Vous pouvez consulter l'agenda du culte au bas de la page d'accueil : http://antoinisme.blogg.org/


Publié par antoiniste à 11:24:02 dans Bibliographie | Commentaires (0) | Permaliens
Pierre DEBOUXHTAY, Antoine le Guérisseur et l'antoinisme d'après des documents inédits, in-12 de 330 p., illustré, F. Gothier, 11, place du Vingt-Août, Liège, 1934, 20 fr.
Ce volume doit être suivi d'un second, qui sera consacré aux doctrines de l'antoinisme. Il se limite à l'histoire du mouvement lui-même.
Conçu avec la rigueur d'une thèse historique, il s'appuie uniquement sur des faits contrôlés et des documents ; par suite, il représente un travail vraiment définitif.
D'ailleurs, son objectivité ne fait nullement tort, à l'esprit qui l'a dicte, puisqu'un papillon joint au volume porte l'imprimatur de l'Ordinaire de Liège.
Il est impossible de résumer ici un pareil travail, tout entier fait de détails et de précisions.
On y peut suivre la vie d'Antoine dans tous ses détails, depuis sa naissance, en 1846, au hameau de Mons, près Liège, jusqu'à sa « désincarnation » et son enterrement en 1912, et le développement de la nouvelle religion jusqn'à la date d'aujourd'hui.
Répandu surtout en Belgique, ou il fut reconnu, en 1914, comme établissement d'utilité publique, le culte antoiniste compte aussi des adeptes en France, et même au Nouveau Monde et au Congo.
L'auteur estime à environ 40.000 le nombre de ses adeptes, en tout cas sensiblement inférieur à 100.000, sous la houlette de la « mère Antoine », le veuve du fondateur, actuellement âgée de 83 ans.
D'abord entraîné dans le mouvement spirite, Antoine fut entraîné par lui au rôle de guérisseur, puis, après avoir été condamné pour exercice illégal de la médecine (1901), il renonça aux médicaments et au spiritisme, pour fonder une nouvelle religion, destinée, pensait-il, à remplacer le catholicisme.
C'est le pendant belge de la « Christian science » américaine et la méthode Coué transformé en mysticisme et en culte. Mais il est vraisemblable que le déclin n'est pas éloigné.
Revue des lectures, 15-03-1934
source : gallica
Publié par antoiniste à 18:36:27 dans Bibliographie | Commentaires (0) | Permaliens
Hans Seeling : Wallonische Industrie-Pioniere in Deutschland. Historische Reflektionen. Mit 140 Abbildungen
Klappentext:
Durch ihre Vergangenheit prädestiniert und eine Reihe von Umständen begünstigt, schwangen sich die Wallonie und Lüttich während der ersten Hälfte des 19. Jahrhunderts nicht nur im Bergbau und im Eisenhüttenwesen zum Vorbild und Lehrmeister des Kontinents auf, wurden mit einem Transfer von Technologie wallonische Unternehmer, Ingenieure und Facharbeiter über Deutschland hin bis zum Ural als Promoter und «Männer der ersten Stunde» tätig.
Auf dem Wege Deutschlands zu einem Industrieland ersten Ranges breitete sich über ihre Erfindungen, Werke und Taten mit der Zeit ein Schleier des Vergessens.
In der Literatur finden sie sich meist nur en passant erwähnt, obschon eine ganze Phalanx technisch gebildeter Spezialisten und Gründer aus der Wallonie nicht nur während der Anfangsjahre bei Giganten wie Pygmäen der Industrie in Deutschland Pate stand.
Der historische Rückblick reiht Name an Namen, die als Schöpfer jener Epoche noch heute beiderseits der Sprachengrenze lebendig dazu verlocken, auf Entdeckungen durch Zeiten und säkulare Wandlungen zu gehen.
