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Louis Antoine et l'antoinisme

sur les traces d'un homme d'exception et de son universalisme philosophique

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exemple de wallon liégeois - Aline par Didier Boclinville | 28 octobre 2009

Publié par antoiniste à 19:31:25 dans Louis Antoine - Enfance (1846-1858) | Commentaires (0) |

Mons-Crotteux vers 1830 | 21 octobre 2009

MONS, commune du canton de Hollogne-aux-Pierres ; bornée au N.O. par Velroux, N.E. par Hollogne-aux-Pierres, E. par Grâce-Montegnée et Jemeppe, S. par Flémalle-Grande, Flémalle-Haute et Chokier, 0. par Horion-Hozémont.

A 1/3 de l. de Hollogne, 3/4 de Velroux, Flémalle-Grande et Flémalle-Haute, 1 de Horion-Hozémont, 1 1/4 de Chokier et 2 O. de Liége.

Ses dépendances sont Crotteux à 1/6 de l. du chef-lieu ; Jonckeu à 1/8 de l. ; Méan, idem ; Tirogne, à 1/4 de l. ; Rullier, à 1/2 l. ; Souxhon, id. ; Ardonnes, id. ; Paradis, idem ; Dictée, idem ; Pépinsart, idem ; Vingt-Deux, idem ; Rosart, à 1/4 de l. ; Rengisart, à 1/3 de l.

Le territoire de cette commune est élevé et entrecoupé de collines. Le terrain est argileux, sablonneux, pierreux. La couche vègétale varie de 25 à 60 centim. de profondeur. - 2 petits ruisseaux.

Il y a 225 maisons ; construites partie en pierres et briques, partie en bois et argile ; la plupart couvertes en paille, quelques-unes en ardoises et en tuiles ; en grande partie disséminées. On y remarque un ancien château, situé au milieu du village. - 1 église dédiée à St.-Lambert.

On y cultive le froment, le seigle, l'épeautre, l'orge, l'avoine. Fourrages, lègumes, fruits. Deux petits bois. Chevaux, vaches, moutons. 1 moulin à farine mu par eau ; 1 brasserie. - On y exploite de la houille.
 Population : 1152 habitans.

Superficie : 667 h. 07 a. 16 c.

Ci-devant pays de Liège.


Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835

Publié par antoiniste à 15:00:35 dans Louis Antoine - Enfance (1846-1858) | Commentaires (0) |

Fratrie de Louis Antoine | 21 juin 2009

    On signale un erreur dans le nombre de frère et soeur de Louis Antoine. En effet, dans la biographie du Père au début de l'Enseignement, on dit qu'il était "le cadet de sa famille qui comptait onze enfants".
    Pierre Debouxhtay enquêta et lui trouva seulement 8 frères et soeurs, dont il donne la liste :
1) Marie Catherine, née le 17 décembre 1825,
2) Jean Joseph, né le 15 octobre 1827,
3) Pierre Joseph Eloi, né le 5 juin 1830,
4) Elisabeth, née le 4 mars 1833,
5) Dieudonné, né le 6 juillet 1835,
6) Marie Joseph, né le 10 janvier 1841,
7) Joséphine, né le 17 juin 1843,
8) Louis Joseph, né le 8 juin 1846.

    On évoqua déjà Marie-Josèphe, qui se maria avec un membre de la famille Dor et donnera naissance notamment à Pierre Dor, le neveu prophète.
    Robert Vivier évoque très peu les autres enfants des Antoine (p.27) :
    Il regardait ses parents, son grand-père, ses frères Jean-Joseph et Eloi déjà des hommes avec leurs moustaches et ses soeurs, et surtout Marie-Josèphe blonde et légère, aux yeux d'un bleu si clair, qui avait toujours un peu l'air de supplier.

    Pierre Debouxhtay pense que sa soeur Marie-Catherine fut la marraine de Louis, car dans son acte de baptême, il est dit :
    Susceptores sunt Ludovicus Thiry ex Awirs et Maria Catharina Antoine ex Mons.

