose qui m’importe, c’est enfin, d’avoir trouvé la clé libératrice, le mot magique, le « sésame, ouvre-toi ».
Je la traverse cette place fermée à la circulation, entourée des maisons caractéristiques du vieux Madrid. Son centre est occupé par des terrasses : tables, chaises et parasols, offrent pendant les mois d’été leur agréable ambiance.
Je la traverse tout en pensant à ce quartier, avant que ne viennent Almodovar, Alaska et j’en passe, de la main de la Movida faire éclater tous les vieux préjugés et tous les vieux principes. Jeunesse réprimée pendant de longues années, anxieuse de vivre, de s’éclater, de donner enfin libre cours à une créativité en effervescence et de légitimer d’une fois pour toutes sa sexualité.
Chueca, ce quartier abandonné, délabré, presque en ruines, ne servant de refuge qu’à la drogue et la prostitution, fût pris comme bastion par l’homosexualité. Restauré, retapé, embelli, il transforma les locaux - dans la plupart des cas abandonnés - des anciennes boucheries, boulangeries, merceries, etc. pour en faire des bars, discothèques, pubs, ou enfin l’homosexualité n’était pas la marginée, mais l’incontestable reine.
Un quartier, au cœur de la ville, duquel fût banni le mot marginalité. Ici il y a de la place pour tous. Ici nous sommes tous égaux.
Mode, disigne, imagination sont les couleurs que la communauté arc-en-ciel, a apporté aux austères rues de Chueca, le quartier le plus cool, informel et tolérant de la capitale. Ici, il n’y a qu’une loi, qu’une devise « vis et laisse vivre ».
Je m’arrête au commencement de la rue San Bartolomé, comme celui qui s’arrête au seuil d’une maison, savourant à l’avance, le plaisir d’y entrer. Rue étroite - comme le sont d’ailleurs la plupart des rues du centre de la ville – garantissant, pendant les mois chauds de l’été, une ombre pour s’abriter du brûlant soleil. Je la transite pour aller nulle part, juste pour le plaisir de la vivre, de la savourer. Parce qu’il y a quelque chose en elle qui me séduit comme pourrait le faire une femme.
Dans ma tête les noires pensées se sont dissipées, mon pas se fait plus léger et ma promenade agréable. Je souris à la vie, je souris au future.
Une vitrine de souliers me renvoie un reflet, moi. La chemise blanche à moitié mise dans le jeans; pendant que l’autre moitié, tombe lascive sur la poche gauche du pantalon. Je sursaute. Je me surprends, je réussis encore à me surprendre. Ou plutôt, ce corps plus proche de celui d’un jeune homme que de celui d’une femme, me surprend. Même si parfois je me pense au féminin, les vitrines, insolentes e impertinentes me renvoient, au moment le plus inattendu, au coin d’une quelconque rue, l’image d’un jeune homme se promenant dans la ville. Ma transparence se meut avec moi et me regarde moqueuse, le temps d’une seconde, de quatre pas, avant de s’écraser, de s’enfoncer, de disparaître dans l’opacité du mur voisin. Ont-elles une mémoire, les vitrines ? Un souvenir où elles gardent enfermés tous les corps qui s’y reflètent au long de la journée, des semaines, des mois, des années?
Les mains dans les poches, je traîne le pas, je flâne, je regarde, j’absorbe tous les éléments qui composent cette rue. Je respire, libre et heureux pendant que je dédie une pensée à toutes ces générations d’homosexuels, antérieures à la mienne, qui ont du faire face à toutes sortes de pressions sociales (insultes, mépris, parfois même la prison -cela s’est donné dans l’Espagne franquiste) pour qu’en fin ma génération puisse jouir d’une liberté pour laquelle, eux, ont dû payer le prix.
Lesbienne. Merde, le mot est dur et tombe dans ma pensée comme une pierre. Je veux relativiser, rationnaliser : je pense Sapho, île de Lesbos. Jusque là c’est tellement naturel, innocent, un mot sans préjugés définissant sans plus un choix sexuel. Mais au cours de l’histoire il a été tellement chargé de sentiments de culpabilité, de préjugés, de connotations négatives, dénaturé, défiguré, enlaidi, traîné dans la boue, que je ne me résouds pas à l’utiliser pour définir mon choix. Lesbienne : il faudrait laisser le mot faire trempette pendant quelques jours dans l’eau de javel, pour qu’enfin il soit suffisamment propre pour définir ma sexualité. On devrait pouvoir jeter à la poubelle ces mots trop salis par le temps, pourris par les préjugés et en trouver des nouveaux : frais, en fin, prononçables.
