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Parce que moi aussi j'aime le Pyrex... | 29 mars 2006

Quelque soit les tortures que je veuille faire subir à mon esprit, recherchant mil chimères pour rendre à ton âme exalté les couleurs que mon cœur et mes yeux admirent sans même les rechercher.

Quelque soit l'envie que puisse avoir le faible esprit plongement de ma main; mains malhabiles, représentantes d'un esprit imbécile voulant imiter le prince des oiseaux d'Ether ; quand ses charognes dignes d'un bouffon du Styx méritent à  peine un sourire mi poli mi déçu au bout du septième tour.

Quelque soit la sueur coulée au fond de la Clepsydre, la plume de ce bouffon amant n'entendra jamais que deux mots...

 

 

me revoilà :) dites moi ce que vous en pensez.... 

Publié par peace warior à 00:31:58 dans 1.rêverie de l'utopiste solitaire (lire en 1er) | Commentaires (2) |

Couo de pub | 04 février 2006

Bonjours, juste un petit coup de pub pour un blogg que j'ai crée avec des amis passez voir si vous pouvez : http://lencyclopedie.over-blog.org/

Publié par peace warior à 11:20:28 dans 1.rêverie de l'utopiste solitaire (lire en 1er) | Commentaires (0) |

Merci | 16 décembre 2005

Beauté que le printemps m'a révélé, brisée


Tu fus le soleil de cette nuit, mon alliée,


Rose déracinée,  ma merveille, ma Panacée,


L'aurore inespérée d'une nuit sans sommeil !


 


Tes yeux ambre dans lesquels je n'ai jamais su


de quelle manières les miens ce reflétaient,


égalaient en beauté tes douces courbes nues


que mes prunelle s'affamées n'ont pu qu'observer...


 


Ame fragile, corps brisé tu m'as porté secours


ton souri m'a permis d'avancer chaque jour.


compagne d'infortune partagent mon cauchemar,


éclairant le chemin de nos limbes tel un phare


 


( Si nos sentiments ne furent point de cupidon,


Tu es et resteras a jamais une amie,


Joyau que le temps ni la vie n'altérerons.


Pour tout ce que tu as fait : mil et mil mercis. )






Bon la derniere strop est à chier je sais (au niveau lecture y'a quelques diereses à faire et quelques arcaïsmes à moi - pas forcement d'ailleur - )

Publié par peace warior à 16:37:35 dans 1.rêverie de l'utopiste solitaire (lire en 1er) | Commentaires (4) |

Au lecteur | 05 décembre 2005

Je vien aujourd'hui de decouvrir que je fut et serai à jamais inutil, car tous ce que je cherchais a demontrer ce trouve sous vos yeux


La sottise, l'erreur, le péche, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons,
Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde.

C'est l'Ennui!- L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère!

Charles Baudelaire

Publié par peace warior à 12:41:21 dans 1.rêverie de l'utopiste solitaire (lire en 1er) | Commentaires (0) |

Spleen IV | 03 décembre 2005

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

 

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

 

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

 

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

 

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles Baudelaire.

Publié par peace warior à 17:56:55 dans Citations / Extrais | Commentaires (0) |

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