Vous pouvez consulter l'agenda du culte au bas de la page d'accueil : http://antoinisme.blogg.org/
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Ce site, non officiel, présente ma découverte du culte antoiniste, ainsi que la vie de Louis Antoine. Il sera complété petit à petit suivant mon parcours de découverte. Sachez que ce blog représente ma compréhension de son enseignement que je présente comme un universalisme philosophique, car on y lit : "Ce n'est qu'en s'oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu'on peut se dire adeptes d'une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts." (La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer, p.95).
Sachez également que ni la personnalité du Père présentée dans ce blog, ni ce dernier ne pourraient vous apporter un quelconque réconfort, cependant cela pourra peut-être apporter des réponses à des gens, comme moi, qui voulait en savoir plus avant de pousser la porte d'un temple.
L'important pour le lecteur de mon blog, qui se trouve dans une situation difficile, est de parler à qui que ce soit "puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire" (4e Principe). Votre conscience vous guidera vers la meilleure personne, car quoi qu'il soit, "si ces visions, ces voix ou toute autre chose nous donnent des pensées que nous reconnaissons ensuite n'être pas de bonne source, n'est-ce pas un bien puisqu'elles nous ont permis de réaliser par l'épreuve un progrès ?" (Développement - La foi ne peut se tromper).
Dans ce blog, vous trouverez l'histoire de Louis Antoine et son Nouveau Spiritualisme, avec une description de son culte et de ces cérémonies, l'influence des autres pensées religieuses ou philosophiques sur la doctrine, des photos de temple.
Puis une section présentant mes lectures, mes réflexions en rapport avec les idées clefs de l'antoinisme et mon parcours de découverte de ce courant spirituel.
Suivent une Bibliographie pour l'antoinisme et des extraits de l'Enseignement. Ainsi que quelques réflexions sur l'antoinisme parmi les autres (églises, sectes, courants, cults...)
Puis je présente divers cosmologies : vie, durée et mort du monde pour différents peuples :
- la cosmogonie, la création, comment cela a pu commencer, à quel moment, pourquoi...
- les utopies : idées pour l'amélioration de l'Humanité, ou d'une partie de l'Humanité, certaines révolues, certaines n'ayant jamais vues le jour, et encore d'autres qui se déroulent sous nos yeux, et dont on ne peut dire encore si elles se réaliseront.
- l'eschatologie : l'Apocalypse, les fins du monde, comment tous cela se terminera-t-il ?
Publié par antoiniste à 11:31:26 dans Verviers (1914) - XD | Commentaires (0) | Permaliens
Aux salaires infimes, à l'insalubrité de la profession, viennent s'ajouter d'autres facteurs de misère. Le chômage, l'intrusion des ouvriers étrangers (Belges), une domination patronale qui s'exerce même en dehors de l'usine et qui aboutit à l'asservissement religieux le plus tyrannique. [...]
Une discipline de fer règne sous l'égide de Notre-Dame de l'Usine. A Tourcoing, dans nombre d'établissements, ouvriers et ouvrières, avant de commencer leur travail, font la prière, par ordre. L'un d'eux récite à haute voix et tous murmurent les litanies. Des surveillantes qui sont des « soeurs laïcisées » passent, et malheur à l'ouvrier dont les lèvres restent immobiles durant le pieux exercice. Il sera d'abord averti, puis impitoyablement congédié. La fréquentation régulière de l'église est obligatoire, le dimanche. Certains industriels accordent même à leurs ouvrières l'autorisation hebdomadaire d'aller au confessionnal durant les heures de travail. [...]
Dans d'autres usines, les ouvriers sont tenus d'acheter les journaux catholiques qui sont portés à l'usine et placés à côté de chaque métier. La main mise patronale est complète et l'on peut dire sans exagération que les droits du patron sur l'ouvrier du Nord sont plus lourds que ne l'étaient au Moyen Age ceux du seigneur féodal sur le manant.
M. & L. Bonneff - Vie tragique des travailleurs - L'Enfer des Tisseurs (1908), p.27-29
source : gallica
Publié par antoiniste à 12:11:03 dans L'antoinisme parmi les autres | Commentaires (0) | Permaliens
Cette situation est normale dans le textile. Les morts par tuberculose forment 25 % du contingent
des décès à Lille. Nous comptons ici 6.000 tuberculeux pauvres. 1.000 à 1.200 meurent ohaque
année.
