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source : kikirpa.be
Publié par antoiniste à 12:10:20 dans Herstal (1917) - XD | Commentaires (0) | Permaliens
HERSTAL, commune du canton de Liège-Nord ; bornée au N. par Hermée et Vivegnis, E. par Wandre, S. par Jupille, S.0. par Liége, O. par Vottem, N.O. par Milmort.
A 1/2 de Hermée et Vivegnis, 1 de Hermalle, Milmort et Liège.
Une partie de la commune est dans le bassin de la rive gauche de la Meuse, et l'autre est élevée et entrecoupée de coteaux. Le terrain est argileux et schisteux. La Laye prend sa source près de l'ancienne ferme de Monsin, et se jette dans la Meuse au cœur de l'isle de Monsin. Un autre ruisseau prend naissance au bois de Pontisse, et se jette dans la Meuse au Jonkai. Un 3e ruisseau prend sa source à Vottem et à la Buse du Patard , et se jette dans la Laye. La commune est baignée à l'E. par la Meuse. Il y a 3 fontaines.
La commune comprend 1500 maisons, dont 44 à Hareng, 120 à Préalle, 60 à Rheis, 50 à Partisse, 46 à Chertalle , 40 à l'isle de Monsin, et 1140 à Herstal (chef-lieu). Elles sont construites en pierres, en briques, en bois et argile, et couvertes en ardoises, tuiles et chaume. A peu près de la moitiè est agglomérée. L'intérieur de ce beau village est pavé. Une maison communale, située près de l'église, et restaurée en 1833. — l'église, dédiée a la Ste.-Vierge et à St.-Charlemagne, et 1 chapelle auxiliaire, dédiée a St.-Lambert. Les historiens rapportent que Pépin ayant fait ruiner le pont de Cheratte sur Meuse qui aboutissait de ce lieu à Pontisse, Charlemagne, son fils, employa les débris de ce pont à bâtir une église à Herstal, en l'honneur de la Sainte-Vierge. Cette église, détruite par le feu du ciel, a été rebâtie en 1677, par le chapitre de N.-D. d'Aix-la-Chapelle, qui percevait la dîme. La chapelle de St.-Lambert, qu'on prétend avoir été bâtie par St.-Hubert, dépend de l'église de St.-Barthélémy à Liège. Les hameaux de Hareng et d'Arcis sont compris dans la paroisse de Milmort, et le quartier de Coronmeuse dans celle de Ste.-Foi lez-Liège.
Les productions du sol sont le froment, l'épeautre, le seigle, l'orge, l'avoine. Fourrages assez abondans. Beaucoup de légumes. Les vergers sont plantés d'arbres fruitiers de différentes espèces. La vigne est cultivée sur les coteaux. — 136 chevaux, 249 bêtes à cornes, 600 bêtes à laine. On y élève des abeilles. — Le commerce consiste dans les objets de fer, de quincaillerie en tout genre, armes de guerre et de luxe. Il y a des briqueteries, des mines de houille, 1 moulin à farine mu par la vapeur, et 3 autres mus par eau ; 1 fabrique d'armes de guerre ; 1 distillerie ; 2 brasseries. — Foires : le lundi avant le 19 septembre, et le mardi de Pâques ; établies en 1835. — La route de Liège à Maestricht, et l'ancienne route de poste de Liège à Aix-la-Chapelle, traversent le chef-lieu.
Population : 7000 habitans.
Superficie : 1568 h. 26 a. 43 c. ; la majeure partie en terres labourables.
Histoibe: Herstal, en latin Herstalium ou Heristallum, qui signifie résidence du seigneur, a été fort célèbre dans l'histoire de France, sous les rois de la seconde race. On y remarque une ancienne citadelle, ou palais, qui était la résidence ordinaire de Pépin-le-Gros, maire du palais, qui en prit le nom de Herstal, c'est ce qui a fait conjecturer par les uns que c'était le lieu de sa naissance, et par les autres, qu'il en est le fondateur. Charlemagne y célébra les fêtes de Pâques en 771, 772 et 773, et cela en la manière que Pépin, son père, l'avait pratiqué. Charles-le-Chauve vint y conclure l'important partage du royaume de Lorraine, en 870. Charles-le-Simple y était en 919 ; car il y signa un diplôme de cette date.