    Pierre Debouxhtay comme Jacques Cécius sont d'accord pour dire qu'il y a aucune raison pour que les biographes du Père lui ajoute 2 frères et soeurs. Nous sommes d'accord là-dessus. D'autant plus que dans les extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET, on lit :
    Pourquoi le Père a-t-il voulu vérifier sa biographie ?
    "Cette chose, dit-Il, ne se fait qu'après la mort, mais j'ai trop peur des exagérations".

    Louis Antoine a donc donné son aval à cette biographie. Mais Pierre Debouxhtay met en doute la véracité de toutes les informations de cette biographie, car il y trouvera d'autres erreurs.

    Cependant, on ne voit pas de raison de grandir la famille, puisque cela ne jouera aucun rôle dans le futur de Louis. La famille était pauvre, et que cela soit 9 ou 11 enfants, même pour l'époque, c'est une famille nombreuse.

    Quelles sont les solutions qui s'offrent à nous ?
    La formule de la biographie est ambiguë : "le cadet de sa famille qui comptait onze enfants" et non "le cadet des enfants" ou "le cadet des parents". Est-ce qu'on voulait dire par là que la famille comptait 11 membres ?
    Cependant il manque encore une personne.

    Autre solution : peut-être les parents ont pris, comme plus tard les Louis et Catherine, des enfants en "nourrice". En effet, il n'était pas rare que les parrains et marraines devaient prendre en charge les orphelins. Cependant, on n'aurait certainement plus de trace de ce fait.

    Peut-être il y eut des morts-nés. Robert Vivier parle déjà de Joséphine et Dieudonné, mort en bas-âge (p.24).
    S'il n'y a pas eu de baptême, ses petites âmes n'ont-elles peut-être pas été inscrites sur les registres de la mairie.
    Un texte peut nous aider à comprendre :
En revanche le décret du 4 juillet 1806 formule le problème très différemment puisque l’officier d’état civil doit inscrire sur le registre des décès l’enfant qui lui est présenté mort avant la déclaration de naissance. Le texte entier du décret qui a été appliqué, non seulement en France mais dans tout l’Empire, mérite d’être cité en entier : Art. 1er. Lorsque le cadavre d’un enfant, dont la naissance n’a pas été enregistrée, sera présentée à l’officier de l’état civil, cet officier n’exprimera pas qu’un tel enfant est décédé, mais seulement qu’il lui a été présenté sans vie ; il recevra de plus la déclaration des témoins, touchant les noms, prénoms, qualités et demeures des père et mère de l’enfant, et la désignation des an, jour et heure auxquels l’enfant est sorti du sein de sa mère. 2. cet acte sera inscrit sur les registres de décès, sans qu’il en résulte aucun préjugé sur la question de savoir si l’enfant a eu vie ou non » (Code civil, Art. 79, Dalloz, 1909, p. 32). En complète contradiction avec les textes précédents, donc, si un enfant meurt avant la déclaration de naissance, il est enregistré comme « présenté sans vie » sur le registre des décès ; il n’est pas enregistré sur le registre des naissances ; les vrais mort-nés ne sont pas distingués des dits « faux mort-nés ».
[...]
Par ailleurs, à partir de 1850, on commence à enregistrer les fœtus de tous âges de gestation. Jacques Bertillon signale qu’on a l’âge des mort-nés depuis 1866 et « nous voyons que, dès cette époque (et antérieurement aussi sans doute) un grand nombre de mort-nés étaient déclarés qui n’avaient que 5 mois de gestation et même moins encore ».
[...]
Dans un premier temps, les statisticiens obtinrent que les mort-nés soient déduits des naissances et des décès, ce qui se fit rétrospectivement à partir de 1836. Puis ils cherchèrent à différentes reprises à faire distinguer les vrais des faux mort-nés (années 1840, puis 1907-1910). Mais ce n’est qu’en 1920 qu’une question permet de savoir si l’enfant a respiré ou non et en 1993 seulement que la France applique la recommandation de l’OMS d’enregistrer parmi les naissances tout enfant ayant manifesté un signe de vie.
source : http://www.ieg.csic.es/workshop/pdf/La%20statistique%20des%20d%C3%A9c%C3%A8s...%2012%20mai%202008.pdf
    Ainsi Martin et Catherine (ou Tatène) ont pu avoir bien 11 enfants, sans que tous ne soint inscrits dans les registres de l'état-civil. Tatène ayant porté ses enfants à leur terme devaient certainement les considérer comme ses enfants. Peut-être même ont-ils été baptisés. Jacques Cécius précise qu'en cas de force majeur, un membre de la famille pouvait procéder au baptême sans la présence même d'un prêtre, afin que l'enfant soir enterré dans le cimetière, et non dans la fosse-commune. Cependant, on vient de le voir, ces enfants ont pu être inscrits sur les registres des décès, mais non sur les registres des naissances.
    Et lors de la Toussaint, toute la famille se souvenait de ces membres de la famille, qu'on a pas eut le temps de connaître.