Cette fréquence du mal terrible chez nos ouvriers est imputable tout d'abord à l'insalubrité même des métiers de tisseur et d'ouvrier de filature. Les poussières provoquées par les différentes manipulations de la matière première (peigneurs de lin), l'hygiène défeotueuse des ateliers, mal aérés, dépourvus souvent de ventilation (cardeurs), l'humidité et la chaleur très élevée qui rognent en certains locaux (fileurs de coton, pareurs), l'humidité constante et le contact de l'eau chaude, le séjour dans la vapeur d'eau (fileuses au mouillé), l'absence totale d'aération (tisserands : l'air fait casser les fils de lin, de coton et de laine), voilà les premières causes de la santé précaire de ces ouvriers, ainsi jugés par M. Albert
Aftalion, professeur d'économie politique de l'Université de Lille, peu suspect de partialité : « La phtisie guette ces travailleurs. Si on les a employés dès leur jeune âge dans la filature, ils périssent pour la plupart avant 45 ans ». [...]
En 1860, Jules Simon écrivait : « Rien n'est plus douloureux à voir qu'une filature de lin mal entretenue. L'eau couvre le parquet pavé de briques, l'odeur du lin et une température qui dépasse parfois 25° épandent dans tout l'atelier une puanteur intolérable. La plupart des ouvrières, obligées
de quitter la plus grande partie de leurs vêtements, sont là, dans une atmosphère empestée, emprisonnées entre des machines, serrées les unes contre les autres, le corps en transpiration, les pieds nus, ayant de l'eau jusqu'à la cheville et lorsqu'après une journée de douze heures de travail effectif, c'est-à-dire de treize heures et demie, elles quittent l'atelier pour rentrer chez elles, les haillons dont elles se couvrent les protègent à peine contre le froid et l'humidité. Que deviennent-elles si la pluie tombe à torrents, s'il leur faut faire un long chemin dans la fange et l'obscurité ? Qui les reçoit au seuil de leur
demeure ? Y trouvent-elles une famille, du feu, des aliments ? Toutes questions qu'il est impossible de
se poser sans une émotion douloureuse ». [...]
L'ouvrière se marie jeune. Elle ne cesse pas d'aller à l'usine : sur 470 ménages ouvriers, M. le docteur Verhaeghe en a noté 362 où la femme continue de travailler en « filature » ou « en tissage », soit 72,02 %
des ménages. Ses grossesses successives la retiennent à peine. Et la famille flamande est prolifique. Sur 970 familles, 872 ont des enfants (soit 89 familles fécondes pour 11 stériles). Le total de ces enfants s'élevant à 3.837, donne une moyenne de plus de 4 enfants par ménage, 273 familles ont eu chacune de 5 à 10 enfants, 65 comptent de 11 à 20 enfants.
Mais les familles sont trop pauvres pour nourrir tant de petits. La mortalité des enfants est considérable. Chez les fils de filles-mères, elle atteint 60 pour cent. Sur 168 femmes mariées, 147 ont perdu des enfants : le total de ces petits cadavres se monte à 240 (pour 495 naissances) soit 49 %! 537 familles ont perdu ensemble 1.462 enfants (soit plus de 2 par famille) ; 110 en ont perdu de 3 à 5 ; 77 ont vu mourir de 6 à 10 de leurs enfants.
De quoi meurent tous ces petits ? Sur 1.285, 622 (près de la moitié) sont morts de gastro-entérite et d'athrepsie. « Ces causes de mortalité sont consécutives, le plus souvent au manque de soins, au défaut d'hygiène alimentaire et notamment à l'allaitement artificiel par des soigneuses ignorantes et routinières ».
M. & L. Bonneff - Vie tragique des travailleurs - L'Enfer des Tisseurs (1908), p.14-15 & 19-20
source : gallica
Publié par antoiniste à 20:09:30 dans Caudry (1922) | Commentaires (0) | Permaliens
MERXEM, commune du canton, de l'arrondissement et à 2/5 de lieue N.E. d'Anvers.
Elle se compose de son chef-lieu et du hameau de Dambrugge.
Hydrographie : Le Laesrsche-Beek sépare, au N., cette commune de celle d'Eeckeren et Austruweel. Le Schyn arrose le territoire au S.E. et forme SA limite avec Deurne, Borgerhout et Anvers ; il reçoit toutes les eaux qui descendent des bruyères.
Sol : Plaine unie, partie basse, partie tant soit peu élevée. L'argile domine sur quelques points ; le sable forme la base du sol dans certaines localités, dans d'autres on trouve des terres marécageuses.
Agriculture : La quantité des grains récoltes par année s'élève à seize mille rasières, dont un tiers en orge, un tiers en avoine, un sixième en froment et un sixièmie en seigle. On recueille annuellement deux cents rasières de sarrasin, cinquante de colza et deux mille de pommes de terre. Les fourrages suffisent à peine à la consommation locale. On y cultive principalement le pommier dans les vergers. Il y a des chênes, des hêtres, des trembles sur futaie et quelques taillis dont l'aménagement est de six ou sept ans. Trente-sept fermes. La commune comptait, en 1830, cent trente-deux chevaux, vingt-trois poulains, deux cent cinquante-trois bêtes à cornes, cinquante-sept veaux, quatrevingt-deux porcs, soixante moutons et quatre-vingts chèvres.