Herstal devint dans la suite un domaine du duché de Lothier, et le duc Godefroid III l'engagea en 1171 à Radulphe, évêque de Liège, pour 300 marcs ; mais il en conserva le domaine direct ou la souveraineté. Cet engagement ne fut pas de longue durée ; car Henri Ier, fils et successeur de Godefroid , donna Herstal en fief à son fils puîné Godefroid de Louvain, qui le transmit à son fils Henri, et Herstal devint ainsi l'apanage des puinés des ducs de Brabant. Béatrix, sœur de Jean de Louvain, mort en 1324, fut investie de la terre de Herstal, qu'elle laissa à sa mort à son cousin Guillaume, sire de Horn. On ne sait pas comment cette terre passa à la maison de Heinsberg. Marie de Heinsberg la donna à son époux Jean, comte de Nassau qui en prit possession en 1444. Herstal fut cédé par la reine Marie, douairière d'Hongrie, à l'évêque de Liège, en échange de Marienbourg, avec consentement des états de Brabant et du prince d'Orange comme vassal, et ayant en fief le dit Herstal. On avait tenu des conférences pendant un siècle, au sujet de la compensation promise par les Espagnols, sans avoir vu les effets de leurs promesses, tant de fois réitérées depuis le traité de Binche du 6 mai 1546 ; mais enfin l'évêque Maximilien-Henri de Bavière eut le bonheur d'en voir l'exécution par un acte fait à Bruxelles le 15 juillet 1655.
Nous avons dit que dès l'an 1444, la maison de Nassau était en possession da la seigneurie de Herstal, subordonnée cependant, quant aux droits de souverain, à l'église de Liège, qui en avait acquis une partie. Les choses demeurèrent en cet état jusqu'en 1702 que Guillaume-Henri de Nassau, roi d'Angleterre, étant mort sans enfans, sa succession, dont Herstal faisait partie, fut contestée entre Frédéric Ier, roi de Prusse, et le prince Jean-Guillaume Frison de Nassau Dietz. Le sort demeura indécis jusqu'en 1732, que les fils des deux prétendons partagèrent la succession à l'amiable : Herstal fut adjugé à Fréderic-Guillaume, roi de Prusse. Ce prince étant mort en 1740, le roi, son fils, vendit peu de temps après son droit à l'église de Liège pour une somme de 150,000 écus. C'est à dater de cette époque, que les évêques de Liège prirent le titre de barons de Herstal.
Les sentimens des historiens est que Herstal et Jupille étaient également le nom de ces deux domaines pris ensemble ; mais que dans la séparation qu'en firent les empereurs, ce qui fut donné à l'évêque de Verdun conserva le nom de Jupille, et le reste fut annexé au duché de Brabant sous le nom de Herstal, c'est ce qui a donné lieu à quelques-uns de croire que le palais ou la résidence de Pépin ait été à Jupille, et non pas à Herstal, où il aurait seulement eu ses écuries, et que le nom de Herstal dérive du flamand : Heeren Stal, qui veut dire : écurie du seigneur.
Non loin du gros bâtiment qu'on dit avoir été le palais de Pépin, et qui est situé aux environs de l'église de Herstal, on remarque encore un ancien édifice, appelé le Refuge des chanoines d'Aix, situé au bord de la Meuse, et bâti par Charlemagne.
Herstal est la patrie de Lambert de Vlierden, qui a fait en vers latins les éloges des évêques Ernest et Ferdinand de Bavière, et qui s'est aussi occupé de l'histoire de son pays. Il y est né en 1564.
Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835
Publié par antoiniste à 14:59:00 dans Herstal (1917) - XD | Commentaires (0) | Permaliens
Les antoinistes, je reconnais que je n'en avais jamais entendu parler jusqu'au jour où Celestin le mononke de mon ami René, nous a emmené à Jemeppe, son neveu et moi, dans la camionnette qu'il avait racheté d'occasion la semaine avant. Quand il a eu fini de discuter avec les gens qu'il leur avait ramoné leur cheminée, il nous a dit qu'il allait nous montrer quelque chose. Et il nous a conduit au cimetière de la commune, pas loin de la ligne de chemin de fer. Là, il a acheté des fleurs au magasin qui fait le coin, et il a été les mettre sur la première tombe, juste à côté de l'entrée. ''Cet homme-là, c'était un saint !'', qu'il nous a dit en nous montrant sur un marbre la photo d'un barbu. Et je veux bien le croire, parce que la tombe était couverte de fleurs et de ''remerciements au Père pour une grâce obtenue''. Il y avait même une plaque qui remerciait le Père et la Mère. Moi, j'ai tout le même fait remarquer que je connaissais un Saint Antoine de Padoue, un autre qui élevait des cochons (il paraît même qu'il faut prier un des deux et lui brûler un cierge quand on a perdu quelque chose, mais je ne me souviens plus lequel), mais que le vicaire, au catéchisme, n'avait jamais parlé de Saint Antoine de Jemeppe, et que je ne connaissais pas beaucoup de saints qui étaient mariés et pères de famille. Alors le mononke à René a haussé ses épaules, et il a dit que le Père Antoine n'était pas un saint catholique, vu qu'il avait fondé sa propre Eglise, et que les curés lui avaient fait toutes les misères possibles parce que, comme tous ceux qui sont dans les affaires, ils n'aiment pas que la concurrence leur prenne leurs clients. Et, en sortant du cimetière, le mononke à tourné à gauche, puis à droite, pour nous montrer la première église que le Père a construit. On voit encore son nom au-dessus de la boîte aux lettres : Louis Antoine. Il paraît qu'il y recevait des dizaines et des dizaines de gens tous les jours. Et c'est justement ça qui chiffonnait les curés, que Célestin a fait remarquer. '' Et pas seulement les curés, savez-vous, les docteurs avec, parce qu'Antoine soignait les malheureux. Il faut même croire que les docteurs sont encore plus tigneux que les curés, parce que, quand ceux de Jemeppe et des environs 'ont rendu compte que leurs salles d'attente restaient vides pendant qu'il faisait massacre chez Antoine, ils n'ont pas hésité à traîner l'homme au tribunal de Liège. Deux fois de suite. Ça ne crie pas vengeance, ça ? Faire des misères aux petites gens quand elles ont trouvé plus mali qu'eux pour les soigner sans leur sucer jusque leur dernier franc !'' Célestin en était vert de rage, rien que d'y repenser. Allez, je crois que si un docteur avait passé à ce moment-là avec sa voiture et une croix rouge dessus, le mononke à René n'aurait pas pu s'empêcher de crier après en le traitant de rèkem.