D’abord ce fût la musique, une bouffée de musique, rythme joyeux sortant par la porte ouverte d’un bar, qui me séduit l’oreille. Je tourne la tête et regarde: entre deux petits réverbères accrochés au mur de l’édifice une pancarte énonce « SMOKE ». Plus bas, sous la pancarte, un petit porche abrite l’entrée : une porte de bois rouge avec deux ouvertures vitrées, lui donnant un aire, plus de fenêtre que de porte, attire mon attention. Je m’approche. Les parois latérales du porche, no man’s land séparant la porte du trottoir, sont décorées avec des photos d’actrices et d’acteurs. Glamour. Oui, c’est ça. Glamour. Ça fait glamour. J’hésite, me balance du pied gauche sur le droit et puis vice-versa. Encore une légère hésitation, un léger balancement avant de franchir le seuil de la porte. La musique m’enveloppe en même temps que l’ambiance du bar, vide en ce moment. Le sol en céramique grenat est encore humide, une femme s’affaire à la caisse. Je déduis que je suis le premier client, celui qui entre à peine le coup d’ouverture donné. Le local est allongé, tout au fond mon regard rencontre celui d’un pharaon, poster, sous lequel un billard attend les premiers joueurs. Le plafond est peint en bleu, le même bleu que les rideaux en satin, ramassés sur les côtés, tombant jusqu’au sol, décorant et insinuant une subtile division de l’espace. Nouvelle hésitation : une fraction de secondes, je ne sais si entrer ou faire demi-tour et sortir. J’esquisse un mouvement rotatoire afin de placer mon corps face à la porte, quand au cours de la manœuvre, la femme à la caisse, abandonne sa labeur, se tourne, me regarde, me sourit avant de me demander :
- Qu’est ce que je te sers ?
Nouvelle hésitation, je balbutie un « je ne sais quoi » que ni moi-même comprends, avant de m’asseoir, fatigué par tant d’hésitations, sur un tabouret. Accoudé au comptoir du bar je demande un coca-cola, elle pose le verre devant moi et noie les glaçons et la fine tranche de citron sous le pétillent breuvage. Je la regarde: blonde, sympa, ses yeux bruns, derrière les lunettes, confirment l’ample sourire de sa bouche.
Je ne me souviens pas qui entama la conversation, elle ou moi. Cela importe peu, d’ailleurs. Au long des mots, elle me raconta les premières années de la Movida madrilène, de la métamorphose de Chueca et de ce local qui en son temps avait été ou une mercerie ou une droguerie (ces deux versions se font la compétence pour entrer dans la légende) avant de devenir le « Smoke » un bar de femmes pour femmes. Je jette un nouveau coup d’œil, le bar est aussi romantique et nostalgique qu’un boléro. Un de ces endroits, où l’on se sent bien, à l’aise.
Les nouvelles arrivées, clientes habituelles du bar, la familiarité avec laquelle elles parlent à la jeune femme derrière le comptoir, le prouve, viennent enrichir la conversation.
La musique est là, présente, mélangeant ses notes à nos mots, il a le bruit des glaçons tombant dans les verres, du fond du bar nous parvient le bruit sec des boules de billard se frappant les unes les autres. La conversation s’anime et le temps passe, passe, sans que je m’en rende compte. Il est deux heures du matin, l’heure de la fermeture. Les conversations continuent bon train, personne ne fait mine de partir. Un dernier verre.
- Le dernier. Vraiment le dernier. C’est l’heure de la fermeture, à partir de maintenant on ne sert plus à boire, je vous laisse le temps de finir vos verres et puis on ferme.
Le store en métal est baissé à moitié, ambigu, ni fermé ni ouvert.
Je m’extrais de la conversation et regarde à l’entour. Au billard un groupe de jeunes femmes, entre rires et commentaires, achève la partie commencée. A l’une des tables deux femmes, après un long et amoureux regard, échangent un log baiser, un peu plus loin un couple hétéro fait de même. L’amour c’est l’amour, qu’importe qu’il soit vécu par des hétéros ou des homosexuels. Mêmes gestes, mêmes mots, mêmes regards, même rituel, répété, de génération en génération, depuis l’aube des temps. Le « Smoke » un bar de femmes, cool, tolérant et bon enfant ou les hétéros trouvent aussi leur place.
Les dernières blagues circulent avant de faire place au sein du group qui m’entoure à une démonstration de « flamenco paresseux ». A un rythme lent, très lent - un flamenco au ralentit - chanté d’une voix traînante comme celle de quelqu’un qui n’arrive pas, tout-à-fait, à se réveiller, se laisse entendre.
- helé….que nos vamos, que nos vamos….helé…que nos vamos….helé, helé, helé….que nos vamos, que nos vamos, que nos vamos, que nos vamos
Il est trois heures du matin.
- helé……que nos vamos, que nos vamos, helé…helé….helé
L’air du petit matin est frais, dans le ciel de Madrid la pleine lune luit comme un réverbère, devant la porte du « Smoke » un dernier aurevoir avant de partir chacun de notre côté.