Population : Mille cinq cent cinquante deux habitans. Il y a eu, en 1830, trente-neuf décès et cinquante naissances.
Habitations : Deux cent quarante-six maisons ; elles sont généralement construites en briques, couvertes en pannes et agglomérées le long de la grande route d'Anvers à Breda. Il y a une église, une maison communale et une école primaire. On y remarqne les maisons de campagne de MM. Geelhand, Van Praet, Vinck, Lunden, Le Peige, Knyff et Govaerts.
On trouve à Merxem une société de musique et une société pour le tir à l'arc.
Commerce et Industrie : Il y a une briqueterie, une raffinerie de sel, une imprimerie de coton, une brasserie, et une distillerie, une fabrique de sirop, trois moulins à farine et un à huile, mus par vent.
Routes et Chemins : La grande route d'Anvers à Breda traverse la commune du S. au N. Les chemins vicinaux sont praticables en toutes saisons. — Dix ponts en pierre et deux en bois.
Dictionnaire géographique de la province d'Anvers (Philippe Vandermaelen) - 1833
source : GoogleBooks
Publié par antoiniste à 20:01:58 dans Schoten (1929) - XX | Commentaires (0) | Permaliens
SCHOOTEN, commune du canton et à 1 lieue 2/3 E.S.E. d'Eeckeren, de l'arrondissement et à 1 lieue 1/2 E. d'Anvers.
Elle est bornée au N. par la commune de Brasschaet, à l'E. par celles de Saint-Job-in-'t-Goor et S'Gravenwezel ; elle touche, au S., aux territoires de Deuren, Borgerhout et Wyneghem ; et, à l'O., à celui de Merkxem.
Cette commune se compose de son chef-lieu, situé au centre du territoire, et des hameaux d'Elshout, Botermelk, Wytschot, Denseld, List et Horst.
Htdrographie : Quelques cours d'eau baignent la commune et forment ses limites avec les territoires environnans.
Sol : Les trois quarts de la surface sont élevés, le reste est bas et uni. Le sable forme la base du sol. Une terre argilo-sablonneuse, d'un ronge-brun foncé, caractérise les parties arables : elle a de quatorze à vingt-cinq pouces de couche végétale.
Agriculture : Trois cent quatre-vingt-dix bonniers sont cultivés eu seigle, trente en avoine, quarante en sarrasin. Les fourrages suffisent à peine pour la consommation locale. Pommes, poires, cerises. Il y a des chênes, des hêtres, des peupliers blancs et des sapins : cette dernière essence est la plus commune. Quatre-vingt-quatre fermes. Vingt bœufs et quatre-vingt-dixhuit chevaux sont employés à l'agriculture. On y comptait, en 1830, quatre-vingt-six chevaux, vingt-deux poulains, quatre cent soixante-huit bêtes à cornes, cent quatrevingt-cinq veaux, cent cinquante porcs, quatre cents moutons, soixante-quinze chèvres. Quelques lièvres, perdrix et bécasses. — Beurre.
Population : Mille quatre cent vingt-sept habitans. Il y a eu, en 1829, quarante-neuf décès, soixante naissances et dix mariages.
Habitations : Quatre-vingt-quatre fermes et cent quatre-vingt-deux maisons, bâties en briques, couvertes en pannes ou en paille, et disséminées. Il y a une église et une école primaire. — Résidence d'un notaire. On y remarque trois superbes châteaux : ils appartiennent à MM. Daniel Thuret, Metcalfet Ullens-Cornelissen. Il s'y trouve en outre neuf maisons de campagne ; les noms des propriétaires sont : Sinave, Boschaert-Leverghem, UllensKnyff, Cornelissen de Stier, De Pret, Martin, Van Immerseel, Vandersmissen, Rumherr.
Commerce et Industrie : Il y a un fabricant de bougies, trois brasseries, une tannerie, un moulin à vent pour drèche et farine ; deux maréchaux ferrans, deux charrons, un vannier. — Commerce de productions agricoles.
Routes et Chemins : Les grands chemins d'Anvers à Brecht, à Hoogstraeten et à Tilborgh coupent le territoire. Les chemins vicinaux sont faciles à exploiter eu hiver. — Trois ponts en pierre et deux en bois.
Dictionnaire géographique de la province d'Anvers (Philippe Vandermaelen) - 1833
source : GoogleBooks
Publié par antoiniste à 20:01:31 dans Schoten (1929) - XX | Commentaires (0) | Permaliens
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SD : service en semaine et le dimanche (temple avec desservant)
-D : service réduit la semaine (temple avec desservant ayant une autre occupation)
XD : service réduit au dimanche à 10 heures uniquement
XX : temple en attente de desservant
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