Publié par antoiniste à 18:53:15 dans Louis Antoine - Enfance (1846-1858) | Commentaires (0) |

Mons-Crotteux (carte IGN vers 1900) | 12 février 2009

 source : patrimoine.met.wallonie.be

    Quand il était enfant et qu'il commençait à apprendre la religion, qu'était-ce pour lui que le monde, la terre, le ciel, sinon Mons avec le plateau, et les villages qu'on voit de là, et le ciel qui est au-dessus du clocher et que nos pigeons traversent ? Et la bonne route dont il ne faut pas s'écarter, c'était évidemment la route de Flémalle, avec les trois petits buissons à droite, et ses fossés à demi comblés de terre et d'herbe. A jamais c'étaient là la bonne route, la terre et le ciel. Et le petit Louis Antoine, en ces temps-là, avait même découvert tout près de Mons le Paradis Terrestre : un verger un peu à l'écart en contrebas du village, avec des haies épaisses, non taillées, et de larges rayons frais sur l'herbe déjà haute et sur les branches d'un pommier en fleurs. Le gamin, n'osant pas entrer, était resté à la barrière. C'était dans ce temps de l'enfance où les choses pénètrent en nous pour y prendre à jamais leur place et leur figure. Et il y avait eu beau voir après cela mille autres choses, ce n'étaient plus que des images : c'est le pays natal seul qui est le vrai mon et son éternité.

Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
Ed. Labor - Espace Nord, p.218-19

Publié par antoiniste à 19:32:55 dans Louis Antoine - Enfance (1846-1858) | Commentaires (0) |

L'église Saint-Lambert de Mons-Lez-Liège | 04 février 2009

    A l'origine, cet édifice était une simple chapelle à nef unique. Plus tard, il fut élargi par la construction d'une seconde nef et on y adjoint une tour.Détruite et reconstruite à de nombreuses reprises au cours des siècles, elle ne résista finalement pas, au XXéme siècle, au tassement de terrain causé par l'exploitation minière. Désaffectée depuis 1929, une partie fut démolie en 1945 pour faire place à l'église actuelle en néo-roman qui s'harmonise avec la tour, monument classé.
La dernière construction a été consacrée en 1952.

 source : TrekEarth

Jadis simple chapelle dépendant de Hollogne-aux-Pierres, elle fut en paroisse en 1842. Son lointain passé est connu grâce aux fouilles faites en 1942  et qui révèlent l'existence d'un oratoire pré-roman doté plus tard, au XIIème siècle, probablement d'une tour carrée. Cette tour est le seul vestige de l'ancienne construction. Agrandissement du choeur, de la nef et prolongement d'un nouveau choeur en 1887. Un nouveau vaisseau à trois nefs et choeur avec abside semi-circulaire fut édifié.

 source : kikirpa

Publié par antoiniste à 18:29:19 dans Louis Antoine - Enfance (1846-1858) | Commentaires (0) |

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