Les mains dans les poches, le pas nonchalant, je traverse la rue San Bartolomé, les éboueurs sont à la tâche, une voiture de police fait sa patrouille routinière, je croise des couples enlacés et des groupes de jeunes chantant une dernière chanson, d’autres, comme-moi, rentrent seuls, savourant la dernière obscurité de la nuit avant que l’aube ne la chasse pendant que les boulangers allument les fourneaux. Dans quelques heures la ville se réveillera et moi j’ai sommeil.
C’est déjà demain.
alexys fernandez artos
Publié par mex-fauve-total à 16:11:16 dans Le journal fauve | Commentaires (0) | Permaliens
Le "Jornal Fauve" a reçu ce vidéo que nous souhaitons partager avec nos lecteurs.
Le commentaire fauve de ces images serait:
Si dans la vie il y en a qui, parfois, se font enculer, d'autres sont prêts à tout pour s'enculer. Preuve: voir vidéo.
Publié par mex-fauve-total à 08:31:22 dans Le journal fauve | Commentaires (0) | Permaliens
J’aime la télé comme tout un chaqu’un. En effet, que serait notre société sans la télé. Cela ne veut pas dire que mon goût pour le petit écran soit inconditionnel et mon regard assez stupide pour ne pas laisser place à la critique.
Justement, parce que je l’aime je la regarde d’un œil critique.
Quant aux présentateurs, mon goût est soumis à la loi des préférences, il a ceux qui nous plaisent, ceux qui ne nous plaisent pas, ceux qui nous laissent indifférents et ceux, franchement, qu’on ne peut pas saquer et vont nous faire réagir, dès que leur gueule apparaît à l’écran, en sautant sur la commande à distance pour changer de chaîne.
Pédé. Ce mot a heurté la sensibilité d’un de nos présentateurs, assumant paraît-il son homosexualité. Pédé. Il ne l’a pas supporté, comme si on lui avait balancé à la gueule : lépreux, ou quelque chose de similaire, ou pire encore. Cette attitude m’amena à la réflexion suivante:
Des personnes comme ce « guignol » ne méritent pas le qualificatif de pédé. Parce que les pédés au log de l’histoire ont démontré beaucoup de courage. Une telle attitude est une gifle infligée à la cause homosexuelle, faisant encore plus de mal que la critique acérée d’un hétéro (en voie de disparition, soit dit en passant).
Ce guignol communique de manière implicite une idée négative de l’homosexualité, il dénigre non seulement sa sexualité, mais également celle de tout un collectif. En considérant ce mot comme insultant il confirme l’idée de quelques retardés mentaux, utilisant le « pédé » pour insulter, et dévaloriser l’autre.
PÉDÉS et je l’écris en majuscules sont tous ceux qui, en temps de la dictature franquiste (par exemple), ont eu le courage de faire face, de défier un régime plein d’interdits, tous ceux qui on supporté les insultes, discriminations sociales, parfois même la tôle et n’ont pas pour autant renoncé à leur orientation sexuelle. Tous ceux qui ont fait face à des conditions plus que défavorables, dangereuses, pour ne pas renoncer à être des PÉDÉS.
Les PÉDÉS et les LESBIENNES (ne les oublions pas, svp) ont lutté, contre vents et marées pour faire valoir leurs droits, leur dignité et pour qu’un cartier comme Chueca puisse naître en plein cœur de la capitale espagnole.
En passant je veux rendre hommage à deux homosexuels pour lesquels j’ai une profonde admiration, l’un d’eux :
André Gide qui, au début du XXème siècle affirmait haut et clair : « Je suis homosexuel. Où est le problème ? »
L’autre Marguerite Yourcenar, première femme admise à l’Académie française (elle contrairement à Gide ne fit pas de son homosexualité une attitude politique, mais la mena, sans s’en cacher, avec une sereine discrétion). L’un de ses romans d’ailleurs « Alexis, ou le traité de l’inutile combat » est non seulement un chef-d’œuvre de la littérature française, mais également tout un symbole pour le monde gay.
PÉDÉ, LESBIENNE que veux tu que je te dise, il faut être à la hauteur pour savoir porter l’étiquette. Quant à toi le seul qualificatif qui te convient vraiment, indépendamment de ton orientation sexuelle, est celui de « GUIGNOL » et en majuscules, bien-sûre.
Les guignols (sauf ceux de TF1, qui eux sont franchement pliants) m’ennuient profondément, mais j’aime la télé parce qu’elle va bien au-delà de quelques présentateurs merdeux (à mon goût bien sûre).
Publié par mex-fauve-total à 15:28:55 dans Le journal fauve | Commentaires (0) | Permaliens
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