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ECAUSSINNES-D'ENGHIEN, commune du canton et à 2 lieues E. de Soignies , de l'arrondissement et à 5 lieues 1/2 N.E. de Mons.
Elle est bornée au N. par les communes de Braine-le-Comte, Henripont et Ronquières, à l'E., parcelles de Ronquières et Ecaussinnes-Lalaing ; elle touche au S., aux limites des territoires de Marche-lez-Écaussinnes, Mignault et Naast, et à l'?. à celui de Braine-le-Comte.
Cette commune se compose de son chef-lieu, et des hameaux d'Affedelles, Belle-Tête ou Belle-Cotte, Mayeuremont, Restaumont, Thiarmont, Triboureau, Tirherée et Waugenée. Le chef-lieu, situé sur la rive gauche de la Senne, qui le sépare d'Ecaussinnes-Lalaing , est tellement rapproche de ce dernier village, que ces deux localités, au premier coup-d'œil, n'en semblent former qu'une seule.
Hydrographie : Plusieurs cours d'eau sillonnent la surface de ce territoire ; la Senne coule dans un lit encaissé le long du chef-lieu ; le ruisseau de Mignault parcourt une partie de la commune et flue dans la Senne. On y rencontre quelques petits étants.
Sol : Surface déprimée, d'un aspect montueux dans certains endroits, sillonnée de coteaux et de ravins. On y remarque cependant plusieurs belles plaines dont l'inclinaison n'est que peu prononcée. Cette commune forme la limite du terrain houiller compris dans le bassin de l'E. de Mons. On y trouve de la chaux carbonatée fétide, laminaire, compacte et coquillière ; du fer oxidé rouge-brun. Les calcaires fétide et compacte donnent lieu à des exploitations considérables ; quelques masses de calcaire fétide ont un grain assez fin et assez serré pour être débitées en tablettes et soumises au poli comme le marbre ; telle est la pierre connue vulgairement sous le nom de petit-granite, nom qui lui a été donné à cause de la grande quantité de débris de petites coquilles qu'elle renferme, et dont le tissu cristallin forme dans la pierre une foule de petites taches blanches qui lui donnent un faux aspect de granité. Sur la limite du terrain houiller, on rencontre une carrière de psammite micacé ; ce psammite, d'un grain fin et serré, à parcelles de mica extrêmement tenues, jouit d'un degré de dureté considérable et prend facilement toutes les formes qu'on veut lui donner. La pierre est blanchâtre, très-agréable à l'œil et résiste fort bien aux alternatives de la température ; on l'emploie avec avantage dans la bâtisse. Le calcaire fétide et compacte offre un grand nombre de fossiles parmi lesquels on distingue : l'ammonite crénelé (Bourg.), la nummulite lisse (discolithe de Fortis), le scalite dépouillé, le turritelite perforé et sillonné, le trochite, le volvarite bulloïde, le phasianellite demi-strié, le buccinite-vis , le strombite fissurelle , le strombite à canal, le cérite échidnoïde, le cérite des pierres, le cérite ombiliqué, le cérite-clou , le trochite sub-caréné, le trochite sillonné, le balauite, l'encrinite rond, l'encrinite pentagone, le tubiporite, le milléporite agaricite, le milléporite tronqué et l'astroïte. A l'exception de quelques plaines assez productives, principalement aux alentours du village, le terrain est en général froid et humide. Il y a beaucoup de terrains presqu'incultes qui ne consistent qu'en rochers ou en amas de rocailles qui proviennent d'anciennes carrières épuisées. Les meilleures terres arables ont de sept à huit pouces de profondeur.
Agriculture : Les productions du sol consistent en froment, seigle, méteil, escourgeon, orge d'été, avoine, féveroles, lin, trèfle, foin, luzerne, pommes de terre, légumes et fruits. On n'y cultive guère les plantes oléagineuses. Quelques houblonnières. Prairies et pâturages d'assez bonne qualité. — Quinze bonniers de bois taillis et futaie ; celle-ci te compose de chênes, bois blancs et bouleaux ; les taillis sont peuplés de coudriers, aunes et charmilles et s'exploitent tous les douze ans. On y trouve aussi quelques faibles sapinières. — Culture à grande, moyenne et petite tenue. — Assolement sexennal, quinquennal et triennal. — Elèves de chevaux pour l'agriculture et le transport ; le bétail y est assez considérable ; il y a sept troupeaux de moutons.
Population : Deux mille six cent quatre-vingt-quatre hahitans.
Habitations : Le chef-lieu forme un groupe de cent trente-neuf à cent cinquante maisons dont plusieurs offrent une construction régulière. Le hameau de Belle-Tête, formé par l'agglomération d'une quarantaine de maisons, présente l'aspect d'un village; les autres ne comprennent que des fermes et des maisons isolées. Il y a une église et deux écoles primaires. On remarque dans cette commune un vaste château, d'une construction antique, flanqué de quatre tours ; ce château, qui est embelli de terrains d'agrément et qui offre un charmant séjour pendant la belle saison, appartient à M. le baron Delabare.