Aus dem Inhalt:
Belgiens Weg zum Industriestaat - Energie aus Feuer und Wasser: Dampfkessel und Dampfmaschine - Dampf revolutioniert Transporte zu Wasser und zu Lande - Den Bahnlinien folgen Eisenhütten, Schienenfabriken und Walzwerke - Bergbau auf Kohle, Zinkerz, Salz und Glassande
Publié par antoiniste à 13:25:10 dans Bibliographie | Commentaires (0) | Permaliens
Avec Robert Vivier, on suivait la vie de Louis Antoine de l'intérieur : le personnage était comme absent du monde dans lequel il vivait. Cela est forme logique quand on connaît (comme R.Vivier) l'antoinisme.
Cependant, l'approche de Roland A E Collignon ne manque pas d'intérêt. Et avec lui, la vie de Louis Antoine est bien tourmentée, comme beaucoup de vie. L'auteur remet le prophète dans les évènements qui n'ont cessés de secouer le monde à cette époque : grèves, mouvements ouvriers, affaires politiques, début de la médecine institutionnalisée... Et il faut dire que certaines hypothèses pourraient se révèler assez justes (concernant les deux procès d'Antoine, et en relation, l'épidémie d'entérite qui tua beaucoup d'enfants en 1906).
L'auteur sait se faire véhément dans sa description d'un Antoine jamais dépassé par les événements mais bien ancré dans son époque. On voit aussi Catherine, la femme du mystagogue, prendre plus de part à la vie de son mari (peut-être un peu trop quand on sait qu'elle était illettrée, cependant cela ne pouvait l'empêcher d'avoir des avis, certes). Ainsi Louis Antoine (que même Catherine appelle Antoine) fraye également avec les grands de la ville : le maire, le médecin, les grévistes...
On sent donc que la romance est plus importante. L'auteur n'a pas voulu faire un roman-vrai, comme Robert Vivier (à qui on se doit de le comparer), mais bien une biographie romancée. Pourtant son récit sonne également très vrai. Et même si on se retrouve en face d'un point de vue, on admet que les choses ont pu se passer de cette façon. En effet, le récit de Robert Vivier est très proche de la réalité... de la vie de Louis Antoine, mais pas assez peut-être de la réalité de l'époque : on sort de cet hagiographie un peu sur sa faim, on se demande que faisait Antoine pendant les mouvements sociaux du début du siècle, pendant les grèves, pendant les inondations de la Meuse, etc. Et même si l'avis de son deuxième biographe ne nous plaît pas, il a le mérite de nous présenter le héros dans son époque... même si on reste parfois dubitatif devant les actes et les pensées d'Antoine présentés ici (notamment lors de son premier procès, où il aurait été accompagné d'hommes prêts à en découdre avec des armes, ou quand l'accusé à peur d'être emmené au bagne dans un char à bancs ; ou quand un médecin, juif, et du côté d'Antoine, pense à mettre une bombe dans une ruelle pour enfin régler les problèmes de salubrité).
Mais l'auteur est omniscient et maître de ses personnages. C'est un roman, il faut le prendre comme tel. Par ailleurs, les scènes des procès sont très bien écrites, même si le prophète se fait peut-être un peu trop lyrique, alors qu'on a l'habitude de le penser plus calme et posé. Mais là encore l'auteur est maître de ses personnages. Cependant, si l'auteur joue avec la petite histoire (même si beaucoup de choses restent vraies concernant le Père), il ne joue pas avec la grande : il rappelle les inondations, les grèves, les épidémies, etc. Et c'est encore une fois, ce qui fait la force de ce récit. De même, on aperçoit en vrai la vie des gens de l'époque par ce biais, alors que cela n'était possible chez Vivier que par la vie de Louis Antoine (mangeant une dorée, buvant le café). La nature joue chez Vivier un grand rôle, la description de l'industrialisation de la région est plus présente chez Collignon.