Moi, j'aurais bien voulu entrer pour coir à quoi ressemble une église antoiniste. mais c'était fermé à clé. Alors, Célestin m'a invité à aller un dimanche matin avec lui entendre l'enseignement du Père au culte de la rue Tilman. Mais ça, ce sera difficile, parce que ma mère m'engueulera si je ne vais pas à messe avec elle et ma soeur. Surtout pour aller entendre une messe qui n'est pas catholique. Avouez que ce n'est tout de même pas facile d'essayer de s'instruire, quand on a des parents aussi contrariants sur le dos !
Dans la camionnette, en rentrant à Herstal, Célestin (qui m'a tout l'air d'un antoiniste enragé) nous a raconté qu'un haut professeur de l'Université avait écrit un livre sur le Père Antoine quelques années avant la guerre (1), ce qui prouve bien que les gens instruits prennent ces histoires-là au sérieux. Même que son professeur de français à l'école moyenne du boulevard Saucy leur avait raconté un jour qu'il s'avait demandé des années au long qui étaient les hommes en deuil et en gibus et les femmes en deuil aussi avec un voile sur leur tête qui venaient de temps en temps trouver ce professeur-là dans on bureau à l'Université. Et bien, c'était des antoinistes qui venaient lui raconter la vie du Père pour l'aider à faire son livre. Quand j'en ai parlé le soir à la maison, mon père m'a dit que dans le temps, en effet, il en voyait tous les dimanches, habillés comme des croque-morts, qui descendaient la rue du 3 juin pour aller prier avec les autres au temple de la rue du Chou (c'est-à-dire de la rue Emile Tilman, mais mon père continue à l'appeler comme son père et son grand-père à lui), mais que maintenant ils ne mettent plus leurs buses et leurs costumes noirs que dans les toutes grandes occasions, comme aux fêtes et aux enterrements. C'est dommage, j'aurais bien voulu voir ça. Ma mère, elle, a grogneté - comme je m'y attendais - que je n'avais pas à m'intéresser à ces gens-là, que toute notre famille était catholique, et qu'elle comptait bien le rester. Alors j'ai compris qu'il était inutile de parler de l'invitation de Célestin. C'est vous dire si je me réjouis d'avoir dix-huit ans pour avoir le droit d'aller où il me plaît !
(1) Célestin a raison. Ce professeur s'appelait Robert Vivier (1894-1989). Sa biographie romancée de Louis Antoine, Délivrez-nous du mal, a paru en 1936. Elle vient d'être rééditée à Bruxelles, chez Labor, en 1989. (L. Chalon).
Paul BIRON & Louis CHALON, Tout a changé, Mononke, p.66
source : Google Books
Publié par antoiniste à 16:35:21 dans Herstal (1917) - XD | Commentaires (0) | Permaliens
source : bing.com
Publié par antoiniste à 19:25:45 dans Herstal (1917) - XD | Commentaires (0) | Permaliens
Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'une salle de lecture existait à Herstal déjà le 1er septembre 1912 (précisément à Préalle) puis une autre en mars 1913, ainsi qu'à Wandre en octobre 1913. Le temple put être construit en 1917.
De plus, cette ville vota un voeu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.
Publié par antoiniste à 18:55:28 dans Herstal (1917) - XD | Commentaires (0) | Permaliens
SD : service en semaine et le dimanche (temple avec desservant)
-D : service réduit la semaine (temple avec desservant ayant une autre occupation)
XD : service réduit au dimanche à 10 heures uniquement
XX : temple en attente de desservant
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