Les commerçants font le coup-de-poing contre une bande
Posté le 11 août 2009, 18:05 | Auteur : Eric | |
|
A Royan, en Charente Martime, forains et sédentaires sont partis en expédition contre une bande qui entreprenait de terroriser la Tache verte et le Front de Mer
«C’est une expédition préventive, pas punitive… » Dans l’esprit de ce commerçant, le distinguo est clair. Pour qui aura assisté à l’opération montée par un groupe de commerçants forains et sédentaires contre une bande de jeunes gens originaires de la banlieue parisienne qui avait entrepris de racketter le secteur, les choses sont moins claires. Hier, dans un même mouvement, une trentaine de professionnels se sont rendus dans la petite rue Jules-Lehucher, devant le garage transformé en appartement qui servait de domicile à ces jeunes.
Les commerçants s’en sont pris à la façade, les contraignant à s’enfuir ou se barricader. La police et les CRS sont intervenus pour séparer les deux parties. Le conflit s’est délocalisé sur le Front de mer après une course-poursuite. Sept des jeunes gens ont aujourd’hui été reconduits en fourgon à la gare de Saintes, un huitième à la gare de Royan, deux sont en garde à vue dans le cadre d’une affaire d’agression et tentative d’extorsion de fond sur un commerçant du Front de mer. Un dernier est emprisonné depuis ce week-end à Saintes avant d’être jugé, aujourd’hui même, dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate pour extorsion de fond et menaces.
Ce groupe de jeunes gens originaires d’Épinay-sous-Sénart (Essonne) sévissait depuis la fin juillet, logé un premier temps dans un squat de la rue de la Marine avant d’intégrer en « sous-location » l’appartement de la rue Jules-Lehucher. Ils se sont rapidement fait connaître des riverains de la place de la Tache Verte en multipliant les agressions et les menaces.
« Certaines personnes âgées n’osent plus sortir, explique l’un d’eux. Elles ne portent pas plainte par peur des représailles. J’ai découvert l’un d’entre eux endormi dans les parties communes de mon immeuble. Un autre en a trouvé un sur son toit. La petite-fille de l’une des riveraines en a rencontré un face à elle dans son propre jardin… Les dégradations et les petits vols se sont succédé, toujours avec un cortège de menaces et d’insultes. Ils ont agressé de jeunes saisonnières qui n’osaient plus rentrer seules le soir. Les gens n’en peuvent plus. »
Pour les riverains, ces jeunes gens travaillaient à installer un trafic de drogue. « Ils parlaient de s’installer à l’année, expliquent-ils. Nous avons fait circuler une pétition. Nous en avons appelé au maire, à la police et à la préfecture. »
Les commerçants n’étaient pas mieux lotis. Suivant un mode opératoire bien rôdé, la bande provoquait un incident. Puis exigeait sous la menace une compensation financière pour un incident pouvant aller du tee-shirt déchiré à la perte d’une liasse de billets. La « contribution » réclamée pouvait aller jusqu’à 1 000 euros. Plusieurs commerçants se sont ainsi fait purement et simplement racketter avec menaces de rétorsion en cas de plainte.
L’agression de Jean-Michel Lacourte, lundi soir, a mis le feu aux poudres. Ce cafetier du Front de mer a refusé de payer, il s’est fait tabasser. Les policiers sont intervenus. Ses agresseurs sont aujourd’hui en garde à vue. Il n’en garde pas moins un souvenir amer. « Nous avons pourtant averti les pouvoirs publics. Nous les voyions rayonner de plus en plus large, faisant preuve de plus en plus d’assurance. Ils cherchaient clairement à établir un territoire. Nos craintes n’ont pas été suffisamment prises au sérieux. »
Les commerçants et forains se défendent d’avoir voulu se faire justice eux-mêmes. Nul ne sait cependant jusqu’où les choses auraient pu aller en cas de bataille rangée. « Nous avons voulu donner un signe clair. Nous ne voulons pas de ça chez nous. » La justice, de son côté, risque de ne pas entendre les choses de cette oreille. Le retour à l’ordre acquis, certains des professionnels du Front de mer auront sans doute des explications à fournir sur leur comportement.
Didier Quentin ne décolère pas. Le député-maire de Royan a rapidement pris son téléphone pour s’entretenir avec le conseiller Police de Brice Hortefeux au ministère de l’Intérieur. « Nous devons faire en sorte que ce genre de choses ne se reproduise plus. Je veux donner un coup d’arrêt à ces activités qui nuisent à Royan et aux Royannais. La ville a assez souffert de son aura de « ville ouverte » dans les années 70. Il faut mettre un terme à tout cela. »
L’élu local aurait souhaité plus de présence policière dans le quartier « plutôt que sur les plages ». Sans approuver leur action, il regrette comme les commerçants ce qu’il estime être une prise en compte insuffisante du dossier par la Police nationale. Les forces de l’ordre, elles, entendent remettre les choses dans leur contexte.