Que dire du style ? Il n'est certes pas comparable à celui, suranné, de Robert Vivier. Roland A E Collignon est un auteur de notre temps et son style en est un témoignage (peut-être un peu trop, en effet, on n'imagine pas les personnages "se bourrer la gueule", expression qui est certainement la plus anachronique du roman). On a aussi une description des lieues et de l'atmosphère toujours suffisante pour se retrouver dans l'ambiance, on sent la fumée, on ressent l'humidité, ou parfois le faste et le feutre des endroits chics, on est avec les personnages. Parfois de simples petites touches suffisent à l'auteur pour nous placer dans la pièce avec Louis Antoine, Peretz, le médecin juif, Claes, le médecin ennemi de Louis Antoine, ou le Maire Debleyer. On est également facilement emporté par le récit qui sait se faire haletant et prenant. La fin de Claes est digne d'un Naturaliste comme Lemonnier ou Eekhoud. Le reste oscille entre le style Populiste digne d'André Thérive et le Réalisme.
En bref, voilà une biographie que l'on attendait pas après celle de Robert Vivier, mais qui sait tout de même faire sentir son "utilité", si il est juste de parler d'utilité en matière d'art, puisque, étant gratuit, on est bien dans le domaine de l'art. L'auteur voulait rendre un hommage utile au Père et à son oeuvre, puisqu'il avoue : "J’espère lui avoir rendu un digne hommage en écrivant ce livre et qu’il l’apprécie là où il est, dans la paix et la lumière".
On peut dire que la gageure est réussi et on ne peut que remercier l'auteur pour son dévouement à l'héritage de foi, d'amour et de désintéressement que continue le culte antoiniste.
Publié par antoiniste à 14:43:47 dans Bibliographie | Commentaires (0) | Permaliens
Ils passaient à ce moment devant un rez-de-chaussée assez remarquable. Une moitié, peinte en blanc et masquée de carreaux dépolis, annonçait un officine de bactériologue ; le reste offrait des volets d'un noir funèbre et un écriteau : Le Temple est ouvert nuit et jour aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement. Lecture de l'enseignement du Père Antoine... La porte était d'ailleurs barricadée, sans bec-de-cane, et tout ruisselait en silence.
- Vous connaissez ça ? fit Julien.
- Oui, dit M. Pardoux avec onction. Ce culte antoiniste est une forme dégradée et populaire du néo-gnosticisme américain qui, sous le nom de Christian Science, accomplit, vous le savez, d'innombrables miracles. Je crois qu'on n'y rencontre que de bonnes gens, des simples désireux d'adorer en esprit et en vérité ; je ne sais pas exactement quel degré d'initiation y réside. Il faudrait étudier cela de près. Tel quel, ce renouveau témoigne de la vitalité de l'ésotérisme. D'ailleurs, le gardien de la salle, qui l'a prêtée et aménagée au culte (on dirait une salle d'école) est mon propre pharmacien, un esprit d'élite, vraiment, et chez qui je prends mon carbonate de chaux, vous savez, pour les acidités stomachiques.
- La foi chez lui ne guérit pas seule ?
- Si, répondit M. Pardoux. Il y a du moins des matières qui, probablement découvertes par ces initiés de jadis, servent de véhicules aux bonnes influences et adent la foi à agir sur l'organisme. On les nomme aujourd'hui médicaments. Il me faut à ce sujet relire Bombast Paracelse... Mais à ce propos, mes brûlures d'estomac se ravivent depuis quelques jours. Je me prépare des mets trop épicés, bien que ma cuisine soir des plus simple, et même anachorétique.
Là-dessus ils gagnèrent un autobus qui les emporta vers la Plaine-Monceau.
André Thérive, Sans âme, chap.X
Le Livre Moderne Illustré, Paris, 1933, p.120
Publié par antoiniste à 13:31:27 dans Bibliographie | Commentaires (0) | Permaliens
SD : service en semaine et le dimanche (temple avec desservant)
-D : service réduit la semaine (temple avec desservant ayant une autre occupation)
XD : service réduit au dimanche à 10 heures uniquement
XX : temple en attente de desservant
Depuis le 27-01-2009 :
186868 visiteurs
Depuis le début du mois :
19048 visiteurs
Billets :
2293 billets
Vous pouvez grossir les caractères de la page par cette manipulation : -1- maintenez la touche Ctrl -2- tapez sur la touche + Tapez sur la touche - pour diminuer la taille des caractères
Commentaires