Commerce et Industrie : L'exploitation des carrières emploie un nombre considérable d'ouvriers. Une machine à vapeur de la force de vingt-quatre chevaux active un système de mécaniques destiné à l'extraction de la pierre et une scierie composée de quatre armures. Une autre machine à vapeur de la force de sept chevaux fait agir alternativement une paire de meules pour la mouture du blé et une scierie de pierres de deux armures. Il y a en outre quatre moulins à scier la pierre activés par l'eau. La taille de la pierre occupe également un grand nombre de bras. On expédie cette pierre pour les principales villes du royaume où on l'emploie à la construction des édifices, des monumens, et à toute espèce de bâtisse. Le petit-granite est l'objet d'une exploitation importante ; on en fait des tablettes, ou le polit et on s'en sert pour le recouvrement des meubles et pour le décor des appartemens. Ce n'est que depuis trente-quatre à quarante ans qu'on a songé à donner le poli à cette pierre : d'abord cette espèce de marbre fut très recherchée ; le pouvoir de la mode le fit acheter à des prix excessifs comparativement à ceux auxquels les mêmes objets sont tombés peu de temps après. Lorsque les circonstances sont favorables à ce genre d'industrie, les carrières des Ecaussinnes offrent une source de prospérité pour cette commune, à cause de la grande activité des travaux d'exploitation et de transport qui font régner une certaine aisance parmi la classe ouvrière ; mais celle-ci , au contraire, est réduite à un état déplorable, lorsque ce commerce languit ou éprouve des interruptions. — Un four à chaux, cinq moulins à farine dont un est mû par vent, et trois forges de maréchal.
Routes et Chemins : Aucune grande route ne traverse le territoire. Une chaussée se dirige du hameau de Belle-Tête vers la grande route de Braine-le-Comte ; ce bout de pavé favorise beaucoup le transport des produits des carrières de cette commune. Les chemins vicinaux, en grand nombre, sont bien entretenus et praticables en toutes saisons.
Dictionnaire géographique de la province de Hainaut (Philippe Vandermaelen) - 1833
source : GoogleBooks
Publié par antoiniste à 15:43:53 dans Ecaussinnes (1914) - SD | Commentaires (0) | Permaliens
Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'une salle de lecture existait à Ecaussinnes déjà en mai 1914. La construction du temple commença même en 1911, mais il fut détruit et reconstruit dans les années 30.
Les autres salles de lecture et temples du Hainaut sont dans la région de Charleroi (hormis les temples plus tardifs de Tournai, 1938 et Mons, 1956, les deux avant-derniers temples construit en Belgique, le dernier étant celui de Retinne).
Publié par antoiniste à 21:04:31 dans Ecaussinnes (1914) - SD | Commentaires (0) | Permaliens
Adresse : chaussée de Braine[-le-Comte], 6 - 4530 Ecaussinnes
Agrandir le plan
Style : néo-gothique
Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
tous les dimanches à 10 heures
et les 4 premiers jours de la
semaine à 19 heures
OPERATION GENERALE
les 4 premiers jours de la
semaine à 10 heures
Tout le monde est reçu
gratuitement
Temple sans photo
Date de consécration (par Mère) : 19 avril 1914
Anecdote : Le temple se trouve à Ecaussinnes-d'Enghien, anciennement commune d'Ecaussinnes-Carrières
Le temple d'Ecaussinnes est l'oeuvre d'une famille d'ouvriers qui l'édifia en 1911 pendant son temps libre avant d'en faire don au culte. A un moment, il manqua trois mille francs pour achever les travaux. L'ouvrier demanda une aide au Père qui lui répondit : "je n'ai pas cet argent, mais si je l'avais, je ne vous le donnerais pas. Allez, ne voyez pas trop grand et si vous avez la foi, vous aurez tout ce qu'il faut" (p.22) Le donateur en devint le desservant.
Yves Montreuil, Aperçu sur l'antoinisme (in Régis Dericquebourg, Les Antoinistes)
Pour la consécration par Mère, Neuf Opérations eurent lieu, puis la Lecture des Dix Principes.
3 septembre 1922, le Temple d'Ecaussinnes ayant été démoli, on en reconstruit un autre, plus grand, de l'autre côté de la rue (Historique du culte antoiniste).
Le patrimoine monumental de la Belgique, n°23 (Google Books), nous dit lui qu'il fut reconstruit en 1938, il fut donc certainement détruit en 1922 uniquement et la reconstruction terminée en 1938
Cela ne résoud pas le problème de la date figurant sur le pignon, car il fut consacré en 1914, la salle de lecture même date de mai 1914, même si on commença a construire le temple en 1911 d'après Yves Montreuil.
Publié par antoiniste à 18:11:30 dans Ecaussinnes (1914) - SD | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par antoiniste à 18:11:01 dans Ecaussinnes (1914) - SD | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par antoiniste à 18:10:45 dans Ecaussinnes (1914) - SD | Commentaires (0) | Permaliens
SD : service en semaine et le dimanche (temple avec desservant)
-D : service réduit la semaine (temple avec desservant ayant une autre occupation)
XD : service réduit au dimanche à 10 heures uniquement
XX : temple en attente de desservant
Depuis le 27-01-2009 :
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Depuis le début du mois :
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Billets :
2255 billets
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