« Notre mission nous impose d’agir dans un cadre législatif strict. Nous sommes intervenus dans le cadre de dépôts de plainte. Nous avons cependant affaire ici à une population difficile, qui sait très bien jouer avec la ligne blanche. Les comportements, la provocation, les insultes… Le tout avec une détermination et une organisation qui provoque un état d’insécurité permanent, avec une volonté d’intimidation. Tous ont des casiers judiciaires, mais cela ne nous autorise pas à faire n’importe quoi. Nous avons interpellé certains d’entre eux dans le cadre d’affaires de vols simples, de trafic de stupéfiants ou d’outrages. »
Les policiers ont ainsi pu appréhender le « meneur », samedi, dans le cadre d’une plainte pour menace et tentative d’extorsion de fonds contre les salariés d’un établissement de nuit de Saint-Palais-sur-Mer.
L’intervention des commerçants leur aura sans doute permis de faire le « ménage » plus rapidement. Lesquels n’en sont pas moins sortis de la légalité.
(Merci à Packc, f et falstaff)
Catégorie : Actualité, Les essentiels, banlieues |
Voir également :
- Meurtre de Colomiers : des jeunes « fans de rap » interpellés
- Polémique sur la légitime défense
- Chasse au Blanc dans un bus RATP
- Australie : vivre-ensemble avec les réfugiés soudanais
- Agression contre des homosexuels à Paris : la victime témoigne
Commentaires
94 Commentaires
Et ben voilà… C’est pas si compliqué.
En plus, le bouche-à-oreilles va fonctionner à merveille sur Paris : « wesh cousin, c’est des oufs à Royan, la vie de ma reumh! Va pas là-bas, c’est des gaulois, ils vont te massacrer ».
Il faut bien comprendre que la plupart des CPF se battent comme des fillettes car ils n’ont pas l’habitude de se battre à la loyale. Le plus drôle c’est qu’ils sont persuadés d’être des guerriers.
Si les français prenaient exemple sur ces commercants il serait alors très facile de se débarasser des parasites.
mais enfin, c’est le retour de la bête immonde, les milices, les camps de la mort, que fait BHL ??????
Les mentalités commencent à évoluer, c’est tout bon.
Excellent, que ces initiatives se multiplient. L’Etat ne dispose du pouvoir de justice seulement par délégation, si celui-ci manque à son devoir c’est alors à nous de remplir ce rôle.
« Ils n’en sont pas moins sorti de la légalité », et c’est très bien!!! Il faut que nous agissions tous de cette façon, quitte à prendre les armes (pour ceux qui en ont), il n’y a plus rien à attendre des pouvoirs publics et cela depuis très longtemps. Pas de preuves.., pas de flagrants délits.., une balle dans la tête à tous ceux qui nous font ch.er. S’il y avait moins de lâches en France il y a longtemps que nous nous serions débarrassé de cette pourriture.
Daniel Cohn-Bendit : « Royan ? Ah oui, ça vient du bas, ça vient du terroir ! »
Il faut toujours faire confiance au petit commerçant. TOUJOURS. La preuve.
Les commerçants du quartier seront sûrement peinards pour un bout de temps. S’ils avaient attendu la police, ils continueraient de payer.
Malheureusement, il a encore fallu qu’un FDS se fasse attaquer en meute.
Alexandre : n’oublions pas les forains, qui ne sont pas du genre à se laisser faire, comme le fameux Marcel Campion !
Qu’est-ce qu’on en a à branler de la « légalité »
sans leur action, ils en seraient encore à accumuler les plaintes, j’espère qu’ils feront de leur procès un procès politique, qu’ils fassent éclater cette omerta de merde et mettent la « justice » face à son incapacité. Surtout, pas de profil bas, sinon ils sont morts
« un Etat incapable de protéger ses citoyens n’a pas le droit de leur donner des ordre ». Kant
S’en est pas moins pathétique, une police absolument incapable de protéger ses citoyens et de faire respecter le moindre principe élémentaire des libertés publiques.
Des commerçants obligés de s’exposer et de sortir de la légalité car la justice de ce pays est incapable de les protéger.
Et en plus ils risquent des sanctions pénales !
Prochainement, ils vont leur envoyer Czar pour les calmer, ca va ch** !
En tout cas c’est une exellente initiative ca !
génial, en plus je vais bientot m’installer par là bas ça va me permettre d’etre enfin compris parce que dans le sud-est entre les collabos, les indifférents et consorts je vous raconte pas comme un natio se sent seul.
en tout cas bravo aux royanais ils faut que cette histoire fasse des émules ne serait ce que dans le coin, imaginez un département tout entier qui agisse comme ça…. LE REVE
J’ajouterai que dans certaines villes les djeunes se plaignent d’être refoulés du centre ville et d’être strictement limité à leur quartier, et cela également au détriment de la liberté de circuler.
Cela dit, la faute à qui ?
si j’avais des voisins qui me soutenaient comme ça là ou j’habite.
bravo, mais attention à la « justice » qui n’aime pas trop qu’on fasse la travail à sa place.
Les « jeunes » qui rackettaient, humm … Suisse, Suédois …
Un seul mot (ou plutot trois) : BRAVO LES COMMERCANTS !
« Pierre 1er
Commentaire Nº8 – 11/8/2009 – 18:21
Daniel Cohn-Bendit : « Royan ? Ah oui, ça vient du bas, ça vient du terroir ! »
http://www.fdesouche.com/articles/44962«
Mépris typiquement talmudique …
Royan une ville pas encore trop pourrie, j’y etais à ces dates, d’autres villes du 17 comme La Rochelle sont perdues de longue date.
@ Czar
C’est exactement ça à part que maintenant ils ne prennent plus de plaintes mais des mains-courantes. C’est comme ça que la violence diminue dans les statistiques.
Ha non ça augmente encore ? Merde alors, même en trichant ce n’est pas suffisant…
pour les curieux :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/aleveque+devedjian/video/x821n_tlmpalevequedevedjianpart01
Quelle légalité face à ces racailles ?
Vive l’autodéfense populaire !
Pègre immigrée : expulsion immédiate !
boh La Rochelle n’est pas perdue de longue date, faut pas déconner non plus… J’y étais en juin et même s’il y a quelques racailles qui traînent et un coin kébab qui s’installe honnêtement ça n’a rien à voir avec Paris ou Marseille…
D’ailleurs c’est marrant comme les kebabs poussent comme des moisissures : un vient s ‘installer en premier et ensuite les autres se greffent toujours a proximité… Normalement les restos de même type mettent un peu de place entre eux pour éviter la concurrence et la saturation non ? Eux font pîle l’inverse.
Ils auraient du en attraper un, et lui faire subir un sort qui serve d’exemple DEFENITIF : le castrer!
les CPFs soit ils vont en vacances au bled, soit ils restent ici pour faire ch.. les gens de vrais parasites
Le cafetier risque sa peau à tout moment désormais.
C’est ça le plus écoeurant : ces types sont capables de revenir un jour ou l’autre et lui faire la peau, par vengeance.
La Charente Maritime est une région TRES particuliére et l’occupant n’y est ni trés présent ni apprécié.
Le cafetier ne risque rien, si les autorités les ont sortis, c’est bien pour éviter qu’il y’ait des représailles, mais … Dans l’autre sens .
Bon Royan, il doit pas y avoir le tribunal de Bobigny qui aurait fait un rappel à la loi pour la 50ième fois à ces pépites, donc on peut espérer qu’ils soient moins cléments là-bas.
Encourageant que les commerçants réagissent ainsi, même si les médias occulteront l’affaire, ou alors parlerons de milice populiste d’extrême-droâte…
« On nous fait croire que nous sommes en paix et que les relations entre citoyens sont pacifiées…. » (Le Choc du Mois – page 36).
Enfin, ça fait plaisir de lire ces nouvelles… Moi je suis corse, et chez nous, il est vraie que les parasites ne font pas long feux (le fait d’être une île et son histoire y fait beaucoup je le conçoit).
Pourtant, les fds que je soutient à 200% n’ont rien de moins que nous les corses… Disons que ce genre de phénomène devrait se répandre comme une traînée de poudre, histoire de faire valoir nos droits légitimes et balayer d’un revers de gifle les individus étrangers irrespectueux de notre république…
Quant les journalistes jugeront bon de divulguer largement ce type de faits ? Hein ?
La justice, de son côté, risque de ne pas entendre les choses de cette oreille. Le retour à l’ordre acquis, certains des professionnels du Front de mer auront sans doute des explications à fournir sur leur comportement.
Je crains que les courageux prennent cher, comme toujours lorsque que l’état est dépassé.
AFFAIRE A SUIVRE DE TRES PRES…
|
<a class="url" rel="exte
|





Commentaire Nº1 - 11/8/2009 - 18:07
Ah ça fait plaisir!!!! mais ils ont oublié de m’inviter…..grrrrr
[ SIGNALER ]